
L'un des premiers indices qui peut alerter est la régularité du style. Les IA, comme les modèles GPT, tendent à produire des textes au style fluide, mais souvent excessivement homogène. Chaque phrase a la même structure rythmique, chaque émotion est dépeinte avec une certaine redondance, sans grande variation de ton. Les tournures se ressemblent, et les expressions sont répétées sans subtilité. Un auteur humain varie naturellement les registres, les structures et les rythmes pour maintenir l’attention et créer des contrastes.
Un texte rédigé par une IA manque généralement d’une "voix" distincte. La "voix" d’un auteur est une sorte de signature personnelle, une empreinte dans le langage et l’approche du récit. Les textes générés par IA tendent à être impersonnels. Ils suivent des modèles pré-appris et ne révèlent ni originalité ni identité claire. Le lecteur averti remarquera une certaine neutralité émotionnelle ou stylistique, malgré la fluidité apparente du texte.
Les IA, malgré leurs avancées, peinent encore à innover sur le plan de l’imaginaire. Elles fonctionnent en réutilisant des phrases ou des concepts qu’elles ont rencontrés dans les données sur lesquelles elles ont été formées. Résultat : elles produisent des descriptions très convenues, parfois clichées. Par exemple, les personnages seront souvent décrits à travers des métaphores rebattues ("un océan de tristesse", "une tempête d’émotions"), et les scènes d’action ou d’émotion forte seront résolues de manière prévisible et parfois superficielle.
Si la trame narrative semble couler de source, presque trop aisément, c’est peut-être un indice d’une rédaction par IA. Les IA excellent à créer des récits linéaires et bien construits, mais sans surprises véritablement audacieuses. Le manque d’imprévus ou de rebondissements surprenants, typiques des œuvres humaines où l’intuition et les émotions guident l'écriture, peut indiquer une influence algorithmique.
Les IA peuvent générer des textes bourrés de détails précis, mais parfois inutiles ou sans grande pertinence. Cette tendance à surdétailler des aspects triviaux du récit — comme la marque des objets ou la description excessive de lieux sans lien avec l’intrigue — découle de la capacité de l’IA à rechercher et à réutiliser des informations extraites de sources diverses. Contrairement aux auteurs humains qui filtrent et priorisent les détails selon leur importance narrative ou émotionnelle, l’IA tend à tout "raconter".
L’une des principales forces de l’écriture humaine est sa capacité à dire sans vraiment dire, à créer du sous-texte. L’IA, en revanche, tend à tout expliciter. Elle a du mal à jongler avec la subtilité, l’implicite et le non-dit. Les textes générés par IA seront souvent dépourvus de ces nuances littéraires qui enrichissent une histoire en laissant le lecteur interpréter ou deviner.
Les dialogues générés par IA sont souvent un autre indice révélateur. Souvent plats, artificiels, ou surchargés d'explications inutiles, ils manquent de la spontanéité et de la vivacité des conversations humaines. Les personnages IA parlent souvent de manière formelle et peu naturelle, même dans des contextes informels. Les dialogues ne montrent pas les émotions ou les personnalités de manière subtile, mais explicitent chaque état d’âme, ce qui donne une impression de mécanique plutôt que de réalisme.
Bien que l’IA puisse créer des personnages, elle a du mal à leur insuffler une véritable complexité psychologique. Les protagonistes d’un récit généré par IA manquent souvent de profondeur et de contradiction interne, apparaissant comme des archétypes ou des stéréotypes. Un auteur humain façonnera ses personnages avec des failles, des évolutions et une humanité palpable que l’IA ne parvient pas encore à reproduire.
Si l'intelligence artificielle peut imiter de manière impressionnante le langage et certaines structures narratives, elle est encore loin de capturer l'essence de la créativité humaine. Reconnaître un texte rédigé par une IA exige un œil attentif à ces signes distinctifs. L’authenticité d’une œuvre réside dans l’inventivité, l’imperfection, et les nuances de l’esprit humain – des qualités que l’IA, pour l’instant, ne fait qu’effleurer.
