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Le 10 avr 2019

Qu’est-ce qu’une romance ?

Lors de l’inscription d’un ouvrage sur le site MBS, il est proposé à son auteur de sélectionner un genre littéraire. Lui sont ainsi proposées les catégories suspense, science-fiction, poésie, érotique, témoignage, autobiographie, jeunesse, essai… Et la catégorie roman, elle-même subdivisée en différentes classifications : psychologique, historique, humoristique, aventure, ou la fameuse « romance ». Comment choisir ? Victoire Sentenac analyse significations et résonnances du terme "Romance" et tranche.
Romance, new romance, chick-litt, roman d'amour... on en perd la têteRomance, new romance, chick-litt, roman d'amour... on en perd la tête

Lorsqu’on inscrit un roman, est-il préférable alors de ne choisir aucune de ces classifications, comme beaucoup d’auteurs le font ? Cela permet peut-être au lecteur de ne pas être influencé, d’une manière ou d’une autre, avant même de feuilleter le roman en question. 

C’est la curiosité bienveillante de plusieurs d’entre vous, auteurs et/ou lecteurs, ainsi que vos réticences initiales à lire un genre dont vous n’êtes habituellement pas friands, qui me pousse à écrire cette petite tribune. J’espère que vous saurez m’aider à définir ce qu’est ou non une romance.

Une romance se définit par la relation amoureuse du récit

Lorsque je me tourne vers les définitions du Larousse, surprise ! Une romance est, au choix, « une ancienne chanson populaire espagnole de caractère narratif, une mélodie accompagnée d'un style simple et touchant, une pièce instrumentale ou une chanson à couplets dont les paroles, accompagnées d'une musique facile, ont un caractère tendre et sentimental ». Il n’est donc aucunement question de littérature. La romance en tant que genre littéraire serait plutôt reliée à l’anglicisme d’une « relation romantique », reste alors à définir ce qu’est le romantisme… Vaste programme, et je ne m’y lancerai pas ici.

Bref, je ne vais pas y aller par quatre chemins, c’est la connotation populaire du terme romance, sa réduction simpliste l’assimilant à de banals épanchements de sentiments, qui me dérange profondément. 

Lorsque la relation amoureuse se trouve au centre d’une histoire, cela en fait-il pour autant une « romance » ? L’exploration d’un drame sentimental, des répercussions intimes qui envahissent ses protagonistes, le vertige de personnages confrontés à des situations qui impacteront profondément leur vécu, et l’analyse poussée de leurs doutes, de leur amour puissant, de leurs douleurs et d’une certaine forme de résilience, tout cela rentre-t-il dans la définition de la romance ? A vrai dire, je n’en suis pas sûre.

Romance : un genre mineur ou une réference littéraire

D’après mes recherches, deux écoles semblent s’affronter : soit on considère la romance comme un genre mineur, qui n’a définitivement pas ses lettres de noblesse dans la littérature, et reste cantonné dans le registre mièvre du roman d’amour à l’eau de rose version Harlequin… La connotation péjorative de ces lectures considérées comme faciles et peu valorisantes intellectuellement en fait alors une catégorie invariablement délaissée par les cercles littéraires prestigieux, même si le succès de ces romances populaires est clairement établi. Soit on élargit un peu la définition en acceptant de considérer que la littérature sentimentale n’est pas forcément lisse ni remplie de clichés, et ne se finit pas systématiquement non plus par une happy end attendue. Après tout, « L’amant » de Marguerite Duras est bien centré sur une relation amoureuse atypique, « Le rouge et le noir » de Stendhal également, tout comme « Madame Bovary » de Gustave Flaubert… etc. Les exemples prestigieux de romans d’amour en littérature française ne manquent pas. 

Il semble cependant communément admis que la romance est un roman d’amour populaire universel, centré sur une histoire sentimentale entre deux personnes, « visant à émouvoir le lecteur par une fin heureuse » (sic). Cela confirmerait donc bien cette vision réductrice que je dénonce, et dans laquelle je ne me retrouve pas.  

Qu’en pensez-vous ?

 

Victoire Sentenac

 

47 CommentairesAjouter un commentaire

Bonjour

J'ai bien aimée cet article sur la romance et en fait je m'aperçois que je partage bien des avis qu'il soit choquants,méchants,réaliste,ironique...
Pour être une grande lectrice d'à peu près tout les genres,la romance est certes,aujourd'hui,une entreprise florissante qui suit un schéma précis ,qui certes n’atteindra jamais les grandes histoires d'Amour,qui certes ne vous élève pas l'âme et l'intellect...mais qui ont quelque chose de très réconfortant comme du chocolat...qui n'a jamais dévoré une belle histoire avec "happy end" pour se consoler.Bon,je suis d'accord faut pas en abuser,sous peine de haut le cœur.
Autre chose encore,je suis persuadée que lorsque nous lisons un livre nous accédons à une partie de l'âme de l'auteur ,donc pourquoi se serait méprisable de lire un genre plutôt qu'un autre?
Cordialement

Publié le 19 Avril 2019

@Rezkallahmo je comprends ce que vous voulez dire, mais vous vous trompez lourdement de destinataire en ce qui me concerne. Vous n’imaginez pas à quel point.

