Tu seras heureuse, je te le promets

148 pages de Marie Morganti
Tu seras heureuse, je te le promets Marie Morganti
Synopsis

Nice, 1979. Laetitia, une étudiante hésitante, se débat dans ses contradictions et peine à s'affirmer. Au hasard d'un appel téléphonique, elle fait la connaissance de Fabrice, qui la subjugue et la manipule. Jamais dupe, elle se prend pourtant au piège d'une relation fabriquée. Dans une société à cheval entre deux époques, où l'émancipation des femmes reste une bataille de chaque instant, dans les esprits comme dans les actes, "Tu seras heureuse, je te le promets" est un récit tranchant sur la complexité des sentiments.

3614 lectures depuis la publication le 17 Février 2019

Les statistiques du livre

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Ce livre est noté par

68 commentaires , 43 notes Ajouter un commentaire
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@Alix Cordouan : Chère Alix, que mon texte, longtemps après son lancement, suscite un retour aussi délicat, analysé et enthousiaste que le vôtre me renvoie à beaucoup d’émotion... Je vous en suis d’autant plus reconnaissante que vous avez pris la peine de revenir m’attribuer vos belles étoiles. Vous avez pour mon personnage une bienveillance qui ne lui est pas toujours accordée (notamment par moi !) alors, je peux vous garantir que Laetitia apprécie ! Oui, elle est jeune, de ce fait, elle a une expérience zéro du monde différent qu’elle va découvrir et des bonnes gens qu’elle va approcher. C’est une circonstance atténuante, je le reconnais. Je vous remercie de tout mon cœur d’avoir mis le vôtre dans ces commentaires. Bien sincèrement. M.M.

Publié le 07 Octobre 2019
5
@Marie Morganti. Bien entendu ce texte mérite cinq étoiles.
Publié le 03 Octobre 2019

@Marie Morganti.
Bonjour Marie Morganti,
Votre écriture, précise, délicate et sobre, sert à merveille cette histoire touchante.
La narration, entre autres, des rapports humains, exacerbés par les différences de condition sociale, est remarquable.
Pour ma part, je trouve Laetitia plutôt victime qu'insupportable, surtout si l'on tient compte de sa jeunesse. À chacun son ressenti.
C’est un livre attachant, émaillé de superbes descriptions, qu’il faut lire et commenter.
Félicitations.
Bien sincèrement.
P.S. Je pense comme vous que le silence est un bon compagnon.

Publié le 03 Octobre 2019

@Michel CANAL : Cher Michel, l'attention redoublée et l'intérêt développé que vous accordez à mon texte me font vraiment plaisir. Vos mots sur mon écriture me touchent beaucoup. Laetitia n'est pas agaçante, elle est pire, cette fille est exaspérante. Elle met les trois quarts du roman à s’extraire de sa paralysie, et naturellement, ça n’arrange pas son cas. Mais vous avez compris, et je vous en sais gré, que mon but n’était pas d’en faire un personnage attachant. Je n’avais pas forcément envie qu’elle attire la sympathie ni l’empathie des lecteurs. Faire de Laetitia une rebelle, réactive, qui renvoie fissa ce type dans ses cordes ne pouvait pas coller à ce qu’elle est. Encore moins au sens et à la finalité du roman. La lucidité ne suffit pas, la volonté ne répond pas toujours. Parce qu’il faut du temps pour appréhender la complexité d’un sentiment, pour en dénouer les contradictions. Il faut du temps pour se libérer des diktats qui perdurent et qui ont sourdement façonné une éducation. C’est dur de distendre un tel ressort… Merci, Michel, d’avoir suivi ma démarche de construction. Vous avez compris le titre… Pour vous répondre sur ma ressemblance avec Laetitia, je dirai qu’on écrit plus facilement sur ce qu’on connaît, bien sûr ! mais que ce personnage n’existe que dans mon histoire… Enfin, je vous remercie pour vos souhaits. Écrire, c'est lancer une pierre d'un pont, elle ne peut pas revenir en arrière, elle atterrit où elle peut… Bien sincèrement. M.M.

Publié le 27 Septembre 2019
5
Je n'avais pas oublié la constellation qui récompense votre talent, @Marie Morganti. Il y avait juste tant à dire que seule la rubrique "Ajouter un commentaire" permet les retours à la ligne, ce que ne permet pas celle "Je note ce livre". Merci pour ce partage. Vous nous avez fait le plaisir d'un beau récit sur la complexité des sentiments, servi par une belle écriture, un style fluide, direct, entraînant le lecteur à tourner les pages pour savoir quand Laetitia réagira aux vexations et à la goujaterie de Fabrice. Bonne chance à "Tu seras heureuse, je te le promets" pour le Concours monBestSeller 2019. Très cordialement. MC
Publié le 26 Septembre 2019

@Marie Morganti, je vous ai découverte par votre sélection de mars au Prix Concours monBestSeller, encouragé à vous lire au vu d'une audience prometteuse, d'un synopsis qui a su parler à ma personnalité, de la lecture d'approche des premières pages qui révélaient un style direct, agréable, embarquant le lecteur. Cela suffisait, j'avais hâte de trouver le temps de vous lire, d'autant plus qu'il m'avait semblé alors que la relation de Laetitia et de Fabrice était l'anti-thèse de celle relatée dans mes écrits : un hymne à la femme, son émancipation assumée, une magnifique histoire d'amour. Tiens donc, me dis-je !
Effectivement, dès les premières pages, la trame est annoncée. Par un appel téléphonique (le 11 avril 1980) Laetitia annonce à Fabrice qu'elle est partie parce qu'elle le quitte, mettant fin à une relation commencée par le hasard d'un autre d'appel téléphonique en octobre 1979. En neuf lignes, qu'elle complète par une autre tirade de six, elle lui déballe tout ce qu'elle a sur le coeur. Tout est dit et le thème principal annoncé : la jeune étudiante en lettres modernes de 22 ans met les points sur les "i" au goujat manipulateur quarantenaire, architecte.
Entre ces deux dates, octobre 1979-avril 1980, Laetitia entraîne le lecteur dans la complexité des sentiments à une époque charnière entre les codes d'une société que mai 68 avait fait vaciller et celle où l'émancipation de la femme, accordée par la loi, devait encore évoluer dans les esprits et dans les faits.
En raison des descriptions remarquables des personnages (j'ai particulièrement apprécié celles des invités conviés au Noêl à Bandol), des sentiments, des émotions, des scènes évoquées, des ressentis, des antagonismes réels ou supposés, où de nombreux lecteurs peuvent se retrouver, la question est : Marie (dont la ressemblance physique avec Laetitia est indéniable, jusqu'aux cheveux et au grain de beauté sous le nez) se raconte-t-elle à travers Laetitia ? A défaut, elles peuvent laisser supposer qu'elles sont inspirées de faits réels, ce que conforte l'épilogue.
Mais, Marie Morganti, que votre personnage de Laetitia, pour lequel on se prend d'amitié et de compassion, est agaçant tant on la voit accepter de subir durablement frustrations et vexations tout en étant lucide. Il faut attendre les deux-tiers du récit pour la voir réagir. Et l'on comprend tardivement pourquoi ce titre.
C'est votre talent que d'avoir entraîné le lecteur dans cette narration de la complexité des sentiments, de la manipulation, de la résilience, de l'évolution aussi de la société avec en parallèle celle de la place de la femme.
Petit clin d'oeil anecdotique : je suis originaire de Pamiers.