Si l'on reconnaît assez facilement les limites actuelles des productions littéraires purement issues d'IA, cela ne signifie pas pour autant que l'IA est condamnée à rester à la marge du processus créatif. Au contraire, une approche innovante et prometteuse émerge : celle de la symbiose entre intelligence humaine et intelligence artificielle.
Plutôt que de déléguer entièrement la création littéraire à une machine, certains auteurs choisissent d’intégrer l’IA comme un outil complémentaire, au service de leur propre vision. Ils utilisent l’IA non pour écrire à leur place, mais pour enrichir leur travail, en proposant des variations de style, des suggestions d’intrigues, ou en effectuant des recherches rapides. Ce mode d’interaction créative permet à l’écrivain de repousser les frontières de son imagination tout en conservant sa maîtrise complète du récit.
Cette synergie entre l'humain et l'IA ouvre de nouvelles perspectives : loin des textes lisses et impersonnels que l’on reproche aux générateurs automatisés, cette collaboration permet d'explorer des formes littéraires inédites et de répondre à des exigences de plus en plus sophistiquées, tant au niveau stylistique que narratif. L'IA devient alors une extension de la pensée humaine, augmentant l’efficience du processus créatif sans en diluer l’authenticité.
Dans cette démarche, la machine ne fait pas que produire du texte : elle participe à la construction d'une œuvre, comme un instrument entre les mains d'un virtuose. La créativité reste fondamentalement humaine, habitée par des émotions, des choix esthétiques et des interrogations profondes, là où l’IA se contente d’amplifier les possibilités sans jamais prétendre à la remplacer.
En somme, l’avenir de la littérature avec l’IA pourrait bien être celui d’une co-création enrichissante et subtile, à condition que l’humain garde les rênes de l’inspiration et de l’expression. Ce potentiel se dessine dans la manière dont les écrivains de demain, curieux et audacieux, sauront exploiter cette nouvelle énergie sans se laisser submerger par elle.

Vous avez écrit un livre : un roman, un essai, des poèmes… Il traine dans un tiroir.
Publiez-le sans frais, partagez-le, faites le lire et profitez des avis et des commentaires de lecteurs objectifs…
@ALICE HOUAN
Il est clair que l'IA apprend, et vite. Sera-t-elle capable un jour d'écrire correctement ? Moi, j'ai toujours eu une peur plus grande encore : qu'elle soit capable un jour de décider que l'humain est trop mauvais et qu'elle finisse par vouloir nous éradiquer en fabriquant par exemple des machines... (J'ai sûrement été traumatisée par Terminator, le voyage dans le temps en moins)
En attendant, je me suis amusée, moi aussi, à lui poser des questions. Elle est plutôt douée en ce qui concerne les réécritures de textes informatifs, donc "froids". Et j'avoue avoir eu l'impression de m'être trouvée une nouvelle copine tant elle était bienveillante ! Mais lorsque je n'ai pas trouvé la réponse à ma question concernant l'accord d'un mot dans une expression (invariable finalement), que je regrette de ne pas me souvenir, elle m'a donné un exemple de quatre mots contenant deux fautes ! L'une concernait l'accord du verbe et l'autre était une méprise avec un homophone. J'ai alors été très déçue par ma nouvelle amie...
Je pense qu'il n'y a pas de mal à utiliser les nouveaux outils, même si j'avoue avoir un peu peur que mes efforts finissent par ne plus avoir d'intérêt fasse à la "machine", tant que l'on ne trompe pas son monde. J'avoue donc haut et fort que je l'utilise dans mes recherches contre mon gré (en utilisant Google) et en cherchant des synonymes. Sur mon site habituel, j'ai d'ailleurs vu le changement, parmi les suggestions, depuis que l'IA s'en mêle... Elle les confond parfois avec les antonymes ! Alors, je ne sais pas toujours où chercher ! J'ai d'ailleurs pensé à faire la demande ici. @mBS Puisque nous ne pouvons pas toujours nous fier aux réponses de l'IA, serait-il possible de créer un petit espace où nous pourrions poser nos questions orthographiques, grammaticales, ou autres aux autres auteurs ? (Ca ferait en plus un joli petit coin de référencement !) Bref, je termine en ajoutant que je l'utilise également pour mes couvertures et les illustrations de mon blog. Et découvrir des mains en trop me fait toujours rire !