Publié le 14 Avril 2019

@ Victoire Sentenac

Je suis persuadé que nous sommes tous pareil dans le fond, l'homme n'est pas plus que la femme et inversement. Je suis persuadé que nous sommes tous fait des mêmes émotions, que l'obscure et l'irrationnel, habite en chaque être humain. Que le sauvage, le sexuel, la folie, l'égo, vibre en chacun.
Pour moi, il n'y a aucune sincérité dans la romance, si ce n'est au travers de cet aveux, dans le choix littéraire de ce genre, une grande soif de réussite. La même soif qui fait courir comme un fou pour vendre ses livres, quémander un commentaires, des étoiles, des votes, des ....
Vous comprenez, je sais très bien que les dessins animés ne sont pas créés par des enfants, ni des êtres animés, il y des volontés derrières, des volontés egotiques, ambitieuses et qu'on le veuille ou non, elles sont vulgaires, à mon sens...

Je ne vous critiques pas, bien au contraire vous avez raison de jouer, mais quand on s'expose, il faut être prêt à recevoir du bon comme du mauvais.

amitiés

Publié le 13 Avril 2019

@Hubert LETIERS c'est donc vous qui aurez le mot de la fin ;-) merci infiniment pour vos mots qui sonnent si juste, et qui apaisent pour le coup ces questionnements sans fin... vous avez dit pour moi l'essentiel en définissant la sincérité et la justesse d'une écriture qui n'a pas besoin de se ranger quelque part pour toucher son lecteur. Merci encore, bien amicalement, Victoire.

Publié le 13 Avril 2019

@Eva Verna, merci pour votre contribution à ce qui devient une réflexion collective ;-) et qui m'amène à me poser encore d'autres questions, du coup! Effectivement, à partir de quel moment un beau roman d'amour devient-il une romance? Avec le présupposé que la romance est bien un genre mineur, donc, où comme vous le dites @Rezkallahmo un prêt à porter qui ne titille guère l'intelligence... Est-ce donc à partir du moment où l'on verse trop dans le sentimentalisme, ou bien la pauvreté du scénario convenu, ou encore la niaiserie de l'écriture ?... oui mais alors, on revient au point de départ, qui définit bien la romance comme un genre à part entière, d'une qualité littéraire discutable, et qui étiquette d'emblée le roman classifié comme tel.

Publié le 13 Avril 2019

@Victoire Sentenac
Volontairement ou non, dans votre dernier commentaire, (celui dédié à Rezkallahmo), je trouve que vous avez très élégamment mis un terme à ce qui augurait d’un ubuesque débat sur la «théorie du genre littéraire» au sein de la serre mBS…
Je parle de cette phrase : « Quoi qu'il en soit, gardons notre âme, et écrivons comme bon nous semble, la sincérité reste à mon sens le meilleur moyen d'être lu… »
Je passe actuellement « la nuit sur vos toits », qui est pour moi un bon roman. Point barre. Et je me fous de savoir à quel niveau de « romance » il se décline.
À la lecture de votre livre, au demeurant bien écrit, on découvre un vrai thème au travers d'une vraie histoire, avec une authentique héroïne qui, face aux caprices d'une existence passée, identifie sans aucune tricherie ni artifices ce qu’elle ressent.
L’ADN de votre roman, c’est ça: le rapport à la vérité que va devoir développer Elisa.
Et, cerise sur le gâteau, les mots pour le dire sonnent juste, sans aucune redondance ni pollution par des effets de manche superflus…
Alors oui, vous avez raison, cette écriture-là a vocation à être lue et appréciée, et cela bien au-delà du paddock dans lequel telle ou telle écurie littéraire voudrait l'assigner à résidence.

Publié le 13 Avril 2019

Ce qui pour moi est vulgaire dans la romance, c’est le schéma du scénario.
On sait ou ça va, ce n’est pas personnel, c’est du prêt à porter. La romance est un schéma bien défini, structuré. Le contraire de l’inconnu. Vulgaire dans le sens que ça ne va pas Titiller l’intelligence,

Amitié

Publié le 13 Avril 2019

@lamish
En effet, bien sûr. Pour une fois vous avez trouvé les mots justes.

Publié le 13 Avril 2019

@Lucie Pergola Mais bien sûr :-)... Pfff...

Publié le 13 Avril 2019

Pourquoi traiter si mal la romance ?
La romance n'est pas vulgaire. Elle véhicule ses stéréotypes et ses représentations qui sont aussi respectables que bien d'autres.
Personnellement ces stéréotypes et représentations me sont aussi étrangers que la bicyclette l'est au poisson rouge, mais cela ne m'empêche pas de respecter les émotions et le goût des autres.
A faire des amalgames incessants, on va droit dans le mur.

