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Du 04 oct 2022
au 04 oct 2022

Dominique

Il y a des voyages plus longs que d'autres, et surtout des voyages dont les conséquences sont plus lourdes que d'autres. Des conséquences irréversibles peut-on supposer. Quoique... La participation de Jean-Baptiste Tanpi à l'appel à l'écriture monBestSeller sur le thème Rien ne s'est passé comme prévu
Voyage, voyage...Voyage, voyage...

Un soir, en revenant du boulot, je trouve la maison vide et je vois un mot sur la table du salon :

 

« 13 juillet.

«  Je pars en mission à l’étranger. Si tout se passe bien, je serai de retour chez nous le 30 septembre, et je te promets une surprise.

«  Ne cherche pas à me joindre avant cette date, et n’en parle à personne. Surtout pas à la police.

«  Je ne peux pas t’en dire plus, mais tu auras de mes nouvelles. Promis.

«  Sois patient, mon amour.

«  Je t’embrasse.

«  Domi.

 

J’appelle aussitôt Margaux, sa meilleure amie, espérant que celle-ci en sache un peu plus sur cette mission. Et c’est peut-être une opportunité de meubler une longue solitude.

 

Dès qu’elle a reconnu ma voix, elle m’a lancé d’un ton sec :

— Sois patient. Domi te reviendra. Inutile d’insister.

Clac !

 

Raté. J’allais me sentir bien seul pendant plus de deux mois. Quelles vacances !

Une aventure avec Margaux ne m’aurait pas déplu, mais cela m’aurait compliqué la vie, car son mari est un colosse jaloux et violent. Mieux vaut l’oublier.

 

Dominique est journaliste. Elle est grande, athlétique, sûre d’elle et prête à toutes les audaces.

Elle adore son travail, mais elle en parle peu. On l’avait déjà envoyée à l’étranger pour des reportages parfois assez longs. Elle me donnait juste la date de retour et le lieu de destination.

Au retour, elle me demandait de relire et corriger les articles qu’elle avait commencés.

Je me souviens d’une feuille où elle évoquait les fabuleux progrès de la médecine et décrivait diverses expériences dans des laboratoires top-secrets.

La fois suivante elle était partie 15 jours au Japon. Elle m’avait laissé un message similaire à celui d’aujourd’hui. Elle était arrivée chez moi le jour prévu vers 23 heures en déposant sa valise dans l’entrée. Après un bisou rapide, elle m’avait dit :

— Ne parle à personne de cette mission. Secret professionnel.

— Bien ma chérie.

Inutile d’insister. Mieux valait l’embrasser. Car Dominique était une épouse adorable.

 

Cette fois-ci, j’étais sans nouvelles le premier octobre. Le journal non plus.

Margaux pas davantage : j’étais tombé sur son mari, qui était de très très mauvais poil.

Un jour de retard. Que faire ? Rien. Ou plutôt dormir. Seul.

J’avais réussi à trouver le sommeil, recroquevillé en chien de fusil dans mon lit.

Soudain, j’ai senti un corps se coller contre moi. Nu. Dominique ? Avec ce truc dur en bas de mon dos qui cherchait à… Non. C’était un mec. J’ai voulu me débattre et crier. Mais personne ne pouvait m’entendre et j’étais maintenu d’une poigne de fer.

— Trop tard, mon chéri...e ! fit-il en m’enlaçant d’un geste plus tendre. C’est moi Domi ! Je...

 

Encore sous le choc, j’ai reconnu son rire. Et sa voix, un peu plus grave que d’habitude.

Il (iel?) était ravi(e) :

— C’est la première fois que je prends autant de plaisir avec toi, mon chéri(e) !

 

J’étais plus réservé… mais « Trop tard mon chéri...e ! ».

Elle (ielle ?) avait encore raison. Comme toutes les femmes.

Rien de neuf : sauf que pour l’instant j’étais sa mari et elle mon femme.

Mon orgueil de mâle hétéro venait d’en prendre un sacré coup.