Gwenn
@ALICE HOUAN @Zoé Florent
Quoi de plus frustrant pour un auteur (plus ou moins affirmé) de devoir se mesurer à d'autres auteurs usant totalement ou partiellement d'une IA !
Que va devenir la voix unique de la création purement humaine, sans l''imperfection de nos écrits qui révèle nos bizarreries, nos erreurs, notre humanité ?
Allons-nous perdre la résonance de nos pensées, au profit d'un texte parfait, mais insipide ?
L'IA peut-elle comprendre l'art de raconter une histoire, de transmettre des émotions, au même titre qu'un humain ?
La sagesse voudrait qu'elle ne soit utilisée qu'à bon escient (vérification de l'orthographe, ponctuation...).
Mais la tentation est grande ! Très vite elle peut devenir addictive.
Annie
@Zoé Florent... je n'ai pas l'honneur de connaître votre pomme... et il n'y a rien d'étonnant à ce que mon com' soit recopié deux fois, c'est moi... donc, si nous disons la même chose, c'est parfait... juste qu'à priori, cela ne prouve rien concernant notre amie Alice Houan...
Bonjour Zoé,
Je viens de parcourir votre dernier texte, que vous m'avez invité à lire...
J'ai un peu de mal à comprendre le sens de la démonstration...
J'ai noté que les textes sont similaires, et que pour plagier Bukowski, l'IA se fend juste d'un "salaud" et pour Céline d'un " colossal"... même pas fichue d'aligner les légendaires points de suspension et les phrases courtes et lapidaires de l'auteur d'"Au bout de la nuit"...
Maintenant, qui nous dit que l'IA n'est pas allée au plus proche, et a simplement pompé, recopié le texte d'Alice Houan, pouvant laisser croire qu'elle l'avait elle-même pompé...
Chère @Zoé Florent,
Que de zèle dans cette quête du Saint Graal IA ! Rassurez-vous : mes textes viennent bien de ma propre plume, sans assistant caché ni co-auteur fantôme. Juste une bêta-lectrice comme vous et tous les auteurs en général ! Mais finalement, profitons de la littérature, ce bel espace qui échappe aux classifications trop rigides. On pourra dire que ce qui compte, c’est le plaisir de lire, non ?
Amicalement,
Alice
@Zoé Florent Merci Zoé, donnez-moi le lien de votre dernier texte, voici le mien : https://www.monbestseller.com/manuscrit/21701-kabylie-mon-amour
@Zoé Florent L'IA est totalement incompétente en littérature... j'ai lu des textes écrits par l'IA, c'est d'un ennui mortel... j'envoie parfois pour m'amuser un roman à des M.A. à compte d'auteur qui le passent souvent à l'IA pour en faire un résumé, croyant vous impressionner... le résultat est lamentable... Envoyez leur "Le Grand Meaulnes", en changeant le titre, rien que pour rire... Je peux aussi vous aligner les deux critiques de mon livre, celle d'Alice et celle de l'IA... les deux sont élogieuses (celle de la MA à compte d'auteur par intérêt lucratif)... mais l'une est une réponse littéraire, pas l'autre... L'IA est incapable de faire une critique littéraire crédible, car une critique littéraire est émotionnelle…
@Zoe Florent : Zoé, même si Alice a fait un commentaire élogieux sur mon roman historique "Kabylie mon amour", avec des détails qui prouvent qu'elle l'a lu... elle a formulé une critique, probablement justifiée, sur la structure narrative, donc tout n'est pas lisse comme une IA consensuelle... Et à mon avis, l'IA peut difficilement émettre un avis sur la structure narrative d'un roman, car ce n'est pas une erreur structurelle, juste une notion cultuelle, liée à un effet de mode...
