Samir Tighzert, Kalad Badji, Jean Pic, Cherif Berkache, Youcef Zirem, Gérard J.M., Marie Berchoud, tous ces auteurs qui se publient sur monbestseller ont une passion ou une blessure commune : la Kabylie. C’est au tour de Denis Bichet de nous entraîner dans cette terre de résistance depuis les origines de la colonisation française, pays de montagnes qui deviendra le cœur de la rébellion.
Passionné d’histoire, Denis Bichet nous entraîne avec « Kabylie, mon amour » dans une fiction qui fleure la réalité des derniers jours de la guerre d'indépendance de l'Algérie.

Dans les derniers mois de la guerre d'Algérie, 4 adolescents d'origines et de cultures différentes ,font l'apprentissage de la vie. Liés par l'amitié, des relations amoureuses croisées et aussi une terrible vengeance.
Un roman historique et initiatique bouleversant, disent ceux qui l'ont lu, et proche de la réalité, pour ceux qui l'ont vécue.
Passionné par l'histoire, Denis Bichet s’est penché sur un drame qui s'efface de nos mémoires et qui a hanté notre enfance...
Aux nostalgiques des Trente Glorieuses, j'aime rappeler que cette période ne fut pas un Eden. La Guerre d'Indépendance de l'Algérie causa en effet un traumatisme profond et durable à la société française.Votre livre m'a tenue en haleine de la première à la dernière page et je l'ai dévoré en une journée et demi. Bien que je ne fusse jamais allée en Algérie, j'ai senti avec beaucoup d'intensité que le évènements terribles que vous décrivez, avaient l'apparence, l'odeur, le goût de l'authentique et que les protagonistes de ce drame le vivaient dans leur chair devant mes yeux. Cette guerre d'indépendance doublée d'une guerre civile fut atroce et j'avoue que la lecture de certains passages fut éprouvante mais nécessaire. Vous montrez avec réalisme à quelles horreurs aboutit l'engrenage de la violence mais c'est le propre de toutes les guerres. En lisant votre texte, j'ai aussi pensé au mythe des Atrides. En résumé j'ai été impressionnée par la densité de votre récit et bouleversée par l'intensité des sentiments exprimés par les personnages de votre roman.
« Votre livre m'a tenue en haleine de la première à la dernière page (…) » pourrait être décliné à l'infini. En raison de la longueur du commentaire et de la nécessité de retours à la ligne, "Je note ce livre" sera mis en ligne séparément.
Évoquer cette période à travers les relations de quatre adolescents d'origines et de cultures différentes, mais liés par l'amitié et des relations amoureuses croisées permet de sortir des aspects les plus sordides — nombreux en huit ans d'une guerre qui ne disait pas son nom —. Qu'il y ait eu des prolongements après l'indépendance n'a donc rien de surprenant.
Le panel des personnages qui donnent vie à ce roman sont un rappel astucieux de l'Histoire, la preuve qu'il peut y avoir cohabitation pacifique, tolérance, solidarité, amitié et même amour entre personnes de cultures et de religions différentes… mais aussi d'opinions politiques opposées.
Ce roman bien articulé ne laisse de côté aucun pan de l'Histoire qui a façonné le pays au fil des siècles et des occupations successives, justifiant la conquête progressive par la France à partir de 1830, sans laquelle il ne se serait pas appelé "l'Algérie" depuis 1848. Un territoire grand comme quatre fois la France hexagonale, qui a été assaini, valorisé, bâti, développé, modernisé, sous administration déconcentrée.
Vous avez su éviter l'écueil de l'anti-colonialisme primaire qui voudrait qu'il y ait d'un côté un peuple exproprié, asservi, en partie exterminé, et de l'autre les méchants, des colonisateurs avides de richesses et de pouvoir. Les vagues successives de colons Européens (Français, mais aussi Espagnols, Italiens, Anglo-Maltais, Allemands, Suisses, Anglais) ont contribué à l'essor du pays unifié par la France. Ceux qui ont contribué à l'assainissement des marécages et à la mise en culture de leurs petites parcelles de départ (4 à 10 hectares attribués) ont sué sang et eau.
La population indigène comprenait en 1849 un peu plus de 2,5 millions de musulmans et de juifs, et seulement 117.360 Européens. L'application du double droit du sol de la loi de 1889 a permis à beaucoup "d'étrangers" dont les ancêtres étaient présents depuis deux générations, d'acquérir la citoyenneté française. La population totale avait atteint 9.370.000 habitants en 1954, dont 8.681.000 musulmans pour seulement un peu plus de 957.000 Européens et 130.000 Israélites.
Le talent de l'auteur, par la voix de Nathan, a été de toujours ramener le lecteur au titre choisi : « Kabylie, mon amour » et à ses personnages pour lui faire oublier l'évocation brute et factuelle des tortures, des assassinats et des vengeances, du drame final des exactions à Oran, de l'exode précipité, de la trahison des dirigeants et du commandement, du massacre des harkis, des conditions déplorables de regroupement de ceux qui ont pu être sauvés, de l'accueil malveillant à Marseille, d'une nouvelle vie à inventer et à organiser… dans un pays d'appartenance que beaucoup ne connaissaient pas et dans lequel ils n'avaient plus d'attaches.
C'est une réussite. Merci pour ce partage. MC
C’est pour cela qu’il publie ses textes sur monBestSeller
En fait je ne suis pas sûr que mon livre s'inscrive dans la continuité de ceux cités dans la présentation... c'est-à-dire la lutte du FLN contre le peuple pied-noir. Il se veut au contraire un contrepoids. il existait plusieurs peuples en Algérie les Kabyles les Arabes les Pieds-Noirs les juifs les Touaregs 2 de ces populations ont été expulsées brutalement. les juifs et les Européens espagnols en français alors qu'ils étaient sur cette terre depuis 6 générations et pour les juifs depuis 2000 ans... J'espère que mon roman historique est un contrepoids qui remet les pendules à l'heure merci
@Phillechat... Je crois que vous avez raison l'histoire de France n'est plus beaucoup enseignée...
Une page d'histoire que les jeunes connaissent mal.
Je remercie @mBS pour cette publication.
Je remercie @Marie-Amélie Laporte et @Michel Canal qui ont su comprendre et transcrire l'infinie profondeur, la complexité de ce drame humain, et la tragédie et les souffrances sans nom qu'il a engendré... parce qu'ils ont, je crois, ce cœur, cette sensibilité ou l'intelligence du cœur qui sied aux lecteurs et aux écrivains...