Je craignais une faute d'orthographe ou une coquille, comme cela m'arrive ;-)
Vous avez raison, d'un point de vue technique et aussi de rendu auprès du lecteur, c'est "impropre", mais je pense que je vais maintenir mes "médiums" (à méditer !). Ce n'est sans doute pas académique, mais c'était pourtant le terme consacré aux Beaux-Arts à l'époque. Ce mot agit comme un souvenir précis de ma vie…
Je suis vraiment heureuse que vous replongiez dans la peinture ! Je vous souhaite de beaux voyages - et ne jetez pas surtout, ça serait dommage. Parfois on arrive à faire des petites merveilles, justement grâce à tout ce qui vibre dessus (et qui nous déplaisait).
Très bon week-end et encore merci à vous. C'était un plaisir !
Bonjour Vanessa,
Page 1 : le fait de travailler deux média, pas deux médiums. Mais il y a des débats sur le sujet...
J"adore quand vous dites que les moments de grâce sont imprévisibles, je trouve cela tellement juste, en peinture comme en écriture !
Excellent week-end à vous, Vanessa !
Un immense merci @Judith Le Ribaut pour votre retour associé à de jolis cœurs.
Je suis vraiment ravie que ce texte vous redonne l'allant et le désir de peindre !
Nous sommes tous différents. Je sais que certains mettent de côté plusieurs jours, voire plusieurs semaines, une toile (comme pour un texte) et choisissent de la retravailler plus sereinement ensuite. Je pense que c’est la meilleure solution, mais elle m’est impossible. Je me sens obligée de la travailler tant qu’elle me laisse insatisfaite.
Vous jetez en effet vos essais super rapidement ! Parfois, pourtant, on a de bonnes surprises avec le temps...
Pour terminer : je ne suis pas d’accord avec vous ! Une faute, c’est une de trop ! Si vous pouviez me la citer, ça m’arrangerait beaucoup.
Encore merci. Bonne écriture, bonne peinture et belle soirée à vous.
@ Vanessa Michel J'aime beaucoup votre nouvelle, si pleine de vérités sur l'écriture (ne pas courir après les idées, un roman n'est jamais totalement terminé, entre autres...) et qui m'a donné envie de me remettre à la peinture : j'ai déjà jeté des "essais" à la poubelle, j'aurais peut-être dû attendre un ou deux jours. Une seule faute de français, ça fait plaisir. Merci pour le partage et bon week-end !
Judith.
Bonsoir Laurence (ou bonjour selon l'heure à laquelle tu me lis ;-).
Figure-toi que je reçois toujours les notifications lorsque quelqu'un publie sous une de mes propositions. Nul besoin de l'arobas pour me voir arriver, de joie, en courant.
Mais tu sais, ça me fait encore rire, ce résumé !
C'est toujours difficile de l'expliquer, cette injonction. J'envie les gens qui créent uniquement par et avec plaisir. Comment faire comprendre, à qui le vit différemment ou à qui n'est pas artiste, qu'on peut y aller en étant mal, à reculons, etc... mais que c'est comme une obligation ?!!
Après, peut-être que tu as des « facilités » à me comprendre parce que nos sensibilités me semblent assez (voire très) proches.
Contente que tu aies été un peu happée par le tableau et par la poésie ; là aussi, il s'agit d'une question d’aspirations et de goûts personnels – cette partie a déplu quelquefois, mais je l'assume ! Tout nous fait toujours progresser de toute façon alors : en avant !
Merci d'être repassée et à bientôt @Laurance Tallergé
Bonjour Vanessa,
Je vois que tu captes vite les commentaires des '"MBSistes".. J'hésite à les faire précéder du @ pour ne pas déranger l'artiste en plein travail !
Alors là pour le résumé, je ne m'en souvenais pas du tout, désolée !
Heureusement tu prends tout positivement.
