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Le 01 mar 2021

Confession d’Hubert Létiers : auteur hybride entre auto-publication et édition

Que de temps gagné en écoutant les expériences des auteurs ! Appuyons nous sur leurs déceptions, leurs réussites et leurs enseignements avant de réinventer la roue. Leçons et conclusions sont à votre disposition. Mais bien sûr, chacun est libre
Profiter de l'expérience des auteurs plutôt que de ré-inventer la roueProfiter de l'expérience des auteurs plutôt que de ré-inventer la roue

Confession d’un auteur… Parcours initiatique d’un auteur hybride, entre auto-publication et édition : (Hubert Letiers)

Beaucoup d’eau s’est écoulée sous la passerelle éditoriale mBS depuis mon dernier article. Oui, j’avais pris mes distances avec cette plateforme. Trop de tribunes sans substance étaient venues coloniser les espaces d’échanges, lesquels restaient soit sans aucun écho, soit cristallisaient des débats où prévalait de plus en plus l’agressivité. Tout cela me semblait stérile, contre-productif, antisocial. Un comble pour un site d’échanges au concept intelligent et ouvert gratuitement à tous les auteurs novices ou confirmés.

monBestSeller : un site qui a le mérite d'être clair

Depuis quelques semaines, plusieurs amis(e)s et routards de mBS ont attiré mon attention sur « le nouveau monBestSeller ». J’ai donc regardé. Effectivement, le système « open bar » et sans arbitrage, qui jusqu’alors régissait le fonctionnement plus ou moins entropique de la plateforme, a changé ses règles. Et une en particulier. À savoir que, dorénavant, la visibilité de tel ou tel auteur sur la plateforme sera directement liée à son engagement vis-à-vis de la communauté mBS. Un engagement économiquement contributif en actes d’achats de packs, mais aussi et surtout, une implication participative en termes de commentaires et propositions d’articles ou tribunes.

On peut ou non adhérer. Mais ça a le mérite d’être clair. Et personnellement, je trouve cela très sain. Pourquoi ? Parce que cette règle n’est qu’un juste rappel à ce qui entretient l’équilibre fondamental d’une communauté. « Si tu attends de recevoir, participe et commence déjà par donner ». Fini le concept asymétrique à la Mac Do, « venez tel que vous êtes » ! Par contre « Venez tel que vous aimeriez que l’on vienne pour vous ».

 Pourquoi écrivez-vous et qu’en attendez-vous en retour ? 

Mais au préalable, posez-vous la double question (ou au moins essayez), de savoir pourquoi écrivez-vous et qu’en attendez-vous en retour ? Sans un embryon de réponse à cette question, vous risquez fort de vous égarer sur les sentes de la frustration.

Petite biographie personnelle :

J’ai entrepris d’écrire il y a maintenant 7 ans. Je suis à l’origine un scientifique, pas du tout un littéraire. Mais j’ai choisi l’écriture comme seconde vie intellectuelle pour deux raisons. La première, pour m’astreindre à une gymnastique intellectuelle exigeante, mais surtout différente de celle que m’avait imposée mon métier durant trois décennies : celle des mathématiques financières. La seconde, parce que cette option (l’écriture), s’est vite imposée à moi comme une nécessité.
Tel un besoin irrépressible. Ne me demandez pas pourquoi. Mais j’étais convaincu de trouver dans l’acte d’écrire d'innombrables sources de plaisir. Heureusement, sur ce point, je ne me suis pas planté.

Ayant trop longtemps grenouillé dans les arcanes planétaires d’une économie corrompue par de multiples facteurs humains, j’ai sans hésité choisi un registre : celui des polars et thrillers. Mais pas question d’y être un suiveur, un Thilliez bis, un Harlam Coben made in France, un clone de Fred Vargas, ni un Musso boosté aux amphétamines de la finance, encore moins un pâle épigone de Virginie Despentes…
Non, je voulais absolument créer MA SIGNATURE LITTÉRAIRE ! Scrogneugneu !... Inconscient et prétentieux, le gonze. Peu importait, je savais à quoi j’allais m’exposer… Cela dit, j’avais quand même méchamment sous-estimé le challenge pour y parvenir. Ça ne m’a néanmoins jamais découragé. Pourquoi ? Parce que, au-delà des exigences d’apprentissage et du travail de recherche que je m’imposais, je n’ai jamais raisonné cette activité comme un « plan de carrière »… Bien m’en a pris !