Publié le 13 Avril 2019

Une vraie réflexion ou plutôt une vraie manière de poser une vraie question. A quel stade un beau roman d'amour devient une romance vulgaire, puisque "vulgarité" il semble y avoir. Le sentimentalisme finit toujours par nous avoir.
Pour ma part, je préfère le laisser aller, le laisser faire, plutôt que de contrôler en permanence ses émotions sous la pression du regard social de ce qui est bon ou pas
Allez laissez vous aller à pleurer au "feux de l'amour". Il n'y a pas de honte. Mais attention, sans témoin, tout seul puisque c'est honteux.
Ou est le mal ? c'est un sujet qui ne préoccupe que les prétendues élites intellectuelles. Tous les autres s'en moquent.
Mieux vaut lire un Harlequin que de ne rien lire du tout
Ce qui n'empêchera personne bien sûr de lire et de relire Flaubert...ou un Harlequin
Eva

Publié le 13 Avril 2019

@lamish
Mais bien sûr que vous êtes assez mauvaise pour ça. Vous en apportez une nouvelle preuve ici, plus bas, en vous en prenant une nouvelle fois à moi, en me calomniant encore une fois, alors que je ne vous ai rien demandé, me contentant seulement de dire où vont mes préférence en matière littéraire. Qui donc, à part vous-même et les quelques naïfs qui vous suivent, espérez-vous tromper ? Faut-il que je vous rappelle certaines de vos manigances sur ce site, tout ça sous le couvert d'une prétendue franchise et d'une perfide innocence : "Comment ? Mais comment pouvez-vous bien penser que j'ai eu l'intention de, etc." Faut-il aussi que je vous ramène à la mémoire toutes les fois où vous vous êtes permis sans rougir des choses que vous dénoncez tant chez les autres ? Cela porte un nom : la malignité.

Publié le 13 Avril 2019

@Rezkallahmo Excuse-moi, Mo ; voyant Victoire te répondre, j'ai viré mon com'. Oui, clair qu'à qualité littéraire équivalente, la majeure partie des lecteurs préfèrera du "feel good". Le besoin de positiver devient vital de nos jours. Ma réponse visait le complexe de l'écrivain de ce genre qui, à mes yeux, n'existe pas. C'est une notion imposée par des esprits critiques qui ne considèrent que les œuvres créées dans la souffrance... Un vieux refrain ;). Bises, Michèle

Publié le 12 Avril 2019

@lamish

Je ne parle que d’ouvrage de qualité. Si les deux styles, font la courses, la romance a plus de chance. Dans les commentaires il est dit pareil concernant les gagnants du site. La tendance va à good.

Amitiés

Publié le 12 Avril 2019

@victoire sentenac

Oui, pas de soucis. Nous ne sommes pas traversés par les mêmes émotions tout simplement.

Publié le 12 Avril 2019

@Rezkallahmo je ne pense pas que les écrivains durs comme vous dites - pour vous avoir lu et beaucoup apprécié vous faites d'ailleurs partie pour moi de cette trempe-là ;-) soient moins publiés, bien au contraire... mis à part la petite dizaine d'auteurs hyper populaires qui se partagent le gâteau actuellement, les écrits dont on parle sont la plupart du temps sombres, réalistes, et pas du tout "feel good", enfin il me semble?
Quoi qu'il en soit, gardons notre âme, et écrivons comme bon nous semble, la sincérité reste à mon sens le meilleur moyen d'être lu... Amicalement

Publié le 12 Avril 2019

@Lucie Pergola Vous appelez ça comme ça vous chante, cher troll, juste que j'ai trouvé très drôle ce coup de mou synchrone avec une proposition de bêta-lecture. Vous le rappeler ne me fait pas jubiler. Je ne suis pas assez mauvaise pour ça, mais si ça pouvait vous rendre un peu plus humble, je serais comblée. Amicalement, Michèle

Publié le 12 Avril 2019

@lamish
Au contraire, je vous en prie, laissez-le, votre post-scriptum : on sent que ça fait tellement plaisir à votre âme bénévolente. (Ceci dit, chère et bienveillante amie, ce n'est pas une faute orthographique mais une incorrection grammaticale. La différence serait-elle plus claire si je vous l'enveloppais ?) PS (à mon tour) : C'est très gentil à vous de faire parler Mme Sentenac, mais je suis tout à fait certaine qu'elle n'a pas besoin pour s'exprimer de votre truchement.

Publié le 12 Avril 2019

Les écrivains de romances, feel good, seront toujours complexés face à l’écrivain dur, réaliste, sombre voir plus...et pourtant c’est les premiers qui seront publiés la plupart du temps.
C’est pour moi le point crucial. Être soi et seul ou se brader pour le lectorat?
A la finale, pas de gagnant.

Amitiés.