Dans le roman "la lune...", que j'ai adoré (je me suis retrouvée dans le côté impérieux de la création, et j'avoue, les personnages odieux dans les romans et fictions m'intéressent), j'ai retenu ce côté rebelle aux codes sociaux de l'Art. Il n'obéit qu'à lui-même, si ce n'était vrai ce serait s'aligner sans cesse, choisir l'obéissance et l'uniformité. L'oeuvre plaît ou non, mais
il faut de la nouveauté. Tout ce qui n'évolue pas se nécrose.
Tu sembles étonnée de voir que l'on te comprenne, mais pour ma part je te trouve très douée pour décrire tes états d'esprit en tant qu'artiste. Tu dissèques littéralement le processus artistique et sa réception par autrui. On a l'impression de se dédoubler, d'être des deux côtés...en toi et en soi.
Tu viens au-devant des autres et parfois ils te surprennent sur toi-même, je trouve ça très sain.
La seconde partie est poétique et donne l'impression de dériver doucement...J'ai failli tomber dans le bleu du tableau.
Bonne journée Vanessa ! Bonne inspiration.
L.T
Je devais (ça va te rappeler une chanson) enlever ce texte ce soir… Ton commentaire vient de lui donner quelques jours de rab'.
Je trouve ton retour à la fois exhaustif, pertinent et touchant. C'est toujours agréable de sentir qu'on a été compris — ça veut dire que j’ai tout de même réussi à exprimer des choses qui me sont difficilement exprimables, car du domaine aussi, de ce qui m'échappe.
Je n'ai pas lu « La Lune et 75 centimes ». Je suis allée le mettre dans ma liste d’envie et je t’avoue que j’ai explosé de rire en lisant le résumé, « un livre pour moi » :
« Maugham observe Charles Strickland détruire les vies de ceux qui l’entourent sans aucun état d'âme. Influencé par la vie et l'œuvre de Gauguin, il dépeint l'artiste comme un être monstrueux, prêt à tout pour peindre, quelles qu’en soient les conséquences. »
J’en ris encore ! ;-)
Je suis contente que tu aies aimé la toile. J’adore créer à partir de participations ! Au début je peignais des souvenirs de gens sur un thème que je proposais. Mais ça me privait d’écrire, c’est pour ça que j’ai arrêté. J’aime bien mettre des mots aux tableaux, mais mes tentatives pour mettre les mots sur les tableaux n'ont jamais été très heureuses. Mais, ne jamais dire jamais !
Je te remercie pour les cœurs vibrants et pour tous ces compliments — pour ta générosité, au cœur d’une si belle fidélité.
Chère Vanessa, voici un texte au plus près des réalités de l'artiste...Tout est pertinent.
Je ne pense pas que beaucoup dissèquent de la sorte les sensations et sentiments ressentis dans la gestation d'une oeuvre avec toutes ces étapes. Tu nous ouvres ton intériorité et nous la retrouvons couchée sur une toile ou quelques pages. La dualité existant entre ces deux supports est très intéressante vue par toi. C'est vrai : l'écriture peut se modifier, le tableau c'est risqué. Il faut avoir foi en soi-même et ressentir le côté impérieux de peindre pour plonger dans la toile blanche son pinceau. Les contraintes de lieu et de saison sont très fortes et tu les décris bien ainsi que ses "surprises", et "l'injonction de peindre." (As-tu lu "la lune et 75 centimes " de Somerset Maugham ? un livre pour toi...)
Peu de gens s'arrêtent ainsi sur leur rapport avec la création. Ils FONT et partagent. Ce qui amène à parler du rapport de chaque support de création avec un récepteur. Oui, on se prend le tableau de face, il vient vers nous. Il faut par contre aller chercher l'écrit. Et l'art n'obéit qu'à soi.
La peinture c'est aussi l'enfance, les gribouillages réjouissants, par nature l'écriture a besoin de quelques années de plus.
Rien n'est à jeter dans ce partage révélant une finesse et une humilité incroyables.
A la fin, tu colories des lettres en bleu. Nous feras-tu un "tableau-texte" ?
