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Le 21 oct 2025

Un texte a-t-il un sexe ?

« À la lecture d’un ouvrage écrit par une femme, je me sens souvent déboussolé, confie un lecteur. Ce n’est pas seulement le ton ou le rythme qui changent, dit-il, mais la manière même de percevoir et de comprendre le monde ». Elles brodent, ils construisent. La littérature féminine serait celle du sensible et de l’intime ; la masculine, celle du sens et du pouvoir.
Est-ce l'auteur qui a un sexe ou la phrase ?Est-ce l'auteur qui a un sexe ou la phrase ?

D’un côté les sens, de l’autre le sens. Mais, rassurez-vous, tout cela « se complète et s’enrichit », paraît-il. Autant de vérités bien huilées qu’on se repasse de siècle en siècle, comme une vieille rengaine. Sauf qu’aujourd’hui, on va vérifier si elles tiennent encore — ou si, à force d’être répétées, elles se sont vidées de sens.

L’écriture aurait-elle un sexe ?

C’est ce que nous allons voir. Bien entendu, l’idéal serait de proposer la lecture d’un livre entier, d’une œuvre complète. Trop long. Nous allons nous contenter de citations. Nous laisserons à chacun le soin d’expérimenter et de témoigner.

Pour commencer, il nous a semblé opportun de choisir un thème. Et nous avons immédiatement pensé à l’amour.
N’est-ce pas aux abords de l’amour que les différences entre hommes et femmes devraient être les plus marquées ?
Nous avons même recentré le thème : « l’amour dans la peau », craignant que « amour » tout court ne soit trop vague.
(Tout cela n’a rien de scientifique, nous en sommes parfaitement conscients.)

Maintenant nous allons jouer et essayer de deviner, sinon reconnaître lesquels de ces textes, ci-après sont d’une femme ou d’un homme. Voici 10 citations issues de livres célèbres, écrits en français, au 20e siècle. S’il est vrai que la littérature a un sexe, on devrait sans difficulté reconnaître les textes des unes et des autres, même sans avoir lu le livre dont ils sont extraits. (Réponses en premier commentaire… On ne triche pas ! )

L’écrivain est-il femme ou homme ?

1

Je pense à toi tout le temps. Je pense à toi le matin, en marchant dans le froid. Je fais exprès de marcher lentement pour pouvoir penser à toi plus longtemps. Je pense à toi le soir, quand tu me manques au milieu des fêtes, où je me saoule pour penser à autre chose qu'à toi, avec l'effet contraire. Je pense à toi quand je te vois et aussi quand je ne te vois pas. J'aimerais tant faire autre chose que penser à toi mais je n'y arrive pas. Si tu connais un truc pour t'oublier, fais-le-moi savoir. 

2

Elle arrive, regarde, nous ne nous sommes jamais encore approchés. Elle est blanche, d'une blancheur nue. Elle embrasse ma bouche. Je ne lui donne rien. J'ai eu trop peur, je ne peux pas encore. 

3

C'est lourd, vous savez, un amour qu'on n'a pas demandé. On n'a rien fait pour cela, et cela peut vous empoisonner la vie. Cet amour toujours à la même place, et dont la constance exaspère. Ces yeux qui voudraient n'être pas implorants, et qui le sont... Le regard d'un homme qui vous aime, sans cesse posé sur vous, c'est quelque chose d'horrible.

4

Sur ce roc incliné, il rêva de possession comme en peut rêver un adolescent timide, mais aussi comme un homme exigeant, un héritier âprement résolu à jouir des biens que lui destinent le temps et les lois humaines. Il fut, pour la première fois, seul à décider du sort de leur couple, maître de l'abandonner au flot ou de l'agripper à la saillie du rocher, comme la graine têtue qui, nourrie de peu, y fleurissait... 

5

Vous l'aimez mais vous êtes seule. Vous êtes seule, le dimanche ; vous dînez seule et probablement vous... vous dormez seule souvent. Moi, je dormirais contre vous, je vous tiendrais dans mes bras toute la nuit, et je vous embrasserais pendant votre sommeil. Moi, je peux encore aimer. Lui, plus. Vous le savez. 

