Interview
Du 30 oct 2020
au 30 oct 2020

Une belle revanche

Quand l'arme de la vengeance est à portée de main... une dystopie qui fait froid dans le dos pour l'appel à l'écriture monBestSeller: "Je ne me suis pas reconnue"
Les courses de taureaux, un sport populaire en 2070Les courses de taureaux, un sport populaire en 2070

Toute petite, j’adorais jouer avec les chauves-souris. Elles s’agrippaient à mes cheveux, mordillaient mes doigts… elles m’aimaient.

2022, année meurtrière !

Les Occidentaux propageaient la rumeur selon laquelle le virus avait fuité depuis l'Institut de virologie de Wuhan. Papa m’expliquait, qu’à force de détruire son environnement, l’humain avait déclenché un processus irréversible qui se retournait contre lui. La déforestation, l’empiétement sur divers habitats de la faune sauvage avait contribué à la propagation de maladies animales à l’humain. Mon papa, avait raison, il connaissait la cause de la pandémie. Il me disait : Lyna, mon ange, tu n’as rien à craindre, tu survivras ! Ta mère et tes grands-parents ont grandi avec ce virus ! Moi je n’aurai pas cette chance ! Promets-moi que tu te serviras de ton intelligence hors du commun pour te protéger ; tu es si fragile !

Vous ne pouvez-pas savoir ce que j’ai ressenti devant les cendres de mon père ! Ce jour-là, je ne me suis pas reconnue, j’ai perdu la tête. Moi si douce, je jurai de tout mettre en œuvre pour venger ce père aimant, qui sacrifia sa vie pour mon pays.

A compter de ce jour, je me mis à rêver à une arme biologique parfaite. Je n’eus même pas besoin de la militariser, les chauves-souris elles-mêmes s’en chargèrent. J’ai dû juste les aider un peu. Et c’est ainsi que le virus muta, exterminant les humains affaiblis par une vie de confort, une vie aseptisée…

Conforme à mes prévisions, le virus n’a pas agi partout de la même manière. Des millions de personnes ont périt, alors que d’autres ont survécu.

L’Occident a perdu trop de temps en minimisant les faits, en les cachant, en essayant de cultiver le virus sur des cellules de poulets, de porcs… sans succès. Il ne leur est jamais venu à l’esprit que seule la chauve-souris était le cobaye idéal… C’est ainsi que l’Asie fut la première à même de se protéger.

Dès lors, les Chefs d’États de tous les pays nous adressèrent en secret des demandes d’asile, ceci dans l’espoir de sauver leur peau. Nous avons passé un pacte avec eux.

Alors, pendant des années, je diffusais des informations anxiogènes sur les réseaux occidentaux. Elles eurent raison de l’entendement général. Et ce fut la panique. Les hôpitaux déjà surchargés furent pris d’assauts, les magasins pillés… Suite aux émeutes, le couvre-feu fut décrété, les déplacements interdits. Des bandes mafieuses volèrent les vaccins pour les revendre aux plus offrants… Ce fut le début du chaos.

Cinquante ans plus tard !

Un demi-siècle de pandémies et de révolutions technologiques plus tard, je suis toujours là et je profite pleinement de la vie. En Asie, nos organismes ont résisté. « La revanche des opprimés », comme dirait mon père.

Aujourd’hui, l’Asie domine le monde ! Pas seulement grâce à notre vaccin, mais... à l’Internet ! Enfin, internet était le nom qu’on lui donnait avant.

Aujourd’hui, l’Occident n’existe plus sous la forme que nous avons connue. À l’instar des pandémies, les révolutions technologiques ont bien eu lieu, mais pas comme on le projetait alors ! Les gens s’imaginaient des robots, des voitures volantes, le redémarrage de la conquête spatiale. Si tous ces bouleversements ont bien eu lieu, c’est seulement ici, chez nous, en Asie.