J'ai eu envie de plonger dans ta toile. Magnifique texte et générosité dans l'appel au titre.
Bravo Vanessa
Et 3 coeurs bien sûr
Laurance
J'aime beaucoup cette image des plaques qui se heurtent, comme des vagues contre une falaise…
Un immense merci pour votre retour qui est, comme à chaque fois, si bienveillant et si poétique. Belle soirée à vous @lereverdy
@Vanessa Michel
Comme des plaques tectoniques, écriture et peinture se heurtent en vous, provoquant des soulèvements artistiques pour la plus grande curiosité de ceux qui les découvrent. Bravo!
Y a-t-il opposition quant au silence ? Si ta question n’est pas rhétorique, pirouette, je dirais que ça dépend sûrement des écritures et des textes.… Toutefois, le rapport physique et instantané de la toile engage, je trouve, sur une autre temporalité, d'autres sensations.
Deux parties distinctes, peut-être opposées, en effet. Je n’y avais pas réfléchi de cette manière... La théorie (enfin mes théories subjectives concernant mes recherches subjectives) et puis, finalement, l’essentiel : la pratique ?!!
J'avais besoin de faire un point, mais quel intérêt si ce point n'essaye pas de proposer évasion, symbiose, ou poésie ? Je suis contente que tu aies aimé le second chapitre, c'est celui qui restera sur mon blog, accolé à la toile. C'est celui qui importe (et qui m’importe) vraiment.
Ravie d’avoir partagé un bout de mon univers avec toi – dont j’adore les univers de couleurs, de mots, de sentiments...
Ah et : toutes mes excuses pour le temps infini avant de répondre... et un GRAND merci, naturellement !!!
Bonsoir Vanessa !
Voilà donc le projet que tu mijotais dans ton coin ! Je suis ravie d'avoir participé en donnant un titre... Exercice qui n'est pas mon préféré et dans lequel je suis nullissime.
Ce texte semble opposé 2 parties : Une théorique et une poétique
la 1ère est une comparaison entre ton activité de peintre et celle d'écrivain. Je retiens une phrase que j'ai aimée et à laquelle j'adhère : "La toile c'est avant tout un grand silence" Et je sais combien il est rempli ce silence, combien il est compact et parfois hermétique aux spectateurs.
Mais "écrire c'est hurler en silence" (Duras) alors, il n'y a pas réellement d'opposition entre les deux, n'est-ce pas ?
La deuxième partie (Page 9) est beaucoup plus poétique et c'est ma préférée. Est-ce parce que tu utilise une typo bleue ? Est-ce à cause du lyrisme (mon péché mignon) ? Est-ce parce que tu peints les mots, tu colores les écrits, tu étales des silences, tu composes, tu superposes et à la fin on se dit que peu importe le flacon pourvu qu'on ait la toile, que peu importe le médium pourvu qu'on ait l'envol, peu importe les mots pourvu qu'on entre dans l'univers d'un autre et qu'on en hume un peu le souffle et les effluves.
J'ignore si les signaux de fumée parviendront, mais les pseudos ne s'allumant pas en rouge, j'imagine que non..
Pour celles et ceux qui ont participé à mon appel à titre, et qui n'ont peut-être pas encore lu le résultat, il est à retrouver ici:
Un grand merci à tous les trois : @Cortex1, @Michel Laurent et @Alain Lamoliatte.
Je suis heureuse de vos retours, notamment sur mes toiles. Ils m’apprennent ce que je n’avais pas forcément ressenti, vu, découvert…
Cher Cortex,
Un immense merci pour vos cœurs et votre retour à la fois poétique et bienveillant. Je suis heureuse si l'osmose a pu émerger quelques secondes.
J'ai été récemment le « travail » d'un étudiant. Il m'interrogeait sur mon métier et je me suis aperçue que s'il m'était impossible de lui apporter une réponse commune, je ne pouvais pas non plus séparer peinture et écriture...
