Cuique suum

20 pages de galodarsac
Cuique suum galodarsac
Synopsis

Deux jeunes femmes se retrouvent mystérieusement dans un village africain de l'époque coloniale, et vont y subir une sorte de jugement dernier.

Dans la série des contes oniriques, celui-ci est un peu particulier. Né d'un "coup de gueule" un peu excédé contre une certaine catégorie de personnes de plus en plus insupportables de notre société, à savoir les donneurs de leçons de la bien-pensance, il avait à l'origine des airs de pamphlet et de règlement de compte qui m'ont poussé à une large auto-censure.
J'ai longtemps hésité à le poster, tant il tranche avec ce que j'écris habituellement, mais finalement... Alea jacta est !

Attention ce récit contient plusieurs passages susceptibles de heurter la susceptibilité des ligues de vertu, et du Camp du Bien dans son ensemble.

Publié le 24 Mai 2021

Les statistiques du livre

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17 commentaires , 8 notes
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@Lou Alpin2 Merci beaucoup pour ces étoiles dans le ciel du village. Il est vrai que la fin est un peu abrupte, je me suis attaché surtout à donner la morale de l'histoire, au détriment peut-être de l'histoire elle-même. Mais l'imagination du lecteur peut sans aucun doute compléter l'épilogue !
Bien à vous
-LGA

Publié le 22 Novembre 2023

@Jean Pierre LAURIER Merci beaucoup pour ces éloges, et tant pis pour les étoiles, le ciel d'Afrique en compte des millions :)
Effectivement la nouvelle bénéficie d'un second souffle avec l'effet "20mn", pourquoi s'en priver ?
Cette histoire était un coup de gueule contre cette engeance bien-pensante qui pourrit notre société, terreau de la pourriture woke qui en est le cancer généralisé. J'avoue m'être un peu lâché sur ce coup-là, et encore la première mouture était bien pire !
Quant à la description des activités en Afrique, elle me vient directement d'une amie qui a participé à une telle ONG (mais pour de tout autres raisons que les deux pétroleuses de la nouvelle), et ça se passait exactement comme ça...
Merci encore !
Bien à vous
-LGA

Publié le 02 Novembre 2023

Je me suis bien marré en lisant votre nouvelle... elle aussi remontée à la surface par un coup de baguette magique... Oui, je l'ai lue avec un sourire grand comme ça !... Qui n'a pas connu ou ne connait pas dans son entourage, ces âmes bienveillantes, bien-pensantes, qui ont fait partie de ses associations apportant les bonnes paroles, les bons gestes, à ces pauvres africains qu'on dépouille depuis si longtemps pour notre confort ! On y va en 4X4, on apporte quelques outils, quelques stylos, quelques médicaments ( périmés ), on creuse des puits... et on rigole bien entre personnes de bonne volonté... Puis on rentre à la maison et on raconte partout ce qu'on a fait avec son cœur ! J'ai écrit " qui ont fait partie " car il me semble que depuis quelques années, les volontaires pour l'Afrique sont quand même moins nombreux !... Alors ce petit délire illustre parfaitement ce phénomène à la mode dans les milieux en quête de reconnaissance...
Depuis le smartphone, pas d'étoiles... mais je sais que vous n'en manquez pas alors pour une fois...
Jean-Pierre

Publié le 31 Octobre 2023

@Alhéna Skat Est-ce un songe ? Au départ de l'idée, oui, car une bonne partie de l'histoire s'inspire d'un rêve qui m'est réellement venu une nuit (oui, j'ai des rêves bizarres parfois :).
Le mystère de l'enlèvement, que volontairement je n'explique pas, apporte un élément onirique, car je comptais insérer cette nouvelle dans un recueil "Contes oniriques" (dont fera partie également "Orage", autre nouvelle ne prose).
Quant à la fin, elle est laissée à l'imagination du lecteur mais grosso modo mon intention était de faire punir chacune des protagonistes par où elle a péché...
Diane n'est pas plus dévoyée que Léni, laquelle n'est pas plus vertueuse que sa compagne, ce que j'ai voulu montrer est que chacune est forcée d'agir selon ses convictions et ses principes, qui par leur nature va les conduire à ces issues extrêmes.
Mais cela n'a rien de moralisateur rassurez-vous (je peste bien assez contre cela !), c'est juste un coup de gueule un peu excédé, comme je l'explique en synopsis, contre les grands prêtres de la bien-pensance qui nous inondent ad nauseam de toutes parts.
Et encore, je me suis amplement auto-corrigé, la première version était bien pire !
Merci pour vos éloges et vos étoiles, surtout pour un récit si éloigné de mon style habituel (je suis plus à l'aise avec les vers qu'avec la prose !)
Bien à vous
-LGA

