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Le 13 fév 2020

Comment trouver un éditeur en trois semaines chrono ? un témoignage probant

Editeur : avant la confiance, la méfiance...

Août 2019.  Après une ultime relecture, Catarina vient de sélectionner douze éditeurs acceptant de recevoir des manuscrits exclusivement en version numérisée, pour leur adresser les 400 pages de son roman : Adieu Amériques.
Dire que qu’elle s’était mentalement préparée à un parcours du combattant serait un euphémisme… Aussi, recevant quinze jours plus tard des Presses Littéraires le message suivant : « Si votre livre n’est pas encore édité, je souhaiterais vous proposer un contrat.»  l’a-t-elle lu et relu avec une irrépressible suspicion…

Edition : d'abord quelqu'un à qui parler

S’agissait-il d’une vraie maison d’édition ou encore d’une de ces sociétés de publication hybrides qui font préfinancer aux auteurs le risque éditorial qu’elles ne sont pas disposées à prendre… Non, il s’agissait bien d’une “vraie” maison d’édition.
Jérôme Fricker venait de découvrir Adieu Amériques, il était conquis et prêt à se lancer. Prêt à prendre le livre tel quel (avec quelques étapes techniques), sans en enlever une ligne malgré les 400 pages de l’ouvrage.
« En raccrochant, je ne savais pas encore si j’avais trouvé “mon éditeur”, mais je n’avais aucun doute sur mon interlocuteur : il présentait toute les prérequis pour que je m’accorde sur sa vision du monde éditorial et m’entende avec lui. Il est direct, à la limite expéditif, très pragmatique et précis. Tout ce que j’aime... »

Une semaine et quelques mises-au-point plus tard, le contrat d’édition est dans la boîte à lettres de l’auteur. Elle n’aura même pas eu le temps d’expédier les cinq exemplaires papiers destinés à des enseignes de l’édition traditionnelle.
17 décembre 2019. Adieu Amériques entre dans une dynamique éditoriale, tant en matière de communication que d’événementiel liés à son lancement.

 

Pour se faire éditer : « La chance, les bonnes personnes et le travail. » 

Cette opportunité éditoriale se serait-elle présentée sans être passée par la case monBestSeller.com ?
Peut-être, mais rien ne paraît aujourd’hui moins évident à Catarina Viti… C’est là, en effet, sur cette plateforme de publication libre, que s’est produite cette alchimie grâce à laquelle elle a eu le sentiment de constamment s’améliorer, de mieux maîtriser l’anatomie d’un récit et ses exigences en matière de ressenti pour ses lecteurs.

Je lui ai demandé comment, selon elle, mBS a joué ce rôle décisif.

Dans une autre vie, un self-made man accompli à qui j’avais demandé quels étaient selon lui les facteurs clés de la réussite, m’a répondu sans hésitation : « La chance, les bonnes personnes et le travail. »

Pour ce qui me concerne aujourd’hui, et avec le recul de l’expérience, je dirais que si ma chance est venue du ciel et le travail de moi-même, les bonnes personnes je les ai indéniablement rencontrées chez monbestseller.com. C’est grâce à trois amitiés à la fois improbables et singulières, mais faites de générosité sans réserves et d’implication sans calculs ni tabous, que je ne me suis pas égarée dans les méandres d’une route que j’avais moi-même tracée.

Les rencontres : une étape essentielle dans la vie d'un écrivain 

Quel a été l’apport de ces personnes ?

Leurs exigences respectives m’ont accompagnée dans toute la construction de mon roman, de l’incipit à l’épilogue. Et je serais prête à parier que sans elles, Adieu Amériques n’aurait probablement pas franchi le cap d’une première lecture au sein d’une maison d’édition structurée.

Au-delà d’une plateforme de publication on ne peut plus éclectique, monBestSeller.com offre aussi et surtout des opportunités de rencontres entre auteur(e)s de sensibilités très différentes, mais toutefois prêts à partager une vision commune de l’écriture et de ce qu’un lectorat peut en espérer. Bien assimilée, cette forme de mutualisation des sensibilités et compétences est une intarissable source de progrès littéraire. Elle permet, à celles et ceux qui toutefois le souhaitent, de passer du stade de “l’écriture-divertissement” à celui de “frôleur de littérature”(ou plus) susceptible de capter l’attention d’un éventuel éditeur… Sans jamais perdre de vue, qu’un livre sans objection, ça n’existe pas. Donc qu’écrire un bon manuscrit ne constitue pas non plus une condition suffisante pour être édité.