En Occident, les robots balayent les feuilles mortes dans les rues désertes. Et la population reste cloîtrée. Chacun chez soi ; la peur des autres. Ils se sont retirés du monde réel pour devenir les sujets passifs d’un monde virtuel. Une décennie aura suffit à leur ôter tout désir de vie au grand air, faisant d’eux des légumes branchés à des machines. Les plus doués d’entre eux vivent en solitaire, s’instruisent directement grâce à Asienet, utilisant des applications et du matériel Chinois. Ils vivent leur vie « en ligne », travaillent ou jouent via leurs avatars. Ils n’en n’ont plus rien à foutre de la réalité, ni de la liberté. Les autres survivent misérablement… leurs États ne peuvent rien pour eux.

Depuis, chaque semaine, je me rends au temple afin d’honorer les esprits de mes parents. Je leur parle. Je sais qu’ils m’écoutent. J’ai l’impression qu’ils sont fiers de moi, d’un ange devenu démon, de ma revanche que je dois à mes chauves-souris.

Kroussar

16 CommentairesAjouter un commentaire

@FANNY DUMOND,
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@De Vos Philippe  
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Entièrement d'accord avec vous, Patricia. "Pouvoir discuter sur des sujets sociétaux c'est justement ce qui est intéressant !". Les grands écrivains n'ont-ils pas débattu avant d'écrire. Débattre nous permet de capter l'essence même de ce qui nous entoure, de comprendre les mœurs de notre temps ; autant de sujets qui peuvent conduire à l'écriture afin de témoigner de notre époque. Car, il  y a un proverbe chinois qui dit que la mémoire la plus forte est plus faible que l’encre la plus pâle. L’écriture est un puissant instrument de transmission et de témoignage.
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Dans sa fonction de communication, de partage, monBestSeller permet également le débat d'idées, même si les tribunes doivent respecter certains formats et thèmes imposés. Mais rien ne nous interdit d'élargir le sujet lorsqu'une tribune s'y prête. Nous avons pu débattre, parfois, peut-être insuffisamment. Car du débat surgit l'idée, et de l'idée naît l’écriture. Amicalement à vous et à Philippe.

Publié le 19 Décembre 2020

Bonsoir@Kroussar en faisant un grand tour ce jour, je viens de découvrir que vous m'aviez citée le 17 novembre et comme ce n'est pas dans mes habitudes de ne pas répondre à mes interlocuteurs, je vous remercie de bien vouloir m'excuser (je suis tellement douée que je n'ai plus accès à ma boite mail auteur ;-) Tout ça pour vous dire que je vous rejoins quand vous dites qu'un texte a plusieurs niveaux de lecture surtout si on ne le lit qu'une seule fois ! Il est comme ça des textes, comme le vôtre, qu'il faut lire plusieurs fois pour s'en imprégner, pour découvrir toutes ses subtilités non dites, entre les lignes, ô que Oui ! Je ne l'avais pas commenté comme vous avez pu vous en apercevoir, car je ne l'avais lu qu'une seule fois et j'avoue en diagonale. Aujourd'hui, je l'ai lu attentivement et il me parle vraiment. J'ai bien compris votre/vos intentions d'une satire de la société et j'y vois aussi un texte post-apocalyptique qui n'augure rien de bon pour notre futur. Quel sera-t-il surtout pour nous les anciens que l'on a bien confinés à nouveau ??? soi-disant sans faire de discrimination. Je vous laisse, Jean-Claude, car je suis partie pour en faire tout un roman ! et je vous remercie de votre débat. C'est ce que j'aimerais trouver ici. Pouvoir discuter sur des sujets sociétaux ou autres avec des personnes adultes, pas toujours du même avis, mais c'est justement ce qui est intéressant de pouvoir confronter nos idées sans nous écharper ! Bien cordialement. Patricia