Edition à compte d'auteur : attention

J’ai découvert monBestSeller par hasard, en 2014, à la radio, sur France Inter en rentrant de Roissy. «Intéressant le truc… Affaire à suivre ». Cela tombait à pic. Je venais de terminer mon premier polar et d’essuyer les affres d’une escroquerie avec une première expérience dite « d’éditeur à compte d’auteur ». J’avais écrit cette première fiction lors de ma dernière année d’expatriation en Asie et, par connaissance interposée et excès de confiance, j’avais traité à distance avec une soi-disant société d’édition.
De retour en France, face au silence radio de l’éditeur, j’ai pris le TGV avec un ami (avocat & associé d’un gros cabinet parisien), pour rencontrer sans préavis cet « éditeur d’avenir ». Un petit escroc, cultivé et propre sur lui, mais peu habitué à ce qu’un juriste XXXL l’explose. Sa maison d’édition était quasiment une coquille vide, tout, absolument reposait sur du vent. Un arrangement amiable a vite été trouvé. J’en profite pour dire deux choses essentielles à celles et ceux qui m’auront lu jusqu’ici.

Bien que cela ne regarde que l’auteur, face à toute proposition d’un éditeur dit « à compte d’auteur », passez votre chemin. Cette option, 100% à vos frais et sans contreparties tangibles, ne vous apportera rien dans aucun domaine.
Lorsque vous vous opposez à des gens malhonnêtes, mieux vaut faire valoir votre capacité à nuire que votre bon droit. Vous gagnerez un temps précieux et économiserez beaucoup d’argent. Oui, je sais, question de tempérament… Enfin, c’est vous qui voyez…

Toujours est-il qu’une fois le filou opportuniste remis dans son moule, j’avais toujours mon polar sur les bras. Et aucune envie de tenter le marathon du top 20 des maisons d’édition. Je savais que ma fiction n’était pas dépourvue d’intérêt, mais je n’avais aussi aucun doute sur le côté inabouti de sa construction et de sa forme. Et puis, voir ses écrits rejetés par une quelconque maison d’édition, via un courrier standard dénué de tout conseil ou critique littéraire... ÇA N’A AUCUN INTÉRÊT !

De l'autoédition à l'édition 

Et là, bien sûr, « Coucou mBS, me voilà ! » J’y mets donc ma fiction en ligne. À l’époque, mBS devait avoir environ 7 ou 800 auteurs inscrits, mais jouissait surtout d’un panel de « lecteurs-non-auteurs » sinon plus étendu qu’aujourd’hui, du moins plus actifs et probablement un peu plus critiques. C’est grâce à ces derniers que j’ai pu mettre le doigt sur mes faiblesses les plus prégnantes, et reprendre petit à petit toute l’anatomie de mon récit. Un moment passionnant !

Six mois plus tard, le hasard des réseaux de rencontres me mets face à une éditrice, une vraie. Elle accepte de lire mon polar, mais me prévient que si elle n’a toutefois toujours pas accroché à la dixième page… « Eh ben ça le fera pas ! ». Je lui envoie le tapuscrit par la poste. Elle me rappelle cinq semaines plus tard. « OK, je vous publie, mais je vais d’abord vous remettre au travail… Oui, parce que vous avez certes une plume prometteuse, mais question architecture d’un roman à suspense… vous êtes mauvais ! très mauvais ».

Je me suis donc remis au travail, et quel travail ! Quatre mois plus loin, je validais avec elle mon premier BAT. Dans les deux années qui ont suivi, entre dédicaces, ventes en librairie et en ligne pour les versions numériques, en gros : 1000 livres.

