Conseil
27 Jan 2016

Un auteur sans lecteurs… C’est comme un lecteur sans livres !

Il vous est peut-être déjà arrivé d’avoir entre les mains le livre d’un auteur inconnu, ou peu connu, et peut-être vous êtes-vous dit : « Ce livre est génial ! Comment est-il possible que personne n’en ait parlé ? ». Et peut-être est-ce-le vôtre ?
Les techniques pour promouvoir son livre pour un auteur inconnuAuteur cherche lecteur !

Un livre, un auteur, 3 possibilités d’édition.

La première réponse qui vient à l’esprit est que vous êtes vraiment peu nombreux à l’avoir trouvé génial, que cet auteur n’a trouvé un éditeur que par piston ou par chance et que son livre est objectivement tout sauf génial. Et si personne n’en a parlé, c’est parce que son livre n’en valait tout simplement pas la peine.
L’autre possibilité est certainement plus probable : La recherché d’éditeur de cet auteur s’est transformée en galère, parce que les « grands » éditeurs écartent la très grande majorité des manuscrits, non parce qu’ils ne sont pas dignes d’intérêt, mais parce que, selon des critères plus commerciaux que littéraires, ils ne sont pas suffisamment « bankable ». 
Il s’est donc dirigé vers des maisons d’édition d’envergure plus raisonnable, peut-être plus enthousiastes, mais disposant de beaucoup moins de moyens pour assurer la diffusion et la publicité de leurs publications.

En dernier lieu, si malgré tous les refus qu’on lui a opposés, l’auteur était convaincu du potentiel de son livre, il a pu se tourner vers l’auto-édition, ou l’édition indépendante. 

La visibilité, un problème essentiel à résoudre pour l’auteur.

Dans ce dernier cas, la visibilité du livre est proche de zéro.
Pour en revenir à la question posée plus haut, ce livre que vous avez trouvé formidable, on n’en a tout simplement pas parlé parce que le « grand public » n’a pas eu connaissance de son existence.

D’ailleurs, souvenez-vous…Vous ne l’avez pas acheté en librairie : on vous l’avait offert, conseillé ou prêté. Votre libraire habituel ne l’a pas trouvé dans sa base de données et vous l’aviez commandé sur internet. Ou bien vous aviez rencontré l’auteur sur un petit salon littéraire de province, vous lui avez acheté son livre, et il avait pris le temps d’y rédiger une belle et longue dédicace personnalisée.

Il faut savoir qu’il existe un nombre important d’ouvrages, tous styles confondus, méritant l’intérêt des lecteurs mais dont la médiatisation est malheureusement si faible qu’elle reste confidentielle. Et de nombreux lecteurs qui souhaitent seulement s’évader dans une lecture agréable vont malheureusement se précipiter sur le dernier Lévy ou le dernier Musso parce que « ça ne peut être que bien puisque tout le monde en parle ». Non que nous ayons quoi que ce soit à reprocher à ces auteurs, mais ces mêmes lecteurs ne se risqueront pas à acheter un livre dont ils n’ont pas encore lu de critique.
D’ailleurs, vous-mêmes, honnêtement, que liriez-vous en priorité ? Un livre dont vous n’avez jamais entendu parler, si tant est qu’il soit parvenu jusqu’à vous, ou celui qui vous est recommandé par vingt personnes ?
Pourtant, si vous l’avez tellement aimé, ce bouquin, ou même si, sans rentrer dans votre top-liste, il vous a fait passer un agréable moment de lecture et que vous estimez qu’il mérite d’être lu…

Quatre conseils clés pour promouvoir un livre.

Vous pouvez faire des petites choses simples, qui vous prendront peu de temps, ne vous coûteront rien, et auront une valeur inestimable pour l’auteur :

  • Parlez du livre à votre libraire, et lorsque vous y retournez, ayez l’air étonné : « Comment ? Vous ne l’avez toujours pas ajouté à votre catalogue? ». Au moins, faute de mieux, il aura déjà entendu le titre de l’ouvrage et le nom de l’auteur.
  • ​Conseillez-le à vos amis, à vos collègues. Parlez-en ! Offrez-le !
  • Commentez-le sur les librairies en ligne (Fnac.com, Amazon, Chapitre, etc.) et mettez-lui une note. N’oubliez pas non plus les communautés de lecteurs (monBestSeller.com, Babelio, etc.). Les appréciations écrites sont très importantes car plus un livre est commenté et noté, plus son classement sera bon, et plus il sera visible. Laissez-moi vous rappeler une évidence : les livres qui se vendent le mieux sont ceux dont on parle le plus et qui ont la meilleure visibilité. Et inversement. D’ailleurs, la teneur des commentaires (positive ou négative), n’a pas grande importance : un livre qui présente cinq commentaires et notes enthousiastes se verra toujours moins qu’un autre avec deux cents commentaires, même s’ils sont mitigés.
  • Si l’auteur publie sur un blog, un site ou une page Facebook : partagez, aimez (likez !) et commentez ses publications. Vous participerez ainsi efficacement à sa visibilité… Les « petits » auteurs vous seront toujours extrêmement reconnaissants de leur avoir accordé quelques secondes, qui permettront certainement à d’autres lecteurs de les découvrir !

Parce qu’un auteur sans lecteurs… C’est comme un lecteur sans livres !

Laure Malaprade

Merci pour cet article.
La grande majorité des auteurs sont avant tout des passionnés de la plume. Qu'ils aspirent à être édités ou non, ils souhaitent tous partager leur art. Tout le monde est d'accord sur ce point.