6

Les yeux mi-clos, il se laisse caresser, elle sent que sa queue est dure sous la toile de son jean. Elle se met à genoux en face de lui, sort son sexe et lèche le gland en bénissant la circoncision. Si elle fait de son mieux, s'applique avec sa bouche à le toucher comme il aime, avec ses doigts trouver comment prendre ses couilles, si elle fait de son mieux, elle l'entendra gémir. Elle relève la tête pour le voir, le fameux échange de regard entre suceuse et sucé. 

7

— Une femme, il faudrait se prosterner devant ! dit Louis. Vous parlez d’une déesse ! Elles se prennent pour des déesses, mais ça n’empêche qu’elles pissent et qu’elles chient comme tout le monde.
— Tu as trop bu, tu es grossier, tu ferais mieux d’aller te coucher, dit Henri.
— Naturellement ! tu les défends ! les femmes, ça fait partie de ton humanisme, dit Louis d’une voix qui s’empâtait. Tu les baises tout comme un autre, tu les fous sur le dos et tu leur montes dessus, mais tu les respectes. Marrant. Ces dames veulent bien ouvrir les cuisses, mais elles veulent être respectées. C’est ça, hein ? respectez-moi et j’ouvre les cuisses
.

8

Dès qu'un homme se met à me parler “femmes”, au pluriel, sur un ton de complicité masculine entre connaisseurs de viande sur pied, je ressens à son égard une montée de haine presque raciste. 

9

L'amour rend faible, et le plus faible des deux est opprimé, torturé et finalement tué par l'autre, qui de son côté opprime, torture et tue sans penser à mal, sans même en éprouver de plaisir, avec une complète indifférence ; voilà ce que les hommes, ordinairement, appellent l'amour. 

10

Il faisait chaud. Simone mit l'assiette sur un petit banc, s'installa devant moi et, sans quitter mes yeux, s'assit et trempa son derrière dans le lait. Je restai quelque temps immobile, le sang à la tête et tremblant, tandis qu'elle regardait ma verge tendre ma culotte.
Je me couchai à ses pieds. Elle ne bougeait plus ; pour la première fois, je vis sa “chair rose et noire” baignant dans le lait blanc. Nous restâmes longtemps immobiles, aussi rouges l'un que l'autre.
 

Et maintenant que les masques sont tombés, que reste-t-il à lire ?

Ici, les femmes tremblent, observent, retiennent leurs larmes, démontent la virilité, cassent tout… Quand les hommes s’effondrent, se méprisent, s’écoeurent, se dissèquent, implosent.

Ce que l’on appelle écrire en femme : cinq erreurs magnifiques.

Elles écrivent le corps comme un territoire à reconquérir.

Duras : la peur, la rétention, la blancheur.
Le corps n’est pas donné, il est gardé, presque sacré.
L’écriture féminine ici n’est pas fluidité, elle est barricade du sensible.
Elle dit le désir comme une catastrophe suspendue.

Elles connaissent la langue de la domination par cœur.

Colette : l’homme rêvé depuis le regard d’une femme.
Elle lui prête ses mots, ses réflexes, sa posture, mais la phrase appartient à celle qui regarde.
C’est la plus grande ironie : l’écriture féminine a appris à imiter la virilité pour mieux la dévorer.

Elles retournent le miroir

Despentes : la brutalité comme vérité du corps.
Ici, la scène n’est pas obscène : elle est libératrice.
La femme agit, regarde, nomme. Elle rétablit une égalité de regard dans l’acte le plus inégal.
Chez Despentes, la sexualité n’est pas un lieu de domination, mais de revanche : celle d’une parole longtemps confisquée.
Le sexe, chez elle, n’est pas érotique ; il est politique. Et la langue, un poing fermé.
 

Elles désobéissent à la tendresse.