Publié le 26 Septembre 2019

@Lys Jean-Luc : Merci beaucoup, cher Jean-Luc, de votre regard précis sur mon texte et de votre critique élogieuse. Cela fait un petit moment déjà que mon roman est en ligne et j'ai toujours autant d'émotion de recevoir un commentaire tel que le vôtre. Je vous souhaite le meilleur pour "La sélection" ! Bien sincèrement, M.M.

Publié le 20 Août 2019
5
Bonjour @Marie Morganti . J’ai été séduit par votre écriture dès les premières lignes. Un style simple et direct qui va droit au but, mais sans sécheresse. L’histoire de Laetitia nous captive et l’on s’identifie d’emblée à elle, partageons ses espoirs, ses amours, ses déceptions, ses souffrances aussi. Tout a été dit dans les commentaires précédents, avec justesse et finesse, et je partage les avis positifs des autres lecteurs. Merci pour ce très bon moment de lecture. Amicalement. J2L
Publié le 16 Août 2019

@Badra Talia : Je vous remercie beaucoup Badra Talia, pour votre lecture et ce commentaire qui me fait très plaisir. Effectivement, on attend que Laetitia se tire enfin du marigot où elle a elle-même plongé. Plus encore que le bonheur, elle a surtout trouvé qui elle était, ce qui ne s'annonçait pas comme une évidence ! M. M.

Publié le 31 Juillet 2019

j'ai aimé beaucoup l'histoire et surtout son dénouement heureux , et j'ai aimé aussi que laetitia a trouvé enfin le bonheur.

Publié le 31 Juillet 2019

@Agostini Francois-Xavier : Merci de votre passage sur ma page, François-Xavier.

Publié le 09 Juillet 2019

@riel_frce : Merci à vous, riel_frce, pour votre lecture et ce retour qui me font très plaisir. Oui, les sentiments de Laetitia sont complexes, ce qu'elle recherche renvoie à son histoire et l'entraîne dans ses choix, heureux ou malheureux. J'évoquerai le mot de Sartre : "On ne fait pas toujours ce qu'on veut, mais on est responsable de ce qu'on est"... Bien sincèrement. M.M.

Publié le 07 Juillet 2019

@Colette Bacro : Je suis très touchée par votre critique, ma chère Colette. C'est toujours une émotion intense de se savoir lu, compris et apprécié. Ecrire, c'est lancer une pierre d'un pont et ignorer où elle va atterrir. Il n'y a pas de retour possible. Une fois lâché des mains, le texte ne nous appartient plus. J'aime beaucoup votre évocation d'étouffement lent. Fabrice peut effectivement se comparer au boa constrictor, magnifique spécimen au sang froid, silencieux et redoutable, qui avale directement ses proies après les avoir asphyxiées. Mais au fond, nous savons qu'il n'en est rien : ce n'est qu'un ver, un répugnant parasite qui cherche à se loger pour se nourrir et se reproduire. Laetitia, voyez-vous, sur le coup je ne la trouve pas charmante. Elle est faible, exaspérante, insupportable d'entêtement. Son formatage, son inexpérience et sa jeunesse n'excusent pas tout. Mais c'est ça qui la rend finalement et peut-être attachante. Elle se plante, elle se replante, elle se tire de justesse, ça arrive aussi dans les romans... Merci Colette, ce sont vos mots qui sont un régal. A vous lire avec délice et impatience... M.M.

Publié le 07 Juillet 2019
5
J'ai été émue par la charmante Laetitia, si jeune, tournée vers les autres, pas sure d'elle, formatée par sa famille et la société : une proie idéale pour un narcissique ! Un bel homme mûr avec un métier passionnant, ça hypnotiserait n'importe quelle fille de vingt ans, surtout dans cette période charnière où l'on avait toutes une vision de l'amour complexe et idéaliste. Le piège se referme inexorablement et on aimerait pouvoir tirer Laetitia de l'étouffement lent de ce serpent. C'est son instinct de survie qui la sauve, in extremis. Hélas, toutes femmes ne l'ont pas. Marie, vous êtes diablement efficace : vous maîtrisez de bout en bout votre roman et votre écriture est un régal ! Vous nous offrez de si jolis paysages du sud, de si jolies gourmandises au passage...
Publié le 05 Juillet 2019
5
La recherche de l’amour de Laëtitia est assez ambiguë : manque de père ou véritable recherche de conjoint. Les sentiments sont bien décrits avec les désillusions et les espoirs.Merci pour ce bon moment.
Publié le 16 Juin 2019
5
voir commentaire précédent.
Publié le 13 Juin 2019

Bonjour la complexité des sentiments vient toujours de l'enfance. Comme dans "Prophetia et Clémence la revanche contre la barbarie" sur Monbestseller Noam, Julia, Sophia, Clémence, sont tous dans la complexité des sentiments, même si Noam finalement rencontre la femme idéale pour son projet occulte la complexité des sentiments, des actes, des discours conflictuels entre les hommes et les femmes continuent d'animer la vie de chacun ET j'en sais quelque chose.

