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Le 17 sep 2020

Snobisme et littérature : le snobisme est-il un terreau pour une bonne littérature ?

Si l’on sourit ironiquement en prononçant le mot « snobisme », quel est son sens en littérature ? ou plutôt quelles sont ses multiples significations ?
 Oscar Wilde : un mondain torturé Oscar Wilde : un mondain torturé

Si l’on sourit ironiquement en prononçant le mot « snobisme », quel est son sens en littérature ? ou plutôt quelles sont ses multiples significations ? Beaucoup sourient des snobs, ils appartiennent au domaine de l’artifice, du superflu. Et pourtant, ils font parfois de grands romanciers, et de bons sujets de romans. Le snobisme en littérature est avant tout une source d' inspiration, une inspiration des autres, de ceux peut-être qui n'appartiennent pas à une classe à laquelle ils voudraient appartenir, mais aussi du regard distancié pour d’autres classes. Le snobisme nait de l’envie mais aussi de l’observation. Un terreau riche pour écrire et décrire la comédie sociale

L’observation, un terreau de rêve pour un romancier

Snob, on pense en remontant dans le temps aux dandys. Oscar Wilde vient à l’esprit, ce noble esthète dont les comédies sociales avec leurs jeux de mots atteignent les pics de l’élitisme culturel. En contrepoint, ce voltigeur des hautes sphères a su écrire des hymnes angoissés à la souffrance sous forme par exemple d’un grand poème, à son retour d’exil : La Ballade de la geôle de Reading

Le snobisme de Wilde est toujours intact, mais à travers le prisme de ses propres expériences dramatiques, il a acquis une sorte de profondeur, de gravité. En fin de compte, c'est un grand homme de lettres qui a franchi les barricades de classes et a reconnu à travers ses épreuves une humanité partagée. Une universalité en quelque sorte.

Littérature : la finesse et l’humour d’une littérature d’élite, de l’"entre soi"

"Ma femme est normale, je suis normal et nos filles sont toutes plus folles les unes que les autres !" déclarait  David Mitford, leur père. 
Nancy Mitford romancière, scénariste, aime la France où elle a vécu une grande partie de sa vie. Puisant dans les frasques familiales l’essence de ses romans à succès, elle vient de la haute aristocratie anglaise et son destin ainsi que celui de ses sœurs touchent paradoxalement à la grande Histoire.

Des dizaines d’anecdotes, de bons mots, des situations baroques et de personnages fantasques, ont construit au delà d’une littérature réfèrente « l’esprit Mitford ». Mitford est une écrivaine de son temps, d’une Société, d’une forme d’humour à la fois décapant et mondain. C’est en cela qu’elle est précieuse. Elle n’est pas snob parce qu' elle envie les autres, mais plutôt parce qu'elle force ses lecteurs à entrer dans une sphère de mondanités, de bals, de situations drolatiques de l’aristocratie pour nous élever, nous faire rire mais aussi pour nous faire mieux comprendre le genre humain.

Littérature : les personnages snobs des romans feignent de connaître l’élite 

On ne peut parler de snobisme littéraire sans citer Proust et les personnages de La Recherche. Au delà de toute la délicatesse, l’ambiguïté et la richesse des personnages et des sentiments, le snobisme est aussi au centre de l’œuvre. Il se plait à mettre en avant des personnages ambitieux qui n’ont parfois que peu d’étoffe, qui connaissent tout le gratin mais qui ne sont pas connus de lui. Ceux-ci éludent habilement les degrés d’intimité avec les personnages célèbres, feignant d’en être proches pour se mettre en avant.

Le snobisme que l’on décrit  en tant qu’écrivain ou que l’on porte en soi est une quête d’assimilation aux gens d'une autre classe à laquelle on souhaiterait appartenir, par la façon d’être, les goûts, et les relations. C’est aussi un jeu de Société, d’habileté, ou l’on est guetté, traqué, jugé : une gymnastique sociale pour les champions des artifices de la vie. Donc une matière littéraire infinie sur le genre humain..
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Snobisme, culture et littérature : un art d'écrire, un art de vivre.