Sagan : “Je dormirais contre vous…”
Derrière la douceur, un refus de s’anesthésier.
L’écriture féminine n’adoucit rien : elle montre la tendresse comme une lucidité.
On y aime sans illusion, mais avec élégance.

Elles écrivent les hommes comme les hommes n’osent pas s’écrire eux-mêmes.

Beauvoir : la vulgarité des mâles mise à nu, la logorrhée de la domination restituée mot pour mot.
C’est le féminin comme miroir cruel du masculin.
Elle fait parler Louis, mais le dépouille de toute virilité en laissant le langage faire le travail.

Peut-on parler d’une écriture « de femmes » ?

Ce corpus sans aucune valeur scientifique (n’hésitons pas à le répéter) ne “prouve” rien sur “l’écriture féminine”.
Il montre, en revanche, que lorsque des femmes écrivent, le réel se renverse :
– le corps n’est plus une surface à conquérir, mais une profondeur à traverser ;
– le désir n’est plus la marche vers l’autre, mais la mise à l’épreuve de soi ;
– et la langue cesse d’être l’outil du monde pour devenir son contre-chant.

Alors oui, parler de “l’écriture des femmes”, c’est dire une grosse bêtise.
Mais une bêtise nécessaire, parce qu’elle révèle ce que la littérature — au fond — n’ose plus formuler : la phrase a un sexe qui change à chaque inspiration.

Ne pourrait-on alors dire que le genre d’un auteur ne se lit pas dans sa syntaxe, mais dans son courage ? Et qu’à la fin, chacun écrit depuis l’endroit où il saigne.

Le sexe d’une écriture n’est pas une question d’organes, mais une affaire d’abandon, de peur et de lucidité. Les femmes auraient-elles simplement cessé d’être sages, et les hommes, de prétendre ne pas souffrir… Et si, finalement, la littérature ne parlait que de cela : du courage d’aimer autrement ?

Nous aimerions connaître votre regard sur cette question.

 

 

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23 CommentairesAjouter un commentaire

@monBestSeller

Un roman n’est jamais un extrait, c’est l’ensemble de l’œuvre. Je base mon commentaire sur la notion de texte prise en tant qu’ensemble, et non en tant que style.
On pourrait, pourquoi pas, s’interroger sur les traductions, féminines ou masculines ? Personnellement, je ne vois pas l’intérêt de telles interrogations.
Votre analyse comporte des biais. Le choix des textes répond à la subjectivité, même si vous vous en défendiez. Par conséquent, un exercice sur quelques extraits ne prouve rien.
Un texte peut correspondre à une époque. Lors d’un contrôle de ma vision de près, on me propose de lire des textes. Parmi eux, un qui déclare que les femmes ne doivent pas prendre de fromage après le dîner. Tout est dit.
Si les femmes écrivaient d’une certaine matière, cela est dû, probablement, au fait qu’à des époques, elles étaient confinées a des rôles particuliers, d’éducatrice… Comtesse de Ségur. Mais, rien dans l’absolu
Frankenstein a été écrit par une femme. La lutte des classes, on la doit à Flora Tristan. Elle était une femme de terrain, vraie prolétaire, courageuse, certainement pas comme Karl Marx qui était un rat de bibliothèque.
Il existe des œuvres (essentiellement des romans policiers ?) comportant de la violence. Écrites par des femmes.
Si, effectivement, des écrits sont spécifiques aux femmes, comme la Dark romance. Ceci ne fait que refléter une époque, où la sortie d’une époque. J’ai proposé un texte en ce sens. Je le répète, cela n’a rien d’absolu.
Le lecteur que vous citez devrait, au-delà de ses états d’âme, essayer de comprendre ce qui se dissimule derrière les écrits. D’un homme ou d’une femme. Certainement pas, réfléchir en réaction à la période #MeToo. Il devrait savoir que cela fait quelques années que les femmes jouent au foot. Même très bien.
Je peux avancer que des écrits, spécifiquement masculins, m’ennuient à mourir. Surtout quand ils disent que le malheur d’Emma vint du fait qu’elle se maria. Presque toujours, j’y reconnais la plume et le sexe d’un homme. Bien sûr, je plaisante.
Dans ma romance, veux-tu te marier avec mon papa ? c’est une femme qui est la narratrice. Si, au lieu d’un pseudo masculin, j’avais opté pour un féminin, auriez-vous déterminé le sexe de l’auteur ?