Publié le 18 Décembre 2020

@FANNY DUMOND,
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@De Vos Philippe  
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@Catarina Viti 
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@lamish 
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Un petit commentaire, histoire de relancer le débat.
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Les bonnes fictions sont celles qui ont plusieurs niveaux de lecture. L’implicite, ce qui est dit sans être dit, c’est ce qui fait tout l’intérêt d’un texte. Or, c’est un fait, beaucoup ne savent pas lire entre les lignes et ma dernière nouvelle fut un bon exemple. Cela peut avoir des conséquences fâcheuses, comme le montre ce petit récapitulatif :
MonBestSeller y a vu une dystopie alors que ce n'était qu'une satire.
Philippe y a vu deux niveaux de lecture : une mise en garde et le fantasme de l'auteur, sans percevoir le côté provocateur du texte.
Patricia a compris qu'il était difficile de se faire une idée précise, tant les informations sont manipulées par les médias.
Lamish n'y a vu qu'une connotation-fanatique et des informations mensongères (du moins, en pointant du doigt la liberté d'information) en négligeant le vrai sens du texte.
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Eh oui, trop de gens s’arrêtent au premier niveau de lecture, et passent à côté de l’essence même du texte, de son message. D’autres proposent une interprétation totalement erronée. Certain(e) vont même jusqu’à affirmer qu’elle défend… ce qu’elle dénonce !
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Pourtant, au-delà de la mise en garde et du constat que les Asiatiques semblent être immunisés, cette satire dénonce la folie qui règne autour de la pandémie. Si vous observez les courbes annuelles de mortalité en France, à part un pic entre mars et mai 2020, le taux de mortalité est strictement comparable à ceux de 2018 et 2019. Donc, une grosse grippe un peu plus virulente que les grippes saisonnières. A suivre...

Publié le 17 Novembre 2020

@FANNY DUMOND
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Chère Patricia, vous ne débordez pas ! C'est exactement ça ! Il y a des personnes qui ne comprendront jamais que des gestes simples ou des comportements adaptés peuvent sauver des vies... 
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@Caroline Monerie
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Petite précision. Cette fiction se situe entre 2022 et 2072, elle ne tient pas compte du cas spécifique de la verbalisation policière en France, ni ne parle de la peur du virus, mais bien de la peur panique que peuvent provoquer des informations anxiogènes diffusées sur les réseaux sociaux durant de nombreuses années; et de beaucoup d'autres choses encore...

Publié le 03 Novembre 2020

Bonsoir@Caroline Monerie vous me faites penser à ceux qui attachent leur ceinture de "sécurité" pour éviter de prendre une prune et qui n'ont toujours pas compris qu'elle sauve des vies. Pardonnez-moi Jean-Claude de "déborder", mais c'est plus fort que moi, il fallait que ça sorte car j'ai perdu ma filleule âgée de 19 ans éjectée de la voiture qui lui est retombée dessus. Alors étouffons ensemble pendant quelque temps, maintenant que nous avons des masques. C'est juste mon avis qui vaut ce qu'il vaut. Cordialement. Patricia

Publié le 02 Novembre 2020

Contrairement à ce que semble penser l’héroïne du texte, d’après moi ce n’est pas la peur de la maladie qui nous pousse à nous terrer chez nous mais la peur des sanctions: 135 euros d’amende en cas de première infraction parce que l’on est sorti de chez soi sans son papier, on l’a peut-être oublié, on a peut être mal compris les consignes, on s’est cru autorisé à disposer tant soi peu de nous-même. Les sanctions suivantes sont bien pires. Personnellement, c’est la seule raison qui me pousse à respecter les consignes. J’étouffe mais je le fais discrètement chez moi, par peur du pire encore. Un petite mort ! Et si l’on doute que d’autres pensent comme moi alors j’en prendrais pour preuve l’affluence partout sur les routes, dans les rues, dans les magasins la veille du confinement. Les gens n’avaient pas peur de sortir et beaucoup sans masques. En une nuit tout aurait changé ?

