Le livre du sang : Sven et l'Ancien Testament

29 pages
Extrait
de Michel Bugnon-Mordant
Le livre du sang : Sven et l'Ancien Testament Michel Bugnon-Mordant
Synopsis

Ce roman exigeant de 221 pages et 12 chapitres est d'une brûlante actualité. Il permet de comprendre le rôle fondamental joué par l'Ancien Testament dans la brutalité du gouvernement de Netanyahou et son sionisme génocidaire. La malédiction qui accable le peuple juif, désigné par le Pentateuque comme "peuple élu", ce qui lui attire inévitablement, de la part des autres peuples, une hostilité qui, depuis des millénaires, ne désarme pas, retombe même sur la grande majorité des Juifs qui n'adhèrent pas au rêve macabre d'un Grand Israël fantasmé. On ne peut qu'éprouver de la compassion pour ces hommes et ces femmes qui aspirent à la paix et à la fraternité. Le roman, de surcroît, est un hymne à la véritable amitié.

Publié le 23 Janvier 2021

Les statistiques du livre

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Publié le 10 Juillet 2026

@William Lainé

Merci, cher Monsieur, pour vos précieuses remarques concernant le lien de mon livre. Je ne m'en étais pas rendu compte puisque je n'ai jamais eu besoin de passer commande de mon propre ouvrage. Je suis touché par votre jugement flatteur à propos de mon travail. J'ai hâte de recevoir votre analyse lorsque vous aurez lu la totalité du livre. Pour ma part, j'ai commencé à lire votre roman - Souzailles - dont les premières pages m'intriguent. Je vais passer les jours qui viennent à le terminer. M. Bugnon-Mordant

Publié le 08 Juillet 2026
3
Cher Monsieur, je reste interdit devant tant de courage et de culture. Sven est si attachant dans sa spontanéité que j'ai décidé de le lire jusqu'au bout. J'ai donc commandé votre édition papier (j'en profite pour vous informer que le lien que vous indiquez manque de fluidité, je me suis rabattu sur Cultura, affaire conclue en deux clics). Bonne continuation donc pour votre livre. W.Lainé
Publié le 07 Juillet 2026

Madame,

Je vais conclure.

La « malédiction » du peuple juif fut signalée et soulignée par une Juive de grande valeur : Simone Weil, la philosophe, morte en 1943, à 34 ans. Elle se fit d’ailleurs des ennemis parmi les membres de sa communauté. A trop dire de vérités…

Que disait-elle ? Que le fait d’avoir été proclamé « peuple élu » par le dieu de l’AT pesait sur les épaules de chaque Juif. Aucun citoyen de quelque pays que ce soit n’accepte qu’un membre d’une communauté étrangère à la sienne - en l'occurrence la communauté juive - se déclare élu et de ce fait au-dessus des autres et ayant droit à tous les privilèges. Personnellement, je me rebellerais sans hésitation. Les Etats-Unis ont cette vanité de se croire élus et il n’est pas question, en ce qui me concerne, que je leur reconnaisse une supériorité quelconque.

Que vous contestiez ma critique largement motivée de l’Israël d’aujourd’hui en y voyant un glissement vers l’idée d’une « continuité » entre le corpus biblique et le gouvernement israélien actuel vise une réalité qui est revendiquée par Netanyahou lui-même. La volonté de donner corps au rêve d’un Grand Israël en rasant des villages et tuant des enfants par dizaines de milliers constitue l’un des orgueils de cet homme et de ses complices. Le chef de Tsahal n’a-t-il pas clairement dit à la télévision qu’il considérait les Palestiniens comme des animaux ? Là, je n’accuse pas le peuple juif mais l'idéologie sioniste de certains de ses membres qui, de surcroît, semblent usurper le pouvoir qu’ils détiennent.

Vous estimez que je devrais « reformuler ma présentation ». Fort de la caution de Simone Weil, je ne le ferai évidemment pas. En ce qui me concerne, j’ai pour le peuple juif tel que je le connais et l’apprécie considération et respect. Je donne dans mon livre de multiples exemples qui justifient mon affection pour lui. Cela ne me dispense pas – si tant est que nous soyons, pour un temps très court encore, je ne me fais aucune illusion à ce sujet, libres de nos paroles – d’user de mon fort modeste pouvoir d’analyse envers les mouvements de l’Histoire et le comportement des hommes.