Publié le 12 Avril 2019

@Victoire Sentenac J'espère que vous doutez moins, malgré une telle diversité réactionnelle ;-). Pour moi, tant que vous êtes vous-même, que vous écrivez ce que vous avez envie d'écrire, vous serez unique, et c’est cette unicité que vos lecteurs plébiscitent. Il me semble que vous ne vous seriez pas posé tant de questions si deux ou trois auteurs qui bloquent sur le genre ne vous avaient pas apostrophée. A noter qu’ils ne mènent pas une guerre contre la romance, mais contre les bons sentiments, en général.
@Boris Phillips Tu as mille fois raison d'évoquer les Anglo-Saxons qui assument leurs préférences, respectent la différence et favorisent de ce fait la créativité. Qui ne vont pas couper les cheveux en quatre pour définir et resserrer les cadres, étouffer l'auteur jusqu'à tuer ce qui fait sa différence.
@Michel CANAL Tu fais montre d'une rafraîchissante franchise lorsque tu admets que tu ne cracherais pas sur le succès de Barbara Cartland. J’ajouterai pour ma part que je préférerais le connaître dans son pays plutôt qu’ici ;-).
@Lucie Pergola (alias amalia rodriguez, alias antoine ragondin, alias jezabel niel…), je ne résiste pas à recopier ici un extrait de votre com’ à Thalia Remmil, amie de Victoire, commentaire qui donne toute la dimension de votre objectivité et de votre bienveillance :
« Au reste, mon admirance éperdue, quoique légèrement convexe, est telle que je m'étonne gravement que votre opus ne figure pas en tête du palmarès, en lieu et place de l'improbable coquecigrue de Mme Sentenac, intitulée "La Nuit sur les toits", comme si cela pouvait intéresser qui que ce soit de savoir ce qu'il se passe sur les toits une fois que les poules sont couchées. »
Commentaire dont Victoire a saisi l’humour tordant et l’absence de mépris, cela va de soi ;-).
En conclusion, et désolée pour ceux que cela défrise, je constate que depuis la création du prix Concours, les choix des éditeurs s’orientent plutôt vers des œuvres qui véhiculent des bons sentiments. Comme aucun n’est suicidaire au point de ne pas tenir compte des goûts de son lectorat, j’en déduis que le lecteur a besoin d’un peu de douceur. Une douceur qui, loin d’empêcher de faire passer des messages plus sérieux, contribue à mieux l'interpeller.
A tous, amicalement, Michèle
PS : @Lucie Pergola Je vous signale un petit coup de mou orthographique sur la page de la nouvelle de Victoire : "cela vous amuserait-il que je jouassisse pour vous les bêtasses-lectrices ? Si ma proposition vous semble déplaceR, n'hésitez pas à me le dire ;" J'enlève ce PS dans la journée, bien sûr.

Publié le 12 Avril 2019

Je vais peut-être passer pour une originale, mais je préférerais avoir écrit "Belle du seigneur" vendu à trois exemplaires que "Cinquante nuances de je-ne-sais quelle connerie" vendu à des millions.

Publié le 12 Avril 2019

@Michel Canal @Boris Phillips merci pour vos interventions, qui enrichissent ce débat. Ne partageant pas tous le même point de vue, nos échanges n'en sont que plus intéressants!
Concernant l'aspect commercial de la chose, je ne suis pas sûre de devoir considérer cet angle de vue, en effet qu'il s'agisse de Harlequin ou Gallimard, je doute de vendre un jour chez eux des millions de livres ;-) et sur MBS qu'on ait un seul lecteur ou des milliers, la gratuité fait que cela n'y change strictement rien. Reste alors ce modeste privilège de pouvoir chercher, voire revendiquer, quelle est sa place d'auteur. Car l'important pour moi, ce n'est tant de savoir s'il faut avoir honte ou non de publier une romance - l'auteur de 50 nuances de Grey semble heureuse et fière de son succès, et elle a bien raison! - mais plutôt de savoir où l'on se sent bien, juste. Et pour moi, avoir ce besoin d'interroger la romance passait probablement par une quête de mon identité d'auteure, modestement certes, mais quand même. Donc encore une fois, ce n'est pas la crainte de passer pour un auteur "inférieur" (quel drôle de terme ;-) qui motive toutes ces interrogations, mais plutôt l'inconfort que l'on peut ressentir à être pris pour quelqu'un d'autre, tout simplement. Amicalement, Victoire

Publié le 12 Avril 2019
hx

Il est bien vrai que mon rêve le plus inoxydable serait d'avoir Boris Phillips comme "conseiller littéraire". Je serais même prêt, pour obtenir cet insigne privilège, à toutes les bassesses. Parce que, en ce monde incertain, il n'y a pas tant d'occasions de rigoler. Force est de l'avouer.

Publié le 12 Avril 2019

Merci, cher @Boris Phillips, pour ta contribution. Une manière pragmatique et de bon sens d'analyser la situation. Amitiés. MC