Dominique était soulagé(e). Elle me connaissait bien. J’ai allumé la lumière et nous nous sommes levés. Il m’a donc pris dans ses bras comme elle le faisait depuis que je la connais. À ma grande surprise son corps de femme avait très peu changé (sauf un détail important). J’étais ravi.

— Pas trop secoué, mon chérie ?, dit-iel en s’écartant vivement. Plusieurs choses :

Un : évite de draguer Margaux. Son mari nous a vu(e)s ensemble. Il était furieux, mais j’ai réussi à lui échapper.

Deux : Comme tu vois, l’opération a lamentablement raté et on m’enterrera dès qu’on aura trouvé un cadavre qui me ressemble.

Trois : Je disparais de ta vie

— Définitivement ?

— Oh non ! Loin d’ici. Tu auras de mes nouvelles. Promis. Et tu pourras me sauter dès ton arrivée là-bas, mon chéri.

 

 Elle (iel?)  me saisit par les épaules, m’accorde un bisou du bout des lèvres, se rhabille en vitesse, me tend une grosse enveloppe scellée à remettre demain au journal, et disparaît avec sa valise.

15 CommentairesAjouter un commentaire

Bonjour cher@jbtanpi c'est par le plus grand des hasards que je viens de voir votre commentaire. En ce moment, je ne reçois plus les notifications. Je pense que vous n'avez pas à justifier votre texte qui ne m'a pas dérangée, sincèrement. Je n'y ai vu aucune mal intention de votre part, de l'humour sous-jacent et pas de sarcasmes mal venus. Pour vous avoir lu plusieurs fois, j'aime votre écriture dans des courts qui font mouche (comme vos deux mots valise). J'espère que vous poursuivrez, car écrire nous permet de nous évader pour quelques instants de nos soucis et de ne pas les ruminer sans cesse. Avec toute ma sincère amitié à vous deux. Fanny

Publié le 11 Novembre 2022

Un grand merci à tou(te)s (Michèle @Zoé Florent ; @Menouar Ben Yahya ; @Camille Descimes ; @Michel CANAL ; @FANNY DUMOND ; @Sossé OUMEDIAN ; @JOHANNELLE ) d'avoir réussi à clore la polémique déclenchée par la parution d'un texte maladroit sur un sujet aussi sensible.

L'idée du conjoint qui change de sexe au retour d'un voyage m'a semblé intéressante. Je me suis emparé de ce sujet et j'ai foncé sans réfléchir dans l'écriture et la publication.

Vos commentaires bienveillants et sensés m'ont appris bien davantage que toute la documentation que j'aurais pu trouver sur internet, dans les livres, ma mémoire ou ailleurs.
Une belle leçon qui m'a poussé à réfléchir sur les conséquences de mes actes dans la réalité du quotidien d'aujourd'hui... et à la loi exprimée par Vilfredo Pareto et Alin Caillas : 20% d'inspiration et 80% de transpiration pour arriver à un bon résultat. C'était vrai pour l'apiculture... et sans doute aussi pour l'écriture, mais j'ai le sentiment que la situation s'est dégradée et que cela nécessite maintenant 95% de transpiration !

Le vieillissement sans doute.
Je suis né en 1939. J'ai donc 83 ans et je traîne un karma compliqué par la guerre (à partir de l'âge de six mois) et par l'évolution galopante des mentalités en 3/4 de siècle.

Mon karma, ce tas de raclures qui s'amoncellent au fond de mon inconscient depuis toujours.
Par exemple des trouilles (environ 6 pour respecter Halloween), des erreurs, des gaffes et des colères non explosées. Et aussi quelques pépites qui éclairent parfois mes insomnies.

J'ai eu la chance de rencontrer une épouse formidable qui partage mon quotidien depuis plus de cinquante ans.
En ce moment, nous sommes assaillis par une avalanche de "problèmes de vieux" qui nous tombent dessus tous en même temps et qui nous "tourbimentent" à temps plein.

Pour l'instant, il ne me reste guère de disponibilités pour lire (et encore moins écrire ou commenter) le contenu de ma bibliothèque mBS).
En ce qui concerne l'écriture, je reste momentanément (?) dans le confort des jeux de mots plutôt que dans la vie compliquée de divers personnages.