Tu seras heureuse ? qui est heureux ? On est heureux comme Noam le dit de son fils inconnu dans " Prohetia et Clémence la revanche contre la barbarie" seulement quand on aime quelqu'un plus que soi.

bonne lecture AGOSTINI François-Xavier

Publié le 13 Juin 2019

@Gigi 26 : Merci beaucoup de votre lecture Gigi, et du commentaire que vous avez pris la peine de me transmettre. Ce roman relate effectivement une recherche, mais pas seulement amoureuse. Mon personnage a beaucoup de choses à découvrir sur elle-même et sur le sens qu'elle veut donner à sa vie. Bien à vous, M.M.

Publié le 06 Juin 2019

Gigi26 ai beaucoup aime lire votre livre cette histoire peut arriver a tout les jeunes filles a la recherche de l'amour

Publié le 04 Juin 2019

@Fortune Berline : Merci beaucoup pour votre lecture et vos étoiles ! Vous avez raison, le lire est la meilleure façon d'honorer un roman... Bonnes lectures à vous ! M.M.

Publié le 07 Mai 2019

@Caroline CARPENTIER : Chère Caroline, je vous remercie beaucoup de votre lecture et de ce retour ! Bien amicalement, M.M.

Publié le 07 Mai 2019

@Thierry Vitteau : Merci beaucoup Thierry, pour ce commentaire détaillé et votre appréciation du roman. Il s'agit bien sûr d'une relation ambivalente entre Fabrice et Laetitia, mais pas que... La complexité des caractères se devine également dans celui de la mère, et à un niveau moindre, de l'amie... Il n'y a pas de modèles, pas de héros et encore moins d'héroïnes au sens valeureux du terme dans ce roman. Il y a le poids des codes, des milieux, des différences. Il y a la force d'inertie des hésitations autant que des certitudes. En ce sens, oui, cela ressemble à la vie, qui dépasse même souvent la fiction ! Heureuse de vous avoir lu. Bien sincèrement. M.M.

Publié le 07 Mai 2019
4
En découvrant la sélection du mois de Mars sur mBS, j’ai été interpellé par le résumé de votre livre présentant des personnages aux relations complexes. Dès les premières pages, j’ai apprécié votre style direct et efficace. Les personnages sont bien campés, Fabrice en goujat de base est vite insupportable et on se prend à espérer que Laeticia finira par échapper à son emprise. L’histoire finit par ressembler à du vécu tant les situations sont détaillées. Merci pour ce partage qui doit vous tenir particulièrement à cœur, Thierry
Publié le 23 Avril 2019
5
Un très bon premier roman que je recommande vivement !
Publié le 22 Avril 2019
5
lire
Publié le 17 Avril 2019

@Laure Avedian :Je vous remercie beaucoup, chère Laure, de votre lecture attentive et du commentaire fouillé que vous avez pris la peine de me transmettre. Que Laetitia vous ait passablement tapé sur les nerfs, c'est normal, je dirais même voulu, et je vous sais gré d'avoir tenu ! Malgré ses airs fragiles, c'est une pugnace, c'est pour ça qu'elle va boire la coupe jusqu'à la lie. C'est cet aspect de son caractère qui la fera aussi se libérer, se relever. Cette fille ne lâche pas l'affaire. La personnalité de ma narratrice, c'est le fil qui sous-tend le récit, en noue la trame. Je ne sais pas si mon texte est féministe au sens historique et radical du terme. Mais j'ai teinté ce roman de touches qui font rappel aux batailles gagnées de haute lutte. C'est d'abord contre elle-même que ma narratrice se débat. Ce n'est pas le combat le plus facile, qui ne conduit pas aux sentiments et aux choix les plus simples...Vous avez raison de souligner qu'on ne doit pas relâcher la vigilance de ces acquis, ni le soutien aux femmes d'aujourd'hui. Merci, chère Laure, d'avoir compris ma démarche, dans l'esprit comme dans l'écriture, et de me l'avoir signifié de façon si juste. Reste le principal de l'histoire, finalement : une seule fossette ! Bien sincèrement. M.M.

Publié le 07 Avril 2019

@Gina marie aurore : Merci beaucoup chère Gina, de ce ressenti empreint de souvenirs que vous me faites partager, à votre tour... Merci pour vos mots qui me font un immense plaisir, aussi. Cette époque, vous l'avez vécue, parfois subie en silence. Vous pouvez, comme vous l'évoquez, tout comprendre de ma narratrice, depuis son enfance jusqu'à son envol, si loin. Vous pouvez identifier ce qui la rendait fragile, faible, stupide bien souvent, ce qui la faisait hésiter, trébucher. Il y a tant de façons de se tromper, en particulier sur soi-même. Mais il n'y a que deux moitiés d'une même orange, surtout si elle est bleue... Bacci tanti ! M.M.

Publié le 07 Avril 2019
5
Voici un livre passionnant, porté par une plume élégante et directe. Dès les premières pages, on est plongé dans l'atmosphère de cette cité U et fil après fil, la trame se tisse jusqu'à étouffer son héroïne. Mais je dois vous avouer que si votre roman n'avait été que le récit des tourments de Laetitia, empêtrée dans sa relation toxique avec Fabrice, j'aurais fini par me lasser. Or c'est aussi un livre engagé, un livre féministe. En situant l'histoire en 1979, à l'heure où les grandes batailles avaient été gagnées dans les lois, mais pas encore dans les mentalités, vous nous amenez à nous interroger sur ce qui relève de l'époque, ou ce qui pourrait encore advenir aujourd'hui. Bien sûr, les jeunes femmes de 2019 ne rêvent plus d'une vie bien rangée, mais lorsqu'elles traversent les mêmes épreuves que Laetitia, elles sont parfois bien peu soutenues. Merci de nous rappeler que rien n'est jamais acquis ! Je terminerais en reprenant la remarque d'une autre de vos lectrices : j'aurais presque préféré refermer le livre sur le sourire à l'unique fossette de celui par qui tout est arrivé... Mais comme vous avez très bien répondu à @anne-laure.julien, je n'ai plus qu'à m'incliner devant votre talent ! Merci pour cet excellent moment de lecture. Amicalement, Laure
Publié le 06 Avril 2019
5
Je l'ai lu d'une traite,tout de suite en empathie avec cette jeune femme, qui , inévitablement, me rappelait l'étudiante que j'étais à la même époque Nous avions sur nos épaules , le poids d'une éducation méditerranéenne qui nous poussait à fonder une famille, mais aussi l'impérieux besoin de réussir nos études pour "être indépendante" comme disaient nos parents. J'ai eu un immense plaisir à lire ce texte. Bravo Marie!
Publié le 06 Avril 2019