@ Zoé Florent Il est évident que l'écriture d'Alice Houan est l'écriture d'une personne humaine, avec sa sensibilité, sa poésie. L'intelligence artificielle est incapable de subtilité... Il se peut cependant que l'intelligence humaine, quand elle se livre à une analyse, en arrive aux mêmes conclusions que l'IA, qui, elle-même, copie l'intelligence humaine. L'histoire de la poule et de l'œuf...
Chère @Zoé Florent,
Je comprends votre insistance et je ne veux certainement pas « botter en touche ». Toutefois, je tiens à vous assurer que mes commentaires, tout comme mes lectures, viennent de mon propre regard sur les textes et de mon expérience humaine. Que l’on ait recours à des outils ou non, ce qui compte à mes yeux, c’est l’intention, l’attention portée aux mots et la sincérité de l’échange. Je suis ici avant tout pour partager des réflexions et des impressions personnelles.
Amicalement, Alice
You made the point.
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@Zoé Florent
Heureux de vous retrouver, moi aussi.
Malheureusement nous serons emportés par les flots de l'IA, à moins de réinventer la notion d'art !
Le grand avantage de l'IA, c'est de populariser la médiocrité !
« La médiocrité est la chose du monde la mieux partagée » Un médiocre.
Il m’a fallu toute une vie pour comprendre toute la beauté, la force de la médiocrité.
En science elle est la clef de l’univers : un univers médiocre, un soleil médiocre, l’homme un mammifère médiocre.
Il est temps de célébrer la beauté, la force, la richesse artistique de la médiocrité.
Foin de chefs-d’œuvre, d’artistes exceptionnels, de créations originales : le temps de la médiocrité est venu.
Je chante l’avènement d’un nouvel art l’Art Médiocre, des œuvres médiocres, réalisées par des artistes médiocres pour un public médiocre : vive l’Art du troisième millénaire !
Donc : vive l'IA !
@Zoé Florent
Merci pour votre commentaire, Zoé. La transparence est un sujet important, et je reste convaincue que chaque créateur doit trouver son propre équilibre dans l’utilisation des outils disponibles, tout en respectant sa démarche personnelle. La collaboration entre créativité humaine et technologique est en constante évolution, et chacun fait son chemin avec les choix qui lui semblent les plus justes. L'essentiel est de rester fidèle à l’esprit de création, qu’il soit guidé par l’homme ou enrichi par la technologie.
Amicalement, Alice
@Thierry Rucquois
Merci, Thierry, pour ces précieux conseils. Vous avez tout à fait raison : la lecture des grands auteurs et l’écriture quotidienne restent des piliers essentiels de la progression. Amicalement, Alice
@Zoé Florent
Merci pour votre point de vue, Zoé. Le véritable équilibre entre créativité humaine et technologie se joue dans cette collaboration subtile, où l’outil ne remplace pas, mais accompagne. Chacun trouve son propre chemin dans cette démarche, et la satisfaction créative réside justement dans cette harmonie. Amicalement, Alice
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@Catarina Viti
Bonjour Catarina,
Vous soulevez une question pertinente : en effet, des productions entièrement réalisées par l'IA poseront des questions juridiques complexes. Qui sera considéré comme l’auteur ? Comment gérer les droits d’auteur ? Je pense que cela ouvrira un débat riche sur l'éthique et la responsabilité dans la création. Mais vous avez raison, le mystère plane toujours sur certaines œuvres... parfois pour le meilleur, et parfois, on se surprend à regretter l’absence de l'IA !
@Plume_web
Bonjour,
Vous avez tout à fait raison, l'IA est un outil à double tranchant. Tout dépend de l'usage que l’on en fait. Comme avec les réseaux sociaux, l’IA peut servir à enrichir et à connecter, mais elle peut aussi entraîner des dérives. La période de transition, avec ses tâtonnements, sera certainement longue, surtout en attendant que des régulations claires émergent. Je suis curieuse de voir où cette évolution nous mènera et comment la créativité humaine continuera de s’épanouir.