Et puis, j’ai passé l’âge d’être tancé comme un gamin dont la rédaction ne convient pas totalement à son professeur. Professeur dont je ne puis m’empêcher de me demander s’il en est un et de quelle autorité il s’exprime.

Aussi je prends au rebond vos paroles : « Il ne s’agit pas d’ouvrir un procès d’intention ni de poursuivre indéfiniment ce débat ». L’avenir éclairera le débat en question, même s’il s’interrompt ici.

M. BM

Publié le 22 Juin 2026

Monsieur,
Je vous remercie pour votre réponse. Elle me permet de préciser, à mon tour, le point exact de mon désaccord.

Je n’ai pas contesté votre droit d’écrire un roman antireligieux, ni celui de faire lire l’Ancien Testament par des personnages qui n’en seraient pas spécialistes. Un personnage peut se tromper, simplifier, être heurté, réagir violemment à un texte. C’est même l’un des droits les plus précieux de la fiction.
Mais mon commentaire portait sur votre présentation du livre, non sur la liberté intérieure de vos personnages. Or votre synopsis ne se contente pas d’annoncer un roman : il formule une thèse générale sur “le rôle fondamental joué par l’Ancien Testament dans la brutalité du gouvernement de Netanyahou”, puis évoque “la malédiction qui accable le peuple juif”. C’est précisément là que le problème commence.
Que vous partiez de la Bible de votre enfance, intitulée ainsi dans un cadre catholique, est parfaitement compréhensible. Mais cela ne rend pas secondaire la distinction entre Ancien Testament, Bible hébraïque, Tanakh et Torah. Ce ne sont pas des raffinements d’érudition : ce sont des cadres de lecture différents. Employer “Ancien Testament” pour expliquer les Juifs, Israël ou le sionisme revient déjà à lire une tradition par le vocabulaire d’une autre.
Je maintiens donc ma réserve principale : on peut analyser la violence de certains textes bibliques ; on peut critiquer l’usage politique qui en est fait par des dirigeants contemporains ; on peut condamner très durement le gouvernement israélien actuel. Mais il faut éviter de faire glisser cette critique vers l’idée d’une continuité naturelle entre un corpus religieux ancien, un “peuple hébreu”, les Juifs d’aujourd’hui et la politique d’un État moderne.
Vous dites ne pas vouloir faire porter à un peuple la violence de ce texte. J’entends cette intention. Mais certaines formulations de votre présentation produisent tout de même cet effet. En particulier lorsque vous parlez d’une “malédiction” attachée au peuple juif, ou lorsque vous écrivez que Netanyahou aurait “l’excuse” de suivre un plan biblique. Pour ma part, je ne crois pas que les textes sacrés excusent les crimes des hommes. Ils peuvent être invoqués, instrumentalisés, brandis ; ils n’abolissent jamais la responsabilité politique.
C’est pourquoi je persiste à penser que votre présentation gagnerait à être reformulée. Non pour adoucir votre propos, ni pour vous interdire la critique des religions, mais pour éviter qu’une critique du fanatisme religieux, du sionisme politique ou de l’instrumentalisation des textes ne prenne la forme, même involontaire, d’une mise en cause du peuple juif comme porteur d’une faute ou d’une malédiction.

Je m’arrêterai là, car il ne s’agit pas d’ouvrir un procès d’intention ni de poursuivre indéfiniment ce débat. Mon désaccord porte sur la formulation publique de votre thèse, pas sur votre droit à la fiction. Il me semblait simplement nécessaire de le dire clairement.