Publié le 05 Juillet 2023
3
Drôle d’histoire qui place ces deux filles dans une situation dramatique où Diane va sortir de l’impasse par des actes sexuels répugnants. Quant à Léni, qui refuse de se prêter à ses orgies, cela laisse supposer qu’elle va servir de nourriture… à ses cannibales. Est-ce que ce sera le cas, ou tout ceci ne serait-il qu’un songe ?
Publié le 05 Juillet 2023

@Bahloul Merci beaucoup pour ces nouvelles étoiles ! Dire que j'avais hésité, au départ, à publier ce texte, de crainte qu'il ne soit mal compris, mal accueilli... J'ai été agréablement surpris de constater dès le début qu'il n'en est rien, et que cela continue ! Merci à vous d'avoir apprécié ce petit défoulement contre la bien-pensance.
Bien à vous
-LGA

Publié le 02 Novembre 2022
3
Bonsoir@ galodarsac: J'ai vraiment pris le temps de me délecter en découvrant quelques unes de vos œuvres. Cette nouvelle est poignante, choquante, surprenante. Ne manque ni de vérité ni de clarté. L'image est assez nette, les descriptions pertinentes, le style habile et accrocheur. Un style qui fouine et décortique jusque dans la "moelle": un style de poète! rien d'étonnant alors! Bravo@ LGD et merci pour cette forte envolée onirique.
Publié le 01 Novembre 2022

@Pierre d'Arlet Merci beaucoup Pierre pour cette pluie d'étoiles, cela me rassure sur la qualité de l'ouvrage, que j'avais hésité à publier tant ce récit tranche avec mon style habituel. Mais il est vrai qu'un petit coup de gueule de temps à autre, ça ne fait pas de mal !
Le cœur du récit m'est venu d'un rêve que j'avais fait (non, je n'avais rien bu ni fumé la veille :), j'ai greffé le début et la fin pour y donner un sens et une ébauche de moralité (je n'ose dire morale !) tout en me défoulant contre les donneurs de leçon de notre temps (les toutes premières versions étaient bien pires !)
En tout cas merci pour votre commentaire, j'avoue que me me plais plus dans le vers que dans la prose (ou à la rigueur dans le mélange des deux, tout en séparant les genres). Cela m'encourage à continuer !
Bien à vous

Publié le 27 Juillet 2022
3
@galodarsac Je connaissais vos talents de poète, et découvre sans surprise que vous excellez dans tous les domaines de l'écriture! Votre nouvelle est passionnante, provocante, et parfaitement rédigée. Je souscris à tous les commentaires précédents. A la fin, vous nous laissez un peu sur notre faim -si j'ose dire- mais cela ajoute peut-être au charme de votre nouvelle. Amicalement
Publié le 26 Juillet 2022

@Philippe De Vos merci beaucoup Philippe pour ce commentaire et ses étoiles ! En effet mbs doit être un des derniers endroits où l'on peut s'exprimer ainsi sans encourir les foudres des ligues de vertu. Je vous remercie au passage de me qualifier de poète, car c'est l'art auquel je m'adonne habituellement avec le plus de plaisir (l'ouvrage présent étant une exception dans mon œuvre).
Bien à vous
-LGA

Publié le 25 Juin 2022
3
La première chose qui m'est venue à l'esprit : Quel poète ce @galodarsac ! Cette nouvelle, si j'ose dire, on l'avale d'un coup ! La scène de la p… (bip !) est hilarante. On visualise bien la chose : le pénis sorti de son étui et qui sent la sueur et le renfermé ! C'est d'une incorrection totale ! Et qui a dû en défriser plus d'un. Et cette femme, prise de force, qui finit par y prendre du plaisir, renverse la table de la bienpensance. Ah ! Quand les poètes se mettent à être grivois, ils ne font pas semblant. Merci pour cette belle illustration de ce qui ne nous est plus possible de lire ailleurs. Si mBS a une vertu, c'est de laisser libre cours à ses auteurs de se lâcher. Philippe
Publié le 25 Juin 2022

@RodrigueHatu Merci pour votre commentaire. Faire du politiquement correct n'a jamais été et ne sera jamais mon souci, tant qu'il me restera un neurone valide. Pour autant, choquer pour choquer n'est pas non plus mon but, du moins depuis que j'ai quitté l'adolescence (il y a un an ou deux). Cela dit je conçois que vous puissiez être déconcerté, si vous découvrez mon œuvre par cette nouvelle qui n'en est pas la plus significative, loin s'en faut. Je vous remercie toutefois de m'avoir lu.
Bien à vous
-LGA

Publié le 07 Juin 2021

Ça c’est clair, ça pourrait choquer… et c’est clair aussi que ce n’est pas politiquement correct. Clair que c’est très bien dit, pas de superflu, pas de prologue en quelque sorte ! Et pas beaucoup d’épilogue non plus d’ailleurs !