Concluons par un Français contemporain. Gonzague Saint Brice a été l’un des champions d’un snobisme élégant de notre époque. Le sens du théâtre, de la représentation, des fêtes collectives au cours desquelles il pouvait donner libre cours à sa fantaisie, à son art de discourir et d’écrire, atteint des sommets.

Julien Gracq l’a décrit ainsi : Il semblait que rien n’était étranger à cet être protéiforme qui dansait non pas avec les loups mais avec ses rêves. Il ambitionnait d’être un de ces hommes de la Renaissance qui jonglaient avec la politique, les arts, les femmes, les jeux et les réjouissances.

C’est peut être son dandysme qui l’a empêché d’être pleinement reconnu dans sa carrière d’écrivain. Ecarté à trois reprises par l’Académie Française, il vaut pourtant mieux que certains de cet hémicycle.
Bateleur médiatique, on voyait surtout l’homme des fêtes, le raconteur d’histoires qui enchantait la vie en en extrayant les petites histoires les plus merveilleuses de la grande Histoire. 
Nombre de biographies tapissent son parcours comme celles de Vigny, Dumas, Balzac, Flaubert, La Fayette. En 2002, son roman d'inspiration autobiographique Les Vieillards de Brighton est récompensé par le prix Interallié, puis son roman L'Enfant de Vinci par le prix des Romancières en 2006.  Cela prouve que le snobisme pris au sens large(une vie sociale sur-active) n’empêche pas un regard sur l’âme humaine. Et au contraire peut-être le favorise, en cultivant justement une sensibilité aigue des romanciers.

17 CommentairesAjouter un commentaire

@Loic Lanzenac Dommage que tu réagisses à retardement. MBS n'échappe pas à la fugacité de l'engouement, très cher ;-). Je dirais même que des records sont régulièrement battus :-). De plus, les @ ont décidé de ne pas fonctionner, une fois de plus... Mais, comme d'habitude, je me suis régalée à te lire... Alors merci, bises et bonne soirée !

Publié le 05 Octobre 2020

@Hubert LETIERS
Du coup je ne résiste pas au plaisir de vous citer ma phrase préférée de la géniale Virginia Woolf :
"J'aime boire du champagne et devenir follement exaltée. J'aime partir en voiture vers Rodmell dans la chaleur du vendredi soir et manger du jambon, et être assise sur ma terrasse et fumer un cigare avec un hibou ou deux ."

Publié le 24 Septembre 2020

@lamish
Cela dit, le dandysme est un vrai sujet (de débat littéraire)… Sa féminisation (celle limitée « au seul look androgyne »), est une tendance médiatique assez récente, et qui nous emmène bien loin de Coco Chanel ou Sagan, lesquelles incarnaient pour moi le vrai dandysme au féminin.
Quant au snobisme, dans son « Suis-je snob ? » Virginia Woolf approche de manière aussi amusante que précise ce qui en fait l’essence : l’envie d’impressionner et le besoin de se séduire soi-même. C’est probablement ce qui fait dire à Charles Dantzig que la France est le pays le plus snob du monde. Réalité ou provocation ?
@iseut
J’ignorais que les bretelles brodées étaient un des TOC de Balzac… Portait-il aussi une ceinture ?... Parce que si tel était le cas, comment faire confiance à un écrivain qui n’avait visiblement aucune confiance dans son pantalon ?...
Cette boutade étant dite, j’apprécie Balzac et note au passage votre suggestion concernant Barbey D’Aurevilly, cet écrivain réputé « confus dans l’ensemble et exact dans le détail », mais dont je n’ai lu que de maigres extraits. Merci.

