LA MORT DE L'ANKOU

13 pages de A.P. Gounon
LA MORT DE L'ANKOU A.P. Gounon
Synopsis

"La mort de l'Ankou" ou quand un homme amoureux réussit à tuer l'Ankou et ce qui s'ensuit...

Publié le 11 Mars 2026

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26 commentaires , 11 notes
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@Bonjour Hubert. Je suis heureuse que vous ayez apprécié l'histoire, malgré un petit bémol ( peut-être justifié !). Amitiés. Anne

Publié le 08 Mai 2026

Intéressant, une histoire sortie des fins fonds de la bretagne antique...
Une première partie vraiment intrigante, par contre la deuxième partie, quête du petit fils, n'apporte pas de réelles surprises. Enfin ce n'est que l'avis d'un simple lecteur, qui a quand même beaucoup apprécié l'histoire.

Publié le 07 Mai 2026

@Fernand Fallou. Merci Fernand pour ce commentaire aussi gentil que pertinent.
Amitiés. Anne

Publié le 26 Avril 2026
3
@A.P. Gounon En fait, tous les auteurs et autrices, Charles Perault, Grim, et d'autres… ont écrit des histoires avec des personnages merveilleux : Le Petit Prince, Don Quichotte, Candide, Pinocchio, Frodon, et d'autres dont le point est, ou doit être le point commun avec tous les hommes : la recherche du bonheur. Les Grecs dans leur mythologie avaient bien compris la différence entre immortel et invulnérable. La recherche du bonheur est la seule bonne raison de vivre et vous l'avez fort bien décrite avec cette histoire. Bravo. FF
Publié le 25 Avril 2026

@Valérie Pison2. Merci, Valérie, pour ce charmant commentaire. Votre gourmandise m'a fait grand plaisir. J'aime beaucoup Barjavel et pourtant je n'ai pas lu "Le grand secret". Je vais y remédier rapidement.
Amitiés. Anne

Publié le 12 Avril 2026
3
Merci @A.P Gounon pour ce si joli conte que l’on dévore avec gourmandise jusqu’à son dénouement. Cela m’a rappelé, dans un tout autre registre, un livre de Barjavel: Le grand secret » qui traite également ce sujet, mais cette fois dans un futur qui se rapproche désormais puisque certains ultra riches commencent à rechercher à force de traitements et de chirurgie, la jeunesse éternelle….. ils devraient lire votre conte….
Publié le 11 Avril 2026

@Lovemore. Merci cher Georges pour cette merveilleuse phrase de Nerval. Je suis touchée que vous pensiez à moi en le lisant.
Par ailleurs j'ai regretté que vous enleviez si vite votre beau texte "Sur des fleuves étales", que je relisais avec plaisir...
Je vous embrasse
Anne

Publié le 07 Avril 2026

@A.P. Gounon
Comme je sais que vous aimez bien Nerval, je vous adresse ces mots lus dans son Sylvie : "(...) nous buvions l'oubli dans la coupe d'or des légendes (...)" [page 127 de l'édition au Livre de poche].
Bien à vous.
Lovemore

Publié le 06 Avril 2026

@Bahloul. Merci Bahloul pour ce gentil commentaire et ces trois coeurs. Oui Helléan transgresse l'ordre établi et, comme Sisyphe il y a bien longtemps, il est puni. Nous ne sommes rien d'autre que des mortels... Amitiés. Anne

Publié le 05 Avril 2026
3
@A.P. Gounon. Bonjour. Merci pour cette jolie nouvelle dans laquelle on assiste au triomphe de l'amour sur la mort, mais aussi, et par là même, à une transgression d'un ordre établie, d'une loi naturelle. L'acte du héro a été considéré comme héroïque, mais s'est révélé un acte égoïste, puisqu'il a ouvert la voie à un déséquilibre profond. L'immortalité, le chaos et la souffrance prolongée ne tardent pas à rappeler la réalité qui fait que la mort n'est pas seulement une fin mais bel et bien une nécessité menant à un équilibre. Bravo et merci pour cet échange.
Publié le 04 Avril 2026

@Alix Oursel. Bonjour Alix. Un grand merci pour votre charmant commentaire et les jolis coeurs. Je suis vraiment heureuse que vous ayez pris plaisir à lire ma petite nouvelle. Amitiés. Anne