Publié le 02 Novembre 2020

@De Vos Philippe  
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Cher Philippe, merci pour votre intervention. Oui, le COVID est un épiphénomène à l'échelle de l'humanité. Il faut donc relativiser.
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Dernièrement, un article citait la vie d'une jeune européenne née au début des années 1900 et précisait qu'elle avait dû affronter : la guerre de 14-18, la privant de sa jeunesse; la grippe espagnole (un covid sans le dire), disséminant sa famille; le crash boursier de 29, la ruinant totalement; la seconde guerre mondiale, écrasant son mari et ses filles... J'ajouterai, puisque cette vie ressemblait étrangement à celle de ma grande-tante, qu'elle dû suivre son second mari en Indochine, plus exactement au Tonkin (mauvais choix), où elle dû à nouveau supporter la terreur des français durant neuf ans, puis celle des américains pendant vingt ans... 
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Aujourd'hui, les gens se plaignent de rester à la maison pendant des semaines, ou bien de porter un masque. Alors qu'ils ont de l'électricité, des téléphones portables, de la nourriture, de l'eau chaude et un toit sécurisé sur leur tête. Rien de cela n'existait en ces temps-là...
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Concernant la compréhension de la lecture, effectivement, il y a bien plusieurs niveaux. Vous en avez perçu deux, ce qui est fort judicieux. En fait, Il y en a trois, je vous laisse découvrir le dernier.
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@FANNY DUMOND  
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Chère Patricia, merci à vous d'enrichir ce débat. Car il est difficile de faire la part des choses tant les informations sont toutes manipulées. Ce n'est pas nouveau, cela a toujours existé.

Publié le 01 Novembre 2020

Bonsoir chez vous@Kroussar Ne soyez pas désolé Jean-Claude, je me doute bien que vous n'avez pas écrit le jour du re-confinement (prévisible, soit dit en passant). Lors d'une interview en 1985, Marguerite Duras prédisait que l'Humanité dans les années 2000 serait littéralement noyée sous l'information ! En 2020, je dirais que nous sommes littéralement engloutis sous la désinformation et que, sans parler de l'Occident dans son ensemble, nous Français ne savons absolument rien de ce virus et que nous sommes désinformés et plus que désarçonnés par cette multitude de chiffres tous plus contradictoires les uns que les autres qui nous dégringolent dessus à longueur de journée ! Alors, comment voulez-vous que l'on sache ce qui se passe ailleurs ? Idem pour tant d'autres actualités. Entre autres exemples, qui est au courant de ce qui se passe depuis de nombreuses années au Yémen qui subit l'une des plus grandes catastrophes humanitaire de tous les temps ?
Sans parler de ce terrifiant virus qui se répand à la vitesse de la lumière depuis quelques jours sur la France, qui sont de fausses informations (fakenews).Ce virus ci est anxiogène, lui aussi. Notre Constitution et notre devise nous lient les pieds et les poings.
Je vous souhaite une Bonne soirée, Jean-Claude et vous remercie pour ce débat. Cordialement. Patricia

Publié le 31 Octobre 2020

La liberté d'information passe avant tout par les réseaux sociaux. C'est bien pour cette raison que les pays dictatoriaux censurent ce genre de réseaux... La presse a toujours et sera toujours au service des pouvoirs en place... la France en a donné un bon exemple ces derniers mois.
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Donc, pour revenir au sujet. S'il y avait eu un décès lié au COVID-19, tout le Cambodge en aurait parlé. De même, si un mari se permet un écart à l'autre bout du pays, dans l'heure qui suit les photos circulent sur FB... CQFD.

Publié le 31 Octobre 2020

@Catarina Viti  
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Petite Soeur ! Je savais bien que je pouvais compter sur ton soutien. Oui, une pensée à toutes les Lyna, les Norah du monde auxquelles nous insufflons les bonnes valeurs. 