Publié le 24 Septembre 2020

@Hubert LETIERS Merci, Hubert, voilà qui me rassure ;-). Il est amusant de constater que, si le snobisme couvre tous les genres, le dandysme au féminin ne désigne que des femmes déguisées en homme... en se limitant au seul look androgyne qui en découle, je trouve cette approche restrictive et un peu vieillotte. Bonne fin de journée. Amicalement, Michèle

Publié le 22 Septembre 2020

@lamish
Dans le genre "illustration par l'exemple", plutôt bien vue ta comparaison "Fanny Ardant" / Arielle Dombasle".

Publié le 22 Septembre 2020

@Michel CANAL Bonsoir Michel. Peut-être les générations futures seront-elles à même de définir snobisme et dandysme de nos jours, comme le site les a évoqués dans cette tribune en prenant appui sur une époque révolue. Perdues dans les mouvances incessantes, déviées de leur définition initiale de par leur accessibilité, via les médias, à d'autres strates sociales, ces deux attitudes sont aussi difficiles à cerner qu'a définir, en temps réel, si ce n'est qu'il me semble qu'une certaine forme de snobisme se teinte de vulgarité. D'où mes tâtonnements plus ou moins adroits;-). En citant BHL, tu tapes juste dans le débat. Il est la représentation type de ces personnages médiatiques qui revendiquent beaucoup, arrosent large, influencent, font un tantinet peur de par leur condescendance, tandis que leur illégitimité les fait haïr par des puristes qui ne peuvent se passer de références pour situer avant de valider. Sont-ce de tels personnages qui auront raison de la tradition ou le contraire ? l'avenir nous le dira. Pour ma part, je me dis que ce serait sympa que chacun quitte ses retranchements, afin de favoriser l'émulation plurielle. Bises et bonne soirée, Michèle

Publié le 21 Septembre 2020

@lamish, je rebondis sur ton commentaire. Tu cites Fanny Ardant et Arielle Dombasle, on pourrait citer aussi, chez les hommes, Cédric Villani et Bernard Henry Lévy (BHL). Sont-ils dandys ou snobs ?
Le snob n’élabore pas de désirs personnels, et son goût suit celui des autres, mais il déteste la vulgarité. En proie à la phobie d’être replongé dans la masse, il vit obnubilé par l’existence d’un petit cercle, d’une caste ou d’une contre-société d’élus auxquels il n’a de cesse de s’affilier. Ses goûts fonctionnent comme carte de membre. Le snobisme met ainsi en pleine lumière les reptations du caméléon social, et les aptitudes variables de chacun à l’ajustement. Peu sûr de son premier mouvement, le snob ne désire et n’aime que selon autrui – un autrui strictement trié et minoritaire, preuve de son élection.
Le dandy lui aussi s’acharne à réprimer ses premiers mouvements, mais il est à lui-même son propre club.
Le snob a la passion de s’infiltrer, le dandy celle de paraître unique.
Cédric Villani, dandy politique ? Il fut ministre (bien que ses toilettes extravagantes semblent peu compatibles avec cette haute fonction et le poste qu’il convoita à la mairie de Paris). Mais son dandysme affiché ne se contente pas de paraître ; Cédric veut convaincre, passion étrangère aux vrais dandys.
BHL serait lui aussi un dandy... et même le dandy le plus détesté de France.
Pourquoi ce dandy cultivé provoque-t-il, chez tant d'hommes politiques, de diplomates, de journalistes, d'universitaires, une jalousie frisant la détestation obsessionnelle ?
Dans ce pays rationnel et corporatiste qu'est la France, BHL a le défaut de ne s'inscrire dans aucune case. Il les phagocyte toutes. Il fait de la philosophie sans être professeur, de la politique sans être élu, du reportage sans être journaliste, de la diplomatie sans être du Quai d'Orsay. Pire, ne craignant aucun mélange des genres, il brouille toutes les pistes. Non seulement il pénètre par effraction dans des champs qui ne sont pas les siens, mais il n'en respecte jamais les règles établies.
Après ces explications, y voit-on plus clair pour discerner un dandy et un snob ?