La pratique est toujours en mouvement, elle nous accompagne, et souvent : nous élève. J’ai ressenti le besoin de poser, de reposer les choses, après avoir discuté avec lui.
Je repense très souvent à ce que vous m’aviez écrit en mars à propos de « la nécessité qui dépasse le souci de légitimité », ce moteur invisible qui nous pousse, peu importe les craintes ou les « inconforts »… « Quoi faire d’autre ? » ;-)
Votre retour me conforte dans l’idée que nous avons beaucoup de chance de créer et peut-être encore plus de chance de pouvoir le partager et échanger à ce sujet.
Être véritablement lue m’est précieux. Encore merci !
Cher Michel,
Merci beaucoup pour votre commentaire uni à de jolis cœurs. J'espérais faire entrer la poésie dans mes réflexions, parce que je n'aime pas la laisser seule au bord du chemin…
J'aime beaucoup votre interprétation des The End de mes toiles. Je ne l’avais pas pensé de cette manière, alors que c'est assez cohérent avec ma démarche des origines : le format carré en référence aux polaroïds (je travaillais sur des souvenirs de participants). Vous avez raison, je crois, il s’agit plus d’un moment (que j'espère d'apogée) suspendu, que d’un arrêt.
Encore merci, et à bientôt !
Cher Alain,
Merci beaucoup pour tes cœurs et ton retour.
Je suis d'accord avec toi : la peinture se joue beaucoup physiquement et dans le temps de peindre, en tout cas dans ma pratique personnelle. Mais ça n'est pas une vérité pour tous les artistes - Duchamp a par exemple plus écrit ou pensé que créé.
Pour cette série « Aurores », je souhaitais expérimenter en peinture les apprentissages que j'avais faits sur mBS. C’est-à-dire que je voulais peindre à l’image de ma « nouvelle » écriture. Du coup, je suis retournée aux pinceaux, à d'autres choix de couleurs, d'autres épures…
P.S. : Bien sûr que l’âme existe, notamment dans cette projection d’un colibri, puis dans ta gentillesse ! À bientôt (César m’attend ;-)
Bonjour Vanessa. Dans ce texte, tu te livres à une introspection dans laquelle tu cherches (et tu te cherches) à nous expliquer ton essence créative. Je ne connais rien à la peinture mais je pense que la différence avec l'écriture, c'est que la (ma) création peut se faire ex situ. Je te donne un exemple. J'ai écrit l'histoire de l’aviation de 1961 à 1989. Je ne voulais pas faire une encyclopédie, mais un roman vivant. J'ai eu le déclic en faisant mon footing. Je ne pense pas que ce soit possible pour un tableau. Bien sûr, la nuit est l'assistant privilégié de tout artiste ou écrivain, mais prends-tu des notes en te réveillant pour un tableau, comme on le fait pour un roman ou des poèmes ? J'aurais encore un million de questions, mais je te dirais que tes tableaux, comme tes écrits sont bien plus que beaux. Si l'âme existe, la tienne est un colibri volant au dessus d’atolls magnifiques. Amitiés, Alain.
Superbe texte dans son ensemble, et douce poésie comme dans ces mots :
« Un sourire dans l’éther ; une pureté.
Un air d’été et de fugues ; une échappée.
De si lentes métamorphoses. »
Ils soufflent à l’âme la promesse d’un refuge : un lieu suspendu où le sourire devient lumière et où l’été ouvre des chemins secrets vers l’envol. Toute beauté naît en effet dans la lenteur, et les métamorphoses les plus profondes s’accomplissent dans l’espace fragile entre le rêve et la réalité.
Dans votre création picturale, vous ne « bonnardisez » pas, « chaque toile porte son THE END définitif ». Chacun de vos tableaux devient un souffle unique, un instant saisi avant qu’il ne se dérobe. Ce THE END n’a rien d’un arrêt, c’est la certitude que l’émotion a trouvé sa forme exacte. La retoucher serait déjà trahir. Ainsi, vos œuvres avancent sans repentirs, par éclats définitifs. Mille bravos à vous, Vanessa.
