Une décision prise en quelques secondes peut résonner toute une vie, et même plusieurs générations. "De fil en filles" explore ces héritages invisibles : secrets, silences, désirs et blessures transmises. De la France rurale des années 1950 aux questionnements d’une femme moderne, ce roman sensible interroge la maternité et la filiation. Subtil et convaincant.

Un nourrisson abandonné dans des conditions sordides, une quête de la vérité au long d'une fresque sur trois générations de femmes dont le destin se voit lié par les affres de la maternité.
Infirmiere en EHPAD durant plusieurs années, les bribes de vie dont j'ai été témoin sont pour moi une source d inspiration riche pour l'écriture de mes fictions.
J'ai grandi à la campagne dans les valeurs du terroir et je suis restée sensible à la force intérieure et à l'humilité de ceux qui malgré la rudesse de leur vie savent se réjouir de petits riens et donner aux autres.
Alors j'écris, je raconte des vies qui parlent à tous et j'espère faire émerger toute la palette des émotions chez mes lecteurs.
J'attends vos commentaires !
Il y a un ton, un genre d’écriture, auxquels on s’attache dès les premières lignes. Les personnages, le décor qui les entoure, l’atmosphère, le ton, vos dialogues justes, tout cela est très prenant, bravo. Mais même si on a lu le résumé, j’ai trouvé que les personnages de votre première scène, pour moi la plus forte, mettaient trop de temps à réapparaître. Je les ai un peu cherchés à chaque nouveau chapitre, même si je sais qu’un puzzle se construit peu à peu ! Mais, encore bravo pour ce très beau roman.
Une ambiance de campagne et une vie rustique d'autrefois dépeinte de manière charmante dans ce roman que j'ai trouvé source d’évasion et qui donne envie de vivre à nouveau ces temps là. Vous évoquez des paysans vivant une vie simple, saine, authentique au contact de la nature et au milieu de ses paysages bucoliques qui nous enchantent. Dans ces petits villages, les habitants se connaissent bien et certains ont la langue bien pendante et se perdent dans des commérages ou des conversations banales pour éviter les sujets clivants. Cette atmosphère là est intelligemment décrite aussi dans votre récit. Le passage durant lequel un lien est fait entre l'enfant Jésus et l'enfant abandonné sauvé grâce à une femme bienfaitrice qui prend des allures d'ange est symbole de beauté pure.
« Irène pensait qu’elle n’était pas une très bonne mère, Catherine pensait qu’elle se comportait comme une fille indigne. »