Publié le 21 Septembre 2020

@Hubert LETIERS De nos jours, il est vrai que la définition du dandy est devenue floue. Cela tient-il à sa raréfaction ? A l'évolution des moeurs ? Au laxisme de l'éducation ? Mais quel que soit son milieu, l'art qu'il pratique ou celui qu'il affectionne (ou pas), ne serait-ce pas tout simplement la classe du sujet qui fait la différence ? Cette classe parfois innée, qui se cultive avec grâce, et que le snob aura du mal à imiter, la confondant souvent avec mépris, comme tu le précises justement ? En plus imagé, et pour ajouter une touche féminine ;-), ne serait-ce pas ce qui différencie Fanny Ardant et Arielle Dombasle ? Bon week-end. Michèle

Publié le 19 Septembre 2020

@iseut
@monBestSeller
@lamish
J’avoue avoir du mal à considérer Balzac comme un Dandy.
Même si, dans l’intégralité de sa « Comédie humaine », ses personnages en illustraient de nombreuses nuances, en était-il vraiment un lui-même ? Ce n’est pas parce qu’on écrit sur une chose qu’on est ou devient cette chose.
Idem pour Baudelaire, à mon sens plus un théoricien du dandysme que son représentant.
Concernant Barbey d'Aurevilly, je partage votre perception, tant il défendait le Dandysme en tant que manière d’exister.
Mais au 21ème siècle, qu’est-ce réellement qu’un Dandy ? Un individu, plus élégant que la moyenne, et qui tente de se faire admettre en se faisant rejeter ?... Un original éduqué plus ou moins stérile ?... L’épigone d’un génie imitatif qui se croit singulier ?...
Et un écrivain peut-il encore aujourd’hui être un Dandy, alors qu’il écrit, publie, s’expose en personne et non en effigie ?...
Comme je le sous-entendais dans mon commentaire initial, le Dandysme est un sujet d'autant plus vaste que sa définition reste pour moi assez floue.
Quant au « snobisme », au-delà de ses formes ou objets, il restera en effet très différent de ce que les un(e)s et les autres pourrions assimiler au « dandysme ». Surtout sur le fond, plus qu’au travers de ses symptômes apparents. Le snobisme témoigne la plupart du temps d’une marque de mépris. Alors que chez les dandys, quelles que soient leur excentricité, il y a toujours une certaine modestie dans leur insolence affichée.
Bon… @monBestSeller… le moment est venu de vous fendre d’une thèse comparative sur ces deux sujets… So What ?

Publié le 19 Septembre 2020

@monBestSeller Excusez mon hors sujet qui visait à bien différencier snobisme et dandysme, car pour moi, Wilde était un dandy, pas un snob. Mais Indépendamment, et pour répondre à votre thème, oui, le snobisme a été, est et sera toujours un terreau fertile pour la littérature. Et si le mot dans sa signification actuelle n'a vu le jour qu'au début du XIXème, le snobisme a inspiré l'oeuvre contemporaine de grands auteurs, tel Molière qui, en représentant "Les précieuses ridicules", a réussi à faire rire une partie de la bourgeoisie de son propre spectacle.@Tous, bon week-end, Michèle

Publié le 19 Septembre 2020

Pour débattre d'un tel sujet, il faut être un véritable littéraire. Moi pas. Bon débat !

Publié le 18 Septembre 2020

@La Miss @monBestSeller Ou comment une simple virgule, par son absence, peut provoquer un quiproquo :-)... Bonne journée, Michèle

Publié le 18 Septembre 2020

@la miss C'est un sujet qui cultive l'ambiguïté
1) sur le snobisme des auteurs et
2) la mise en scène de snobs dans les oeuvres.

Publié le 18 Septembre 2020

@la miss Mais vous n'attaquez pas ! et je ne me sens pas attaqué ! Merci pour votre contribution !