Publié le 07 Juin 2021

@Bruno Guennec Merci Bruno pour le commentaire et les étoiles. Loin de moi la prétention de concurrencer Voltaire et candide, ceci était juste un mouvement d'humeur transformé en mouvement d'humour, au départ je ne comptais d'ailleurs pas le publier. Rassurez-vous le reste de ma production sera plus dans ma veine habituelle. Amitiés
-LGA

Publié le 05 Juin 2021

@Fernand Fallou Merci beaucoup pour ce commentaire et ses étoiles. J'ignorais ces histoires de cannibalisme au Tchad, ou pourtant feu mon père a servi durant 3 ans autour de 1960 (à quelques années près, vous auriez pu l'y croiser !), mais à vrai dire elles ne m'étonnent guère, l'occidentalisation du pays ayant été freinée et par les conditions matérielles et par les mentalités locales. Cela confirme, comme je l'ai mentionné dans d'autres commentaires, que tout ce récit, hormis bien sûr la partie purement onirique, est inspiré de faits réels.
Bien à vous
-LGA

Publié le 03 Juin 2021
3
@galodarsac Mon Cher Léon Très difficile de parler de ce texte sans dénaturer le sujet. Nous aurons peut-être l'occasion d'en parler une autre fois. Plus tard ! J'ai vécu 2 ans en Afrique centrale à cheval sur les années 1965-1966-et 1967 pour le compte de l'armée Française. Au Tchad, très exactement. C'était une époque ou traînaient encore des rumeurs de cannibalisme et des légendes de sexe. Bien qu'onirique, j'ai retrouvé dans votre texte beaucoup de choses réelles que j'ai connues, très exactement décrites, tant mécaniquement que physiquement et spirituellement. Comme je viens d'une époque où on ne s'embrassaient pas entre mecs, je ne vais pas faire comme Parthemise, mais je vais quand même vous dire un grand Bravo. FF.
Publié le 03 Juin 2021

@Parthemise33 Merci beaucoup pour ce commentaire généreusement étoilé. Je suis heureux de voir que ce petit coup de gueule et de griffe, que j'hésitais à poster, est finalement plutôt bien accueilli. Je ne connais pas la série Lucifer autrement que de nom, par contre les images des vieux "Tarzan" étaient bien présentes dans mon esprit (et dire qu'aujourd'hui tourner ces films tels quels enverrait directement son réalisateur en taule !) Le piège dans lequel les héroïnes se sont elles-même enfermées, je le connais bien pour avoir été moi-même, "au temps de ma jeunesse folle", quelque peu semblable à elles (enfin, mentalement je veux dire :). Et la broche enflammée n'est pas une métaphore usurpée pour la catharsis que représente la sortie de cet enfer... Bravo pour votre fine analyse !
Bien à vous
-LGA

Publié le 02 Juin 2021
3
@galodarsac Bravo, bravissimo pour cette fable. Vous graffignez avec jubilation les petits travers de notre temps. Même si je ne veux pas gâcher le plaisir de la découverte des futurs lecteurs, je dirais que c’est un mélange onirique d’une atmosphère à la Tarzan et de l’enfer comme le présente la série Lucifer. Ainsi vos héroïnes malgré elles, seraient prisonnières d’une spirale infernale dont elles ne peuvent sortir sauf à changer de personnalité et laisser leur rapport délétère aux autres au vestiaire. D’après moi, elles ne sont pas prêtes de s’en échapper. Merci Bisous Merci.
Publié le 02 Juin 2021