Publié le 12 Avril 2019

@Victoire Sentenac, @lamish, @Trisha E., @nasnas, @Catarina Viti, @Laure Avedian, @Michel Canal, @lucie pergola... En espérant n'avoir oublié personne.
Vos contributions, à toutes et tous, suscitent mon intérêt et m'amènent à poser une question « Faut-il avoir honte d'écrire ou d'avoir écrit une "romance" ? »
Assurément non puisque, dans son acception anglo-saxonne, ce terme désigne un genre littéraire à part entière. Et tant pis si le dictionnaire de référence de la langue française n'en fait qu'une facile chansonnette sentimentale.
Pourquoi craindre cet étiquetage ? Par peur de passer pour un auteur inférieur ? Par appréhension de ne s'adresser qu'à une sorte de sous-prolétariat de lectrices et lecteurs se contentant de peu ? C'est faire peu de cas de celles et ceux qui écrivent ou qui lisent... Oublions ces préjugés, s'il vous plaît !
Et puis, pourrions-nous laisser de côté l'argument du succès commercial de ces romans ? Trop le mettre en avant serait effacer d'un trait de plume hâtif les critiques sociales – soit, s'adressant à des modes de vie qui ne sont plus les nôtres – contenues dans certains d'entre-eux.
Mon activité actuelle de "conseiller littéraire" – raison pour laquelle j'ai été absent ces derniers temps des colonnes de mBS – fait que j'ai à me pencher sur les écrits d'une consœur. Ceux-ci relèvent, bel et bien, de la romance puisque leur auteur y expose, au travers d'un récit autobiographique dans lequel la dénonciation de certains systèmes politiques n'est pas absente, les espoirs et déconvenues de sa vie sentimentale.
Quant aux remarques à l'emporte-pièce de certains "Trolls" aux pseudonymes à géométrie variable, je les prends et laisse pour ce qu'elles sont. Une manière de se poser en maître à penser tout en camouflant, derrière un verbiage creux et un évident mépris envers ceux dont ils voudraient bien être les pairs, un affligeant manque de talent de plume.
Cordialement et avec humour.
Philippe.

Publié le 12 Avril 2019

@Victoire Sentenac, si on me donnait demain la possibilité de cataloguer mes bouquins "romance" dans la collection Harlequin pour les vendre à 1 million d'exemplaires, traduits dans une dizaine de langues, soyez assurée que je me ficherais pas mal de l'image de parent pauvre de la littérature, et de son imprégnation trop forte.
On peut toujours se gausser de l'image en rose de Barbara Cartland, de la série des Angélique, des 50 nuances de Grey de E. L. James, qui d'entre ceux qui font les délicats peut se targuer d'avoir vendu autant de millions de ses bouquins dans le monde ?
On peut toujours polémiquer, argumenter, philosopher, tirer des plans sur la comète... il faut savoir être pragmatique. Je pense que je ne suis pas le seul à admettre ce point de vue.

Publié le 11 Avril 2019

@Laure Avedian, vous avez dit le mot juste, "préjugés" et je vous en remercie, tout comme je vous remercie de faire partie des curieux qui ont su les dépasser, ces fameux préjugés... cela m'a aidée dans mon cheminement. Cordialement, Victoire

Publié le 11 Avril 2019

@Michel Canal merci pour toutes ces précisions, j'en ignorais la plupart! Vous avez raison quant à la connotation péjorative de la fameuse collection Harlequin, mais je doute qu'elle sorte un jour de cette image de parent pauvre de la littérature, même en publiant des oeuvres de talent, l'imprégnation est trop forte... et malheureusement je reste convaincue du fait que la romance est elle aussi connotée ainsi. Certes, il ne s'agit que d'un étiquetage, mais à l'heure actuelle dieu sait que l'emballage compte (malheureusement d'ailleurs). Merci à vous pour votre participation à cette tribune :-)

Publié le 11 Avril 2019

@Catarina Viti voilà, un regard différent, décalé, unique, et comme vous le dites si bien alors même que la promenade n'irait pas plus loin que le fond de notre jardin, l'important étant qu'elle ouvre des perspectives. Faire un pas de côté, et voir ce qui se passe...

Publié le 11 Avril 2019

@lucie pergola pas si petit que ça, croyez-moi.

Publié le 11 Avril 2019

@Michel CANAL
Alors là, mon Colonel, je suis soufflée ! Quel talent pour recopier votre encyclopédie ! Vous m'apprendrez ?