Tout cela pour rappeler qu’au-delà de son concept éditorial polymorphe et non discriminatoire, monbestseller.com peut aussi offrir aux auteur(e)s des liens socio-littéraires particulièrement riches, et ouvrant la voie à divers tremplins vers le monde de l’édition.
Pour ça aussi, “les bonnes personnes”, merci à mBS d’exister.

 

Propos recueillis auprès de Catarina Viti

 

Adieu Amériques Catarina Viti 
Les Presses Littéraires 
ISBN : 979-10-310-0662-8

 

Adieu Amériques, la saga d'une famille napolitaine dans la société française

Adieu Amériques, premier opus d’un triptyque, raconte l’histoire d’une famille napolitaine noyée dans la société française, fin des années 60. Paumés, dingues et méchants, les Magliulo s’agrippent à leurs rêves. Entre crises de nerfs, pulsions meurtrières et suicides ratés, Mam’ soupire encore et toujours après son titre de “miss Flots-Bleus” et ses succès passés. Pour ce qui est d’ Al Capone, le père napolitain, mieux vaut pour tout le monde qu’il se concentre sur la réalité plutôt que sur ses délires mégalomaniaques. Et puis il y a Anna, dont l’unique rêve d’enfant est l’Amérique : un besoin urgent de fuir son village du sud de la France, loin d’une famille pour le moins dérangée. À la manière d’Ettore Scola et Federico Fellini, poussant le burlesque aux limites de l’absurde, Catarina Viti nous entraîne page après page dans une fresque familiale extravagante, débordante d’énergie et de rage de vivre. Adieu Amériques Catarina Viti Les Presses Littéraires ISBN : 979-10-310-0662-8

14 CommentairesAjouter un commentaire

@Domi MONTESINOS, votre proposition me fait grand plaisir. Un petit hic cependant, je me suis retirée de la catégorie auteur, je l'ai annoncé sur mon profil. Ecoutez, je ne sais pas. Continuons en privé, mon adresse est
A très bientôt.

Publié le 27 Février 2020

@Catarina Viti
Bonjour. Merci d'avoir pris le temps de me répondre. Je me réjouis de ne pas vous avoir froissée.
Seriez vous partante pour un face à face?
Bien cordialement
Domi Montesinos

Publié le 27 Février 2020

Merci, @MURIEL LAROQUE. Pour moi, la véritable richesse de cette plate-forme ce sont les rencontres qu'on peut y faire, et j'encourage tous les auteurs à se montrer curieux et généreux.
@Domi MONTESINOS. Je ne risque pas de prendre ombrage... ce n'est pas dans ma nature. Des fois, j'essaie, je mets le paquet, mais toujours sans succès.
Que vous dire ? Sinon que ce titre a réussi à vous attirer, et qu'en cela il a peut-être atteint le but assez trivial d'un titre. Je pense que le plus important est que vous n'ayez lu aucun mensonge, aucune fausse promesse dans cette interview, rien de racoleur. La force de l'amitié, oui, et l'entraide fraternelle ont joué dans le résultat ; de même que le travail, le travail, encore le travail et la "chance". Voilà, selon moi, comment ce livre a trouvé un éditeur. Et s'il n'avait rencontré aucun éditeur, il m'aurait déjà apporté énormément, il aurait déjà changé ma vie du simple fait d'avoir été conçu comme il l'a été.
Je vous souhaite de trouver dans cette communauté les gens qui auront plaisir à marcher à vos côtés. Et comme on dit chez les marins : bon vent !

Publié le 27 Février 2020

Joli témoignage Catarina. Bravo pour la démarche et surtout pour l'ouvrage. Je ne l'ai pas encore lu, mais je salue tout de même le succès et je vous assure que je le lirais.
Permettez moi, je vos prie, au milieu de cette avalanche de louanges, de vous proposer une petite critique.
Oh, n'y voyez aucune malice, c'est juste mon ressenti instantané.
Je trouve le titre totalement inadapté voire trompeur...
Je le dis car c'est ce titre qui m'a incité à lire la suite, ce que je n'aurais pas fait avec un titre moins "racoleur". Je vis sur un bateau qui se déplace fréquemment dans les Caraïbes et, de ce fait, je suis très loin de pouvoir bénéficier d'une connexion internet permanente, bien au contraire. Et c'est pour cette raison que je n'aurais pas lu votre article si le titre n'avait été aussi prometteur.
Cependant, et c'est ce qui motive ce message, je me permet de vous le signaler car il m'a permis de découvrir une autrice de grand talent, ce qui n'arrive pas tous les matins.
En résumé, donc, je vous signale que votre titre semble promettre une recette plus ou moins miraculeuse pour trouver un éditeur, ce qui n'est absolument pas le cas. En réalité votre oeuvre s'est trouvée rapidement promue par une bonne maison d'Edition, non grâce à la pertinence de votre démarche, mais bien car vous avez fait montre d'un talent extraordinaire en produisant une oeuvre au grand pouvoir de séduction.
J'espère ne pas vous avoir importuné avec mes remarques,
Cordialement
Domi Montesinos