Sans la contribution initiale d’une poignée de lecteur mBS, mon polar n’aurait jamais franchi le cap du comité de lecture de cette maison d’édition.

Se faire aider

Depuis, j’ai écrit 5 autres romans à suspens, dont deux en autoédition, un avec cette même première maison d’édition, et deux avec une nouvelle maison qui a malheureusement stoppé son activité fin 2019. J’écris « malheureusement », parce que je dois aussi beaucoup à sa fondatrice avec laquelle j’ai passé des centaines d’heures à travailler la structure de mes fictions. Elle m’assiste encore aujourd’hui dans la rédaction de mon dernier thriller en cours. Comme quoi, quand l’écriture vous tient, « yes, the show must go on ! »

Grâce à cette éditrice, mais aussi grâce à plusieurs bêta-lecteurs (dont deux adhérents à mBS), l’un de mes livres a terminé dans la sélection finale du « Prix du quai des orfèvres 2018 », chez Fayard. Il a toutefois été retoqué parce qu’il ne respectait pas certaines réalités policières telles qu’imposées par le jury de ce concours. Un jury constitué de magistrats, du patron et d’officiers du 36, d’avocats au barreau de Paris, et de littéraires attachés à Fayard. Là aussi, une expérience diablement enrichissante. Toujours comprendre à qui vous soumettez vos histoires.

...et aider

Ces derniers mois, j’ai aussi passé beaucoup de temps à répondre à plusieurs appels de bêta-lecture, ce qui m’a propulsé dans des univers littéraires très éloignés du mien.
Je m’y suis livré avec implication, essayant d’y apporter toute la valeur ajoutée de ce que j’ai moi-même appris auprès de professionnels de la littérature et de bêta-lecteurs avertis. « Si tu attends de recevoir, participe et commence déjà par donner », vous vous souvenez ?...

Cet article, je l’ai écrit après avoir parcouru « la chronique auteur » de Sylvie Etient du 5 février, et l’article du 2 février intitulé « Nous n’avons pas attendu le virus pour vivre masqués et chacun chez soi »… Pourquoi ? Parce qu’il les rejoint sur l’une des principales valeurs de mBS : celle du partage d’expériences littéraires et d’une entre-aide désintéressée. Parce que c’est aussi ce qui fait toute la singularité de cette plateforme et des complicités constructives qu’elle engendre.

Hubert LETIERS      

16 février 2021

14 CommentairesAjouter un commentaire

@Hubert LETIERS
/n
Mon ami, tu l'as bien compris, ma boutade n'était qu'un tremplin pour relancer le débat autour de ton retour d’expérience. Et tes derniers commentaires enrichissent cette tribune déjà pleine d'enseignements. Notamment :
1) L’édition traditionnelle - c’est-à-dire celle des maisons d’édition qui emploient de vrai(e)s professionnel(le)s de l’écriture - a montré que j’apprenais objectivement dix fois plus et plus vite avec de tels pros du récit, qu’avec des amateurs comme moi, aussi érudits ou éclairés soient-ils.
2) Qu'il est vain de croire que nous allons apprendre à écrire de vrais livres en nous lisant et nous appréciant les uns les autres, entre novices.
/n
Même si cette dernière sentence est juste, il me semble que certains(es) ont fait beaucoup de progrès en se frottant aux autres sur cette plate-forme.
Amitiés, Jean-Claude.