Publié le 12 Décembre 2025
Vanessa Michel
Biographie
Peintre & écrivaine.
Thèmes de recherche : poésie, lumière, émotions, beauté & subjectivité.
Ce livre est noté par
Merci beaucoup @Judith Le Ribaut.
Je craignais une faute d'orthographe ou une coquille, comme cela m'arrive ;-)
Vous avez raison, d'un point de vue technique et aussi de rendu auprès du lecteur, c'est "impropre", mais je pense que je vais maintenir mes "médiums" (à méditer !). Ce n'est sans doute pas académique, mais c'était pourtant le terme consacré aux Beaux-Arts à l'époque. Ce mot agit comme un souvenir précis de ma vie…
Je suis vraiment heureuse que vous replongiez dans la peinture ! Je vous souhaite de beaux voyages - et ne jetez pas surtout, ça serait dommage. Parfois on arrive à faire des petites merveilles, justement grâce à tout ce qui vibre dessus (et qui nous déplaisait).
Très bon week-end et encore merci à vous. C'était un plaisir !
Bonjour Vanessa,
Page 1 : le fait de travailler deux média, pas deux médiums. Mais il y a des débats sur le sujet...
J"adore quand vous dites que les moments de grâce sont imprévisibles, je trouve cela tellement juste, en peinture comme en écriture !
Excellent week-end à vous, Vanessa !
NB : je vais retenter la peinture ce WE.
Un immense merci @Judith Le Ribaut pour votre retour associé à de jolis cœurs.
Je suis vraiment ravie que ce texte vous redonne l'allant et le désir de peindre !
Nous sommes tous différents. Je sais que certains mettent de côté plusieurs jours, voire plusieurs semaines, une toile (comme pour un texte) et choisissent de la retravailler plus sereinement ensuite. Je pense que c’est la meilleure solution, mais elle m’est impossible. Je me sens obligée de la travailler tant qu’elle me laisse insatisfaite.
Vous jetez en effet vos essais super rapidement ! Parfois, pourtant, on a de bonnes surprises avec le temps...
Pour terminer : je ne suis pas d’accord avec vous ! Une faute, c’est une de trop ! Si vous pouviez me la citer, ça m’arrangerait beaucoup.
Encore merci. Bonne écriture, bonne peinture et belle soirée à vous.
Bonsoir Laurence (ou bonjour selon l'heure à laquelle tu me lis ;-).
Figure-toi que je reçois toujours les notifications lorsque quelqu'un publie sous une de mes propositions. Nul besoin de l'arobas pour me voir arriver, de joie, en courant.
Mais tu sais, ça me fait encore rire, ce résumé !
C'est toujours difficile de l'expliquer, cette injonction. J'envie les gens qui créent uniquement par et avec plaisir. Comment faire comprendre, à qui le vit différemment ou à qui n'est pas artiste, qu'on peut y aller en étant mal, à reculons, etc... mais que c'est comme une obligation ?!!
Après, peut-être que tu as des « facilités » à me comprendre parce que nos sensibilités me semblent assez (voire très) proches.
Contente que tu aies été un peu happée par le tableau et par la poésie ; là aussi, il s'agit d'une question d’aspirations et de goûts personnels – cette partie a déplu quelquefois, mais je l'assume ! Tout nous fait toujours progresser de toute façon alors : en avant !
Merci d'être repassée et à bientôt @Laurance Tallergé
Bonjour Vanessa,
Je vois que tu captes vite les commentaires des '"MBSistes".. J'hésite à les faire précéder du @ pour ne pas déranger l'artiste en plein travail !
Alors là pour le résumé, je ne m'en souvenais pas du tout, désolée !
Heureusement tu prends tout positivement.