Publié le 27 Mars 2026
3
Quel plaisir de vous lire. Vous m'avez emportée par l'atmosphère et la poésie de ce conte comme un retour à l'enfance.Pourtant, il nous rappelle une philosophie fondamentale, la mort est nécessaire,parfois bienvenue. Merci pour ce récit attachant et vital!
Publié le 26 Mars 2026

@Vanessa Michel. Chacun de vos adorables commentaires est un vrai bonheur, et une merveille pour la réassurance, très chère Vanessa. Mille mercis pour celui ci. Je vous embrasse. Anne

Publié le 25 Mars 2026

@Parthemise33.
Quel plaisir de te retrouver, chère Parthemise ! A quand une de tes délectables nouvelles ?
Je suis ravie que tu aies apprécié mon Ankou délicieusement fascinant. Non, décidément, ne soyons pas thanatophobe ! Et je te promets que si je rencontre un génie ( ce qui ne peut manquer d'arriver), je suivrai ton conseil, car centenaire, ça passe encore, mais après ça commence à se gâter...
Un grand merci pour ton commentaire à la fois drôle et érudit.
Je t'embrasse. Pardon : le traditionnel merci, bisous, merci...Anne

Publié le 20 Mars 2026
3
@A. P. Gounon, Chère Anne, Merci d’avoir ressorti cet Ankou de son placard breton : je l’ai toujours trouvé délicieusement fascinant… et suffisamment inquiétant pour qu’on évite de le croiser en rentrant tard. Ton conte m’a enchanté : une vraie petite séance de réflexion sur la mort, la vie, la maladie. Les Anciens, eux, savaient déjà que l’immortalité sans jeunesse, c’est juste une très longue réunion qui ne finit jamais. Sisyphe avait bien tenté le coup en enchaînant Thanatos : plus personne ne mourait, ambiance pause éternelle. Mais évidemment, Hadès, voyant ses royalties fondre comme neige aux Enfers, a débarqué pour réclamer la Mort. Et quand un dieu des Enfers arrive avec un pitbull géant à trois têtes pour discuter finances, on signe tout de suite, sans lire les petites lignes. Merci Bisous Merci pour ce conte philosophique qui donne envie de regarder l’au-delà avec un clin d’œil. Et surtout, retiens bien la règle d’or : si tu tombes sur un génie, demande-lui tout d’un coup — immortalité, invulnérabilité, santé de fer et jeunesse éternelle. Sinon, tu risques de te retrouver centenaire, increvable, mais avec un genou qui grince.
Publié le 19 Mars 2026

@Antar Abdelaziz. Merci Antar pour cette précision. Je comprends mieux. Amitiés Anne

Publié le 19 Mars 2026

@Laurance Tallergé.
Un grand merci Laurance, pour cet adorable commentaire. Savoir qu'on n'a pas su lâcher la lecture de ma nouvelle me fait grand plaisir.
Amitiés. Anne

Publié le 19 Mars 2026

Anne, vous ne m’avez pas compris. Les Musulmans n’ont pas un goût morbide pour la mort. Elle est pour eux un droit et une bénédiction quand la vie devient un calvaire sans fin et qu’elle les en délivre. A ce moment, on la souhaite, non seulement pour soi-même et même aussi pour ceux qu’on aime et qu’on ne supporte pas de voir souffrir sous nos yeux inutilement. Hormis cela, nous tenons tous à la vie, et moi, en particulier. Je ne suis pas du tout pressé de faire valoir mon droit au trépas.
Faites de beaux rêves ce soir et surtout oubliez l’Ankou ! Antar.