@Stog-2 Merci beaucoup pour ces quatre étoiles... qui, telles les trois mousquetaires, sont au final une de plus qu'annoncé :) !
Merci pour la comparaison avec Tintin au Congo, volume injustement décrié par, justement, les chantres du Camp du Bien que je dénonce ici.
J'ignore ce que dit Freud à ce sujet, mais en ce qui concerne ce récit il ne faut pas trop chercher du côté de la psychologie : le cadre africain m'a été inspiré par une amie qui a participé à ce genre de programme, et qui m'a raconté comment cela se passait là-bas : si je suis loin de la vérité comme vous le dites, c'est en-deçà, croyez-moi !
Quant aux déboires de deux héroïnes, c'est surtout, comme je l'annonçais, un exutoire rêvé contre certains militants à la vérité infuse qui nous empoisonnent à longueur de média avec leur moraline bien-pensante à deux balles. Si mépris il y a, c'est uniquement contre le paternalisme post-colonial de ces gens-là et non contre les peuples qui, soyons-en convaincus, sont tout à fait capables de se prendre en main pour peu qu'ils le veuillent.
Du reste, j'ai trouvé que le cadre colonial se prêtait bien au sujet, sans préjudice du bien-fondé ou non de cet épisode de l'Histoire.
En vous remerciant de m'avoir lu
Bien à vous
-LGA

Publié le 30 Mai 2021
3
@galodarsac. J’adore votre façon de traiter l’interaction entre Leni et Diane. Je jubile pour la description ironique du mouvement ONG qui s’acharne à vouloir gérer la pauvreté. La caricature est superbement rendue, on dirait Tintin au Congo. Là où j’ai un problème: c’est que cette caricature est typique de l’état d’esprit de certains expatriés français en Afrique. Elle est imprégnée de mépris et loin de la réalité. Selon Freud le rêve est la voie royale pour parvenir à l’inconscient. Y aurait-il une frustration inconsciente postcoloniale? Ah…le temps béni des colonies! Toujours est-il que c’est bien écrit, mieux que j’aurais pu le faire. Alors, quatre étoiles, une de perdue à cause de Freud.
Publié le 30 Mai 2021

Merci beaucoup @Saint-Bleyras pour ce commentaire généreusement étoilé.
Il est vrai que cela fait du bien parfois de pousser un grand cri, pour retrouver ensuite toute sa sérénité...
Bien à vous
-LGA

Publié le 26 Mai 2021

@lamish Merci Michèle pour ce commentaire et ses étoiles. Je conçois que tu sois surprise, ce récit tranche avec mon style et c'est un peu ce qui m'a fait hésiter (c'est sûr que le "poète au charme suranné" en prend un méchant coup :)
En réalité je ne caricature pas la féminité mais le féminisme idéologique (la féminité, au contraire, je la sublime toujours autant que je peux !), et rassure-toi ce que je décris n'est nullement un fantasme sexuel mais plutôt un exutoire onirique concernant certains personnages particulièrement crispants que l'on voit et entend partout... jusqu'à la nausée.
Ce texte est vieux de trois ans, et c'est au moins la cinquième version, c'est dire si je l'ai ruminé avant de me décider à le lâcher ! La première mouture n'était réellement pas publiable... Mais j'ai pour principe d'assumer ce que j'écris, alors...
Les prochaines publications seront beaucoup plus dans ma veine habituelle, tant en prose qu'en vers. Merci encore à toi, bises
-LGA

Publié le 25 Mai 2021

@Kroussar-JCF Merci beaucoup Jean-Claude (j'ai cru comprendre sur d'autres fiches que c'est votre prénom), pour ce commentaire et sa pluie d'étoiles. Votre témoignage confirme celui d'une de mes premières relectrices, qui avait aussi bourlingué en Afrique avec une de ces associations...
La nouvelle est volontairement courte, car sur ce sujet je craignais, en insistant, de devenir un peu lourd (c'est mon défaut sur les longues distances !), d'autant plus que, comme annoncé dans le synopsis, ceci n'est pas mon répertoire habituel.
Merci encore, bien à vous
-LGA

Publié le 24 Mai 2021
3
Un vrai coup de cœur pour le thème, et sa pluie d'étoiles.
Publié le 24 Mai 2021

Non ! Il n'y a rien de choquant ! Enfin, pour moi. C'est même criant de vérité, pour avoir parcouru l’Afrique et l'Asie et rencontrer toutes ses femmes et tous ses hommes accrocs des ONG. Ces militants échevelés, caquetants à tous vents, ces prêtresses de vérité sur tous les sujets sociétaux à la mode, actifs et actives dans tous les mouvements d'avant-garde. Toujours avides d'actions, volant de combat en combat pour se prendre pour Louise Michel ou la Pasionaria, véritables addicts de l'engagement humanitaire... Bref, j'ai bien aimé et ai trouvé votre nouvelle bien trop courte. Cordialement.

Publié le 24 Mai 2021