Les portes, et les sons qu'elles font

167 pages de Jean-François Dion
Les portes, et les sons qu'elles font Jean-François Dion
Synopsis

On m'a volé ma vie en me prenant la leur.
Je me suis emmuré, j'ai disparu. J'ai écouté passer le temps, il me fit un grand silence.
Pour payer mon acte on m'a enfermé dans la prison aux murs hauts. Fut-ce acte de rage, sabordage ou survie ? Je l’ai fait c’est tout, je n'ai pas pu me retenir.
Pour ramasser mes éclats je fis retraite en l'abbaye murée de plaines plates.
Des portes s'ouvrent et se referment. Elles braillent des sons, des vacarmes carcéraux, des psaumes de moines, des serrures, des judas, des tôles fracassées et des cœurs éclatés.
De mes grands fonds surgissent des fureurs qui m'assomment et m'assourdissent. Comme m'anéantit cette possibilité effroyable que ce qui est arrivé aurait pu ne pas arriver.
On m’a mis dehors.
Je regarde une plume être légère. Et libre.

224 lectures depuis la publication le 31 Mars 2018

Les statistiques du livre

  113 Classement
  224 Lectures
  +128 Progression
  5 / 5 Notation
  2 Bibliothèque
 

Ce livre est noté par

6 commentaires , 3 notes Ajouter un commentaire
Pour répondre à un membre, précédez d'un @ son nom d'utilisateur , et il sera prévenu de votre réponse !
5
j'en ai oublié de vous étoiler!
Publié le 19 Avril 2018

@Jean-François Dion, quand on commence à vous lire on vous relit, aussi. On vous cherche, et vos mots nous tirent. Et font des sons. Vos portes, pour si peu qu'elles soient fermées, n'en sont que mieux ouvertes, pour la lectrice que je suis. Cha

Publié le 19 Avril 2018

"Les portes, et les sons qu'elles font" est le "Livre le +" du 16 avril. Retrouvez l’article qui vous donnera envie de le lire : https://www.monbestseller.com/actualites-litteraire-conseil/9191-jean-fr.... Bonne lecture ! Et n'oubliez pas : si vous laissez un commentaire à l'auteur, il vous répondra.

Publié le 16 Avril 2018

@Chris Martelli
Chère Chris
Oui, entretenir un mystère et laisser ouverte la fin d'un roman sont bien dans ma "nature littéraire". Et je suis bien d'accord avec vous que laisser au lecteur assez de friche pour qu'il y trace son propre chemin est la moindre des déférences qu'on lui doit. Je suis moi aussi un grand lecteur et, comme vous, j'aime que mon imagination continue vagabonder une fois le livre refermé.
Bien à vous
JFDion

Publié le 12 Avril 2018

@lamish
Chère Michèle
C'est un nouveau un grand plaisir de recevoir vos commentaires. Je suis évidemment ravi que le livre vous ait plu. Quant à lire que vous abordez « avec confiance et presque les yeux presque fermés » mes nouveaux textes, cela me procure beaucoup de joie et une réelle petite fierté. Mille mercis donc de votre attention et de votre fidélité.
Oui, mes romans sont très différents l'un de l'autre. "Ancillaires", paru en octobre dernier l'est également, comme l'est aussi celui que je suis en train d'écrire en ce moment. Bien que, vous l'avez noté, mes personnages se ressemblent (le lapsus écrit existe-t-il ? j'ai failli écrire "me" ressemblent !)
Moi je vous trouve tout à fait claire dans votre propos ; et si vous n'avez pas mémorisé le prénom du personnage principal, c'est que je ne lui en ai pas donné.
Je suis heureux que vous ayez passé un si bon moment à me lire, et c'est surtout moi, qui vous en remercie !
Bien à vous
JFDion

Publié le 12 Avril 2018

Ca y est, je suis arrivée à la dernière page. Je dis bien à la dernière page, pas au mot "fin", car comme dans vos autres livres lus, vous ne voulez pas de fin. Et ça rend vos histoires encore plus magnifiques parce qu’elles portent en elles une part de mystère entretenu, protégé. Surtout laisser des zones d’ombres pour que le lecteur puisse faire sa part de chemin. Chacun le sien, vous l’inventer, et nous le laisser faire sa trace dans notre mémoire. Très beau roman. Je m’en souviendrai.

Publié le 10 Avril 2018
5
@Jean-François Dion J’ai fini tard dans la nuit à vous lire… Impossible de lâcher… Impossible de « m’en retenir » ;). Je reprends cette petite expression redondante qui est vôtre, tout comme les infinitifs dont vous adorez abuser. Deux « tocs » qui accentuent la singularité d’une plume vraiment à part. Une plume qui passe ou qui casse. Quand elle passe, elle berce, elle hypnotise… Comme l’écrit Chris, nous lui devenons fidèle et abordons avec confiance vos nouvelles œuvres, les yeux presque fermés... Le contexte de ce roman est nouveau, très différent de ce que j’ai lu de vous. J’ai aimé la retraite, l’observation, la réflexion sur la foi. La tentative de requalifier ce que nous nommons « intentions criminelles », en de grandes abstractions judiciaires. Situations et actions nouvelles donc, mais votre personnage (Je réalise que je n'ai pas mémorisé son prénom) m’a évoqué ceux des œuvres précédemment lues. Il éveille ce même étrange sentiment, fait de sympathie et de retenue. Ses sensibilités, sa sincérité attirent, mais sa lucidité met cette petite distance dont on ne sait si elle est de son fait ou du nôtre… Cette impression est dure à exprimer, car assez nuancée. Je ne suis probablement pas très claire dans mon propos... J’ai pourtant attendu d’avoir totalement récupéré pour vous écrire ;). Enfin, bref, j’ai beaucoup aimé le style, la construction, le rythme, la réflexion… et j’ai passé un excellent moment à vous lire, ce dont je vous remercie infiniment. Amicalement. Michèle
Publié le 09 Avril 2018

@Chris Martelli
Bonjour chère Chris
C'est évidemment un grand plaisir de recevoir un message comme le vôtre. Vous le savez bien, j'imagine, que lorsqu'on écrit c'est pour être lu ; et lorsqu'on est lu c'est avec l'espoir d'intéresser et d'émouvoir son lecteur. Votre fidélité me touche et m'enchante ; vous aurez le quatrième l'année prochaine, "Ancillaires" (à moins que vous ne le vouliez plus tôt !) ; quant à celui que je suis en train d'écrire, cela prendra un peu plus de temps je crois. Au cas où vous ayez envie de dialoguer en direct, mon adresse est jfdion@gmx.fr
Encore merci de vos encouragements
Bonne journée
Et bien à vous
JFDion

Publié le 09 Avril 2018
5
Vous êtes fort. Vos récits le sont. Votre écriture l’est. Je m’aperçois que je vous suis fidèle ! (et que je vous suis) Comme un écrivain dont on ne veut pas louper le dernier roman. Les votres sont tous différents. On s’y attache. Ce n’est même pas une question d’empathie. C’est une réalité de ne pas pouvoir quitter une histoire dont la chimie s’installe, page après page. Et dont je veux vérifier si vous êtes aussi fidèle à vos fins qui n'en sont pas ! Bravo. Merci.
Publié le 08 Avril 2018