Conseil
20 juin 2014

Comment relire son livre et corriger les fautes d’orthographe ?

Les professionnels disent qu’il faut 7 relectures de 7 personnes différentes pour qu’il n’y ait plus de fautes. Vous tout seul, auteur indépendant, comment faire pour ne pas laisser les fautes d’orthographe éclipser la valeur de votre récit ? Cinq conseils de correcteur professionnel.
methode-pour-relire-son-manuscrit-et-corriger-ses-fautes-conseils-de-correcteurRelire à l'envers pour avoir l'oeil sur les fautes

Spécial auteurs : 5 conseils de correcteur professionnel

1. Imprimez votre manuscrit

Sur l’écran, le cerveau nous dit qu’il y a une faute, mais l’œil est déjà ailleurs dans la phrase et on oublie de corriger. Sur papier, non seulement on voit des choses qu’on ne voit pas sur l’écran, mais on peut aussi souligner, raturer tout en gardant la version initiale, marquer un repère le temps de consulter un dictionnaire, annoter en marge et y revenir après.

2. Relisez votre livre à l’envers !

Oui, vous avez bien lu : en commençant par la fin. C’est pénible mais c’est le seul moyen de se dégager du sens et de se concentrer uniquement sur l’orthographe. Il faut relire page par page, en commençant par la fin, et par paquet sur plusieurs jours pour éviter la fatigue qui diminue l’attention.

3. Corrigez en couleur

Une virgule, un accent…, c’est très discret. Alors au moment de reporter vos corrections sur la version numérique, vous les repérerez plus facilement et vous éviterez d’en oublier. Et puis, le cerveau a ce pouvoir d’enregistrer des repères visuels. Vous vous rappellerez que c’était quelque part en haut à droite… Si c’est en rouge, ce sera plus rapide.

4. Ne négligez pas le logiciel de correction

Certes, il n’a pas de cerveau lui. Il ne fait efficacement que des analyses de grammaire et d’orthographe. Mais il repère souvent des fautes qui ont échappé à la vigilance de plusieurs lecteurs. Ce serait dommage de vous en priver.

5. Faites relire votre livre par quelqu’un qui ne connaît pas le texte

Il sera forcément plus attentif. S’il reste des fautes, elles attireront tout de suite son œil. Donnez-lui un stylo de couleur, il se sentira autorisé à corriger. Bien sûr, auparavant, vous aurez mis votre ego bien au fond de votre poche ! Souvenez-vous, même les auteurs à gros tirages font des fautes.
Le palmarès des règles qui posent le plus de problème :
Alors que notre « consultante correctrice » nous a confié que la page du dictionnaire qu’elle ouvre plus de dix fois par jour est celle de l’accord de « tout », voici le top 5 du sondage du Projet Voltaire et des Timbrés de l’orthographe :
- le pluriel des noms composés (56 %)
- la distinction entre futur et conditionnel avec « je » (34 %)
- le pluriel des nombres (27 %)
- le redoublement des consonnes (24 %)
- l’accord du participe passé (23 %)

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Et vous, comment faites-vous pour corriger vos écrits ? Vous avez des petits secrets efficaces à partager ?

Isabelle de Gueltzl - monBestSeller.com

12 CommentairesAjouter un commentaire
Bonjour. Je n'ai pas vraiment de recul pour les corrections, n'ayant relu mon premier livre (disponible à la lecture sur monbestseller) pour le moment qu'une seule fois, pour corriger les étourderies et les fautes de frappe. Je fais très peu de fautes quand j'écris à la main (du moins est-ce mon impression :p), par contre sur écran, allez savoir pourquoi, je fais des fautes bêtes (et très surprenantes !) qui se voient tout de suite à la relecture. Relire à l'envers, rien que l'idée me donne mal à la tête, je ne pense pas être capable de faire une telle relecture. Pour ma part, je pense que deux relectures devraient être suffisantes. Une après l'achèvement de la rédaction pour corriger les boulettes et vérifier les éventuels décalages (temporel, noms des personnages, etc...), et une autre après un délai assez long (je dirais bien 6 mois, voire plus) pour pouvoir relire avec un recul que l'on n'a pas quand on vient de finir d'écrire. En tout cas, se relire est totalement indispensable, mais l'auteur est sûrement le plus mal placé pour le fond. Pour la forme seulement, une relecture devrait être suffisante, à la limite deux pour passer outre l'hypnose du texte. Pour le style et la langue, de nombreuses lectures de différentes personnes sont la meilleure source de correction, et pour l'auteur (pour moi en tout cas) il me paraît nécessaire de laisser passer du temps pour se relire à tête reposée. Pour répondre à la question posée dans l'article, c'est en tout ainsi que je procède. J'avance de manière chaotique faute d'avoir du temps à consacrer de manière régulière à l'écriture. Quand j'arrive au bout d'un chapitre, je le relis en entier, si possible en une fois, pour corriger les fautes de frappe et les coquilles (orthographe, accords, conjugaison, etc...). Une fois le livre terminé, je le relis en entier pour avoir une vue globale et relever les étrangetés, et les éventuelles fautes qui auraient échappé à la relecture de chaque chapitre séparément. Par exemple, je suis sur le deuxième volume du cycle que je suis en train d'écrire, au chapitre 16. J'ai relu chacun des 15 premiers chapitres séparément, et je relirai le 16ème quand je l'aurai terminé. Une fois les 25 chapitres achevés et le 25ème relu, je relirai la totalité de ce second volume pour ensuite le proposer à la lecture ici, comme je l'ai fait pour le premier. Bonne journée à tous, et que l'inspiration vous accompagne :-)
Publié le 21 Juin 2014
J'imprime ou (par économie) reprends le fichier sous un format différent (mise en page, police...) pour perdre tous les repères habituels. Après quoi, marques de révision, surlignages, commentaires marginaux, tout est bon. Par contre, je n'ai jamais effectué de relecture à l'envers. Pour le coup, faut que j'essaie... en cumulant les deux méthodes.
Publié le 20 Juin 2014

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