Publié le 31 Octobre 2020

A toutes les Lyna et les Norah du monde, auxquelles nous insufflons jour après jour (et avec les moyens du bord) le respect du sacré, la passion pour les choses essentielles. Elles sont nos petites guerrières, nos petits rayons laser. Elles sont demain. Hauts les cœurs, mon Kroukrou (# @Kroussar), il ne sera pas dit que nous avons vécu pour rien !

Publié le 31 Octobre 2020

Il n'y a aucun fanatisme dans cette fiction, et mon commentaire donne un éclairage sur ce qui a motivé ma démarche.
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De plus, de prendre l'exemple de la liberté d'information, dans un classement de 1 à 180, la France est 34ème, le Cambodge 144ème, la Chine 177ème... C'est une vue très occidentale des choses. Pour exemple, au Cambodge nous avons le droit de nous exprimer sur tous les sujets. Et sur celui du COVID sachez que : si un Khmer devait succomber de ce virus, les réseaux sociaux seraient inondés par cette information. Car depuis que Facebook est accessible pour tous, le téléphone Khmer court plus vite qu'un guépard...
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Par ailleurs, si j'ai attendu aussi longtemps pour partager mon constat c'était bien pour avoir une année de recul sur ce point :  "tous les pays d'Asie centrale et d'Asie du sud-est ne comptabilisent que très peu de morts, voire aucun". Bonne journée à tous 

Publié le 31 Octobre 2020

@la miss 5 
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Merci pour votre sympathique commentaire. Promis, je ferai mieux la prochaine fois !
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Cependant, la narratrice s'appelle Lyna. C'est le prénom de ma fille qui, comme elle l'a laissé entendre, est un phénomène (si si, elle parlait déjà trois langues couramment à cinq ans). Et ce père qui aurait sacrifié sa vie pour son pays, je vous laisse imaginer ! Mais je suis certain que tout cela ne vous avait pas échappé.
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@FANNY DUMOND  
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Tout d'abord, je suis désolé que cette tribune coïncide avec cette nouvelle période de confinement en France, un pur hasard. Ensuite, je suis de votre avis lorsque vous précisez qu'une catastrophe nous pend au nez et pas qu'en Occident.
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Je voulais attirer l'attention des lecteurs sur deux points qui me semblent totalement occultés en Occident et ailleurs. À la date du 31 octobre 2020 :
1) tous les pays d'Asie centrale et d'Asie du sud-est ne comptabilisent que très peu de morts, voire aucun comme au Bhoutan, au Cambodge, au Laos... ou très peu : Brunei, Chine, Malaisie, Mongolie,  Myanmar, Singapour, Sri Lanka, Thaïlande, Taïwan, Vietnam...
2) après quelques mois de distanciation sociale, les Asiatiques ont repris une vie ordinaire; convaincus que seul le reste du monde devra subir les attaques du virus...  
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Ces deux points, qui résultent d'une observation longue et attentive depuis novembre 2019, m'ont donné l'idée de cette satire. Ainsi, je souhaitai partager cette réflexion : "Les Asiatiques porteraient-ils en eux leur propre antidote ?" Et, surtout, provoquer. Amicalement Kroussar
 

Publié le 31 Octobre 2020

Bonjour@monBestSeller j'adore votre humour ! C'est sûr que ça fait froid dans le dos de voir que l'œil humain n'a plus sa place nulle part. Bien que je sois à moitié bigleuse, j'ai vu la faille et peut-être qu'avec un peu de jugeote j'aurais pu deviner qui est l'auteur de la présente dystopie qui, hélas, nous pend au nez et pas qu'en occident. Bonne journée à vous. Cordialement. Fanny ;-)

Publié le 30 Octobre 2020

@FANNY DUMOND Ce n'est pas un sport, il se trouve qu'un de nos 4000 robots a défailli !

Publié le 30 Octobre 2020

Pour recharger ma batterie. Qui est l'auteur(e) de cet appel à l'écriture ? Décidément, l'anonymat est un sport ici.

Publié le 30 Octobre 2020