Publié le 18 Mars 2026

@A.P.Gounon
Très jolie histoire que je n'ai pas su lâcher. Vous possédez un vrai talent de conteuse !
Sous votre plume la Camarde apparaît sous un jour bien plus favorable. En effet, la mort fait partie de la vie, et votre conte l'illustre très habilement.
Bravo
L.T

Publié le 18 Mars 2026

@Antar Abdelaziz.
Bonjour Antar. Merci pour votre gentil commentaire orné de trois jolis coeurs. Je ne savais pas que, pour les musulmans, la mort était un droit et une bénédiction. Je n'irais peut-être pas jusque là, mais nous devons accepter notre propre mort. Accepter celle de ceux que nous aimons est plus difficile voire impossible...
Amitiés.Anne

Publié le 18 Mars 2026

@Wotan. Bonjour Wotan. Merci pour votre sympathique commentaire. Comme vous, je pense que la mort est une part de la vie, et que le plus redoutable est le vieillissement.
Amitiés. Anne

Publié le 18 Mars 2026
3
Bonjour @A.P.Gounon et merci pour ce conte qui nous rappelle poétiquement cette fatalité attachée à notre condition depuis notre naissance : la mort. On est des étourdis et notre appétit de la vie, jamais rassasié, nous fait rêver d’éternité sans qu’on mesure l’horreur qui s’abattrait sur nous si ce souhait venait à être exaucé. Les Musulmans ont coutume d’affirmer que la mort pour l’homme est un droit et une bénédiction. Par delà les différences, ils rejoignent ainsi les Bretons. Continuez donc à nous raconter des contes de votre terroir et merci encore pour celui-ci.
Publié le 18 Mars 2026

Bonjour,

Comme il est joliment décrit que la mort est une part essentielle de la vie.
Et comme on ne peut estimer que ce qui nous manque il fallait bien tuer la mort.
Une fois l'ordre naturel rétabli, il faut accepter sa propre condition de mortel qui passe par le vieillissement, peut-être plus redouté que la mort elle-même.

Publié le 18 Mars 2026
3
Je crois bien que votre conte m'a fait perdre la tête !
Publié le 17 Mars 2026

@Lovemore.
Cher Georges.
Je suis rassurée de savoir que vous avez aimé mon petit conte breton. Vos commentaires sont toujours un plaisir mais, cette fois, je suis sur un petit nuage rose depuis que je sais que mon écriture est un philtre d'amour... mais alors, cher comte, pourquoi oubliez-vous les coeurs ?
Je vous embrasse
Anne
La coquille est corrigée. Merci de me l'avoir signalée. Ces coquilles sont des coquines qui se faufilent partout...

Publié le 17 Mars 2026

@Zoé Florent.
Très chère Michèle, quel plaisir de te retrouver, toujours fidèle, toujours bienveillante.
Un grand merci pour toutes les gentilles choses que tu me dis.
A quand une nouvelle oeuvre de toi ?
Je t'embrasse,
Anne

Publié le 17 Mars 2026

@A.P. Gounon Bien vu en effet :)
On pourrait imaginer que son prédécesseur reprît du service, mais je ne sais pas comment fonctionne l'administration de la Mort dans la Bretagne légendaire, et je ne sache pas que ce cas se soit déjà produit, car comment faire, après tout, pour tuer un mort ?
Donc, un point pour vous, mais je ne désarme pas, rendez-vous à votre prochaine publication ;)
Amicalement
Patrick

Publié le 17 Mars 2026

@A.P. Gounon
Bonjour, Anne !
J'ai beaucoup apprécié la lecture de votre conte, à portée philosophique, "La mort de l'Ankou". Vous lire est comme revenir au port désormais éloigné de l'enfance.
Même les évocations ou les descriptions les plus effrayantes sont éprouvées dans cet abri quasi portuaire, donc, qu'est la mer d'amour qui baigne vos textes, celui-ci comme d'autres.
Mer d'amour émaillée, il est vrai, d'écueils nombreux ou piégeux.
Ainsi en est-il de cette illusion, paradoxalement létale pour la vie proprement humaine, qui laisse croire que supprimer la mort en conservant le vieillissement continu serait un mieux pour les Terriens.
Un peu d'inquiétude sied souvent pour déjouer les déraisons liées aux certitudes irréfléchies.
"L'Ultima latet" de la venue de l'Ankou n'est pas la moindre de ces inquiétudes, non ?

Votre écriture, chère Anne, est ma récompense de lecteur ! Elle m'enchante. Je la soupçonne de pouvoir agir sur moi comme un philtre d'amour !