@Giseluccia : Ce qui me touche dans ce que vous transmettez, Giseluccia, c'est votre approche très fine des mécanismes affectifs dans ce qu'ils ont d'universel et d'intemporel. Le thème principal de mon texte (il y en a d'autres en correspondance) peut malheureusement se décliner à tous les temps, tous les modes et tous les contextes. Le piège peut prendre d'autres formes, d'autres masques, utiliser d'autres fils, mais les effets de son emprise restent les mêmes. Effectivement, la lucidité dans cette histoire n'est pas la solution miracle, elle est écrasante. Plus on mesure les dégâts, moins on a la force de les arrêter. D'autant que la paralysie de Laetitia est accompagnée d'un déni d'échec. Son histoire va marcher, elle va y arriver. Elle persiste, signe, la distance et la froideur de Fabrice ne la feront s'éloigner, au contraire. C'est une spirale infernale. Lui sait fort bien à qui il a affaire, il a vite compris leurs dissonances, mais il ne bouge pas d'un millimètre et les lui fait payer. Il en veut à cette fille d'être ce qu'elle est, et en même temps, il en joue. C'est là son petit degré de perversité, même si le mot, galvaudé aujourd'hui, me gêne un peu. Vous évoquez le théâtre de leurs retrouvailles, c'est une excellente image. Ils se jouent une âpre farce. A chaque fois qu'ils se retrouvent, ils montent sur les mêmes planches, les scènes se répètent, Fabrice aussi a été formaté pour ce rôle et ne peut pas en sortir. Mais la tension intérieure va crescendo. Le père absent, vous l'avez pointé avec beaucoup de justesse, Giseluccia... Il est celui qui manque à la narratrice autant que tout ce qu'il n'a pas eu le temps de lui donner. Le personnage de la mère prend plus de place, habitée de beauté triste, complexe elle aussi, frêle et forte, conditionnée et instinctive. Enfin, je ne vais pas vous garder davantage ! Merci pour votre si beau regard, la mè Giseluccia cara. Basgi e a prestu ! M.M.

Publié le 04 Avril 2019

Dès les premières pages, nous nous attachons à Laetitia, cet être sensible, bienveillant, drôle par moments, qui a besoin d'aimer, d'être protégée,

Face aux manipulations de l'homme dont elle est tombée amoureuse et à leurs « retrouvailles » qui sont de véritables pièces de théâtre, sa lucidité grandit au fil des semaines lui procurant encore plus de souffrance.

Comment alors lutter contre cet amour qui n'est que douleur,  alors que la raison lui dicte clairement le chemin à prendre ? Il est si difficile de gouverner ses sentiments !

Ce roman nous interpelle à bien des égards ! Les sujets abordés traversent les âges : les sentiments et leur complexité, l'abandon de soi dans le couple, la souffrance de l'enfermement affectif, l'amour toxique opposé à l'amour vrai par le fait que ce dernier met avant tout en évidence le bonheur de l'autre ..

Laetitia a eu le courage de quitter le rôle de victime et d'être enfin elle-même !

J'ai été émue par l'évocation de son père, dont l'absence se montre encore plus cruelle dans les moments difficiles, et par l'amour inconditionnel de sa mère dont le message puissant transmis à sa fille, laisse présager des lendemains heureux.

Un livre à lire absolument !

A ringrazia vi, Marie Morganti.

Publié le 04 Avril 2019

@Mamita64@hotmail.com : Merci beaucoup de votre lecture et de ce commentaire qui me fait très plaisir, Mamita ! M.M.

Publié le 03 Avril 2019

@marieftt :Chère Marieftt, il est très gratifiant, pour l'auteure que je suis, de recevoir un retour tel que le vôtre. Merci beaucoup à vous de me l'avoir transmis. Bien sincèrement, M.M.

Publié le 03 Avril 2019

Très bonne histoire et bien raconté.
André

Publié le 03 Avril 2019
5
Histoire très intéressante et si vivante qu'elle ressemble à du vécu. Texte bien écrit. Lieux, personnages et pans de vie très bien décrits. Je n'ai pas pu lâcher le livre tant que je n'en avais pas terminé la lecture. Merci à Marie pour sa générosité, en nous permettant une lecture gratuite de vos écrits. Bien amicalement.
Publié le 01 Avril 2019

"Tu seras heureuse, je te le promets", Sélection de mars au Prix Concours monBestSeller. Découvrez l'interview de Marie Morganti https://www.monbestseller.com/actualites-litteraire/10923-tu-seras-heure....

Publié le 28 Mars 2019

@Chiara Catalina : Chère Chiara Catalina, je n'ai rien à vous apprendre, vous écrivez merveilleusement ! Auteures que nous sommes, nous avons seulement à découvrir encore, travailler toujours... Merci à vous, de tout mon cœur. Et à très bientôt ! M.M.

Publié le 28 Mars 2019

@Marie Morganti, évidemment touchée par votre réponse... Je vous soupçonne d'avoir jeté un oeil, ou deux, à "Soleil Bleu" (sourire). Je partagerais volontiers mes autres romans avec vous mais surtout, j'ai très envie de lire les vôtres, s'ils sont disponibles. Vous lire me permet d'apprendre encore, car non seulement vous écrivez divinement bien, mais vous avez aussi l'art d'embarquer le lecteur et c'est, de mon point de vue, une qualité rare chez un auteur... Merci... Bien à vous... Chiara

Publié le 27 Mars 2019

@Chiara Catalina : Un joli nom que le vôtre, Chiara Catalina, et une bien jolie plume aussi ! Vous pouvez comprendre à quel point ce que vous dites sur mon texte me fait plaisir... Merci pour ces mots. Et bravo à vous ! Bien sincèrement, M.M.