Bien amicalement.
Jean-Pierre

P.S.: Au cours de l'insomnie de la nuit dernière, j'ai créé deux mots-valises :
- tourbimenter : être préoccupé parce qu'on est plongé dans un vortex incontrôlable.
(de tourbillon et de tourmenter ; voire de tourmente, c'est à dire une puissante tempête)
Ne pas confondre avec :
- tourpimenter : être victime de symptômes désagréables après avoir consommé un plat trop épicé.
(de tourista et de pimenter)(expérience vécue)

Publié le 05 Novembre 2022

@Zoé Florent; ravis de voir que nous sommes d'accord sur le fond, surtout que votre intervention bienveillante a contribué à ma réaction. C'est un peu comme dans la vrai vie et que l'on dit à quelqu'un qui pense le plus grand mal de quelqu'un que l'on connait pour avoir échangé avec lui et même avoir un lien "d'amitié" et que l'on réagit en disant" Mais non vous ne le connaissez pas, il est pas comme ça, moi je sais que ce n'est pas mêchant..." Pour ce qui est de l'anecdote que je raconte sur "Coralie" je crois que de la part de l'entourage, il y avait beaucoup de géne et de la lacheté du à la pression sociale, sortir de la conformité pour présenter ses condoléances à Coralie a été impossible pour la majorité!

Publié le 20 Octobre 2022

@Menouar Ben Yahya Bien sûr que cela le regarde, cher Menouar ;-). De plus, le site n'avertissant pas les rédacteurs des parutions de leurs tribunes, tous nos commentaires lui échappent peut-être...
Je ne l'ai pas évoqué, mais je compatis pour Coralie. La bêtise, lorsqu'elle est malveillante, me terrifie, tant nous n'avons d'autre choix que la subir à défaut de pouvoir l'éviter...
Bonne journée,
Michèle

Publié le 20 Octobre 2022

@Camille Descimes; @Zoé Florent. Je tenais à préciser que si j'ai été touché par le mépris et cettte crauté ordinaire que je décris dans mon anecdote, à aucun moment je n'incrimine l'auteur du texte, à chacun son style et je me dis que s'il était super documenté sur le sujet, il garderait encore cet humour! Son texte peut choquer et c'est bien de le dire mais à aucun moment je n'attends qu'il vienne s'en expliquer, qu'il ai envie de le faire ou pas, ça le regarde. Cordialement

Publié le 20 Octobre 2022

@Camille Descimes @Menouar Ben Yahya Loin de moi l'intention de minimiser les nombreuses difficultés rencontrés par les transgenres, tant sur le plan psychologique que relationnel et administratif. Je sais qu'il y a encore du job pour voir évoluer les mentalités... Je tenais juste à préciser que Jean-Baptiste Tanpi, en écrivant cette nouvelle, n'avait probablement pas l'intention de le faire non plus... Mais clair que dans l'idéal, ce serait bien qu'il le confirme lui-même ;-)...
Bonne soirée. Amicalement,
Michèle

Publié le 19 Octobre 2022

Merci @Zoé Florent/Michèle pour cet éclairage rassurant :) Je me doutais que l'intention n'était pas malveillante, bien au contraire. Cependant, comme le dit si bien @Menouar Ben Yahya, ces personnes ont pu affronter tant de situations déjà douloureuses, de mise au ban de la société, qu'il faut prendre garde à ne pas en rajouter. Finalement, cela me fait penser à ces terribles blagues/insultes sur l'homosexualité que nous pouvions commettre il y a des dizaines d'années, en toute innocence. J'ai plusieurs trans dans ma patientèle, et ces personnes ont vraiment le don de m'émouvoir. Cela n'a rien à voir avec la cage aux folles (un film terriblement drôle, avec un jeu d'acteurs inoubliables, mais peut-être serait-il moins correctement perçu s'il sortait en salle de nos jours...), rien n'est surjoué. Ce sont juste des êtres humains qui se sentent en décalage avec leur corps biologique, et qui souhaiteraient vivre sereinement, en accord avec leur perception intime. Je respecte leur parcours, leur quête d'une nouvelle identité, et leur orientation sexuelle.
Amicalement,
Camille