Publié le 06 Janvier 2026

C’est navrant de se poser ce type de question, l’important est de savoir si nous apprécions la lecture d’un texte, d’un livre, qu’ils aient été écrits par un homme ou une femme. Faudra-t-il ensuite se poser la question de la couleur de la peau ? Faudra-t-il que l’écrivain cache qui il est pour éviter d’influencer un potentiel lecteur.
Juste soyons libres et laissons les autres libres de s’exprimer sans les passer par le filtre de nos préjugés.

Publié le 16 Novembre 2025

Le bon romancier n'est-il pas masculin et féminin à chaque changement de personnage ? N'a-t-il pas, dans son acte d'écriture, aboli une frontière bien encombrante ? (D'où la difficulté du jeu proposé, par ailleurs très intéressant.)

Publié le 03 Novembre 2025

@Phillechat 3
Les auteurs nouvelle génération sont plus ou moins doués.
Les très doués informent la machine (qu’il serait plus juste de nommer « Agent Conversationnel » plutôt qu' « Intelligence Artificielle) à de multiples niveaux. Certains commencent même par l’informer sur l’auteur qu’ils prétendent être, en inventant une « personna ». L’Agent sait alors s’il doit cracher les textes d’une femme ou d’un homme. Cela fait alors partie du prompt « Tu es Machin Truc, écrivain français blabla — on le lui rappelle pour qu’elle ne se prenne pas un mur — et aujourd’hui, tu vas écrire une histoire.... Là je vous renvoie au document que j’ai enregistré dans le dossier IA-mBS (sur ma page).

Publié le 30 Octobre 2025

Le prompt est exécuté par une machine : il est donc féminin ?
Un programme a-t-il un sexe ?

Publié le 30 Octobre 2025

@Phillechat 3
Bonjour,
Tout dépend du prompt. Vous savez ce qu'est un "prompt" ?

Publié le 30 Octobre 2025

Et quel est le sexe d'un texte écrit par une Intelligence Artificielle ?
That is the question !

Publié le 29 Octobre 2025

Je viens de finir la maison vide de Laurent Mauvignier et j'ai été bluffé que l'auteur soit un homme.
Après cette lecture éminemment féminine et féministe, la question que l'on pourrait se poser, plutôt que de savoir si le texte a un sexe, c'est de savoir si les hommes ont une âme. Et qui plus est, si les hommes ont une âme féminine et que c'est pour cela qu'ils écrivent.
Merci pour le blind test

Publié le 27 Octobre 2025

Croire qu'un texte est écrit par une femme ou un homme, c'est y chercher les indices de féminité ou de masculinité. Et on les trouve toujours. Ce n'est pas élémentaire mon cher Watson
et @Bruno Bonheur'. Pour moi les articles IA sont simplissimes à comprendre, parfois trop (même s'ils essaient de glisser parfois des nuances "colossales"), et là dans ce cas je ... comprends tout.