Publié le 27 Mars 2019

@MOREL Bernadette : Merci à toi Bernadette, ton retour me touche beaucoup. Je continue, je te le promets ! Bises émues du Ricanto... M.M.

Publié le 27 Mars 2019
5
J'ai lu, d'une traite, emportée par l'histoire qui rappelle ces instants à la FAC où le coeur s'est enflammé parfois, pris dans ce qui ne pouvait être qu'un rêve. Le style est fluide, agréable, les mots sont choisis. Confortablement installée dans les souvenirs de Laetitia, j'aurais aimé poursuivre encore un peu. C'est rare, de ne pas avoir envie de terminer un roman... Un joli moment. Merci.
Publié le 27 Mars 2019
5
Bravo ! J’ai Beaucoup aimé ton livre que j’ai lu d’une traite. Continue à écrire. Merci. Bernadette
Publié le 26 Mars 2019

@Babibon : Votre commentaire me ravit, Babibon. Merci beaucoup de ce retour enthousiaste et de vos mots pour l'exprimer, notamment sur le titre de mon roman, qui n'a pas toujours fait l'unanimité ! Bien à vous, M.M.

Publié le 21 Mars 2019

@Montserrat : Merci infiniment, chère Montserrat, pour l'intérêt que vous avez porté à mon texte, et pour ce témoignage vivant que vous lui offrez. Il est essentiel pour l'auteure que je suis de procurer à mes lectrices et mes lecteurs ce sentiment de partage... Non, ce n'était pas facile de résister, comme vous le dites, il fallait beaucoup lutter, et en particulier contre soi-même... Un deuxième tome ? Pourquoi pas ! Il y a tant à écrire encore sur ce thème, intemporel, inépuisable. Alors, à bientôt ! Bien sincèrement. M.M.

Publié le 21 Mars 2019
5
J ai adoré ce livre que j ai lu d un trait. Je l ai même conseillé à mes amies. Laetitia est une jeune femme touchante pas sûre d' elle mais le jour elle apprend à dire non elle est sauvée. Ce n etait pas toujours facile à cette époque de résister. Je le confirme. Je l ai vécu. C est une belle histoire peut être un 2e tome bientôt ! Merci Marie
Publié le 20 Mars 2019
5
Belle histoire qu'on lit d'une traite pour en connaître la fin . Intérêt éveillé dès la première page . Le titre résume parfaitement l'histoire.
Publié le 20 Mars 2019

@Alicalex : Merci beaucoup à vous, Alicalex, pour votre lecture et votre retour. Vos mots me font très plaisir. Bien sincèrement, M.M.

Publié le 20 Mars 2019

@Paul François Colonna d istria : C'est votre retour qui m'émeut, cher Paul François. Merci beaucoup pour votre lecture enthousiaste, qui me touche à bien des égards... A noscia Corsica sara sempri qui... Amicizia. M.M.

Publié le 20 Mars 2019

@Loucas Vero : Qu'il me fait plaisir votre commentaire, Loucas Vero ! C'est toujours un défi, quand on écrit, de captiver celui ou celle qui nous lit. Et un bonheur quand on y parvient. Une suite ? Peut-être, qui sait !? Merci beaucoup pour vos mots, et tout le plaisir fut pour moi. M.M.

Publié le 20 Mars 2019

@PAUL FRANCOIS une lecture pationnante
Très ému par l histoire de Laetitia ,
Mais aussi

des souvenirs d une période vécue
et ce magnifique clin d oeil à la Corse
MERCI Marie

Publié le 19 Mars 2019
5
Merci pour ce merveilleux moment que j'ai dévoré d'une traite dans l'espoir que cela se termine bien mais dure le plus longtemps possible. J'ai adoré Laetitia qui m'a fait rire et parfois pleurer. A quand la suite... au plaisir de vous lire
Publié le 19 Mars 2019
5
Une histoire magnifique. Merci Marie.
Publié le 18 Mars 2019

@jlfjm : Vous évoquez un livre réussi, qu'on ne veut plus lâcher une fois commencé... Voilà une lecture et un retour qu'un(e) auteur(e) adore recevoir, je peux vous l'affirmer. Il renvoie à ce que le travail d'écriture s'efforce de donner. Merci beaucoup jlfjm. Bien sincèrement. M.M.

Publié le 18 Mars 2019

@Marionette2a : Une appréciation qui me fait vraiment plaisir, Marionette2a ! Merci beaucoup, je vous souhaite tout le magnifique soleil du 2A ! M.M.

Publié le 18 Mars 2019

@Carole72 : Naïve, certainement, mais surtout longtemps incapable de se défaire de tout ce qui l'englue dans ses doutes, ses sentiments, sa ligne de conduite. La lucidité de Laetitia ne la fait pas avancer davantage, au contraire, elle l'écrase, lui fait mesurer tout ce qu'il lui coûtera pour y parvenir. Fabrice, quant à lui, calcule à vue, fait ses plans, ne semble jamais perdant car pour perdre il faut risquer, et pour risquer il faut aimer. Merci beaucoup, chère Carole, de votre lecture. Votre analyse sensible et chaleureuse me touche beaucoup. M.M.

Publié le 18 Mars 2019

@DAVID Astruc : Merci beaucoup, David Astruc, pour votre lecture et votre appréciation prégnante. Un choix implique toujours un renoncement. C'est souvent ce dont on se défait qui paraît le plus difficile. Bien à vous, M.M.

Publié le 18 Mars 2019

@lumda : Chère Lumda, un grand merci à vous et à Bonifacio, l'unique ! Merci de votre lecture et des mots que vous avez choisis pour en exprimer le ressenti. Je vous souhaite des journées aussi belles que les lumières sur les falaises... Bien sincèrement, M.M.

