Interview
Le 26 sep 2018

Constance Deschanel, Prix Concours monBestSeller. Démarrage éclair chez France Loisirs

Anne (Loréal) et Constance (Deschanel ) ne font qu'une ; l'une rêve l'autre derrière son ordinateur le week end, tandis que l'autre évolue dans une Europe en plein essor, au coeur du XIX ème siècle, époque ou les places des femmes sont rares et chères. Féminine par essence, féministe par nécessité, Constance se bat et gagne. Une passionnante saga, à gôuter sur monBestSeller, et à se procurer d'urgence chez France Loisirs.
Constance, un destin de femmeConstance, un destin de femme

Anne Loréal, vous êtes discrète, modeste, vous  refusez presque d’être taxée de talent. Qu’est ce que représente ce livre pour vous ?

           Je suis une grande rêveuse. J’aime à m’évader lorsque je plonge dans une histoire passionnante. A l’été 2015, j’avais commencé à lire deux ou trois romans qui avaient fini par me décevoir et je restais sur ma faim dans cette recherche d’aventures imaginaires. Puis, j’ai eu cette idée saugrenue et tout à fait inattendue pour moi qui n’ai jamais rien écrit : et si j’écrivais moi-même une histoire ?

J’ai donc écrit ce livre avant tout pour moi-même, pour le plaisir de dérouler une histoire passionnante, à un moment où je ne trouvais plus mon bonheur dans les rayons des librairies. Et j’ai découvert en quelques semaines cette magie incroyable d’écrire une histoire dont on ne connaît pas le dénouement : l’intrigue et les personnages vous emportent de telle manière que vous continuez à écrire pour connaître la suite !
J’éprouve donc autant de plaisir à écrire qu’à lire le roman d’un autre auteur. Ecrire ce livre a été avant tout la révélation d’un plaisir nouveau.

Choisie par France Loisirs, dans le cadre du Prix Concours monBestSeller, comment avez vous vécu le passage d’un travail en chambre, à une exigence éditoriale, et à une certaine exposition.

           Ce sont deux mondes différents, effectivement. Le premier, à l’abri des regards, hors de toute contrainte temporelle, vous offre une liberté totale de lieu, de temps, d’action et de rêve. Ce temps, très personnel, vous emporte pendant de longs mois dans une rêverie éveillée.

Et tout à coup, l’envie vous prend d’avoir un avis extérieur sur cette histoire qui, peu à peu, prend forme. Bien que bienveillant, cet ange gardien de votre entourage vous signale les fautes d’orthographe, les répétitions, les maladresses. Au premier abord, cela pourrait paraître rébarbatif, mais dans mon cas il s’est produit tout autre chose. J’ai découvert la beauté de la langue française, les subtilités de la syntaxe, le sens du rythme d’un texte ! Autant de choses qui m’avaient laissée indifférente pendant mes années de lycée et dont je n’avais aucune idée ! Je crois que je suis tombée dans le piège des amateurs de beaux textes et j’essaie depuis de faire de mon mieux pour ne pas trop écorcher la langue française et lui rendre (un peu) hommage.

Quant à l’exposition récente qu’apporte la publication du livre, c’est évidemment savoureux, flatteur, gratifiant, grisant etc… Mais je reste indubitablement convaincue que pour vivre heureux, il faut rester caché. Point trop n’en faut, donc.

Vous qui êtes arrivée à l’écriture très tard, par impulsion presque, qu’en retirez-vous ?

C’est une grande surprise, pour moi-même, comme pour mon entourage. Et je me demande parfois si cela n’a pas été ma petite crise de la quarantaine, à moi. Après avoir accompli ce que je pensais raisonnable de réaliser dans cette vie, je me demandais donc : et maintenant ? Quel serait mon prochain challenge ? Quelle serait cette nouvelle quête dont on a tous besoin pour avancer ? J’aurais pu repeindre la maison, entreprendre un tour du monde avec ma famille, acheter une épave de voiture de collection et la retaper, apprendre à piloter un avion… Tout ça m’est passé par la tête, croyez-moi !
Mais non. Comme je suis avant tout très raisonnable, ce nouveau défi – écrire des histoires passionnantes dans un joli français – m’allait tout à fait.

Constance Deschanel, votre héroïne est un modèle des temps modernes. Pourquoi l’avoir située au XIX eme, est ce une époque qui vous tient à cœur ?

Je suis démasquée ! Ce siècle me fascine : c’est une époque charnière au cours de laquelle tout est bousculé et sur une période très réduite. Le fantastique essor industriel prend toute son ampleur. Malheureusement, les mœurs ne sont pas encore adaptées à protéger les plus démunis de ce progrès fulgurant, et celui-ci les écrase comme l’ancien régime le faisait déjà si bien. Les transports se démocratisent rapidement tout au long du siècle : pour la première fois, de larges franges de la population se déplacent sur des distances immenses à la recherche d’une vie meilleure, offrant d’infinies opportunités d’aventures épiques.