Publié le 24 Mars 2021

@Kroussar
Hello Jean-Claude !
Eh bé... question prise de risque éditorial au frais de l'auteur, là, je trouve que dans ta suggestion tu fais très fort.
10.000 exemplaires auto-financés, soit # 30.000 $ d'engagement initial en suivant un schéma d'impression low-cost mais qualitativement marchand... même relayé par une pub boostée aux amphétamines via le salon du livre... sans réseau ni bataillon d'influenceurs archi-reconnus (lesquels pouvant d'ailleurs en toute impunité défoncer ton book...) Et tout ça dans une économie numérique où tout le monde veut en priorité acquérir du contenu sans avoir à le payer... Ben, je jette l'éponge, mon ami !... Pas envie de payer les droits d'inventaire à suivre.
Pour reprendre ta métaphore, je préfère encore crever une roue sur les sentes défoncées de l'édition traditionnelle... Mon retour d'expérience sera probablement bien plus constructif...
Bien à toi.

Publié le 23 Mars 2021

@Marina Leridon
Merci de votre passage commenté sur cet article.
Dans votre commentaire, vous mentionnez ce ressenti - le besoin d’écrire - qui constitue en effet l’un des moteurs essentiels de l’acte d’écrire. Qu’on raisonne ou non l’écriture en termes de carrière, si au départ on ne se sent pas envahi par une irrépressible envie d’écrire, il est peu probable que la satisfaction soit au rendez-vous une fois l’épilogue bouclé.
Cette envie demeure une condition nécessaire pour aboutir. Sans toutefois, et de loin, constituer une condition suffisante pour garantir un travail qui séduira le/les lecteurs(s). Et d’ailleurs, de quels lecteurs parlons-nous ?...
C’est un peu pour cela que j’ai insisté sur une importante question préalable, à savoir : « Au plan personnel, qu’est-ce que j’attends exactement, moi, auteur novice, de l’écriture ».
À cette question, je ne peux répondre pour aucun auteur, autre que moi-même. Un auteur n’est le porte-parole de personne. Encore moins celui d’une quelconque collectivité « littéraire ». L’écriture est par nature subjective. Ses ressorts sont personnels et assez peu transmissibles. Tout mimétisme en la matière resterait très hasardeux, sinon fallacieux, du moins intellectuellement discutable.
De l’écriture envisagée comme simple divertissement à partager entre amis, jusqu’à la littérature d’auteurs professionnels reconnus par les « Mandaroms » germanopratins de l’édition, l’éventail des motivations s’avère d’un éclectisme sans fin… et les marches de plus en plus périlleuses à escalader. Même si on n’a aucun ego mal placé.
À titre personnel et en première instance, j’ai toujours visé l’édition traditionnelle. C’est-à-dire celle des maisons d’édition qui emploient de vrai(e)s professionnel(le)s de l’écriture. Non pas pour la notoriété que leurs enseignes peuvent apporter à un auteur - cela dit, tant mieux si celle-ci est au rendez-vous -, mais d’abord parce que l’expérience m’a montré que j’apprenais objectivement dix fois plus et plus vite avec de tels pros du récit, qu’avec des amateurs comme moi, aussi érudits ou éclairés soient-ils.
Un jour, un des auteurs adhérents à mBS, (un auteur que beaucoup d'autres membres de mBS ont vilipendé et surnommé « le troll » au motif de ses commentaires souvent très/trop corrosifs), m’a dit lors d’un échange privé : « mais vous croyez réellement que vous allez apprendre à écrire de vrais livres en vous lisant et vous appréciant les uns les autres, entre novices ?... »
J’ai trouvé que la question posait bien les limites d’une entre-aide 100% endogène ; qu’elle pointait donc le niveau d’exigence quasi-infranchissable pour tous les auteurs ambitionnant un travail abouti ; et enfin, qu’elle évoquait sans détours ce piège de la complaisance, voire de l’auto-satisfecit, qui aujourd’hui pénalise encore la reconnaissance des autoédités en général.
Si cela vous intéresse, je vous invite sur le lien suivant, un article que j’avais soumis à mBS en 2016, à une période où édition traditionnelle et autoédition avaient déjà du mal à se métisser :
https://www.monbestseller.com/actualite-litteraire-du-cote-des-auteurs/edition-autoedition-critique-la-guerre-de-trois-naura-pas
Amicalement.