@Le Philosophe 2 :
Bonjour,
Vous avez mis le doigt sur ce qui fait la beauté de l'humain : l'erreur, l'imprévisibilité, et parfois, la folie. Ce sont ces petits « accidents » et cette capacité à sortir des sentiers battus qui rendent les œuvres humaines si uniques. L'IA, aussi avancée soit-elle, peine à capter cette essence si fragile de l’imperfection humaine, et c’est sans doute là que réside toute la différence.
@Annie Pic :
Bonjour Annie,
Je suis d’accord, il serait juste de préciser quand une œuvre a été créée avec l’aide d’une IA, par souci de transparence. L’utilisation de cette technologie ne remplacera jamais totalement la création humaine, mais elle peut devenir un compagnon enrichissant pour l’auteur. L’important est de savoir comment s’en servir tout en restant honnête avec soi-même et avec ses lecteurs. C’est là que réside le véritable équilibre.
Bonjour Alice. Je trouve enfin le temps d’ouvrir tous les derniers textes postés sur le site. Certains embaument l’IA... pour d’autres, on ne sait (le mystère plane)... pour certains, on regretterait presque que l’IA ne soit pas intervenue...
Si je vous suis bien, nous aurons dans un avenir proche des productions entièrement réalisées par une IA. Cela va poser de vraies questions juridiques. En tout cas, vous soulevez un sujet fascinant.
Il est certain que l'IA est un nouvel outil. Comme tous les outils qui existent (je pense notamment aux réseaux sociaux), il peut être utile et/ ou générer des dérives, tout dépend de la manière dont on choisit de s'en servir. L'IA fera évoluer la société d'un façon ou d'une autre mais la période de transition sera probablement longue avant que son utilisation ne soit régulée.
L'erreur, l'incohérence, l'imprévisibilité, l'incertitude voilà donc ce qui nous différencie de la machine et aussi la folie !
@Sylvie de Tauriac, @Maud de Fayard
Sylvie, je comprends votre inquiétude face à la dépendance possible envers l'IA, mais je crois que nous sous-estimons souvent notre libre arbitre dans cette équation. L’IA n’est qu’un outil parmi d’autres. Tout comme les écrivains du passé ont appris de leurs influences et de la technologie de leur époque, nous pouvons, aujourd’hui, apprendre à travailler avec la machine sans perdre notre créativité propre. L’IA ne remplace pas l’humain, elle peut au contraire l’enrichir si nous en faisons un partenaire et non un ennemi.
Maud,
Je partage votre attachement à l’expérience humaine dans l’écriture. Toutefois, on peut aussi envisager l’IA non pas comme un substitut, mais comme un outil pour bonifier nos pratiques. Nous pouvons imaginer une collaboration entre l’humain et l’IA, où l’expérience et l’émotion humaine restent centrales. C’est un terrain nouveau : des textes co-créés, des récits où l’IA apprend de nous et non l’inverse. L’authenticité de l’humain, après tout, ne peut pas être effacée, seulement renforcée par ces nouvelles possibilités. Qu'en dites-vous ?
Amitiés, Alice
Votre article est passionnant. Cette synergie entre l'IA et le créateur me semble une manière de désapprendre car je pense que cette collaboration va rendre l'auteur dépendant d'une technologie. Voltaire, Hemingway, Dostoïevski, Céline et bien d'autres avaient le talent, l'originalité, une créativité qui risquent de se perdre si les futurs écrivains deviennent les assistés de l'IA. Si vous n'avez plus de source d'énergie pour alimenter la machine, qu'allez-vous devenir ?@Sylvie de Tauriac
J’ai trouvé très intéressant de voir qu’il y a heureusement des façons de reconnaître un récit écrit par une IA. J’ai toujours pensé qu’on le reconnaîtrait uniquement au manque d’émotion ou de témoignage de vie ou à un personnage trop lisse. Je suis vraiment contente que les maisons sont capables de remarquer assez vite les lapsus d’une IA. Personnellement je n’utilise aucune IA , née à une époque au interner n’existe pas et étant une personne qui est un peu une allergique à la technologie, je préfère tout faire moi même et apprendre avec le témoignage d’écrivains qui sont là depuis longtemps. On ne remplacera jamais l’expérience.