Publié le 19 Octobre 2022

Pour ce qui est de l'article, je dirais, peut-on rire de tout, oui...mais pas avec tous le monde disait un célébre humoriste. Le sujet abordé avec légéreté et humour, dans un style roman de gare, un policier genre peut être et excusez moi ce jeu de mot, Frédéric Dard! Pour la lecture que j'en ai, la façon superficielle de traiter le sujet n'a rien de réaliste et montre plutot un questionnement sur un sujet qui a suffisement interpelé l'auteur pour qu'il ai eut envie de nous en parler....

Oui c'est vrai,le sujet est lourd, délicat, il y a énormément de souffrances, de vies brisées...mais chacun fait selon son style... Sur ce sujet en ce qui me concerne,derniérement j'ai eu a aller à un enterrement ou se trouvait "Patrick" qui était devenu "Coralie" suite à son opération. Coralie s'était rendue à l'enterrement de Martine son ex femme avec qui elle était séparée depuis des années mais ils avaient eut un enfant ensemble! C'était terrible de voir Coralie épaulée par son fils et un vide autour d'elle comme si elle était une pestiférée. Coralie pleurait à chaude larmes son ex avec qui elle avait gardée de bons liens mais la solitude l'enveloppait de tout son poids, personnes ne lui a présenté les condoléances, ses anciens collégues, amies...tous l'évitaient mais ils la regardaient furtivement pour chercher peut être, les traits de Patrick chez Coralie, c'était d'une cruauté et d'une tristesse incommensurable...

Publié le 19 Octobre 2022

@Camille Descimes @Michel CANAL @FANNY DUMOND @Sossé OUMEDIAN
@jbtanpi Amusant et décalé, comme d'habitude ;-)... Merci pour cette contribution !
Bonjour à tous,
Pour avoir lu ses romans et différentes contributions, Jean-Baptiste a toujours exploité le sujet du couple avec dérision et humour, sur un ton assez personnel et plutôt "décalé". Pour avoir un peu échangé avec lui, je subodore qu'il n'y a pas la moindre désobligeance, dans son propos... Qu'il ait abordé indifféremment le sujet du transgenre, de plus, avec humour, je le vois plutôt comme son assimilation en tant que sujet dans sa normalité, comme n'importe quelle relation de couple, tous genres confondus. Enfin, avis perso ;-).
Amicalement,
Michèle
https://www.monbestseller.com/membre/jbtanpi

Publié le 19 Octobre 2022

@Michel Canal
Monsieur, je pense que vous avez mal interprété mon commentaire. Je ne me limite pas à cette scene et pour votre information je me suis déjà documentée sur ce sujet, je sais très bien qu'il s'agit d'un long combat, difficile et douloureux. Mon commentaire ne visait pas à dévaloriser ces personnes qui se battent pour donner un sens à leur vie, un sens que notre société formatée se refuse même parfois à accepter. Plus que tout je respecte leur courage et leur force bien que mise à rude épreuve.
Cela dit, pour moi, et ce n'est que mon avis, Jean-Baptiste a eu le courage d'écrire sur ce thème, de façon maladroite, certes, mais il a eu ce courage, car beaucoup n'aurait pas osé écrire voire publier.
Encore une fois, nous parlons de 2 choses différentes.
Sossé

Publié le 19 Octobre 2022

@Sossé OUMEDIAN, permettez-moi de relancer votre perception de la contribution de @Jean-Baptiste Tanpi. Si vous la limitez au rapport non consenti qui a généré un malaise, vous êtes passé à côté de l'essentiel : il s'agit d'un cas de transgenre. Ici une situation improbable car l'aboutissement pour passer intégralement d'un genre à l'autre est dans la réalité, comme je le relate dans mon commentaire du 11 octobre, un très long parcours (plusieurs années) parsemé de difficultés à affronter... se terminant au mieux par la reconnaissance officielle, le changement d'état-civil, des opérations chirurgicales coûteuses et douloureuses.
Documentez-vous, cher Sossé, vous porterez alors un autre regard sur la situation évoquée par Jean-Baptiste Tanpi.