Publié le 18 Mars 2019
5
Réussi ce livre. On commence et on a de suite le besoin de poursuivre.
Publié le 16 Mars 2019
5
Tout simplement magnifique!
Publié le 16 Mars 2019
5
La naïveté d'une jeune femme de 22 ans face à la manipulation destructrice d'un homme, un sujet difficile traité avec beaucoup de sensibilité et d'émotions, bravo pour ce très beau roman...
Publié le 16 Mars 2019
5
Une lecture qui donne des frissons. Récit étonnant qui interpelle et questionne sur notre vie et nos choix.
Publié le 15 Mars 2019

Un exemple de courage d'une jeune fille capable d'affronter sa destinée. Lucide, émouvant, tellement réel..... Un grand merci de Bonifacio ;))

Publié le 15 Mars 2019

@Jean-claude Boizumeau : Merci, Jean-Claude, de votre lecture et de ce retour qui me touche beaucoup. M.M.

Publié le 15 Mars 2019

@Canonici Camille : Je vous renvoie l'émotion que mon texte vous a suscité, cher Camille, car j'en ai ressenti beaucoup à la lecture de votre commentaire... Merci de l'appréciation sensible de votre retour, et de la poésie qui se perçoit dans vos mots... Bien sincèrement. M.M.

Publié le 15 Mars 2019
5
Tout simplement merveilleux.
Publié le 15 Mars 2019
5
Belle lecture qui au fil des pages nous émeut un peu plus. Je crois y reconnaître des visages, ce qui renforce cette émotion. L'histoire semble si simple et si personnelle à la fois. Bravo pour cette écriture sensible et humaine.
Publié le 14 Mars 2019

@Rosette Alberola : Merci, chère Rosette, de votre soutien à mon texte. Même si elles n'ont pas été enregistrées (les impondérables de la télématique !), vos étoiles sont bien présentes, soyez-en certaine...M.M.

Publié le 14 Mars 2019

Ma note n'a pas été enregistrée. C'est bien dommage, j'avais mis 5 étoiles

Publié le 14 Mars 2019

@Crinoline : Ce que vous exprimez me fait vraiment plaisir, chère Crinoline. Si mon récit vous a réconciliée avec le goût de lire, j'en suis honorée et émue. Bien sincèrement. M.M.

Publié le 14 Mars 2019

@NicoleB : Merci beaucoup de votre lecture appréciée Nicole ! M.M.

Publié le 14 Mars 2019

@Danielle Hendriks : Je suis vraiment heureuse du plaisir que vous a donné la lecture de mon texte, Danielle. Une époque sans portables, sans tablettes, sans Internet, trois chaînes TV, les photocopies à l'alcool à brûler, le courrier manuscrit dans la boîte au lettres, les cassettes audio, les douches communes, les vacances à pied, les permanentes serrées, la société qui se libérait, les lois timides... Est-ce que c'était mieux, moins bien ? C'était ainsi et on a survécu, je crois ! Bonne route pour la suite ! M.M.

Publié le 14 Mars 2019

@Dan1690 : Merci beaucoup Dan ! Oui, à quoi tient le destin ? Des chiffres presque semblables, une infime erreur d'aiguillage, le bon et le mauvais chemin ne sont qu'à quelques millimètres l'un de l'autre. Mais il y a toujours un choix, même et surtout, quand on se trompe... Bien à vous, M.M.

Publié le 14 Mars 2019
5
Une histoire moderne qui finit bien.!
Publié le 13 Mars 2019
5
J'ai adoré. Ce livre m'a redonné le goût de la lecture. Merci
Publié le 13 Mars 2019
5
C'était un vrai plaisir de lire ce livre avec un brin de nostalgie car il nous fait replonger dans ces années là....
Publié le 13 Mars 2019
4
Super lecture, histoire bien triste si bien décrite qu'on arrive à détester Fabrice le manipulateur. Il suffit de pas grand chose pour que le destin soit modifié en bien ou en mal. Bien cordialement.
Publié le 13 Mars 2019

@Hubert LETIERS : Cher Hubert, je suis très touchée par votre retour. Vous avez pris la peine de développer, avec beaucoup de subtilité et de précision, ce que mon texte vous a inspiré. Vous êtes bien placé pour savoir que le principal souci d'un auteur, c'est d'être compris dans sa démarche d'écriture. Et ce souci, vous me l'ôtez dans votre commentaire aussi agréable à recevoir... qu'à lire. On sent bien là votre verve, votre plume, qui touche et qui fait mouche...
Je reviens sur le titre du roman. Il est comme le mimosa, trompeur. Car mon récit n'a rien d'une histoire feel good, loin s'en faut. En dehors du propos, je crois (c'est un avis personnel) qu'il y a un bannissement lexical de ce qui évoque la quête de bonheur, la foi en son destin. C'est devenu un vocabulaire à éviter en littérature. Je repense au titre donné au roman de Romain Gary (qui signa alors Emile Ajar), "La vie devant soi". Je ne sais pas si de nos jours on s'y risquerait. On n'en voudrait sans doute pas, de ces mots qui sentent l'espoir. Je repense au tube de Gérard Lenormand, "La ballade des gens heureux", qui oserait aujourd'hui ? Etre heureux à tout prix, on nous a tant bassinés avec ça.
Simplement, je n'ai pas trop réfléchi. Je n'ai pas cherché. Mon titre est un écho, un fond très lointain. Celui qui revient, juste perceptible, quand tous les autres se sont perdus dans le noir. Voilà.
Cher Hubert, je vous dis merci, encore et sincèrement merci. Heureuse vie à vous, à vos créations, je vous le souhaite de tout mon coeur ! M. M.

