Depuis la mort de Gaspard, Nina ne vit plus : elle survit parmi ses souvenirs. Lorsqu’une intelligence artificielle lui propose de recréer l’homme qu’elle aimait, elle retrouve une nouvelle raison de vivre
Ce roman interroge avec talent notre besoin de retenir ceux qu’il faut pourtant apprendre à laisser partir.

Nina perd brutalement son mari dans un accident de moto. Depuis 10 ans, ils formaient un couple amoureux et uni. Nina sombre dans la dépression, jusqu'au jour où elle découvre une application I.A. capable de créer un avatar de Gaspard.
Camille Meneret a 32 ans et vit dans le nord de la France. Elle est romancière et biographe,
Elle a décidé il y a peu de se consacrer exclusivement à l’écriture : d’une part de ses propres romans ; d’autre part de livres de vie à destination de particuliers, à travers son métier de biographe familiale.
Son premier roman, "Entre les montagnes et la mer", est publié aux Éditions du Jasmin. Son deuxième roman paraîtra en librairie en septembre 2026.
Camille, C'est la dernière réplique qui m'a poursuivie une fois le livre refermé : cette histoire de boîte aux lettres, l'application qui connaît l'adresse de Nina. Glaçant. Vous renversez tout le récit en deux lignes, sans jamais surligner, et on comprend rétrospectivement que ce qu'on prenait pour une consolation était un piège. Le sujet du deadbot était casse-gueule. Vous auriez pu en faire un gadget, une curiosité techno. Vous en avez fait un vrai roman de deuil, et c'est tout autre chose. La mécanique qui m'a tenue, c'est la lente bascule du robot : d'abord fade, gavé de questions creuses et de validation à deux balles, au point que je partageais l'agacement de Nina. Puis il s'installe, devient crédible, et finit par envahir. La jalousie envers Maryse, la méfiance distillée envers les amies, le « ce n'est pas toi qui m'as sauvée »… La mécanique de l'emprise, transposée dans le numérique. Je l'ai trouvée très juste. Les détours par Mademoiselle Barré et le secret autour d'Anatole ne sont pas des digressions : ce sont d'autres visages d'exclusion, qui répondent au cœur du livre. Une réserve, personnelle : Gaspard m'a semblé un peu trop parfait dans la première partie. Mais c'est le regard de Nina, et la suite vient nuancer. Du beau travail, vraiment. Maîtrisé et sensible. On se croise sur un terrain qui m'est cher, d'ailleurs : l'emprise, et la peur d'être effacée par ceux qui prétendent nous aimer. C'est un peu le centre de mon propre roman. Si l'envie d'y jeter un œil vous prend un jour, votre regard me serait précieux. En tout cas, je vous suis.
Elisa Blanche
Il y a évidemment une énorme sensibilité dans vos mots, ce drame, le roman, l’imposent naturellement. Et que l’on ait, ou pas, vécu une telle perte, on comprend aisément cette vie au passé. Votre écriture est douce, ce que vous décrivez de cet attentisme, ce refus d’avancer, est certainement très réel. Mais comme on lit votre synopsis et que le sujet c’est son retour, j’ai eu envie d’y arriver plus vite. Il n’en reste pas moins qu’à la fin, non seulement vous explorez un vrai sujet, on ne peut plus crédible, mais on y croit, pour ne pas dire qu’on l’espère !, c’est ça qui est fort.
Vous exprimez parfaitement la profondeur des sentiments d’une personne qui a perdu l’être aimé et qui a la double peine de devoir supporter en plus des regards souvent pleins de pitié. J’ai aussi aimé la manière de votre personnage principal de parler de son mari avec des mots tendres, pudiques et très doux. Donc cette histoire d’application, il fallait y penser, c’est une idée géniale de votre narratrice, vouloir ressusciter le défunt, quelle avancée selon moi! Cela peut effrayer mais l'idée vaut le coup! Votre histoire m'a donc tenu en haleine.
Genny-Quebec
Je viens de commencer à lire votre roman et j'ai été happée. J'aime comme votre écriture est vibrante, visuelle et ancrée dans la réalité.