Georges de Lovemore
Comte de Saint-Bleyras

Publié le 16 Mars 2026
3
Un très joli conte aux fragrances classiques, porté par une plume élégante et féminine à laquelle tu nous as habitués. La magie opère, et à le lire, on renoue avec les impressions de l'enfance, vécues à la lecture de ceux qui nous ont façonnés. La morale du tien est riche en enseignements, ce que j'ai apprécié. // Merci pour ce charmant partage, très chère Anne. Je t'embrasse, Michèle
Publié le 16 Mars 2026

@Jean-René Cessinas. Bonjour Jean-René. Merci pour votre commentaire pertinent. Anne

Publié le 15 Mars 2026
2.01
@ A. P. Gounon Ce conte, qui intervient dans la mythologie bretonne, nous rappelle que la mort et la vie sont intimement liées, que les séparer irait à l’encontre d’une humanité durable.
Publié le 13 Mars 2026

@Michel Laurent 2.
Cher Michel, votre long et élogieux commentaire m'a fait infiniment plaisir.
Je suis une conteuse mais j'aime que mes contes aient du sens et, avec votre habituelle subtilité, vous en avez saisi tous les aspects.
Un grand merci, donc, pour cela et pour les jolis coeurs.
Amitiés
Anne

Publié le 13 Mars 2026

@galodarsac.
Je suis très heureuse que vous ayez aimé mon conte breton mais, cher Patrick, je ne vous suis pas dans votre pinaillage : en effet je ne vois pas comment le premier mort de l'année ( ou le dernier...) pourrait remplacer l'Ankou puisqu'il n'y a plus de morts du tout . Non ?
Et bien sûr, merci pour ce gentil commentaire et les charmants coeurs.
Amitiés
Anne

Publié le 13 Mars 2026
3
Et un, et deux et trois, bien entendu !
Publié le 12 Mars 2026

Bravo à vous, chère Anne, pour ce très joli conte, infiniment méditatif à propos de ce satané (c’est le cas de le dire) Ankou, dont je ne connaissais jusqu’à présent, que le sombre visage de serviteur de la mort, et plus précisément de figure spectrale chargée de venir chercher les âmes des défunts.

Votre texte séduit d’abord par la force de son atmosphère. Dès les premières lignes, votre écriture déploie un décor médiéval dense et évocateur : l’hiver cruel, la forêt noire, la cabane mystérieuse et la silhouette inquiétante de l’Ankou composent un univers presque mythique, où chaque image semble chargée de symboles. Le style, riche et imagé, épouse parfaitement la tradition du conte, mêlant lyrisme, tension dramatique et merveilleux.

Mais l’originalité du récit tient surtout à son renversement profond du mythe. L’Ankou, figure implacable de la mort, devient ici un personnage paradoxalement nécessaire et presque bienveillant. En supprimant la mort, le héros croit accomplir un acte d’amour absolu ; pourtant, le conte montre avec finesse que l’immortalité peut devenir une malédiction. La restauration finale de l’ordre naturel donne alors à l’Ankou une dimension positive : il n’est plus seulement le messager funèbre, mais le garant de l’équilibre du monde.

Cette réflexion, subtile et profonde, se déploie avec la simplicité apparente d’un récit légendaire. La narration fluide, les images poétiques et le souffle moral qui traverse toute l’histoire confèrent à ce texte le charme des grands contes traditionnels, tout en proposant une vision étonnamment moderne de la mort et de la vie. Votre récit est à la fois touchant, imaginatif et profondément humain.

Publié le 12 Mars 2026
3
...et les cœurs qui vont avec bien entendu !
Publié le 12 Mars 2026

Un conte tout à fait charmant, qui nous plonge dans les vieilles légendes bretonnes, et l'ambiance brocéliandienne qui les accompagnent!
Vous vous doutez bien que je n'allais pas résister au plaisir de pinailler un peu: normalement l'Ankou aurait été remplacé l'année suivante, car il s'agissait, selon les régions, soit du premier mort de l'année, soit du dernier de l'année précédente. Une sorte de fonctionnaire à temps partiel en quelque sorte. Il y aurait d'ailleurs de plaisants sketches à écrire sur le sujet, à notre époque de précarité et de CDD annuels.
En tout cas merci pour ce partage !
Bien à vous
Patrick

Publié le 12 Mars 2026