Publié le 23 Mars 2021

@Hubert LETIERS : Merci, HUB, pour ce retour d'expérience. Mais au-delà de l'entraide, qui est incontournable si l'on veut progresser, il y a un truc qui m'échappe !
/n
Le but final, n'est-il pas d'être lu ? Peu importe le support (papier ou numérique), peu importe l'éditeur. Si la plume est excellente, elle sera reconnue. Alors pourquoi ne pas faire appel à un imprimeur. Il éditera 10 000 exemplaires pour la modique somme de xxxxx dollars...
/n
Cela fait 10 000 lecteurs potentiels, il suffit de les cibler. Et pourquoi pas au salon du livre, en distribuant gratuitement votre roman au moment le plus approprié : lorsque les médias couvrent l'événement. Vous faites le buzz... le reste prend de l'ampleur... ou non. Au moins, vous aurez essayé. Il suffit d'avoir de l'imagination, ce qui ne manque pas aux auteurs dignes de ce nom...
/n
Alors, pourquoi vouloir à tout prix suivre les chemins défoncés de l'édition traditionnelle ?

Publié le 20 Mars 2021

Merci pour ce retour d'expérience !

Publié le 14 Mars 2021

Merci pour cette "confession". Il n'est pas aisé pour un(e) écrivain(e) débutant(e) de s'y retrouver dans tout ça... C'est aussi un des intérêts de mBS d'avoir des témoignages. Avec bien moins d'expérience que vous (je n'ai écris qu'un petit roman et le deuxième est en route), je ressens aussi ce besoin d'écrire. mBS permet de se confronter aux autres (autres que la famille et les amis...) avec bienveillance et objectivité. Mais ce qui est également important, à mon sens, est d'avoir accès à un panel d'œuvres diverses et variées. Prévoir de donner son avis permet de lire le livre en ayant un œil attentif "d'écrivain" et donc ... d'apprendre. On en revient donc à cette vérité universelle : il faut d'abord donner pour recevoir. Cordialement.

Publié le 09 Mars 2021

@hubert letiers, Merci pour l'analyse, et pour le texte que je découvre ;
@sylvie etient, Ah, la ponctuation ! Art du souffle et de la retenue; de l'élan aussi. J'ai commis un ou deux chapitres sur ce thème dans des bouquins "pro", je vais en extraire des passages utiles car exemplifiés, concrets, et les poartager : ici. sur mbs

Publié le 06 Mars 2021

Je réponds dans l’ordre des commentaires…
@Michel CANAL
Merci Michel de l’intérêt porté à ce partage d’expériences éditoriales.
Objection cependant sur un point votre honneur : moi, je suis en effet un « matheux » qui a besoin de bêta-lecteurs pour servir un récit à la forme aboutie, et je le sais. Mais n’en faisons pas une condition nécessaire pour tous les scientifiques qui se lancent dans l’écriture. En effet, une chose m’a toujours étonné : la plupart des premiers prix de concours général de français sont issus de filières scientifiques, et non littéraires… trouver l’erreur.
@lamish
Merci XXL… j’espère en effet que ces quelques lignes permettront à certains primo-romancier(e)s de « gagner du temps » quand le moment sera venu pour eux de choisir une option éditoriale plutôt qu’une autre, et donc celui de préparer leur récit en conséquence.
@Catarina Viti
« Étrange » dis-tu ?... Pas du tout, très chère … Je reste convaincu que l’édition traditionnelle auprès d’un éditeur de premier rang, c’est-à-dire relayé par un distributeur à l’échelle nationale, reste et restera à mon sens le Graal... Parce qu’écrire et « éditer/distribuer » sont deux métiers, certes complémentaires, mais très distincts. Et qu’ajouter à mon travail d’écriture le métier d’autoentrepreneur éditorial… eh ben, ça ne m’intéresse pas vraiment. Donc je n’ai plus aucune fausse pudeur à avouer que maintenant j’auto-publie gratuitement ce que les éditeurs me refusent en première instance, (ou cesse d’éditer pour « X » raisons)… Hybridera bien qui hybridera le dernier ! non mais !...
@Saint-Bleyras
Merci pour le clin d’œil… « See you soon » comme dirait Shakespeare 3.0…
@Youssouf Marius Abdoulaye
Oui, la méconnaissance du marché et des acteurs actuels de l’édition peut vite conduire les primo-romanciers dans une impasse, parfois coûteuse et sans aucun résultat ni la moindre reconnaissance ou explication pertinente.
@Sylvie ETIENT
Oui, Sylvie… tu connais le principe : dans le business, on privatise les profits et on mutualise les pertes… Alors que chez mBS, on peut mutualiser les compétences pour pallier aux insuffisances… Elle est pas belle ma parabole… Oui, bon, d’accord… promis, j’le referai plus… Bien à toi.

