Hargnes et Promesses s’inscrit dans la littérature du réel. On ne cherche ni à expliquer ni à juger. Le parcours de Ruben, adolescent placé au seuil de l’âge adulte nous fait découvrir les filtres transparents de la violence, de l’héritage colonial et de la transmission familiale.
La langue est charnelle, parcimonieuse parfois. Loin de tout misérabilisme, C’est un roman d’apprentissage

Comme tous les gosses placés à l'Aide Sociale à l'Enfance, Ruben rêvait d'une vie "normale". Menacé de renvoi par sa maison d'enfants à cause de son addiction à la drogue, il est donc forcé de redécouvrir son histoire familiale. Tout se passera comme prévu. Sans logement, sans argent, sans diplômes et devoir réviser pour le baccalauréat...Bref, Ruben est un gosse placé comme les autres.
Paris m'étant devenu trop étroit, j'ai émigré en Orient sur une montagne dorée dont le temps se respire. J'y apprécie la lenteur des jours, la vitalité des échanges et les choses qui poussent dans les esprits fertiles d'ici. J'ai plusieurs nouvelles dans ma besace, depuis les histoires de familles percutées du Maghreb aux préoccupations sur l'avenir. J'aime les collisions philosophiques, la poésie pugilistique et l'esthétique des disciplines qu'on balaye tranquille, tu piges ?
Une histoire rare, un témoignage de ces mondes ignorés, une écriture brute, cash, comme ces vies décrites. Il faut accepter le ton, le style, différents, accepter de ne pas avoir de repères littéraires, ni dans une chronologie, ni dans la linéarité. Ça se bouscule, ça secoue. Une plongée dans un univers qu’on ne souhaite pas connaitre, un témoignage, vraiment.
Il s’agit d’un texte profondément ancré dans le réel, un témoignage très intéressant. Nous découvrons un monde inconnu, celui de jeunes défavorisés.
Des descriptions approfondies et de qualité sur le caractère des personnages mais aussi sur leur milieu social défavorisé qui sont très révélatrices de la misère qu’ils subissent dans leur quotidien. Des jeunes qui sont placés en foyer, car ils ont des parents inaptes pour les élever correctement et sont bien injustement et honteusement abandonnés à leur propre sort. Cette inégalité de fait se traduit par des passages composés de dialogues banlieusards alternés à des passages où la langue se fait de de plus en plus précieuse comme ses tenues moulantes qui épousent élégamment les formes des corps féminins les plus voluptueux. Heureusement vous délivrez un message d'espoir lorsque vous rappelez que des organisations font un travail formidable en leur apprenant l'autonomie et la responsabilité.
« Tu as le droit d’être en colère, c’est même bien d’être en colère, mais au lieu de la laisser, il faut l’exploiter pour quelque chose. »
C’est pour ces échanges avec vous qu’il publie ses textes sur monBestSeller.
Bonsoir,
Où peut-on l’acheter en France ?
Le réel hélas !