@MEF2
Vous avez raison, l’IA est encore jeune et en constante évolution. Qui sait où elle nous mènera dans quelques années ? Ce qui est sûr, c’est que, tant que nous l’utilisons de manière éthique et créative, elle peut devenir un outil fascinant. Reste à nous de tirer le meilleur parti de cette technologie sans perdre notre sensibilité humaine. Merci encore pour ce partage, et au plaisir de continuer cette réflexion ensemble. Bien à vous, Alice.
@Dominique DUCHENNE L’IA, comme vous le soulignez, peut devenir une alliée si elle est bien utilisée, sans jamais étouffer l’inspiration humaine. Elle n’est qu’un outil parmi d’autres, et l’essentiel reste la créativité et l’authenticité de l’auteur. Je vous souhaite beaucoup de succès avec "Une mère et son fils". À bientôt pour de nouvelles discussions littéraires ! Amicalement, Alice.
@ALICE HOUAN, J’ai lu votre article avec un grand intérêt qui est très bien rédigé. Je n’ai pas utilisé l’IA pour écrire mon 1er roman intitulé « Une mère et son fils ». Je préfère créer une histoire au gré de mon imagination. Cependant, je pense comme vous, que l’IA est utile pour un écrivain qui s’en sert à bon escient. Cet outil complémentaire peut enrichir son récit, en lui suggérant des intrigues, l’aider dans ses recherches documentaires, etc. Si l’IA était gratuite, je m’en servirais de cette façon, afin d’enrichir mes écrits. J’espère comme vous, que les futurs auteurs sauront maîtriser cette technologie, sans qu’elle empiète sur leur inspiration et expression.
Je m'interroge : si, en tout cas dans le domaine littéraire, on est souvent déçus par les réponses de l'IA, n'est-ce pas aussi (et pourquoi pas surtout) parce qu'on a mal su formuler sa demande ? Que pourrait bien répondre pertinemment un savant à la question d'un âne ?
Un article intéressant, d'actualité. Je vous rejoins sur maintes points, notamment sur un des avenirs potentiels, à savoir, la co-ecriture.
Une remarque cependant : nous n'en sommes qu'aux prémices de l'IA qui progresse de jour en jour et nul n'est capable de savoir ce qu'il en sera dans 5 ans, 10 ans, 20 ans. Il ne faut pas oublier que les IA s'entraînent en permanence, 24h/24. Elles apprennent vite en nous copiant. Quand sera-t-il impossible de distinguer leur production artistique de la nôtre ? Cela arrivera-t-il ? Qui serait assez pédant ou naïf pour oser répondre ?
Ce qui est certain, c'est qu'il ne tient qu'à nous d'utiliser cet outil à bon escient, avec honnêteté et une certaine capacité à en tirer le meilleur pour que l'œuvre finale y gagne.
@ALICE HOUAN
Bla, bla, bla
@Tomoe Gozen 4. Je vous demande de m'excuser si je vous ai froissée. Vu le ton de vos textes, je pensais que vous aimiez la plaisanterie et les styles ronflants (en espérant ne pas, encore une fois, vous heurter). Erreur de débutante que je vous demande de bien vouloir me pardonner.
Cela montre que le sujet de l'IA touche une corde sensible. L’IA, perçue comme une menace par certains, est vue comme un outil par d’autres... Finalement, tout ceci ne fait qu’enrichir le débat sur la manière dont les IA peuvent (ou ne peuvent pas) trouver leur place dans un monde où l'humain reste au cœur de l'écriture.
En tant qu'amoureuse des mots et des livres, je trouve que c’est un sujet qui mérite d'être exploré sans complaisance, tout en restant dans un esprit de partage et de découverte.
@Zoé Florent
Insinueriez-vous que Mme Houan n'est qu'une création de l'IA ? Remarquez, quand je relis le premier commentaire qu'elle a posté à propos d'un de mes textes, ça ne m'étonnerait pas : je n'ai que rarement vu un tel ramassis de conneries...