Publié le 11 Avril 2019

@Victoire Sentenac, vous avez bien défini la problématique relative à la « romance », en analysant ses significations et ses résonances.
Il n'y a cependant pas lieu de culpabiliser eu égard à la vision réductrice généralement évoquée.
Pourquoi ?
Le dictionnaire Larousse ne l’inclut pas dans les genres littéraires parce que le terme « romance », tel qu’on l’entend aujourd’hui en parlant de roman sentimental, nous vient de l’anglais, notamment des auteurs Samuel Richardson (Pamela ou la vertu récompensée - 1740) et Jane Austen (Orgueil et Préjugés - 1813).
La « romance » jouit d'un statut valorisé dans les pays anglo-saxons. Genre le plus populaire de la littérature moderne, les romances y représentaient 55% de l'ensemble des livres de poche en 2004, étaient traduites en 90 langues. La même année, elles représentaient en France un marché de 12 millions de ventes pour un total de 33 millions d'euros.
La « romance » (dans le monde anglo-saxon), roman d'amour ou roman sentimental chez nous, a beaucoup évolué.
Au début du XXe siècle, de nombreuses collections se développent et connaissent un succès grandissant. Delly (pseudonyme d'un frère et de sa sœur, Frédéric et Jeanne-Marie Petitjean de la Rosière) commence une carrière prolifique en 1910 avec Esclave... ou reine ?. Barbara Cartland publie son premier roman en 1923. Après guerre, Anne Golon (de son vrai nom Simone Changeux), aidée de son mari Serge, publie la série des Angélique en treize épisodes (le premier en 1956, le dernier en 1985). Elle a été traduite en une trentaine de langues et vendue à près de 100 millions d'exemplaires.
Le roman d'amour a une clientèle très importante, presque exclusivement féminine : on estime à plus de 3 millions le nombre de lectrices de romans d'amour. Jusqu'à l'arrivée des éditions de l'Harlequin en 1978, les romans d'amour étaient essentiellement publiés en France par les éditions Tallandier.
Sa connotation "genre mineur" se confond, dans l'esprit du public et des médias francophones, avec la production sentimentale de la littérature populaire représentée emblématiquement par les collections Harlequin.
Lorsque je me suis publié sur mBS en 2015, j'avais sympathisé avec une auteure dont j'appréciais le thème développé dans le genre érotique et le style remarquable. L'une des deux maisons d'édition qu'elle avait sollicitées l'a éditée. J'ai su qu'il s'agissait des éditions de l'Harlequin. Je puis assurer sans complaisance que sa trilogie n'était pas du genre roman "à l'eau de rose". Sans doute sommes-nous influencés par l'opinion répandue… ou par la tendance beaucoup plus ancienne de ces collections.
Pour ce qui me concerne, bien que publié — par défaut — dans le genre érotique, je définis ainsi mes écrits « Roman et Journal intime sont les deux faces complémentaires de la même romance » dans le préambule. Je n'en éprouve aucun complexe ni n'en subis aucun désagrément d'une vision supposée réductrice puisque j'ai la satisfaction d'être toujours dans le top 100 depuis bientôt quatre ans.
Merci @Victoire Sentenac, d'avoir ouvert le débat dans votre tribune. Merci à toutes et à tous pour vos arguments éclairants sur ce sujet. MC

Publié le 11 Avril 2019

Je n'ai pas lu votre livre, Victoire. (La vérité est, qu'en ce moment, je suis fort occupée à retravailler un manuscrit, et, après cet exercice quotidien intense, mes yeux crient grâce.)
Ce que j'ai cru comprendre, c'est que les grandes et belles histoires d'amour -ou de vie, tout court-, de la littérature sont des appels à la révolte, des soifs de liberté, (Out of Africa de Blixen, par exemple et puisqu'il me vient à l'esprit, ne sera jamais une romance), des parcours intransigeants, un regard différent, toujours décalé, en butte.
Comme dans Autant en emporte le vent, cité par nasnas, il y de l'âpreté, du désenchantement.
Sinon, c'est qu'il y a de la folie, de l'absolu, (Lettre d'une inconnue de Sweig).
Et, comme vous le dites, pas de fin convenue, pas de happy end, pas de réponse formatée, pas de réponse du tout, parfois. Pas de Petit Poucet pour émailler les pages de repères.
Les grandes histoires ouvrent des voies nouvelles. Pas nécessairement de grandes voies (parfois, c'est seulement une promenade au jardin, mais c'est le regard qui est beau, neuf ou émerveillé. Unique.
Peut-être, après tout, que c'est ce mot -unique- qui résume tout.
A bientôt.

Publié le 11 Avril 2019

@Victoire Sentenac
Contente de vous avoir rendu ce tout petit-petit-petit service.

Publié le 11 Avril 2019

@Victoire Sentenac,
C'est vrai que le genre "romance" ne mettait pas en valeur votre roman et j'avais eu, en commençant à le lire, les mêmes préjugés que @lucie pergola, imaginant une littérature préfabriquée pour plaire au plus grand nombre...
Cela dit, n'opposons pas les différents genres : quand je suis sur un quai de gare, facilement distraite par mon environnement, j'apprécie de passer mon temps avec un bon.... roman de gare, ce qui ne m'empêchera pas, arrivée à destination, d'aller chercher la compagnie de textes plus profonds. Et comble du plaisir pour une lectrice : se faire surprendre par un roman d'un genre considéré comme "mineur" !

Publié le 11 Avril 2019

@lucie pergola votre commentaire m'a fait un déclic... je crois que je n'attendais que ça, réparer mon erreur, eh bien voilà c'est fait : "La nuit sur les toits" ne figure plus dans la catégorie romance, mais dans "Romans - autres"... et j'adore toutes les oeuvres que vous citez, même si je les regarde d'en bas le nez en l'air, bien entendu ;-)
Merci à tous pour ces confrontations passionnantes, pour le coup tout cela m'a vraiment aidée à y voir plus clair!

Publié le 11 Avril 2019

@nasnas j'avais 14 ans quand j'ai découvert "Autant en emporte le vent", c'est une lecture qui m'avait emportée à l'époque! Merci pour ce bon souvenir ;-)

Publié le 11 Avril 2019

@Catarina Viti merci pour cet éclairage si riche et vraiment intéressant! Je n'aurais pas pensé à regarder de ce côté-ci de la lunette, et pourtant... je vous rejoins complètement dans cette vision de la romance confortable, avec un déroulé attendu, qui ne bouscule pas trop son lecteur, ou alors juste ce qu'il faut pour qu'il ait un petit frisson avant de pouvoir se réjouir sur une fin rassurante... Cela me conforte aussi dans le fait que "La nuit sur les toits" n'en est pas une, du coup, de romance, parce que mon héroïne à moi, empêtrée dans ses doutes, ne s'en sort pas forcément la tête haute, disons qu'elle fait ce qu'elle peut.