Dans le même temps, il est fascinant de voir à quelle point une partie de la population – celle qui a accès à l’éducation et qui a pu nous transmettre ses écrits – se trouve si proche de nous tant dans leur sensibilité que dans leurs valeurs, déjà très modernes. Comment ne pas s’identifier à eux, plongés au cœur de ces bouleversements ?
Maintenant, si l’on se place du point de vue du romancier, il est d’autant plus intéressant de situer l’intrigue d’une saga à cette époque : tous les ingrédients y sont rassemblés pour contrarier les destins audacieux. Le carcan moral et religieux, omniprésent, s’opposait à la libre pensée alors qu’au même moment, un vent de modernité soufflait sur le monde industriel et économique. C’est cette dualité qui est fascinante et propice aux destins exceptionnels. Sans parler des guerres, des révolutions, des exodes qui sont autant de conditions idéales aux aventures hors du commun.
Bien sûr, il est fort probable que nous, hommes du vingt et unième siècle, idéalisions la réalité de cette époque, occultant volontairement les désagréments d’un quotidien rude et sans confort… Mais cela ne fait-il pas partie du rêve ?

La notion de Saga importe, c’est à la fois le destin d’une femme et la vision d’une époque ?

J’ai en fait été surprise lorsque monBestSeller.com a qualifié mon livre de Saga. Je n’y avais jamais pensé auparavant en ces termes mais, après réflexion, je comprends maintenant pourquoi ce qualificatif : on y trouve l’aventure de toute une vie, un destin en rébellion contre son époque, l’immersion dans le quotidien du XIXème siècle aux contrastes parfois si choquants, et puis cette passion à laquelle Constance ne croit pas elle-même, qui pourtant la mènera sur le chemin de sa destinée.
Il m’apparait évident aujourd’hui que c’est par goût pour les destins exceptionnels que j’ai choisi d’écrire une Saga. Mais cette Saga ne prend tout son sens qu’au XIXème siècle. La même histoire aujourd’hui aurait été beaucoup plus fade : trop d’interdits ont disparu !

Votre livre démarre avec succès, il semble que le retour aux grandes histoires soit au goût du jour. Comment l’expliquez-vous ?

C’est assez difficile à dire, mais je peux constater effectivement que le goût pour les sagas historiques bat son plein. Toutes les époques y ont droit, tant en littérature que dans le domaine des séries télévisées. De vrais chefs d’œuvres, à mon sens, ont récemment vu le jour avec un souci d’exactitude toujours plus grand. Je m’en réjouis !

L’écriture fait elle partie de votre vie maintenant, avez vous des projets ou Constance Deschanel en est l’aboutissement ?

L’écriture fait maintenant partie, non pas de mon quotidien, mais de mes week-ends et j’ai trouvé là une nouvelle passion. Je dirais que Constance Deschanel a été mon premier « round » d’essai. J’ai commencé à apprendre à écrire avec ce livre, sans aucune notion de tout ce qui fait qu’un livre peut s’avérer intéressant. J’y ai certainement mis beaucoup de choses, en pagaille, et en ai omis certainement beaucoup d’autres, tout en accumulant certaines maladresses.
Mais j’aime beaucoup cette idée d’apprentissage et il me tient à cœur de continuer à travailler et progresser. J’ai à l’esprit une foule d’histoires et ai commencé à en écrire deux, en parallèle, dont j’ai posté des extraits sur Monbestseller.com.  « Constance Deschanel » restera toujours cher à mon cœur comme ayant été un déclencheur et le début de cette nouvelle aventure…

                   "Constance Deschanel"'Anne Loréal. A se procurer chez France Loisirs

@Armonia Zyra
merci beaucoup pour vos encouragements et votre soutient!
Bien à vous,
Anne.

Publié le 28 Septembre 2018

@Patrick Ferrer
merci pour vos félicitations! Vous qui avez déjà suivi ce chemin, je vous souhaite aussi tous mes voeux de succès pour le Baiser de Pandore!
cordialement,
Anne

Publié le 28 Septembre 2018

@Victoire Sentenac
merci pour vos félicitations Victoire! Je suis très heureuse d'avoir pu décrire (un peu) un sentiment que nous partageons. Votre Elisa a pris un envol impressionnant sur le site: je lui souhaite le meilleur des destins!
Bien à vous,
Anne

Publié le 28 Septembre 2018

@lamish
Michèle, merci beaucoup pour votre soutien, et ceci, dès le début ! Nous sommes nombreux sur cette plateforme à avoir bénéficié de l'un de vos bienveillants commentaires et nous sommes tous vos débiteurs...
Bien à vous,
Anne.

Publié le 28 Septembre 2018

Comme vous, je suis plus jardinière qu'architecte. J'aime me laisser surprendre par la dynamique du récit, les réactions imprévisibles des personnages. Je vous félicite pour votre prix et vous souhaite de cultiver encore longtemps votre jardin littéraire.

Publié le 27 Septembre 2018

Félicitations, Anne et tous mes vœux de succès!

Publié le 27 Septembre 2018

"Cette magie incroyable d’écrire une histoire dont on ne connaît pas le dénouement : l’intrigue et les personnages vous emportent de telle manière que vous continuez à écrire pour connaître la suite !" .... Je vous cite mot pour mot parce que je ne saurais mieux le dire... C'est exactement ce que je ressens en écrivant, cette sorte d'urgence qu'il y a à continuer, encore et encore, sans savoir où cela nous mène !! Merci pour ce partage, et bravo à vous pour ce bel aboutissement...

Publié le 27 Septembre 2018

Bravo, Anne ! Un succès très mérité qui me ravit. Amicalement. Michèle

Publié le 26 Septembre 2018