Publié le 18 Septembre 2020

@la miss. Les deux madame Miss, c'est un sujet qui cultive l'ambiguïté sur le snobisme des auteurs et la mise en scène de snobs dans les oeuvres. C'est en cela qu'il est contestable et facile à attaquer. Sacha Guitry aurait évidemment été un personnage intéressant dans la galerie de portrait et d'oeuvre, même s'il n'a écrit qu'un roman.
@lamish je suis d'accord avec vous, les amalgames permettent de donner un peu plus d'épaisseur au sujet mais les nuances méritent d'être rappelées
@Hubert LETIERS Merci par ces réflexions riches d'enseignements et welcome back

Publié le 17 Septembre 2020

Il convient de bien distinguer le dandysme du snobisme, à mes yeux. Le dandy est attaché au raffinement, à l’élégance. Il n’a de commun avec le snob que le culte de la différence. Même si les circonstances donnent au snob l’occasion de mimer le dandysme, son désir de se démarquer à tout prix peut produire de l’insupportable, du risible, là ou le dandy ne dérogera pas à une forme de bienséance qui inspire le respect. Le snob littéraire, lui, est à double tranchant. S’il sert les auteurs en vogue ou peut fortuitement en faire émerger d’autres qui ne le sont pas, en tant que lecteur, il a trop souvent la fâcheuse tendance de se considérer intellectuellement au dessus du lot, en tant qu'auteur. En traitant les autres comme des pensées inférieures, il favorise un forme d’élitisme qui fait fuir… accentuant ainsi un désintéressement qu’il ne souhaite pas lui-même. De là à dire que le snob littéraire ne voit pas plus loin que le bout de son nez, il n’y a qu’un pas que je me garderai bien de franchir ;-). Merci pour ce billet pertinent, @monBestSeller, et bonne fin de journée. Amicalement, Michèle

Publié le 17 Septembre 2020

Bel article !
En littérature, le snobisme est en effet autant un sujet de thèse sociale, qu’une vaste pépinière des comportements mimétiques et souvent… dérisoires.
Oscar Wilde incarne parfaitement le snobisme dans ce qu’il a de plus ludique.
Celte revendiqué, Français par sympathie, Irlandais de race, mais condamné par les Anglais à parler le langage de Shakespeare, Oscar Wilde était pris dans la valse à trois temps des origines et des langues.
Ses racines - réelles ou fantasmées ? - ont à l’évidence contribué à placer cet écrivain d’exception dans une position critique singulière vis-à-vis de la Grande-Bretagne. Jouant des mots à l’infini, virtuose du paradoxe, expert des mots d’esprit et de l’aphorisme, dynamiteur de la logique établie, Oscar Wilde s’était attaqué en profondeur à tout ce que chérissait la bourgeoisie, l’aristocratie et les élites en général : les institutions, l’ordre patriarcal, le pouvoir, le mariage, la vertu, le sérieux et le conservatisme.
À « La Ballade de la geôle de Reading » cité dans l’article, j’ajouterai « L’importance d’être constant », sa dernière pièce, dans laquelle il a poussé à l’extrême sa contestation ludique de l’ordre et du sens commun. C’est l’histoire d’un bébé oublié dans un sac de voyage à la consigne d’une gare, une histoire improbable poussée jusqu’à l’absurde, dans laquelle le sac passera du statut de bagage à celui de parent présentable. Une pièce iconoclaste où Wilde cloue au pilori le mépris social des riches et la bêtise de leur morgue. Ce que la société de l’époque ne lui a jamais pardonné, et qui lui valut d'être condamné deux ans aux travaux forcés, pour… son homosexualité.
Quant au dandysme en général, et à celui de Gonzague Saint Bris en particulier, il y aurait là matière à une autre belle tribune… N’est-ce pas Mallarmé qui disait que, socialement, nous sommes tous des ratés : sentimentalement, nous sommes tous des fils de concierges enrichis et de ducs déchus…
Merci encore pour cet article qui module un peu l’acoustique littéraire de ces dernières semaines.

Publié le 17 Septembre 2020