Publié le 24 Octobre 2025

La question est amusante ; elle me fait penser à celle qui préoccupait l’Empire chrétien byzantin, cerné de toutes parts : quel est le sexe des anges ?
Elle est d’ailleurs totalement iconoclaste et va à l’encontre de l’air du temps, qui veut que les femmes et les genres ne forment plus une caste aux murs infranchissables — comme on le pensait au XIXᵉ siècle, raison pour laquelle on interdisait aux femmes de faire de la politique, parce qu’elles avaient des humeurs, qu’elles étaient fragiles et instables… Et celles qui ne l’étaient pas étaient traitées d’hommasses.
Mais le temps est passé par là, et les femmes, en défauts comme en qualités, ont rattrapé les hommes. Tant mieux : il est nécessaire que ces pauvres chéris se reposent un peu, et se fassent désirer. Ca fait dix mille ans qu'ils se fatiguent à courir le mammouth, à faire les malins pour nous plaire et "last but not least", à nous grimper dessus...
Opinion personnelle, le pire serait qu'ils renoncent, raison pour laquelle il serait temps de leur laisser croire à nouveau qu'ils ont plus intelligents que nous... Sinon, on va être obligée de payer le restau et de faire le taf en soirée...
En fait, pour répondre à la question : La littérature, l’intelligence a-t-elle un sexe ? Par définition, non. Si l’intelligence était genrée, elle ne serait pas neutre, ni impartiale.
Donc, les femmes sont des écrivains comme les autres.

Publié le 23 Octobre 2025

C'est une très bonne question que je me suis souvent posée. J'admire deux romans écrits par des femmes : Autant en emporte le vent, les Mémoires d'Adrien. Je pense qu'un homme aurait pu les écrire car les auteurs d'antan, surtout les femmes, n'observaient pas leur environnement à travers le prisme déformant d'une idéologie féministe radicalisée comme aujourd'hui. C'est différent aujourd'hui, les femmes n'écrivent plus que pour des lectrices, leurs héroïnes sont souvent des victimes. Scarlett sera toujours mon héroïne favorite, elle ne se plaint pas en cherchant un responsable, mais elle agit, elle est résiliente. Scarlett aurait pu être un homme ou une femme, car le courage n'a pas de sexe. En féminisant tous les mots, les femmes pensent être reconnues en tant qu'auteur, mais c'est une illusion, elles enlaidissent la langue. @Sylvie de Tauriac

Publié le 23 Octobre 2025

C'est au niveau de l'affect que ça se situe. Les sensibilités diffèrent, et pour ma part, je me suis toujours sentie plus proches des auteurs masculins gays ou bi, plutôt que des hétéros.
Je citerais "Tout ce que j'aimais", de Siri Hustvedt. Jamais un homme n'aurait pu écrire un roman aussi fouillé, nuancé et subtil, il me semble.

Publié le 22 Octobre 2025

@La team Bruno Bonheur
L'intelligence, je ne sais (et je m'en fous), mais le regard, oui.

Publié le 22 Octobre 2025

@La team Bruno Bonheur
Plus qu'une histoire de style, c'est une manière d'aborder la réalité - poil à la féminité !

Publié le 22 Octobre 2025

@Michel Laurent
D'accord avec vous pour Elena Ferrante, et j'ajouterais volontiers Virginia Woolf et Carson McCullers. La liste est ouverte...

Publié le 22 Octobre 2025

Bel article, à la fois détaillé, engagé et participatif - seulement 5 bonnes réponses pour ma part.
Mais si, finalement, plus que d’aimer, la littérature ne parlait que de cela : du courage d’être soi et d’oser (s')exposer autrement/différemment ? La singularité non pas dans le sexe de l'auteur (qui doit de toute façon savoir se mettre dans la peau, les pensées et le corps de tous), mais dans ce qu’il souhaite, au plus profond (= là où il saigne) faire rayonner et mettre au monde ?
Le sujet et ses clichés restent universels et touchent de nombreux domaines. Lorsque je travaillais sur le noir, certains m’ont reproché des peintures « trop viriles », sans pouvoir m’expliquer 1. En quoi elles l'étaient et 2. En quoi cela aurait été gênant qu’elles le soient !
Merci pour cet article.

Publié le 22 Octobre 2025

@Victoria K.
Vous posez en effet les bonnes questions et apportez d'intéressantes informations sur l'origine de cette chienlit grossière depuis quelques jours, pénible et sans intérêt.

Pour en revenir au sujet de cette chronique (et sans développer ici), il me semble que "L'ami prodigieuse" (E. Ferrante) ne pouvait être qu'un roman écrit par une femme.

