Jean Daigle-Roy

Biographie

Après une tournée panoramique de notre planète au fil des trois derniers millénaires de l’histoire (L'Arche aux Arabesques), après une exploration spirituelle de cinq générations d’une lignée féminine (Hymne à la liberté de Dieu), je vous avais entraînés en plein quinzième siècle dans un polar médiéval (Le concile de 14-18), projetés en 2063 dans un roman policier futuriste (Phœnyxx), puis replongés en arrière, dans un cinquième siècle franchement burlesque, avec Les cassandreries érotiques de Sainte Thérèse d’Attila. C’est au tour d’un cynoïde, c’est-à-dire un robot doté d’intelligence artificielle sous les apparences d’un petit chien, de vous entraîner dans Les Aventures de Porto Rodrigues. Bonne lecture!

Jean Daigle-Roy a noté ces livres

2.4
Frédéric, votre récit démarre rondement avec l’esquisse, dès les quinze premières pages, de près d’une dizaine de protagonistes et des enjeux qui se tissent entre eux. Le rythme est alerte. À plusieurs reprises, des phrases formées d’un seul mot défilent à toute vitesse, comme en écho à la turbulence des souvenirs qui surgissent de la mémoire eidétique de Noah, le personnage principal. À d’autres moments, le style, empreint de poésie, prend davantage d’ampleur, comme dans la scène au pied de la muraille du mont Saint-Michel ou encore dans celle qui se déroule sur un glacier. En cours de lecture, j’avais imaginé certaines fins possibles, mais pas celle que vous nous proposez. Votre conclusion est beaucoup plus encourageante, à bien des égards, que celles que j’avais envisagées. J’aurais aimé gratifier votre récit de 5 étoiles, si ce n’était malheureusement des erreurs de frappe et des fautes d’orthographe dont vous auriez pu aisément expurger votre texte. C’est pourquoi j’accorderai 4 étoiles à votre roman.
Publié le 03 Mai 2024
3
Léon, j’ai toujours apprécié ces « aimables contraintes » de la poésie classique qui forme un écrin lumineux dans lequel les mots, les métaphores, les symboles viennent s’insérer avec une expressivité accrue. Permettez-moi une anecdote personnelle : à une certaine époque, je faisais régulièrement du jogging le soir, dans les rues enténébrées de Montréal, même par vingt degrés Celsius sous zéro, et je scandais mes pas au rythme des vers admirables de François Villon, de Charles Baudelaire, d’Émile Nelligan ou d’Alphonse de Lamartine. C’étaient de purs moments d’enchantement! Votre poème sur un roi déchu est digne des plus belles pages de Jean Racine. Ce dialogue aurait pu servir de prologue à quelque pièce tragique, entre l’espérance salvatrice d’Hérodiade et l’abdication nostalgique d’Hérode. Je m’imaginais, à la lecture de vos vers, sur une route de pèlerinage dans les Pyrénées, bien à l’abri des grands froids qui doivent parfois y régner. Je croyais entendre un troubadour nous conter le dit du Port de Cize, nous chanter la ballade des Veneurs, si judicieusement « émaillée » de « mots ressurgis » du passé, ou nous faire tressaillir de frayeur avec la légende de la Louve. Vous maniez avec, art, avec finesse, avec bonheur, ballades, dizains, sonnets, rondeaux. Merci pour ce voyage exceptionnel dans vos Pyrénées! Je m’empresse de télécharger votre précédent livre, Avis tranchés en tête-à-tête, en cheminant ainsi à rebours le long de votre pèlerinage littéraire… qui semble, selon vos dires, s’égarer sur « un petit théâtre macabre à souhait »!
Publié le 03 Mai 2024

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