Publié le 12 Mars 2019
5
« Dissuasif », tel était le premier mot venu à mon esprit en lisant le titre de ce roman. Et puis il y a eu cette phrase clé du synopsis : « Jamais dupe, elle se prend pourtant au piège d'une relation fabriquée. » Allez savoir pourquoi, dans ma tête, cette phrase a aussitôt fait écho à celle que venait de me dire un ami quelques jours auparavant : « il faut savoir dire bonjour à la réalité. » (L’ami en question traverse une période d’intense adversité). Alors j’ai ouvert le livre… et l’ai avalé d’une traite. Il y a d’abord une vraie histoire. Celle d’une femme dont l’authenticité est toute en pudeur, sans exhibitionnisme, et pour qui la sagesse n’est pas un principe mais une émotion. Une femme pour qui approcher la vérité et ses paradoxes est une vraie aventure. Une femme qui assume ses orientations sans se réfugier ni dans le bavardage, ni dans la frustration, encore moins dans cette psychologie de bazar qui veut toujours nous retrancher des autres. Ce qui me conduit à maintenant parler de l’écriture par elle-même. Savoir identifier ce qu’on ressent est souvent un vrai défi. Savoir l’exprimer en mots simples et sans tricherie en est un autre. Ici, c’est fluide et joliment écrit. L’auteure ne joue nulle part avec le sens des mots. Résultat, émotion et plaisir de lire sont au rendez-vous.
Publié le 11 Mars 2019

@anne-laure.julien : Votre remarque sur l'épilogue est très pertinente et je comprends tout à fait votre point de vue. Je vous remercie des bien jolis mots que vous utilisez pour décrire la fin du dernier chapitre. Pourquoi ai-je donné une suite à cette chute, où tout se dit dans ce vers d'Eluard ? Pendant des pages, ces personnages nous accompagnent, vivent dans chaque mot. J'ai voulu les laisser se détacher doucement. Sans cet épilogue, le récit m'aurait paru incomplet. Il aurait manqué ce petit recul, ce regard sur ce qui a été mûri, construit dans la tête de la narratrice. Laetitia relate intimement une partie de sa vie. Elle a fait un long chemin depuis, et un jour, elle s'arrête. Elle se retourne. Elle peut mesurer ce qui a été accompli. Elle se souvient des mots prégnants de sa mère, qui font écho au titre du roman, et que je n'aurais pu placer ailleurs que dans l'épilogue. Voilà... Mais il s'agit d'un parti pris d'auteure (et de la lectrice que je suis, également).
Je réponds à présent à vos questions sur ma surdité. Je n'en fais pas un mystère. Ca fait partie de la vie, et de la mienne en l'occurrence. J'ai commencé à perdre l'ouïe à l'âge de 12 ans. J'ai donc la mémoire des sons et des paroles intacte. Ma perte d'audition, bilatérale, n'était pas traitable, elle est aujourd'hui profonde mais elle fut, et est encore, bien appareillée. Cet appareillage m'a permis de faire travailler l'oreille au quotidien, d'entretenir les acquis et d'évoluer à peu près normalement dans tous les environnements, personnels et professionnels. Au prix de quels efforts, c'est une autre histoire... Mais un handicap sensoriel de ce type développe des capacités telles que l'observation, la concentration, la mémoire, etc.. Toutes les informations autres qu'auditives sont exploitées. Je peux vous affirmer que la compensation de ce déficit ouvre bien d'autres portes et permet de capter infiniment de choses... Ayant pu être appareillée très tôt, je n'ai pas eu recours à la LSF. Mais je communique par la gestuelle quand mon appareillage ne suffit pas et je me débrouille en lecture labiale. Un jour j'écrirai peut-être sur ce sujet ! Bravo en tous les cas de votre pratique de la LSF, et merci tout de l'intérêt que vous portez à la surdité. Je trouve ça vraiment formidable.
Je vous écrirai avec plaisir via votre adresse mail. Bien amicalement. M.M.

Publié le 10 Mars 2019

Pour compléter mon commentaire, une remarque et une question :
la remarque : je trouve (mais cet avis n'engage que moi) que votre roman pourrait se passer de l'épilogue. Le vers d'Eluard qui termine le dernier chapitre me paraît être une fin parfaite et lumineuse qui se suffit à elle-même.
la question : vous dites dans votre bio que vous êtes sourde depuis l'adolescence et pourtant vous rendez avec une grande précision les sons de la langue (les accents et les intonations). Est-ce que vous avez d'excellents souvenirs ou un appareillage efficace? Si ça vous paraît trop indiscret, rien ne vous oblige à répondre. C'est juste que j'apprends la LSF depuis 2 ans et donc je m'intéresse à tout ce qui touche la surdité. Vous pouvez aussi utiliser ma messagerie personnelle sur mon profil.

Publié le 10 Mars 2019

@SOANTO2A : Merci beaucoup de votre lecture et de votre retour ! M.M.

Publié le 10 Mars 2019

@gaelle p : Merci beaucoup Gaelle, de votre lecture et de ce retour qui me fait vraiment plaisir. Il renvoie au vœu pieux de tous ceux et celles qui écrivent... M.M.

Publié le 10 Mars 2019

@anne-laure.julien : Merci beaucoup, Anne-Laure, de l'appréciation détaillée que vous avez pris la peine de me renvoyer. J'en suis très touchée. Vous évoquez le titre de ce texte, il est effectivement trompeur, car le fond du récit n'est pas une sommation à être heureux. Ce titre, c'est la promesse d'une mère à sa fille, un vœu maladroit, un appel chargé d'autant de détresse que de force, relève-toi, avance, tu vas y arriver... Je vous remercie d'être allée au-delà de votre a priori et d'avoir poursuivi votre lecture avec tant d'intérêt. Votre analyse d'écriture est très juste. Bien sincèrement. M.M.

Publié le 10 Mars 2019
5
J'avais d'abord été rebutée par le titre du livre (cette injonction au bonheur me paraissait effrayante) mais les commentaires m'ont donné envie de passer par-dessus cette première impression (comme quoi, c'est important les commentaires).J'ai rencontré un personnage attachant, qui encaisse les coups mais possède au fond d'elle-même une grande force de résilience. Le découpage du livre est très cinématographique : la construction en flash-back après une scène d'ouverture frappante, les travellings dans les rues de Nice, les zooms sur les personnages. Pas de voix off : les sentiments de Laetitia sont rendus plus par sa perception du monde qui l'entoure que par de longues introspections et c'est très bien ainsi. On se trouve plongé intimement dans la vie d'une étudiante à la fin des années soixante-dix, sans idéalisation (qui a sincèrement envie de revivre ses vingt ans ?) mais sans amertume.
Publié le 10 Mars 2019
5
Très beau et si bien écrit qu' on lit d un trait sans pouvoir s arrêter.
Publié le 09 Mars 2019
5
très beau livre sur les sentiments
Publié le 08 Mars 2019

"Tu seras heureuse, je te le promets" est le "Livre le +" du 4 mars. Retrouvez l’article qui vous donnera envie de le lire : https://www.monbestseller.com/actualites-litteraire-conseil/10789-ebook-.... N'oubliez pas de laisser un commentaire à l'auteure, c’est pour cela qu’elle a publié son roman sur monBestSeller.