Publié le 11 Avril 2019

Merci, Victoire, de nous proposer cette réflexion. Et je vous prie de trouver ma petite contribution.
Il me semble que ce qui définit le mieux la romance est avant tout l'idéologie que le genre véhicule.
Cette idéologie qu'on appelait "petite-bourgeoise", il y a encore quelques décennies, à l'époque où la romance faisait l'apologie de valeurs conservatrices. Je n'étais alors qu'une enfant, mais je me rendais compte que les lectures de ma mère n'avaient d'autres visées que renforcer tous les conditionnements qui l'accablaient déjà. L'homme révélait la femme à elle-même, et, seul, l'amour était en mesure de donner un sens à leurs existences. Mais, en quelques décennies, l'amour a pris du plomb dans l'aile et a été progressivement détrôné par l'épanouissement personnel et le bonheur. Nouvelle dictature qui impose de trouver son bonheur malgré l'adversité. Plus il y a d'adversité, plus le héros moderne convoque ses ressources, épate le lecteur, et devient heureux et épanoui malgré un passé abominable, des parents destructeurs, des mensonges, des secrets de famille, des manipulations, une jambe en moins, une pathologie en phase terminale. Aucun obstacle n'est trop haut pour notre héros actuel, souvent une héroïne d'ailleurs, heureuse et épanouie jusque dans son cercueil, puisque l'y accompagne une pensée magique, gavée de toutes les sauces spirituelles imaginables.
C'est cela, et cela seulement, je crois, qui définit la romance.
Pas un niveau d'écriture, mais la soumission à l'air du temps.
La reprise systématique d'idées, qui, à force d'être rabâchées, finissent par revêtir des allures de réalité, d'évidence.
De ce point de vue, la classification dans le genre romance pourrait convenir à un très grand nombre d'ouvrages classés romans, romans psychologiques, essais, etc. Et l'on pourrait y faire tenir l'essentiel de la production en développement personnel.
Je crois donc que le propre de la romance est d'offrir une lecture confortable, sans risque de déstabilisation.
La finalité de la romance n'est pas de "vivre dangereusement".
Mais "vivre dangereusement" est une destinée que personne n'est obligé de choisir.
Aussi je respecte les auteurs et les lecteurs de romances. Et je comprends ma mère qui en lisait : elle s'était déjà assez blessée contre les barbelés de sa vie, et elle avait besoin "d'alimenter sa substance rêveuse" (comme le disait avec un brin de cynisme Del Duca, le roi de la presse dont elle était friande).

Publié le 11 Avril 2019

Je ne trouve rien à redire sur cet article pour lequel je rejoins les remarques. Je n’ai lu aucun livre dans la collection Harlequin. Cependant, j’ai connu un proche qui lisait ces histoires avec avidité pourtant doué d’une certaine pertinence culturelle et intellectuelle. Elle s’offrait cette lecture comme une détente, une gourmandise, ni plus ni moins.
Pour rajouter aux œuvres citées sur l’article, moi j’ai adoré le roman fleuve de Margaret Mitchell « autant en emporte le vent ». Les personnages sont complexes, ambigus, sous fond de guerre de sécession. Les réflexions de l’auteure sont à picorer dans les répliques de chacun. Comme à mon habitude je vous en donne une que j’avais relevée à méditer :
« Les gens pardonnent presque tout ; la seule chose qui ne pardonnent jamais, c’est de ne pas s’occuper de leurs affaires. »
Enfin, c’est vrai que dans ce roman, on est loin du cliché : roman d’amour à l’eau de rose. La fin le confirme quand Scarlett O’hara, hébétée, demande à Rhett Butler ce qu’elle va devenir et que pour seule réponse celui-ci lui rétorque que « c’est le cadet de ses soucis ! »

Publié le 11 Avril 2019
hx

Pour ma part, et même si je n'en lis jamais (seul le pleutre tremble devant le paradoxe), j'adore les romances. Parce que, avec elles, je sais que je ne risque pas de me faire une entorse à l'organe de l'intellect. Confort et sérénité de l'âme : que demander de plus à la lecture, ce vice impuni, comme disait Machin-Truc, son nom m'échappe, vous savez ? l'auteur des "Enfantines", connu aussi sous les pseudonymes (bonjour, Mme Lamish !) d'A.-O. Barnabooth, L. Hagiosy, X. M. Tourmier de Zamble - c'est très bête, je ne me souviens pas de son véritable nom de Valery Larbaud. Tant pis, ça me reviendra plus tard. Ou ça ne me reviendra pas. Aucune importance, d'ailleurs : tout le monde s'en fout. Autant, à peu de choses près, que des romances.