Publié le 18 Octobre 2022

Bonjour Jean-Baptiste :)
Je tiens à saluer le courage d'écrire sur un thème aussi sensible.
J'avoue avoir été mal à l'aise en lisant votre histoire. J'ai eu besoin de la lire plusieurs fois et plus je la lisais plus le malaise s'installait. Notamment cette scène d'un rapport non consenti dont je ne sais pas trop quoi penser. Cela étant, peut-être était-ce votre but ? Bousculer le lecteur ? Si c'est le cas, vous y parvenez.
Sossé

Publié le 17 Octobre 2022

Bonjour Jean-Baptiste. J'ai lu un texte caustique qui mérite d'être creusé pour comprendre vos intentions. Pour ma part, j'y ai trouvé une satire sur le paradoxe de notre société qui veut à la fois tout uniformiser et sortir de ses codes, être libre. Et peut-être la crainte ou le phantasme enfouis de voir sa tendre moitié se transformer physiquement, subitement ! En filigrane, un saupoudrage d'humour subtil, ne serait-ce que dans votre titre, choix d'un prénom mixte, non genré et qui me rappelle sœur Sourire. Cordialement. Fanny

Publié le 12 Octobre 2022

@Jean-Baptiste Tanpi, vous avez souhaité répondre au thème d'écriture "Rien ne s'est passé comme prévu", c'est bien pour le principe.
Mais comme le souligne @Camille Descimes, c'est très maladroit d'avoir choisi les sujets "transgenre" et "écriture inclusive" dont on nous rebat les oreilles en ce moment... jusque dans les écoles.
Pour avoir une amie transgenre qui s'était publiée ici-même il y a quelques années et dont j'avais eu l'honneur d'être son bêta-lecteur-correcteur, j'ai pu me rendre compte que le parcours du combattant pour passer d'un genre — erreur de la nature — au genre — à faire admettre et à acquérir jusque dans le plus intime — est trop difficile pour le galvauder et le réduire à une simple vue de l'esprit. Ce sont des années difficiles de doute, de tricherie, de conflits familial et professionnel, d'agressions sexistes ou homophobes à subir, de démarches administratives humiliantes. Pour finir, il faut passer par des opérations coûteuses et de longues souffrances pour être celui ou celle qui convient à sa nature profonde.
Lisez les livres témoignages, visionnez les reportages (il y en avait un la semaine dernière très bien illustré par trois cas de générations différentes, deux où l'homme devient femme et un où une jeune fille intègre son corps de garçon à seulement 20 ans). Vous conviendrez alors que depuis la précurseure "Bambi" ( aujourd'hui sympathique octogénaire) qui a été la première à se faire reconnaître officiellement, jusqu'à aujourd'hui où ils seraient environ 15000 en France selon le psychiatre et psychanalyste Serge Hefez à entreprendre les démarches, on ne peut traiter le sujet à la légère.
Quant à l'écriture inclusive, j'ai déjà exposé dans deux tribunes tout le mal que j'en pense.
Il fallait le dire. C'est dit ! Vous avez cru bien faire, mais c'était une erreur.

Publié le 11 Octobre 2022

Bonsoir @JP Tanbi
J'avoue avoir été mal à l'aise à la lecture de votre nouvelle, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, médicalement parlant, ce que vous racontez est une aberration, la transition ne se produit jamais de cette façon, ni dans le temps imparti ni en pratique. Ensuite, vous décrivez un rapport sexuel non consenti, ce qui s'appelle un viol. Et là, cela ne me fait certainement pas rire du tout.
Enfin, je ne suis pas certaine que cette histoire soit très respectueuse des personnes transgenres.
Finalement, d'un point de vue éthique, je ne me reconnais pas dans le choix de mettre en avant votre texte, pour toutes ces raisons.
Votre but n'était probablement pas de provoquer mon indignation ni ma désapprobation, cependant il fallait que je vous en fasse part car certaines maladresses peuvent blesser.
Bonne soirée, amicalement,
Camille

Publié le 10 Octobre 2022