Sexisme dans le vocabulaire, misogynie dans les expressions.
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>> Si l’on se réfère à Bescherelle, manuel sacré de tout écolier (un peu) académique, il écrit dans un recueil intitulé la grammaire nationale (il n'y a pas si longtemps) : « La masculinité annonce toujours une idée grande et noble».
Ce n'est pas lui qui a inventé cette notion, loin de là.
"Le genre masculin étant le plus noble doit prédominer chaque fois que le masculin et le féminin se trouvent ensemble" déclarait trois siècles plus tôt, un fameux membre de l’Académie française Claude Favre de Vaugelas,
Autres temps, autres moeurs. Sans aller jusqu’à ces règles et principes surannés et sexistes, force est de constater que chaque fois que le masculin et le féminin se trouvent ensemble, c'est le masculin qui l'emporte"
« La langue française est sexuée, alors que la langue anglaise tend vers des formes communes, avec le neutre pour pondérer » .
Au XVIIe siècle, en France, on a décidé que le masculin jouerait le rôle de "neutre" - certainement dans une intention de simplification. D’où une forme de déséquilibre à l’oreille et aux yeux de la langue.
Allons plus loin, il y a des mots qui n’ont aucun équivalent masculin, pas les plus flatteurs d’ailleurs.
Mégère, pimbêche, gourde, virago... D’ailleurs ce recenscement analyse tous les « mots ouvertement ou sournoisement machistes».
La Féminisation des noms est-elle un combat intéressant ?
>> Une autrice, une auteure...L’emploi du féminin dans la ministre, ?
Madame la ministre, (qui constitue une faute d’accord par essence même, liée à la confusion entre le genre et la fonction) pose t-elle les vraies questions ? (à part de nous écorcher l'oreile).
Les vicissitudes de la féminisation des noms de métiers, dûes au fait qu’ à l’époque les femmes n’accédaient pas à un certain type de professions nous interrogent.
Qu’allons-nous faire des femmes pompiers et des femmes plombiers ? – La sociologie des époques semble avoir formé les mots, le lexique et la grammaire en fonction de ses moeurs et de ses usages.
Parfois c'est la Société qui dégrade la femme, pas le langage
>> Un homme facile est un homme simple à vivre, alors qu’une femme facile est une..
Un gars est un bonhomme plutôt sympa alors qu’une garçe est une...
Un entraîneur forme les bons sportifs alors qu’une entraineuse est une...
Un homme à femme est un merveilleux séducteur alors qu’une femme à hommes est pour le moins plus ambiguë...
Un cochon est un garçon qui mange mal, une cochonne est une fille qui se conduit mal...
La lutte pour l'égalité doit-elle passer par la grammaire et un lexique nouveau ?
>> La langue peut-elle influer sur les relations entre hommes et femmes ? N'est-ce pas beaucoup lui demander ?
Certaines revendications féministe ou woke veulent la remettre en question.
Combat démodé et d’arrière garde à mon humble avis. Ce sont les choses qu’il faut changer et non pas la manière dont on les nomme.
L’invisibilité des femmes est liée à l’oppression des femmes dans l’histoire, pas à la langue. dit Danièle Manesse.
C’est la société qui fera varier la langue, pas l'inverse.
>> Les «e» ne rendent pas les femmes égales de l’homme. Si cela permet de refléter dans la langue la parité qui est souhaitée, cela ne règlera en rien les questions d'injustices.
L'écriture inclusive, qui a pour but d’abolir toute discrimination sexiste se développe. Le plus souvent : 'elle alourdit les textes, les rendent incompréhensibles, et semblent antinomiques avec la fluidité exigée par la bonne littérature, en nous heurtant sans cesse avec des points, des lettres et des parenthèses
Combattons les inégalités hommes femmes, mais laissons à la langue le soin de les refléter naturellement. Pas à la kalachnikoff, sous peine d'être ridicule.
» Pourquoi les Intrigues secondaires en littérature sont essentielles ?