Publié le 05 Mars 2021

@Hubert Letiers
Je souscris en tout point à ton témoignage à propos de l'expérience monBestseller : le contraire d'un distributeur automatique, ou du système Mac Do. Pour ma part, mes derniers échanges avec des lecteurs avisés m'amènent à travailler la question de la ponctuation…Vaste programme!

Publié le 05 Mars 2021

Bel article qui en 3-4 temps nous livre un fabuleux témoignage sur le danger qui nous guette. Quand on vient de finir un manuscrit pour la première fois, on est tenté de sauter dans le bras du premier venu, et on dirait que les charlatants savent bien identifier leur proie... Merci pour le partage.

Publié le 03 Mars 2021

Hybride pas son talent, au moins ?
Ce serait dommage (au vu de son K&M. Je n'ai pas encore lu Syllogisme) !

Publié le 03 Mars 2021

Hybride, Hybride, quel petit nom charmant !
Désigne généralement un auteur ayant commencé par s'autoéditer avant de signer dans une maison à compte d'éditeur.
Mouais, mouais, en principe c'est dans ce sens que le phénomène se manifeste. Enfin... aussi longtemps que l'on pense l'édition à compte d'éditeur comme le Graal, c'est effectivement dans ce sens qu'on avance.
On s'autoédite... en attendant fébrilement le jour J, l'appel A, le contrat C, etc.
Mais le temps passe, les choses changent, la littérature se démocratise, l'édition s'atomise et plus personne ne réussit à séparer le bon vin de l'ivresse.
Tiens ! Des auteurs édités à compte d'éditeur se mettent à autoéditer une part de leur production... comme c'est étrange.
Hybride, petit nom charmant... quelle bonne idée, vraiment.

Publié le 02 Mars 2021

Oui, un témoignage enrichissant, humain et accessible, particulièrement détaillé et exposé sans fard. Il rassurera, à défaut de les convaincre, les auteurs qui veulent encore faire cavalier seul, quitte à essuyer les plâtres, à se heurter aux nombreuses déconvenues que cela suppose. En ce qui me concerne, tu le sais, tu prêches une convaincue ;-). Merci pour cette tribune qui, je l'espère, interpellera le plus grand nombre, et bonne fin de journée. Amicalement, Michèle // PS : et bien sûr, bonne chance à tes romans ;-)...

Publié le 01 Mars 2021

@Hubert LETIERS, une expérience intéressante. Singulière, mais intéressante au sens de l'enrichissement sur les pratiques de l'édition, l'entraide, et ce que peut apporter une plateforme comme monBestSeller.
N'y voyez surtout pas une critique pour la critique, votre écriture est celle d'un matheux et non d'un littéraire, avec des fautes qui justifient la relecture ou la bêta-lecture. Ce n'est pas un scoop puisque vous avez eu l'honnêteté de le préciser. On est comme on est... et le mérite n'en est que plus grand.
J'ai beaucoup apprécié cette analyse, dans le prolongement du "nouveau monBestSeller" lancé depuis le début de l'année.
Bonne chance à vos romans policiers dont je salue la recherche qui en constitue la trame.
Cordialement. MC

Publié le 01 Mars 2021