Publié le 21 Octobre 2025

@Victoria K.
Le mieux, je crois, est de ne combattre avec personne. Laisser les rats hurler entre eux et continuer de boire frais.
PS : Il me semble tout de même que, m'accusant de discuter avec "mes propres pseudos fidèles", répétant ainsi les ritournelles débiles des bas du front, vous avez déjà choisi votre camp. Mais êtes-vous si sûre que c'est le bon ?

Publié le 21 Octobre 2025

Un article très intéressant !
-
Je cours voir les commentaires après la lecture pour découvrir l'avis des autres et, boom, que des plaintes.
Subjectivement, cette chasse au troll n'aura aucun effet tant qu'on pourra créer plusieurs pseudos sans que mBS ne puisse faire le lien entre eux. Une personne animée d'un esprit destructeur reviendra, malgré un bannissement, sous un autre pseudo.
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Pourquoi mBS ne permet-il pas de masquer un commentaire que nous ne souhaitons pas que les autres lecteurs voient, ou encore de lui signaler un commentaire offensant ? Eh bah pourquoi ne pas aller plus loin, en permettant de bloquer un auteur que l'on n'apprécie pas ? Comme ça, on n'aurait plus accès à ses publications, ni à ses commentaires sur les autres pages. (M’abusé-je ?… rires)
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Hier, un auteur a été accusé d'être celui qui se cache derrière Yolanda. Aujourd'hui, c'est au tour de Catarina. En accusant Catarina sans preuve, sans aucun fondement, je pense que tous ces pseudos (martero, string, …) sont plus dangereux que Yolanda.
-
Yolanda était silencieuse, comme enterrée, pendant un moment. Elle a été ressuscitée juste après qu'un auteur ait demandé son intégration dans le collectif mBS-iA. Était-ce une coïncidence ? Cet auteur savait-il où se trouvait Yolanda, ou comment la contacter ? (C'est étrange)…
-
Vous mettez toute votre énergie à parler d'elle dans les commentaires, pendant qu'elle, elle continue de publier ses nouvelles, de discuter avec ses propres pseudos fidèles, et surtout… à vous remettre (soigneusement ?) à votre place avec ses invectives. (Rires)

Quand on ne connaît pas le casus belli, il est difficile de savoir avec qui combattre. Est-ce qu'on va s'en sortir ?

Publié le 21 Octobre 2025

La preuve de la bienveillance, c'est que je suis là et bonne nouvelle, je ne suis pas le seul !
Après il existe une règle universelle ici, en amitié, en amour, au boulot et encore plus avec les enfants.
Dans la vie, il faut donner, redonner encore et toujours.
On est sûr alors de recevoir, oh moins que l'on a donné, moins que ce que l'on espère, mais ça marche plutôt bien.
Donc lisez les autres auteurs laissez des commentaires et tout se débloquera !
Peit défaut : c'est chronophage, mais on n'a jamais rien sans rien, comme disent tous les vieux cons comme moi !

Publié le 21 Octobre 2025

En tant que vieil utilisateur (10 ans déjà ! ), je confirme que ce site a les défauts de nombreux sites : trolls et vieilles rancunes.
Mais je conseille aux nouveaux d'oublier tout cela ; vous trouverez aussi de vrais lecteurs et lectrices, et des personnes sensibles et bienveillantes.

Publié le 21 Octobre 2025

Très bon choix de textes !
C'est plus complexe : certains disent que Shakespeare était une femme !

Publié le 21 Octobre 2025

1 Frédéric Beigbeder — L’Amour dure trois ans
2 Marguerite Duras — Le Ravissement de Lol V. Stein
3 Henry de Montherlant — Celles qu’on prend dans ses bras
4 Colette — Le Blé en herbe
5 Françoise Sagan — Aimez-vous Brahms ?
6 Virginie Despentes — Baise-moi
7 Simone de Beauvoir — Les Mandarins II
8 Romain Gary — Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable
9 Michel Houellebecq — La Possibilité d’une île
10Georges Bataille — Histoire de l’œil

Publié le 21 Octobre 2025