Publié le 04 Mars 2019

@cocobellu : Merci, Cocobellu, de cette appréciation qui me fait vraiment plaisir. Merci beaucoup de votre lecture, traversée par l'émotion que vous évoquez. Il est souvent difficile, pour celui ou celle qui écrit, de la laisser parler, ou de la contenir... Amitiés. M.M.

Publié le 03 Mars 2019
5
J'ai reconnu l'atmosphère particulière de ces années 70/80 de ma jeunesse.Ces moments difficiles vers l'émancipation et la difficile réalité de son cheminement, narrés avec une justesse et surtout une émotion palpable qui m'a profondément bouleversé.Ce roman est une révélation.
Publié le 03 Mars 2019

@fatimacorse : Chère Fatimacorse, je suis vraiment ravie que mon récit vous ait suscité autant de curiosité et d'intérêt. Merci de votre retour si enthousiaste. Bien sincèrement, M.M.

Publié le 28 Février 2019

@Chris Martelli : Chère Chris, je vous remercie de votre lecture attentionnée. Le commentaire détaillé que vous rendez de mon texte me touche beaucoup. Vous avez pointé avec justesse ce qui sous-tend l'atmosphère de ce récit. Le balancement des caractères, des sentiments, l'ambivalence et le jeu trouble des personnages. Cette frontière si perméable entre la faiblesse et la force, la sincérité et le calcul, la stupidité et la clairvoyance... Merci à vous. M.M.

Publié le 28 Février 2019
5
Magnifique ! Je n'ai pas pu m'arrêter tant que je n'avais pas fini cette histoire qui tient en haleine, c'est très bien écrit , bravo à l'auteur !
Publié le 27 Février 2019
5
Très belle histoire. Bravo. Votre personnage est incroyable de force, de lucidité. Comme dit dans un commentaire, vous rendez ses pensées intelligentes, fortes, si déterminées. Comme ce que l’on aimerait être tout le temps. Il y a cet équilibre subtil entre ‘la romance’ à laquelle vous faites ce qu’il faut pour que l’on n’y croit pas, et la personnalité de Fabrice qui évidemment est louche. Et cet équilibre installe le doute sur le scénario. Jusqu’où ira la perversion ? Jusqu’où ira la soumission ? C’est ça qui est bien aussi dans votre livre, c’est l’envie que vous créez de tourner les pages, pour savoir comment vous allez faire évoluer votre scénario. Merci pour ce récit très fort.
Publié le 27 Février 2019

@rizzoli : Merci beaucoup de votre lecture, Rizzoli, et de vos impressions qui renvoient à ce que j'ai voulu transmettre dans ce texte. Oui, c'est un tout... La narratrice, ses ressentis, les images et les lieux ne font qu'un. La petite chambre 217, c'est elle. Les labyrinthes où elle persiste longtemps à se perdre, c'est elle aussi. La frontière est ténue... Longue vie à vous ! M.M.

Publié le 26 Février 2019
5
la force de se livre est que l'on s’attache a Laetitia , on rentre très vite dans la peau du personnage .La force de l'auteur est une narration vivante , ou tout prends un sens , de la description des lieux, à la psychologie des personnages .On ne peut que le lire d'un trait et une fois le livre refermé Laetitia est toujours présente.Longue vie a ce livre et bravo a l'auteur.
Publié le 26 Février 2019

@Rosette Alberola : Merci beaucoup, chère Rosette, de votre lecture attentionnée et de la perception très sensible que vous avez eue de mon texte. Oui, c'est un chemin bien difficile que d'aimer... On s'enflamme et on se brûle, on se méprend parfois, on s'égare et se perd. Mais jamais on ne s'arrête... Bises. M. M.

Publié le 25 Février 2019

@Lamish : Votre commentaire, chère Michèle, me fait vraiment très plaisir. Il est si difficile de gagner l'intérêt de celles et ceux qui nous lisent, de les tenir en haleine, de les faire rire, de les toucher, les interpeller... Vous avez raison, mon style peut parfois retenir une sensibilité bien encombrante... Merci beaucoup de votre retour enthousiaste, développé, précis. Bien sincèrement. M.M.

Publié le 25 Février 2019
5
Un roman boulotté en quelques heures avec voracité. J'ai aimé le côté cash et sans fioritures. J'ai beaucoup ri aussi, enfin au début (l'image de la grenouille épinglée m'a littéralement fait pouffer :)). Il est vrai que votre plume a quelque chose de masculin, comme le dit Lila L. Cela tient peut-être à l'humour ou à la distance prise face à l'émotionnel. Pour ma part, j'ai eu l'impression d'un roman écrit en deux fois. L'histoire en elle-même est d'une grande justesse. Le fossé entre l'amour rêvé et la réalité, l'attente féminine confrontée à la maladresse masculine... Tout ceci est finement analysé, joliment raconté. Merci pour ce délicieux partage. Amicalement. Michèle
Publié le 25 Février 2019

Je l’ai lu comme on regarde un film. Les mots défilent comme des images avec émotion, justesse et sensibilité. Une quête du bonheur, de l’amour absolu, que l’on cherche sans parfois ne jamais le trouver et puis quand on ne s’y attend pas, il est là.
Magnifique !

Publié le 22 Février 2019

@rennedidine : Merci beaucoup, Rennedidine, pour votre lecture et votre retour qui me touchent énormément. Moi aussi, je vous espère pour le prochain ! M.M.

Publié le 22 Février 2019

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