Publié le 22 Juin 2026

@Catarina Viti

Madame,
Votre long message me permet de préciser un certain nombre de points.
Mes deux personnages, le professeur et l’Islandais, ne sont ni l’un ni l’autre des théologiens. Moi non plus. Ce n’est donc pas en tant qu’érudit de la Bible que j’ai entrepris mon récit. Les éléments sur lesquels vous vétillez – c’est votre droit – Tanakh, Bible hébraïque, Ancien Testament constituent un ensemble dont mes personnages n’avaient pas à se préoccuper. Ils ont tout simplement utilisé un exemplaire remis par l’Église à tout catholique dont elle entend entretenir la foi et qui s’intitule La Bible et contient à la fois l’Ancien et le Nouveau Testaments. C’est donc, l’un et l’autre mais avant tout le second, qui n’en avait jamais entendu parler, en tant que lecteurs bruts de ces documents qu’ils s’expriment. Ils n’avaient pas à entrer dans les arcanes du contenu religieux du judaïsme et du catholicisme pour dialoguer. Et moi non plus, si vous me permettez de le dire, qui me suis une bonne partie de ma vie – j’ai été baptisé et élevé catholique – vu imposer les leçons de catéchisme et la participation à la messe qui m’ont incité à étudier l’histoire des religions ; j’en ai conclu qu’aucune n’était convaincante et conçu une détestation de toute entreprise visant à établir une religion en absolu devant s’imposer à tous.
Si, ce disant, on se met à la place de Sven, qui aborde effectivement sans aucun préjugé la lecture de ce que La Bible, le livre précis hérité de mon enfance, nomme Ancien Testament, on ne peut qu’être heurté par l’attitude d’un dieu jaloux, vaniteux, cruel, sadique, menteur qui persécute non seulement tous ceux qui résistent à « son » peuple mais celui-ci également, sans autre justification que sa volonté de projeter sa puissance et de dénier à tous les autres peuples le droit à une religion différente, tout en leur enjoignant sous peine d’annihilation de se soumettre au peuple hébreu.
Je m’interroge, à ce stade, sur ce que vous avez lu de mon livre. Vous êtes-vous contentée du bref extrait figurant sur le site ou avez-vous pris la peine de le lire entièrement ? Dans ce dernier cas, vous devriez vous être aperçu que j’établis un distinguo entre le texte de l’Ancien Testament tel que Sven l’a eu sous les yeux et l’encouragement qu’y ont trouvé les nations anglo-saxonnes - essentiellement à notre époque les Etats-Unis - pour justifier leur impérialisme létal. De même, tant Sven que le professeur plaignent le peuple hébreu autant qu’ils condamnent son attitude d’obéissance fatale à leur dieu. Ce qu’ils désignent comme une malédiction, celle de porter l’appellation de peuple « élu », accable les Juifs dans leur ensemble, aujourd’hui encore. Une majorité, je n’en doute pas, souffre du regard de ceux qui leur en font reproche, comme s’ils y pouvaient quelque chose.
Quant à « expliquer une politique contemporaine par une essence religieuse ou ethnique supposée », vous n’y êtes pas. Ce sont les dirigeants israéliens actuels qui affirment qu’il est de leur devoir d’agir en héritiers de l’Ancien Testament et qui procèdent à des massacres dont le monde est témoin. Je n’ignore pas que la grande majorité des Israéliens actuels et davantage encore des Juifs de la diaspora (dont tous ceux parmi lesquels je compte des amis) sont hostiles à la brutalité du gouvernement israélien et à la doctrine qui le conduit : le sionisme. Netanyahou et son clan rejoindront sans doute dans l’Histoire le club des assassins de masse, mais ils ont l’excuse de suivre à la lettre un plan qui les engage à recréer le Grand Israël, lequel n’a jamais existé ailleurs que dans la Bible. Ils ont comme excuse de bénéficier du soutien de nombreux dirigeants européens, lesquels, trahissant leurs peuples, conduisent le monde vers une guerre qui sera probablement la plus désastreuse jamais conduite par les hommes.
Contrairement à ce que vous prétendez, je n’entends pas « faire porter à un peuple » la violence que « j’attribue » (?) à l’Ancien Testament. Aussi répudié-je le ton légèrement menaçant de vos dernières lignes. Le livre que vous condamnez est un roman, non une analyse théologique. Il s’agit de ne pas l’oublier.
M.BM