Publié le 11 Avril 2019

Disons que la romance (dans le sens qui est évoqué ici) est à la littérature ce que le fast-food est à la gastronomie, et passons à autre chose. Car c'est une littérature industrielle produite uniquement pour être vendue à des milliers, voire des millions, d'exemplaires, en flattant les goûts indigents d'un certain lectorat bien ciblé, en appliquant à la lettre une formule élaborée sous vide en laboratoire aseptisé - point final. Pas de quoi s'exciter. En insérant votre livre dans cette catégorie, vous avez fait une erreur, Mme Sentenac, car il est bien évident que votre roman n'est pas une romance. Pas plus, toutes proportions gardées, que "Madame Bovary", "Le Rouge et le noir", "Anna Karénine", "Jane Eyre", "Les Hauts de Hurle-Vent", "Roméo et Juliette", "Belle du seigneur", "L'Ecume des jours", "Tristan et Iseult" - faut-il que je continue ? Qui ne voit pas la différence, il faut qu'il change vitement de lunettes.

Publié le 11 Avril 2019

Oui, il n'y a pas photo :-) ! Bonne nuit, Victoire.

Publié le 10 Avril 2019

@lamish oui Michèle ça y est! ;-)) j'en suis heureuse car cette étiquette me fait l'impression du sparadrap qui colle aux chaussures et dont on ne parvient pas à se débarrasser, quoi qu'on puisse faire ou écrire! Comme je l'écrivais à Fanny, j'ai inscrit "La nuit sur les toits" dans cette catégorie un peu par défaut, sans réfléchir réellement à ce que cette connotation de romance signifiait, et même si je vous remercie de souligner que mon histoire échappe aux clichés d'usage, les quelques commentaires de gentils curieux qui ont tout de même poussé la porte de la 1ère page pour constater que tout compte fait, ce n'était pas si mal, m'ont interpellée. C'est là que je me suis demandé ce que sous-entendait ce terme de romance... je reste bien entendu très heureuse des nombreuses lectures et retours positifs que je rencontre ici, et sans vouloir pinailler il m'a paru intéressant de me pencher sur la question, et de préciser que si mon roman est une histoire d'amour, il ne rentre pas pour autant dans les codes de la romance au sens commun du terme (d'ailleurs la photo choisie par MBS pour illustrer cette tribune est éloquente!!). Bien amicalement, Victoire

Publié le 10 Avril 2019

@Trisha E. merci pour ce partage d'expérience. Pour ma part, avant de poster mon roman ici, j'ignorais que le genre romance était si prisé, vraiment... je pensais que la faveur allait au polar ou SF, si l'on en croit les médias en tous cas. Et m'y intéressant de plus près, j'ai découvert que c'est le genre "new romance" ou érotique qui caracole en tête des ventes. Le problème étant que j'ai inscrit mon roman essentiellement par défaut dans cette catégorie, histoire de prévenir le lecteur qu'il s'agissait quand même avant tout d'une histoire d'amour, et non parce qu'elle rentrait dans les codes de cette romance populaire, que je ne dénigre pas mais qui ne correspond pas à l'histoire que j'ai écrite, enfin il me semble. Et voilà que je me trouve enfermée malgré moi dans un genre qui ne me correspond pas. Pour vous dire, mon dernier roman est une fiction historique sur fond de chute du mur de Berlin, on est loin de la romance ;-) Cordialement, Victoire

Publié le 10 Avril 2019

La voilà votre tribune, Victoire ! Comme quoi rien ne tombe jamais dans les oubliettes chez monBestSeller ;-). Le choix du genre romance est effectivement à double tranchant, comme le relève Fanny, à savoir que, comme le genre érotique, il récolte de nombreux lecteurs et permet une fulgurante ascension dans le classement, mais que, parallèlement, il s'attire les foudres de "puristes" qui se refuse d'accéder au genre ou qui le font à l'affût de la petite bête et bardés de préjugés. Moi je les aime beaucoup les romances, lorsqu'elles échappent aux clichés comme la vôtre. Et comme je vous l'ai déjà écrit sur une autre tribune, quelle importance que quelques aigrefins vous mystifient quand des milliers de lecteurs vous remercient d'avoir partagé votre œuvre ici ? Amicalement, Michèle

Publié le 10 Avril 2019

Bonsoir Victoire. Il y a quelque temps j'ai posté un texte dans le genre "romance" et qu'elle n'a pas été ma stupéfaction de constater, sans aucune mise en avant et autre pack audience, son époustouflante ascension dans le classement en seulement trois jours ! La meilleure place fut 21ème. J'avais rédigé ce texte pour un concours de nouvelle (non primé ;-) pour un magazine féminin avec toute la panoplie de banals épanchements amoureux, un petit suspens et une fin heureuse à la clé. Cette expérience d'écriture façon Harlequin m'a fait et me fait encore cogiter. Que faut-il en déduire ? Tout simplement que la rubrique "romance" est très prisée des lectrices, même des lecteurs (j'ai eu des commentaires de lecteurs) et que le succès de ces romances dites populaires est clairement établi. La connotation négative pour ce genre littéraire est établie est il sera difficile, à mon avis, de sortir de ces préjugés de la considérer comme un genre mineur. Merci beaucoup à vous pour votre tribune qui m'a interpellée. Cordialement.

Publié le 10 Avril 2019