Je voudrais ajouter qu'il existe une catégorie d'écrivains pour qui seul l'aspect thérapeutique de l'écriture (qui a déjà été évoqué dans les commentaires précédents) compte. Dans cette vision unilatérale et cathartique de l'écriture, l'auteur ne cherche pas à plaire, mais à évacuer de son subconscient toutes sortes d'émotions négatives. De plus, il/elle refusera que quiconque lise sa production, même si cette dernière s'avère excellente. Le journal intime en est un exemple, mais certain(e)s écrivent des polars, ou autres genres littéraires connus.

Publié le 13 Janvier 2017

Écrire est pour certain une thérapie, pour d'autre une réflexion personnelle ou juste le plaisir de coucher des mots sur un papier ou sur un écran... Dans tous les cas, écrire n'a de valeur que si les écrits sont partagés avec des lecteurs... Certes, il est agréable de voir que les écrits sont appréciés, mais ce qui est encore plus agréable c'est de voir que l'écrit engendre une réflexion, quelle soit positive ou négative, au sujet du contenu... Un écrit aussi bon soit-il ne peut plaire à chacun, mais s'il touche le lecteur c'est déjà un point de marqué vers un retour du lecteur vers l'auteur.

Une prose qui reste dans un tiroir ou un dossier sans être lue par une autre personne c'est comme un tableau que l'on aurait peint pour le ranger au grenier... Peut-être fera-t-il un admirateur plus tard ou peut-être se perdra-t-il sans avoir atteint l'objectif de toute œuvre
: celui d'être lu, contemplé, et avoir éveillé une réaction...

Une lecture quelle qu'elle soit ne doit pas être prise pour bonne ou mauvaise. Elle plait ou ne plait pas, c'est en fonction du ressenti du lecteur. Une lecture a avant tout un message à faire passer. Un message parfois évident, parfois plus subtile.

Une chose est sûre, un écrit ignoré de tous, car caché au fond d'un tiroir, n'a pas plus d'utilité que des paroles lancées en l'air sans personne pour les entendre.

Publié le 14 Avril 2016

Heu... Je pense que si écrire est avant tout un plaisir, que dis-je : une thérapie qui permet de vider de sa tête tous ces mots qui forment des phrases, qui aboutissent à une histoire, il n'en n'est pas moins vrai qu'écrire sans être lu, c'est comme jeter une bouteille à la mer sans savoir si personne, jamais, ne la trouvera. Un écrivain sans lecteur est condamné à noircir des pages et à les laisser dans le fond d'un tiroir, inutiles élucubrations solitaires et sans autre effet que la satisfaction d'avoir usé son temps et son imagination. Ne pas être lu est aussi stérile pour un auteur que de ne pas être vu pour un peintre. La finalité de l'écrivain, c'est quand même et avant tout de recevoir de ses lecteurs la récompense d'avoir retenu leur attention, de leur avoir apporté quelques instants de plaisir, de détente ou de leur avoir appris quelque chose. Et si, pour couronner le tout, le bouquin qu'on a jeté, comme ça, à l'appréciation du public remporte un franc succès, c'est la cerise sur le gâteau ! Moi aussi, Laure, je suis à l'affût de l'évolution du compteur et je pense que nous ne sommes pas les seules...

Publié le 16 Mars 2016
Merci Laure, pour cet article pertinent. En ma qualité d'auteur timide, n'ayant pas dans son entourage des personnes promptes à me lire, je vous rejoins. Avoir des avis sur son travail est important, cela donne des pistes de travail, encourage à poursuivre sa passion tout en progressant. Pour ma part, avoir publié mon travail sur Mbs m'apporte beaucoup. Les critiques constructives que certains lecteurs ont la gentillesse de faire, ainsi que les compliments et les étoiles qu'on apprécie aussi, sont un moteur essentiel pour moi. De même lire les autres est une source d'inspiration et un grand plaisir. Merci à Mbs d'offrir ce lieu d'échange fantastique !
Publié le 31 Janvier 2016
Ah... Bossy... L'éternelle question ! Ecrit-on pour le plaisir d'écrire ou pour le bonheur d'être lu ? Pour ma part, je dois l'avouer, je crois bien que si je n'avais pas au moins un lecteur autre que moi-même, je n'écrirais certainement pas. J'ai un immense plaisir à écrire, c'est certain, mais il est conditionné par le fait d'être lue... Si tu me voyais rafraîchir frénétiquement les pages de mes publications pour voir, quasiment en temps réel, le compteur afficher le nombre de lecteurs, tu te moquerais de moi ! Ecrire est certes un plaisir solitaire, mais j'écris avant tout pour les autres ! Ceci dit, je comprends parfaitement ton point de vue ! ;)
Publié le 27 Janvier 2016
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec la conclusion,Laure. Un lecteur sans livre est un être inanimé, qui se meurt lentement.Un auteur sans lecteur se porte à merveille : Il peut se relire ! Se corriger, élargir son univers à sa guise. Il s'auto alimente, il prospère. Celui qui lance une bouteille à la mer n'est pas malheureux. C'est celui qui ne la reçoit pas qui ne sait même pas s'il est heureux ou non. Il cherche, et ne voit rien. Il est comme le poisson qui ne trouve pas le plancton. Mais c'est un bel effort que de lui indiquer où il y en a.
Publié le 27 Janvier 2016
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