Publié le 22 Juin 2026

Votre présentation me pose un problème majeur, non parce qu’elle critique l’Ancien Testament, mais parce qu’elle franchit une ligne entre critique des textes et mise en accusation d’un peuple, ou plutôt d'une diaspora, et d'un foyer national.
D’abord, vous confondez plusieurs plans. Le Tanakh, la Bible hébraïque et l’Ancien Testament ne sont pas des termes interchangeables. “Ancien Testament” est une désignation chrétienne ; elle suppose déjà une relecture théologique particulière des textes hébraïques. Parler de “l’Ancien Testament” comme du “Livre des Hébreux” est donc une simplification lourde, historiquement et religieusement imprécise.
Ensuite, vous imputez à un "peuple" (voir précédent) une culpabilité morale à partir d’un corpus ancien, composite, contradictoire, transmis, traduit, interprété et disputé pendant des millénaires. On peut critiquer la violence présente dans des textes bibliques. On ne peut pas s’en servir pour qualifier un "peuple" de barbare, ni pour expliquer une politique contemporaine par une essence religieuse ou ethnique supposée.
Le parallèle avec Israël aujourd’hui ne “s’impose” pas de soi. Il est construit. Et tel qu’il est formulé ici, il laisse entendre une continuité naturelle entre les Hébreux bibliques, les Juifs, la Bible hébraïque et la violence d’un État moderne. C’est une confusion grave. Critiquer la politique de l’État d’Israël, y compris très sévèrement, est votre droit. Mais expliquer cette politique par la Bible hébraïque ou par une disposition ancienne du “peuple hébreu” relève d’un imaginaire essentialisant.
Vous dites que votre personnage serait “dépourvu de tout préjugé” et animé d’une “honnêteté intellectuelle absolue”. Justement : l’honnêteté intellectuelle exige de ne pas sélectionner un corpus religieux pour en faire la preuve à charge contre un peuple. Elle exige aussi de comparer : les textes fondateurs des civilisations grecque, romaine, chrétienne, musulmane, européenne ou moderne sont eux aussi traversés par la guerre, le sacrifice, la domination, l’exclusion, la conquête et le meurtre sacralisé ou justifié. Pourquoi isoler la Bible hébraïque comme si elle portait seule une violence spécifique et transmissible ?
Ce que votre présentation appelle “analyse lumineuse” ressemble donc moins à une lecture critique qu’à une démonstration orientée. Elle ne met pas seulement en cause un livre : elle met en accusation une tradition, puis un peuple, puis une actualité politique. Cette chaîne de raisonnement est précisément ce qu’il faut rompre.

Je vous invite donc à reformuler profondément votre présentation. Vous pouvez annoncer un livre qui interroge la violence des textes sacrés, la manière dont les sociétés héritent de récits guerriers, ou la difficulté pour des cultures postérieures d’adopter des livres porteurs de scènes de massacre et d’élection. Ce serait un sujet fort. Mais dans sa formulation actuelle, votre texte ne relève pas seulement de la provocation littéraire : il véhicule un préjugé anti-juif sous couvert de critique biblique.
La littérature peut être violente, irrévérencieuse, antireligieuse, iconoclaste. Mais elle doit savoir ce qu’elle fait. Ici, ce que fait votre présentation, c’est transformer une lecture de la Bible hébraïque en soupçon porté contre les Hébreux, puis par extension contre les Juifs et Israël. C’est intellectuellement fragile, historiquement confus et moralement dangereux.
Je ne vous reproche pas de critiquer un texte sacré. Je vous reproche de faire porter à un peuple la violence que vous attribuez à ce texte. Mais si vous voulez persister dans cette voie, ce qui est votre droit, ne partez pas de l'Ancien Testament, mais du Tanakh. L'Ancien Testament relate l'histoire et les fondements de la religion chrétienne, de la création du monde jusqu'à la naissance de Jésus.

Publié le 22 Juin 2026

Je suis très heureux et flatté de voir mes modestes écrits plébiscités par de nombreux lecteurs. Que ce soit ma pièce, ANNE, ou mon roman-essai, LE LIVRE DU SANG, ils ont eu l'heur d'éveiller un intérêt encourageant. Je remercie globalement ceux qui m'ont ainsi manifesté que ces oeuvres avaient quelque mérite.

Michel Bugnon-Mordant

Publié le 08 Octobre 2025

@ Thanys G Je vous remercie pour votre long commentaire, très fourni.

