Actualité
Le 28 sep 2020

En Septembre, les lecteurs d’ARESIOR ont sélectionné « 55 jours de leur vie » d’Alix Cordouan,

Le confinement, on en a beaucoup parlé, on a beaucoup écrit sur le sujet. Mais avec talent, plus rarement. La chose est réparée avec le roman-feuilleton d'Alex Cordouan.

Un feuilleton écrit pendant le confinement : une unité de lieu, une unité de temps, comme un concentré de vie

Ce récit est d'abord un exercice de style comme un feuilleton avec un foisonnement personnages et beaucoup de rebondissements. Reconnaissons qu’on les suit tous avec intérêt ! On prend parti, on s'attache à certains, on s'éloigne d'autres, mais on est jamais indifférents. On devient un petit tribunal des âmes dans ce concentré de vie.

Cela s’explique par la genèse de ce livre que nous a confiée l’auteur :

« Pour agrémenter le confinement qui venait d’être instauré, j’ai proposé à une dizaine d’amis de leur envoyer quotidiennement, s’ils le souhaitaient, une chronique romanesque de la pandémie. Chaque épisode a donc été écrit et envoyé chaque fin d’après-midi pendant 55 jours, sans aucune interruption »

L’on comprend ainsi la forme stylistique bien maîtrisée où le lecteur est parfois « intégré » au récit avec l’emploi du nous.

Le confinement agit comme un révélateur : on préssent la personnalité, le futur, et la déstinée de chacun.

Il y a ceux qui essaient de composer avec la situation et puis d’autres, plus opportunistes, qui cherchent à en tirer profit. C'est comme un film qui démasque et révèle des vérités en accéleré..

Nous voyons réagir les personnages par le biais de cet élément imprévu qui va les faire évoluer, réfléchir, bifurquer, se révéler même.

Pour certains, cela ira jusqu’à un changement radical de trajectoire correspondant à leurs véritables choix de vie. Les épreuves éclairent et accélèrent parfois les vérités sur soi même et les autres.

 

Une écriture agréable, fluide, des dialogues qui sonnent vrai, des personnages bien campés et surtout ...de l’humour

« Elle délaisse l’ascenseur et emprunte les escaliers, les chaussures à la main, en ne s’appuyant que sur la pointe de ses pieds, méthode recommandée pour muscler les fessiers qui, comme nous le savons tous, sont indissociables de la promotion sociale en milieu urbain. »

Des morts célèbres ponctuent les chapitres (Christophe, l’épouse de Georges Marchais etc.) comme pour nous ramener à la réalité, celle où chaque jour nous avions le décompte des hospitalisés et des morts.

L’auteur n’oublie pas non plus de relativiser le contexte :

« La guerre à leur trousse, ils revivent, ou tout au moins le croient-ils, l’exode de leurs parents devant les armées du Reich »

Tout au long du récit, nous sommes tenus par les destins des protagonistes dont les personnalités se dévoilent progressivement comme pour nous dire que c'est dans les crises que nous nous révélons vraiment.

Une leçon de vie

 

Bonne lecture !

 

J-C Georget
15/09/2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

@Kroussar
Bonjour Kroussar,

Comme je viens d’en faire part à Michèle, je suis parfaitement conscient que le sujet de "55 jours de leur vie " pouvait engendrer le rejet tant il avait été rabâché.

Pour ma part, la pandémie fut le prétexte de mettre en parallèle des personnages issus de différents milieux confrontés à la même problématique : une véritable mine d’inspiration à laquelle je n’ai pu résister !

J’espère que votre relecture, si vous en avez le temps, vous fera oublier votre première impression, et que vous ne verrez dans ce feuilleton qu’un aimable divertissement où, je l’espère, l’humour ne perd pas ses droits.

Je tiens à vous remercier pour l’investissement de qualité que vous consacrez à mBS afin que le site conserve son niveau de crédibilité.

Amicalement,

Alix (Jean-Bernard)

Publié le 30 Septembre 2020

@lamish
Bonjour Michèle,

Le texte « 55 jours de leur vie » n’était pas, à l’origine, destiné à être déposé sur le site, et c’est une surprise pour moi que ce feuilleton ait été remarqué par les lecteurs d’ARESIOR que je remercie.

Comme vous le soulignez, dans le contexte de la pandémie, il était mal venu, voire suicidaire, d’aborder le sujet, et je peux comprendre les premières réactions de rejet. Mais le texte était là, disponible, alors prendre le risque de déplaire, voire d’agacer, ne m’a pas semblé rédhibitoire.

Je vous remercie pour vos appréciations sur mes livres, et l’évocation du « Fils du père Noël » me ramène à votre première critique encourageante en septembre 2017, trois ans déjà d’échanges fructueux.
Votre participation au site, très positive, contribue à faire de mBS un lieu de partage très attachant.

Amicalement,

Jean-Bernard

Publié le 30 Septembre 2020

Bonjour Jean-Bernard. Les lecteurs d’Aresior ont été sensibles, tout comme vos nombreux lecteurs « monbestselleriens », à votre style. Style car c’en est un de par sa régularité. Je me souviens encore de cette impression de fraîcheur, à la lecture de « Le fils du père Noël », de mon coup de cœur, au point de vous citer en exemple sur une tribune qui traitait de la différence d’expression des sensibilités selon le genre de l’auteur.
/Plume accessible à un large public - qui sait se faire concise sans tomber dans une simplicité excessive - sentiments assumés, touches de nostalgie, d’humour et de « feel-good »… C’est tout cela qui, en créant une proximité avec le lecteur, veut qu’un énième bouquin ayant pour toile de fond la Covid-19 m’a plu, malgré des réticences issues d’un phénomène de saturation ;-). Merci pour ce choix, Aresior, bravo Jean-Bernard, et bonne journée à tous. Michèle

Publié le 30 Septembre 2020

@Alix Cordouan
/n
Alix, (Jean-Bernard), comme je vous l'ai déjà dit "J'aime votre plume" qui nous conte de belles histoires où se mêlent des personnages très attachants...
/n
Alors, en cette période totalement folle du covid-19, où le catastrophisme est roi, vous avez su nous présenter les choses avec humour, ce qui est appréciable. Et les lecteurs d'ARESIOR ne se sont pas trompés.
/n
Peut-être devrais-je relire votre roman, pour vérifier si mon agacement initial était dû à l'effet covid, ou pas, car il semblerait qu'il agit différemment sur les individus, certains en sont morts, d'autres...
/n
Amicalement. Jean-Claude

Publié le 30 Septembre 2020