Publié le 26 Février 2020

Je m'associe au concert de louanges amplement méritées.
Bravo pour votre reconnaissance et votre générosité en faveur de monBest.Seller.
C'est vrai cette plateforme permet un lien indicible par l'échange entre les lecteurs et l'auteur.
Les critiques argumentées vous disent que l'autre est passé par là et qu'il faut continuer, ce qui est très consolant face à la solitude et au doute de l'écrivain..
C'est bien de faire l'éloge de certains éditeurs qui aiment vraiment la littérature ,et accompagnent bien les auteurs .
Quel bel hommage vous rend Sylvie Etient, comparant la puissance d'Adieu Amériques à " My absolute Darling".
J'ai hâte de vous lire.
Muriel

Publié le 24 Février 2020

Merci Antoine et Stéphane,
Il me semble, en effet, qu'au-delà des résultats obtenus, ce qui prime est le supplément d'humanité que nous avons gagné à agir d'une certaine manière.

Publié le 20 Février 2020

@Robert Dorazi "Nous ne prenons pas de livre déjà autoédités", écrivent-ils sur leur site sans plus de précisions... De nos jours, être édité ne signifie plus "être imprimé". A affiner, donc, puisque monBestSeller se présente, et est considéré, comme un site de publication numérique en autoédition. Amicalement, Michèle

Publié le 19 Février 2020

@lamish
Je crois que lorsqu'ils parlent de livres auto-édités, ils font surtout référence aux plateformes payantes comme Amazon. Je ne pense pas que MBS soit un problème.

Publié le 19 Février 2020

@Catarina Viti Bravo ! Une belle histoire sur les fruits de la persévérance, du travail et de l'entraide. En un mot : une aventure humaine. Chapeau bas, Catarina.

Publié le 19 Février 2020

Chère Catarina, toutes mes félicitations pour ce succès mérité. Tu as à mon sens, toutes les qualités qui font d'une belle personne, un auteur génial. On a évoqué l’importance de la chance, du talent, du travail et des bonnes personnes. J'ajouterai à cette liste la bienveillance et la générosité, qui changent tout dans nos rapports. Tu n'en manques pas. Bravo à toi, et merci pour ton implication dans toutes les formes de littérature, de la petite à la grande. Antoine

Publié le 18 Février 2020

A tous les trois, merci.
Une fois que nous les avons écrits et publiés, les livres ne nous appartiennent plus. Ils font leur vie, animés par leur propre destin. Heureusement que les lecteurs sont là pour nous donner de leurs nouvelles!
Je vois qu'Adieu Amériques se porte bien, voyage, se constitue une famille et cela me réjouit.
La suite est en route.
Rendez-vous dans plusieurs mois. En 2021, peut-être.

Publié le 18 Février 2020

Félicitations, Catarina. Une belle preuve de l'efficacité de l'association talent-ténacité ;-)... Je profite de ce commentaire pour préciser aux auteurs tentés par l'expérience que Les Presses Littéraires n'acceptent pas les œuvres déjà autoédités... Il est donc préférable d'éviter la case monBestSeller avant de les contacter. Belle journée à tous. Amicalement, Michèle

Publié le 18 Février 2020

Je viens d'achever la lecture d'Adieu Amériques, clouée par ma lecture au point de ne plus me lever ni sortir de chez moi.C'est un roman d'une puissance incroyable parce que Catarina Viti a réussi son coup: elle écrit voyez-vous, elle donne vie à des personnages pour de bon, chacun sa voix, sa musique, sa couleur, sa chair.Des personnages monstrueux et dans cette forme d'innocence que procure l'ignorance.
Je ne suis pas surprise qu'un éditeur se soit manifesté très rapidement.Personnellement, je n'avais pas été autant frappée par une lecture depuis "My absolute darling" (Gabriel Tallent).Bravissimo Catarina!

Publié le 17 Février 2020

Ciao bella ! Bravissimo, meraviglioso e soprattutto meritato...
/n
Eh oui ! La chance, les bonnes personnes et le travail, sont les clés de la réussite. J'ajouterai le talent. Et là, c'est incontestable, la plume de Catarina Viti nous emporte au cœur d'histoires fortes, sensibles, baignées des couleurs provençales ou napolitaines. BRAVO

Publié le 17 Février 2020