Publié le 13 Juillet 2025

C'est un extrait assez interessant. Thèse partiale, bien argumentée qui fait déchoir le dieu de la Bible, fondateur du monothéisme (juif, chrétien, musulman) de son piedestal. Le soi-disant peuple élu des Hébreux est repalcé sous la coupe d'un Dieu inique et il ne tranchait pas tant que avec les autres nations puisque tous adoptaient des moeurs féodaux à y regarder de près : respect de pratique comme le sacrifice du fils (Abraham), droit d'ainesse au sein des familles même si la ruse de Jacob a faussé la donne (Isaac), contrainte d'épouser l'aînée des filles avant la cadette (Laban, oncle de Jacob) et dans ce système moral, le bien est conçu sous la forme de possessions matérielles : Isaac chez les Phlistins reçoit en biens, terre où s'établir et troupeaux de moutons, de brebis (etc...) Dans l'ensemble on ne voit pas de justice qui est pourtant brandie comme motif de colère : Sodome et Gomorrhe n'étaient pas les seules cités à s'adonner à la luxure, coutume féodale banale pour les peuples car pour bien faire, c'est toutes les cités de la Mésopotamie qu'on aurait dû chatier. Noé échappe au Déluge sous prétexte qu'il est juste selon Yahvé mais non, la raison en fait est tout autre. Donc le Dieu d'Adam, Noé, Abraham, Isaac et Jacob était inique sauf que cette remarque est aussi valable pour les dieux d'autres panthéons : chez les nordiques comme chez les greco-romains même si eux, ne sont pas étudiés. Bref, nos aïeuls ne connaissaient pas la justice qui restait à créer mais ils ont eu tort de ne pas le présenter comme cela !

Publié le 12 Juillet 2025

@Abitha

Je vous remercie pour vos remarques. Dieu demeure Dieu, c'est entendu ... pour ceux qui croient en lui. Mais il peut y avoir d'autres dieux ou aucun dieu du tout. Imposer une réponse, ce qui est l'esprit de l'Ancien Testament, est inacceptable. Je vous conseille de me lire jusqu'au bout, la suite contient bien des richesses analytiques et sensibles. Michel BM

Publié le 12 Juillet 2025

Intéressant point de vue.
Belle analyse intellectuelle.
Dieu demeure Dieu.
J'espère vous lire néanmoins jusqu'au bout

Publié le 12 Juillet 2025

@Dr Zoran. Je suis ravi et touché d'avoir ainsi influé sur vos choix.

Michel BM

Publié le 16 Octobre 2024
3
Après des décennies ce livre m'a donné envie de lire des romans ...
Publié le 22 Septembre 2024

@Steve Walk.
Cher Monsieur, je vous remercie pour votre analyse précise, libre et d'une honnêteté intellectuelle rare, ce qui manque tellement de nos jours. Votre enthousiasme m'encourage et votre jugement me convainc qu'être objectif et factuel, c'est choisir la voie la plus satisfaisante. J'ai moi aussi étudié dans un collège puis un lycée catholique (c'était le même établissement jésuite), et si je suis resté croyant jusqu'à mes études universitaires et si j'ai bénéficié - collège, lycée, faculté - d'un enseignement de grande qualité, j'ai été tôt effaré de la violence sectaire de l'Ancien Testament. Je me suis néanmoins efforcé d'analyser avec droiture le texte que Sven, mon personnage, découvre. Je vais vous lire, car vous me paraissez être un penseur stimulant.

Publié le 29 Août 2024
3
Bonjour M Bugnon-Mordant, J'en ai le souffle coupé: votre livre est tout simplement remarquable, tant sur la forme que sur le fond. Sven (vous?) décrit avec une acuité rare ce que cette bible a semé et dont la lecture littérale persévère a semer. Nul envie d'attrister les personnes de bonne foi, mais déjà pré-adolescent, sa lecture partielle me mis profondément mal à l'aise. La bible (élaborée durant plus d'un demi-millénaire selon les recherches récentes) est toxique. En humanités, je fis des "gréco-latines" dans un collège catholique et en ressenti - sans pouvoir le décrire - la profonde contradiction. Bravo pour votre ouvrage, que je recommande à celles et ceux acceptant des remises en question.
Publié le 28 Août 2024

Ce livre, à la lumière du conflit sanglant entre Israël et les Palestiniens, vient ici à son heure. Il permet de manière exceptionnelle de comprendre le lien entre le livre sacré des Hébreux, peuple sanguinaire, génocidaire, animé par un dieu abominable, et l'Etat d'Israël actuel. Il ne s'agit pas ici d'antisémitisme ou même de judéophobie - qui n'ont pas cours en l'occurrence, en tout cas dans l'esprit de l'auteur - mais de ce à quoi aboutissent le fanatisme et la prétention délirante de quelques membres d'un peuple parvenus au bout de leur parcours.
A lire de toute urgence.