Dans le roman "la lune...", que j'ai adoré (je me suis retrouvée dans le côté impérieux de la création, et j'avoue, les personnages odieux dans les romans et fictions m'intéressent), j'ai retenu ce côté rebelle aux codes sociaux de l'Art. Il n'obéit qu'à lui-même, si ce n'était vrai ce serait s'aligner sans cesse, choisir l'obéissance et l'uniformité. L'oeuvre plaît ou non, mais
il faut de la nouveauté. Tout ce qui n'évolue pas se nécrose.
Tu sembles étonnée de voir que l'on te comprenne, mais pour ma part je te trouve très douée pour décrire tes états d'esprit en tant qu'artiste. Tu dissèques littéralement le processus artistique et sa réception par autrui. On a l'impression de se dédoubler, d'être des deux côtés...en toi et en soi.
Tu viens au-devant des autres et parfois ils te surprennent sur toi-même, je trouve ça très sain.
La seconde partie est poétique et donne l'impression de dériver doucement...J'ai failli tomber dans le bleu du tableau.
Bonne journée Vanessa ! Bonne inspiration.
L.T
(re)Bonsoir Laurence,
Je devais (ça va te rappeler une chanson) enlever ce texte ce soir… Ton commentaire vient de lui donner quelques jours de rab'.
Je trouve ton retour à la fois exhaustif, pertinent et touchant. C'est toujours agréable de sentir qu'on a été compris — ça veut dire que j’ai tout de même réussi à exprimer des choses qui me sont difficilement exprimables, car du domaine aussi, de ce qui m'échappe.
Je n'ai pas lu « La Lune et 75 centimes ». Je suis allée le mettre dans ma liste d’envie et je t’avoue que j’ai explosé de rire en lisant le résumé, « un livre pour moi » :
« Maugham observe Charles Strickland détruire les vies de ceux qui l’entourent sans aucun état d'âme. Influencé par la vie et l'œuvre de Gauguin, il dépeint l'artiste comme un être monstrueux, prêt à tout pour peindre, quelles qu’en soient les conséquences. »
J’en ris encore ! ;-)
Je suis contente que tu aies aimé la toile. J’adore créer à partir de participations ! Au début je peignais des souvenirs de gens sur un thème que je proposais. Mais ça me privait d’écrire, c’est pour ça que j’ai arrêté. J’aime bien mettre des mots aux tableaux, mais mes tentatives pour mettre les mots sur les tableaux n'ont jamais été très heureuses. Mais, ne jamais dire jamais !
Je te remercie pour les cœurs vibrants et pour tous ces compliments — pour ta générosité, au cœur d’une si belle fidélité.
Au plaisir de te lire,
À très bientôt. Belle soirée à toi @Laurance Tallergé
Chère Vanessa, voici un texte au plus près des réalités de l'artiste...Tout est pertinent.
Je ne pense pas que beaucoup dissèquent de la sorte les sensations et sentiments ressentis dans la gestation d'une oeuvre avec toutes ces étapes. Tu nous ouvres ton intériorité et nous la retrouvons couchée sur une toile ou quelques pages. La dualité existant entre ces deux supports est très intéressante vue par toi. C'est vrai : l'écriture peut se modifier, le tableau c'est risqué. Il faut avoir foi en soi-même et ressentir le côté impérieux de peindre pour plonger dans la toile blanche son pinceau. Les contraintes de lieu et de saison sont très fortes et tu les décris bien ainsi que ses "surprises", et "l'injonction de peindre." (As-tu lu "la lune et 75 centimes " de Somerset Maugham ? un livre pour toi...)
Peu de gens s'arrêtent ainsi sur leur rapport avec la création. Ils FONT et partagent. Ce qui amène à parler du rapport de chaque support de création avec un récepteur. Oui, on se prend le tableau de face, il vient vers nous. Il faut par contre aller chercher l'écrit. Et l'art n'obéit qu'à soi.
La peinture c'est aussi l'enfance, les gribouillages réjouissants, par nature l'écriture a besoin de quelques années de plus.
