Le dernier roman de Junain amène à des commentaires partagés, pour reprendre ses mots, il fait réagir.
Une thématique toujours passionnante, le vol d’identité. Et Junain, en très fin psychologue, en fait une analyse… très fine, et volontairement ne donne pas totalement les réponses, permettant ainsi plusieurs interprétations.
"Ce n’est pas une fin qui explique : c’est une fin qui continue de travailler le lecteur." dit Mira S.

Écrivain sans succès, il vénère Rob Sinclair, l'auteur le plus célèbre. Il découvre un masque mystérieux capable de lui donner le visage, la voix et les souvenirs de son héros. Il vit la vie d'un autre, et peu à peu se demande qui est réellement en train d'écrire cette histoire…
Pour Junain, qui exerce la psychanalyse, il n’y a ni blanc, ni noir : tout est affaire de nuances. Dans ses livres, il est question d’une identité à définir et d’un sens de l’existence à trouver.
Il y a des romans dont le fantastique ne sert pas à nous éloigner du réel, mais à mieux nous le révéler. Le Masque de la Plume en est une belle illustration. J’ai eu le sentiment que le masque agissait moins comme un pouvoir que comme un révélateur. Il ne fait pas naître le désir de devenir un autre ,il donne une forme à un manque qui existait déjà. Derrière le fantastique se dessinent une quête de reconnaissance, la peur de rester invisible et cette frontière troublante où l’admiration peut peu à peu devenir un effacement de soi.
Il y a une très bonne analyse psychologique de ces deux personnages. Le sujet est passionnant, l’analyse des personnalités, fine, le pourquoi, le comment, fouillés.
Permettre cet échange entre auteurs et lecteurs, c’est la raison de monBestSeller.