Publié le 20 Août 2024

Bonjour Michel, (@Michel Bugnon-Mordant),
Le Bien et le Mal, thème ô combien difficile que je m´efforce aussi d´aborder. Dans cet extrait, vous (Sven) semblez considérer que le Bien puisse exister en l´absence du Mal. Le Bien ne se nourrit-il pourtant pas du Mal pour le transcender? Indissociables, l´image d'Épinal biblique recèle malgré tout une certaine sagesse: en quittant son innocence pour devenir clairvoyant, c´est surtout l´Homme qui a créé le Mal (qui sans lui, n´existerait tout simplement pas). Si la douleur préexiste dans le monde animal, le "Mal" (comme la torture) - et donc le "Bien" en réaction - requiert une conscience pour émerger. Ce sont des créations purement humaines (sauf à reconnaitre au chat jouant avec la souris un niveau de conscience supérieur à ce que l´on veut bien leur accorder aujourd´hui), liées à une morale, une éthique. Une fois créé, notre destinée sera-t-elle de le répandre dans l´univers, ou de l´éradiquer par un effort (sur)humain (peut-être en nous éradiquant nous même, en provoquant l´Apocalypse)?
Plutôt que d´être une pâle réplique du divin, c´est bien plus l´Homme qui s´est façonné un Dieu à son image. L´idée d´un destin entrelacé d´une humanité imparfaite et d´un dieu en devenir devient tout d´un coup plus intéressante.
Je ne reviendrai pas sur les multiples aberrations du Dieu d´Abraham (que vous décrivez par le détail et que j´aborde aussi dans D.E.X) que seul un croyant compulsif peut justifier. Une fois admit que cette représentation puisse n´être qu´un miroir (à peine déformant) de notre propre condition, cette figure paternelle et royale devient beaucoup plus intéressante. Tout comme la volonté chrétienne de rupture. Alors, Jésus fils d´un père repentit (donc temporel et bien peu omnipotent)? Ou reniant ce mauvais père pour en adopter un meilleur, bien plus lumineux, mais dont le message fut incompris et mal retranscrit (volontairement)?

Publié le 09 Février 2023

@Eric Brambilla

Merci Eric pour cet extrait très intéressant et qui ajoute un complément que j'apprécie à ma connaissance de l'AT et du christianisme dans son ensemble. Je ne vais pas manquer de prendre connaissance de votre roman.

Michel Bugnon-Mordant

Publié le 07 Février 2023

Bonjour Michel, (@Michel Bugnon-Mordant)

Je viens de me rendre compte que vous traitez en profondeur de l´une des questions que j´aborde dans mon roman, D.E.X, et je vais de ce pas me plonger dans votre extrait.
En attendant, je vous laisse un petit dialogue (p399, relatif à une nouvelle religion techno-syncrétique), qui devrait vous interpeller (et n´hésitez pas à me corriger si j´ai dit une ânerie dans ce passage) :
— Leurs prêtres n’hésitent pas à raviver certaines interprétations manichéennes, aujourd’hui hérétiques. Les Albigeois rejetaient le démiurge obsessif de l’Ancien Testament, par trop capricieux et cruel pour être de la même nature que le dieu d’amour vénéré par le Christ et ses adeptes. Pour ne pas les choquer les judéo-chrétiens, cette nouvelle religion syncrétique ne va pas jusqu’à accuser le Créateur des prophètes judaïques d’être Satan, lui-même, comme le firent Marcion et Mani en leur temps. Pourtant, elle incite les croyants à s’éloigner du christianisme doctrinaire pour lui favoriser une lecture plus intérieure et personnelle des Écritures. La Nouvelle-Ur cherche à exacerber ces incohérences en redonnant à l’hérésie son sens premier, celui d’école de pensée.
— Matt veut parler du problème synoptique de l’Évangile selon Matthieu, la théorie des deux sources, et de la légitimité d’un élément clé ajouté par son auteur : "Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir la Loi".
Bras écartés, Sylvie imita le prophète pour le plus grand plaisir de Martin qui ne se retint pas de reluquer les formes protubérantes pressant son chemisier en satin clair. Matthew se dit que la mettre en croix serait la meilleure manière de damner un saint.
— Ses théologiens affirment que ce passage rajouté détruit l’unité du message christique. Ils reprennent l’intuition de Marcion confirmée par une analyse approfondie des textes pour en rejeter l’authenticité. Ils préfèrent voir dans l’Évangile de Marc et une source hypothétique, nommée Q, la paternité des versions plus tardives de Matthieu et de Luc.