Rien n'est à jeter dans ce partage révélant une finesse et une humilité incroyables.
A la fin, tu colories des lettres en bleu. Nous feras-tu un "tableau-texte" ?
J'ai eu envie de plonger dans ta toile. Magnifique texte et générosité dans l'appel au titre.
Bravo Vanessa
Et 3 coeurs bien sûr
Laurance
J'aime beaucoup cette image des plaques qui se heurtent, comme des vagues contre une falaise…
Un immense merci pour votre retour qui est, comme à chaque fois, si bienveillant et si poétique. Belle soirée à vous @lereverdy
@Vanessa Michel
Comme des plaques tectoniques, écriture et peinture se heurtent en vous, provoquant des soulèvements artistiques pour la plus grande curiosité de ceux qui les découvrent. Bravo!
Mijoter, c'est bien le terme ;-)
Y a-t-il opposition quant au silence ? Si ta question n’est pas rhétorique, pirouette, je dirais que ça dépend sûrement des écritures et des textes.… Toutefois, le rapport physique et instantané de la toile engage, je trouve, sur une autre temporalité, d'autres sensations.
Deux parties distinctes, peut-être opposées, en effet. Je n’y avais pas réfléchi de cette manière... La théorie (enfin mes théories subjectives concernant mes recherches subjectives) et puis, finalement, l’essentiel : la pratique ?!!
J'avais besoin de faire un point, mais quel intérêt si ce point n'essaye pas de proposer évasion, symbiose, ou poésie ? Je suis contente que tu aies aimé le second chapitre, c'est celui qui restera sur mon blog, accolé à la toile. C'est celui qui importe (et qui m’importe) vraiment.
Ravie d’avoir partagé un bout de mon univers avec toi – dont j’adore les univers de couleurs, de mots, de sentiments...
Ah et : toutes mes excuses pour le temps infini avant de répondre... et un GRAND merci, naturellement !!!
À bientôt @Floriana Vélasquez
P.S. : J'avais aimé ton titre, c'est quoi cette bêtise ? Je dirais brillantissime...
Bonsoir Vanessa !
Voilà donc le projet que tu mijotais dans ton coin ! Je suis ravie d'avoir participé en donnant un titre... Exercice qui n'est pas mon préféré et dans lequel je suis nullissime.
Ce texte semble opposé 2 parties : Une théorique et une poétique
la 1ère est une comparaison entre ton activité de peintre et celle d'écrivain. Je retiens une phrase que j'ai aimée et à laquelle j'adhère : "La toile c'est avant tout un grand silence" Et je sais combien il est rempli ce silence, combien il est compact et parfois hermétique aux spectateurs.
Mais "écrire c'est hurler en silence" (Duras) alors, il n'y a pas réellement d'opposition entre les deux, n'est-ce pas ?
La deuxième partie (Page 9) est beaucoup plus poétique et c'est ma préférée. Est-ce parce que tu utilise une typo bleue ? Est-ce à cause du lyrisme (mon péché mignon) ? Est-ce parce que tu peints les mots, tu colores les écrits, tu étales des silences, tu composes, tu superposes et à la fin on se dit que peu importe le flacon pourvu qu'on ait la toile, que peu importe le médium pourvu qu'on ait l'envol, peu importe les mots pourvu qu'on entre dans l'univers d'un autre et qu'on en hume un peu le souffle et les effluves.
Merci !
Bonjour,
J'ignore si les signaux de fumée parviendront, mais les pseudos ne s'allumant pas en rouge, j'imagine que non..
Pour celles et ceux qui ont participé à mon appel à titre, et qui n'ont peut-être pas encore lu le résultat, il est à retrouver ici:
https://vanessamichelartiste.wordpress.com/2025/12/17/dimanche-bleu
ou dans ce texte - à partir du bas de la page 9.
MERCI à @Ange-François ; @FANNY DUMOND2 ; @Antar Abdelaziz 77 ; @Antoine Guy ; @D-G-M Roualland et @Jacques Collin.