Si l'écrivain utilise l'Intelligence Artificielle pour enrichir son œuvre, il doit avoir l'honnêteté de préciser « Écrit avec l'aide d'une IA ».
Même réflexion pour les différentes formes d'art...
Mais n'oublions pas que l'utilisation de l'IA, ne remplacera jamais totalement la création humaine.
@Alice Houan
Chère Alice, je vous remercie pour votre magnifique commentaire et votre pertinente analyse sur mon roman historique, KABYLIE MON AMOUR... Je suis preneur de votre expérience de lectrice, si vous écrivez un texte sur la structure narrative ou que vous me glissez deux ou trois conseils, je serais ravi.
Je vais lire les romans que vous avez appréciés et commentés, car je me doute qu'ils sont excellents...
Bonne journée et bonnes lectures...
* Pure coïncidence, une des héroïnes de mon polar géopolitique en cours, AMOURS SIBÉRIENNES, s'appelle Alice. Je crains cependant qu'elle n'ait pas votre culture littéraire...
@Monique Louicellier
Tiens donc ! Vous rev'là ! Et en pleine forme, dirait-on ! Merci pour votre regard gastronomique sur l'IA. Enfin un commentaire qui nourrit son homme !
L'intelligence artificielle a du bon, car si je la mélange avec ma bêtise profonde, mais lentement, en tournant délicatement la cuillère et en léchant bien les bords du bol, je pense que je pourrai enfourner un soufflé qui tiendra la rampe !
@Denis Bichet
C'est quoi, le problème ? Vous avez le hoquet ?
L'arrivée de l'IA, c'est comme l'apparition de la photographie, on pensait à tort qu'elle allait tuer la peinture, c'est le contraire qui s'est produit, elle l'a libérée... et permit l'impressionnisme...
L'IA est le contraire de la littérature. D'ailleurs, rien de nouveau, depuis toujours des écrivains écrivent à la façon de l'IA, c'est-à-dire des livres insipides...
L'IA est capable d'écrire un roman cohérent, mais sans poésie, émotion ou folie et qui écrit sans folie n'est pas si bon que ça...
@Zoé Florent
Parce que vous avez un style ? Oui, bon, d'accord, si l'absence de style est un style. Mais il vous reste à apprendre à utiliser correctement les points-virgules...
@ALICE HOUAN
Voilà que vous me trouvez des qualités ! Après m'avoir descendue en flèche dans un de vos commentaires ! Décidément, on aura tout vu !
@Chère Zoé Florent,
Je vous remercie pour votre retour, qui résonne fort bien avec mes propres réflexions. Je crois que vous touchez juste : l’IA est un outil puissant, mais elle ne remplacera jamais la patte unique d’un auteur qui a su forger son propre style au fil des années. C’est cette touche personnelle, cette nuance, que l’on ressent et qui nous marque. Alors, vous avez bien raison de garder les rênes sur l’ensemble du processus, que ce soit pour l’écriture ou la création visuelle.
Quant à mes commentaires, je vous rassure, ils sont le fruit de nombreuses lectures et d’un petit goût pour l’analyse, mais toujours avec ce bon vieux cerveau humain.
En bref, l’IA a sa place dans nos outils, mais c’est à nous de la guider et non l’inverse. Merci pour votre retour enrichissant, et au plaisir de poursuivre ces échanges !
Amicalement,
Alice Houan
@Tomoe Gozen 5
Sainte merdouille, Tomoe ! Si vous êtes une IA, alors nous devons être des générations secrètes de l’espèce hybride humaine avec une pointe d’algorithme en trop ! Blague à part, parfois, je me demande si l'écriture elle-même n'est pas un petit miracle de mécanique subtile et imprévisible, qu’on peaufine avec notre bel esprit. Mais rassurez-vous, la chair et l’humour que vous mettez dans vos mots sont 100 % humains, et ça, ça ne trompe pas.
Sainte merdouille ! Je viens de m’apercevoir que je suis une IA...