Publié le 01 Février 2023

@Monique Louicellier

Je suis très heureux, chère Monique, que vous ayez su placer mon texte dans son contexte exact et que le dialogue qu'il inclut vous ait interpellée. Personnellement je suis un chrétien politique et culturel, c'est-à-dire convaincu (et l'Histoire me le prouve) que le catholicisme est inséparable, en dépit de ses tares et de ses erreurs, de notre civilisation européenne, hélas en perdition, mais qui fut grande. Mais intellectuellement, je suis agnostique, ce qui veut dire que je ne sais pas s'il y a des dieux ou un dieu ou une force supérieure intelligente qui nous manipule. L'Evangile, pour moi, d'autre part, est un texte de morale et d'une certaine manière de philosophie auquel je peux sur bien des points souscrire. Il n'est pas impossible que j'écrive à son sujet quelque jour (bien qu'à mon âge ...). Ce n'est pas le cas de l'Ancien Testament, qui appartient à un peuple, les Hébreux, barbare, intolérant, criminel, et qui a malheureusement eu et a encore une influence néfaste, notamment sur les fous qui dirigent les Etats-Unis.
Merci pour votre intérêt, chère Monique..

Michel Bugnon-Mordant

Publié le 26 Janvier 2023
3
@Michel Bugnon-Mordant. Cher Michel, bravo pour cet extrait. Je mourrai moins bête... J'aimerais bien présenter les considérations de Sven à des prêtres et évangélisateurs, et autres personnes ayant pu faire des études en théologie. C'est fort intéressant, on ne peut qu'approuver les propos, mais alors qu'en pensent les spécialistes et y a-t-il autre chose concernant les Evangiles cette fois et l'articulation de ces dernières avec l'Ancien Testament ? Très curieuse... Merci ! Lien exact du livre : https://www.leretourauxsources.com/catalogue/101-le-livre-du-sang-sven-et-l-ancien-testament.html
Publié le 26 Janvier 2023

@ Pascal.S
En dépit du ton un peu cavalier de votre interpellation (mais bien dans le ton général de notre époque), je vous remercie d'avoir reconnu la pertinence de mes propos. Quant à ce que vous désignez comme "trop tranché", je tiens à rappeler mon intention : mettre en scène un personnage vivant hors de notre civilisation en perdition, n'ayant eu aucune relation avec elle, n'ayant jamais entendu parler de la Bible. Mettez-vous à sa place : son jugement "tranché" et ne faisant "pas dans la mesure" n'est que le reflet de la violence et de la démesure du dieu de l'Ancien Testament. Sven ne "tape" d'ailleurs pas sur "Dieu" mais sur "un" dieu, celui de l'Ancien Testament, qui n'est pas le nôtre, à nous Européens authentiques. Un dieu de haine, de cruauté, de mensonge, de sadisme peut-il s'attendre à ce qu'on le décrive autrement qu'il n'est ? Juge-t-on un livre, par ailleurs, que l'on n'a pas lu de la première à la dernière page ?

Publié le 12 Mars 2021

Dis-donc dans ce récit, on peut dire que vous ne vous privez pas de taper sur Dieu. Vous l'accusez de tous les maux.... Pour vous que ce soit l'épisode de l'arbre du bien et du mal, celui de Abraham et Isaac ou Adam et Eve, vous accusez Dieu d'avoir autorisé le mal et même de l'avoir favorisé. Après vos arguments s'entendent et sont intéressants même si on peut trouver que vous ne faites pas dans la mesure et que vous avez un avis trop tranché!

Publié le 12 Mars 2021

@ Germain GUITARD
Je suis ravi d'avoir mérité vos compliments et vous en remercie. Un auteur a toujours besoin de reconnaissance et d'encouragement.

Publié le 18 Février 2021

@ Agostini Francois-Xavier
Merci pour vos étoiles rassurantes et encourageantes.

Publié le 18 Février 2021

Dieu ne s'enseigne pas. C'est une découverte individuel. Waoooo

Publié le 17 Février 2021
3
BONJOUR, encouragements, voici 5 étoiles annonciatrices. Que dire ? Que Dieu ne s'écrit pas, ne se lit pas, il se découvre par hasard lors d'une extase, une nuit, c'est une découverte personnelle, ce n'est pas un enseignement dirigé... Il suffit d'aimer quelqu'un plus que soi-même, un ami, une femme, un enfant, un sdf, et l'on rencontre quelque chose qui nous allume soudain... Chacun son style, son idée d'écriture en attendant bonne lecture à tous les auteurs encore libres COMME VOUS ET MOI sur monbestseller.com "God belongs and rules nothingness...." l'année 2021 sera décisive....
Publié le 14 Février 2021