(ainsi qu'à Cortex, Michel, Alain, Daniel Clément, Lionel, Thierry, Bruno - grand - Bonheur, Floriana, Catarina...).
Bonne journée !
Un grand merci à tous les trois : @Cortex1, @Michel Laurent et @Alain Lamoliatte.
Je suis heureuse de vos retours, notamment sur mes toiles. Ils m’apprennent ce que je n’avais pas forcément ressenti, vu, découvert…
Cher Cortex,
Un immense merci pour vos cœurs et votre retour à la fois poétique et bienveillant. Je suis heureuse si l'osmose a pu émerger quelques secondes.
J'ai été récemment le « travail » d'un étudiant. Il m'interrogeait sur mon métier et je me suis aperçue que s'il m'était impossible de lui apporter une réponse commune, je ne pouvais pas non plus séparer peinture et écriture...
La pratique est toujours en mouvement, elle nous accompagne, et souvent : nous élève. J’ai ressenti le besoin de poser, de reposer les choses, après avoir discuté avec lui.
Je repense très souvent à ce que vous m’aviez écrit en mars à propos de « la nécessité qui dépasse le souci de légitimité », ce moteur invisible qui nous pousse, peu importe les craintes ou les « inconforts »… « Quoi faire d’autre ? » ;-)
Votre retour me conforte dans l’idée que nous avons beaucoup de chance de créer et peut-être encore plus de chance de pouvoir le partager et échanger à ce sujet.
Être véritablement lue m’est précieux. Encore merci !
Cher Michel,
Merci beaucoup pour votre commentaire uni à de jolis cœurs. J'espérais faire entrer la poésie dans mes réflexions, parce que je n'aime pas la laisser seule au bord du chemin…
J'aime beaucoup votre interprétation des The End de mes toiles. Je ne l’avais pas pensé de cette manière, alors que c'est assez cohérent avec ma démarche des origines : le format carré en référence aux polaroïds (je travaillais sur des souvenirs de participants). Vous avez raison, je crois, il s’agit plus d’un moment (que j'espère d'apogée) suspendu, que d’un arrêt.
Encore merci, et à bientôt !
Cher Alain,
Merci beaucoup pour tes cœurs et ton retour.
Je suis d'accord avec toi : la peinture se joue beaucoup physiquement et dans le temps de peindre, en tout cas dans ma pratique personnelle. Mais ça n'est pas une vérité pour tous les artistes - Duchamp a par exemple plus écrit ou pensé que créé.
Pour cette série « Aurores », je souhaitais expérimenter en peinture les apprentissages que j'avais faits sur mBS. C’est-à-dire que je voulais peindre à l’image de ma « nouvelle » écriture. Du coup, je suis retournée aux pinceaux, à d'autres choix de couleurs, d'autres épures…
P.S. : Bien sûr que l’âme existe, notamment dans cette projection d’un colibri, puis dans ta gentillesse ! À bientôt (César m’attend ;-)
Superbe texte dans son ensemble, et douce poésie comme dans ces mots :
« Un sourire dans l’éther ; une pureté.
Un air d’été et de fugues ; une échappée.
De si lentes métamorphoses. »
Ils soufflent à l’âme la promesse d’un refuge : un lieu suspendu où le sourire devient lumière et où l’été ouvre des chemins secrets vers l’envol. Toute beauté naît en effet dans la lenteur, et les métamorphoses les plus profondes s’accomplissent dans l’espace fragile entre le rêve et la réalité.
Dans votre création picturale, vous ne « bonnardisez » pas, « chaque toile porte son THE END définitif ». Chacun de vos tableaux devient un souffle unique, un instant saisi avant qu’il ne se dérobe. Ce THE END n’a rien d’un arrêt, c’est la certitude que l’émotion a trouvé sa forme exacte. La retoucher serait déjà trahir. Ainsi, vos œuvres avancent sans repentirs, par éclats définitifs. Mille bravos à vous, Vanessa.