@ Ange Gabriel

Cher Ange,
Votre appréciation m’a ravi par son originalité. J’aurais presque cru qu’un authentique habitant du Ciel s’adressait à moi. Vos paroles, quoi qu’il en soit, me sont une récompense pour mes efforts et un encouragement à poursuivre.
Bien à vous,

L'auteur

Publié le 07 Février 2021
3
Bonjour Michel, Je me permets de te tutoyer. Je m' octroie ce privilège car je sais que tu connais ma profession et mon grand âge. Age vénérable qui me permets de considérer Adam, Seth, Noé, Mathusalem et tant d' autres comme des amateurs. La lecture de ce livre m' a plongé dans un bain d' humanité, de culture, d' humour et de finesse. Dieu que votre érudition est immense. Seigneur je prie pour posséder un dixième des connaissances de Sven et de Michel. J' en perds mon latin ! pas vous ! Mon patron n' aime que l' Esprit Saint qu' il considère comme sain. Il pourrait donc m' affecter en Enfer, mais j' ai signé pour un CDI à vie auprès de lui et il n' a qu' une parole (enfin j' espère). Ave Michel, Ave Sven.
Publié le 07 Février 2021

Bonjour Michel,
Je me permets de te tutoyer. Je m' octroie ce privilège car je sais que tu connais ma profession et mon grand âge. Age vénérable qui me permets de considérer Adam, Seth, Noé, Mathusalem et tant d' autres comme des amateurs. La lecture de ce livre m' a plongé dans un bain d' humanité, de culture, d' humour et de finesse. Dieu que votre érudition est immense. Seigneur je prie pour posséder un dixième des connaissances de Sven et de Michel. J' en perds mon latin ! pas vous ! Mon patron n' aime que l' Esprit Saint qu' il considère comme sain. Il pourrait donc m' affecter en Enfer, mais j' ai signé pour un CDI à vie auprès de lui et il n' a qu' une parole (enfin. j' espère). Ave Michel, Ave Sven.
Ange Gabriel.

Publié le 07 Février 2021

Certains lecteurs ont cru voir dans mon livre un pamphlet. Voici le début d'explication que je livrais récemment à une revue suisse à laquelle j'avais accordé un entretien :

"MBM : La raison pour laquelle j’ai commis ce livre est double. D’une part, l’Ancien Testament a joué dans l’Histoire et joue encore un rôle fondamental ; il a donc un impact intellectuel mais également géopolitique majeur. D’autre part, cela faisait très longtemps que je m’interrogeais sur la manière dont pourrait réagir un lecteur n’ayant jamais entendu parler de l’Ancien Testament, ne connaissant rien à son environnement religieux, culturel, politique, historique. Je le voyais comme une sorte de Martien débarquant sur notre terre et à qui l’on mettrait entre les mains ce texte incroyable (au sens propre) et tonitruant. J’ai fini par céder à la tentation et j’ai inventé Sven, un érudit un peu particulier, abordant sans préjugé, avec une rectitude intellectuelle absolue, l’un des écrits les plus influents de tous les temps. M’étant glissé dans sa peau, je me suis tout naturellement laissé guider par lui.
IRO : Son objectivité, en tout cas, ne fait aucun doute. Mais son constat, disons-le, est des plus sévères.
MBM : Sven ne fait qu’exprimer une évidence : si tant est que les mots signifient encore quelque chose – mais face au déni global actuel de toute réalité, on peut en douter, – ce que décrit l’Ancien Testament est proprement horrifiant. Le dieu qui y est représenté et le peuple qui le sert enchaînent les abominations : mensonges, fourberies, sectarisme crasse, intolérance absolue, vanité himalayenne, mais surtout des massacres, encore des massacres, toujours des massacres. Le dieu des Hébreux, les chefs de ce peuple et ce peuple lui-même font en outre preuve d’une prétention dont on trouverait difficilement l’équivalent."

Je me suis simplement efforcé de rendre l'échange entre le professeur et l'érudit islandais aussi vivant et intéressant que possible.

Michel Bugnon-Mordant

Publié le 31 Janvier 2021

@suzie fong

Je vous remercie pour votre commentaire. Je l'ai trouvé très constructif. Je vais lire quelques-unes de vos publications.

Michel Bugnon-Mordant

Publié le 28 Janvier 2021