Michel LAURENT

Biographie

Je serai un grand écrivain posthume. Si, si, pourquoi faîtes-vous mine d’en douter ? Certes, je me suis mis tard à l’écriture, d’où la difficulté à me faire éditer. A vrai dire, ai-je vraiment essayé ? Mais mon talent est grand, d’aucuns ici me l’ont dit ! Faites le pas, venez goûter par anticipation (avant ma postérité annoncée) ma finesse et mon sens du récit. Qui ne s’est pas aventuré dans « La prière d’Enora » ne peut savoir ce qu’est le romantisme contemporain. Lire « Les gens de rien… ou de si peu », c’est plonger dans les abîmes de la misère humaine et de l’incommunicabilité de l’Amour. L’humour ? Ah non, trop commun ! L’humilité ? A votre avis ? Bon, on est limité en place. La suite se trouvera sur ma pierre tombale, sur la lande bretonne. Et pourquoi pas le Panthéon ?

Michel LAURENT a noté ces livres

5
Quelle mise en abyme étonnante ! C’est l’effet Droste (l’effet « vache qui rit », avec cette image qui se multiplie à l’infini) à la puissance 4 ! Cette nouvelle traite de la difficulté pour l’héroïne d’écrire une nouvelle, l’héroïne que l’on devine bien vite être l’auteur qui écrit la nouvelle sur la nouvelle (le regret de ne pas être lu par son entourage, cela ne trompe pas). Jusqu’à la chute finale, inattendue, mais violente ! Cette Zoé Florent, que l’on sait aujourd’hui s’appeler Michèle, gagne vraiment à être lue. C’est un talent singulier. Singulier car rare, mais aussi multiple, de par la large palette des couleurs de son inspiration. Bravo Michèle.
Publié le 16 Février 2024
5
Zoé sait comme nulle autre sonder les cœurs. Elle nous fait partager ici la désespérance d’un couple qui se défait. Le courage de dire à l’autre que le chemin s’arrête, celui de lui laisser malgré tout une dernière chance de se reprendre en main pour se rendre compte rapidement que c’est vain. Ce qui est remarquable dans l’écriture de Zoé, c’est qu’elle entretient de situations lourdes sans nous accabler, avec une sorte de lucidité légère. Du grand art. Bravo Michèle.
Publié le 06 Février 2024
5
Votre nouvelle, @Celine DENIS, est intéressante et fort originale. Il y a certainement un petit travail à faire sur la forme (activez en particulier la césure des mots dans votre traitement de texte. Il semble y avoir un problème de mauvais codage sur certains indicateurs de fins de paragraphe - la dernière ligne d’un paragraphe ne doit pas être justifiée, car généralement incomplète). Pas spécialement porté sur la pratique SM, celle que vous décrivez me semble relativement soft et ne me dérange pas. Je crois que l’on peut voir les rites vaudous et la sorcellerie comme des récits fantasmagoriques. Il peut y exister la même métamorphose que celle par laquelle notre inconscient habille, en les travestissant, nos refoulements. Il ne faut pas croire ces rites étrangers à notre culture occidentale. Notre civilisation moderne est peuplée de zombies. Si l’on n’en est pas convaincu, il suffit de prendre le métro le soir vers 17h et d’essayer de dénombrer le nombre d’addicts à leur smartphone. A en croire l’épistémologue et philosophe René Thom (le père de la théorie des catastrophes), les gens comme moi qui œuvrent dans la modélisation mathématique se comportent, avec leurs modèles, comme des sorciers vaudous avec leurs poupées lardées d’épingles. Le vaudou, comme les mathématiques, sont un culte à l'esprit du monde de l'invisible. Bravo à vous et continuez à exprimez dans vos écrits toute votre originalité.
Publié le 03 Février 2024
0
Bravo Catarina pour cet ouvrage, Bravo à vous de nous faire partager votre amour de l'Afrique avec un texte superbe, tiré au cordeau. Pas un mot de trop, probablement, un diamant lustré sur toutes ses facettes. Si vous étiez peintre, je vous soupçonnerais de "bonnardiser", c'est-à-dire de vous livrer à cette fâcheuse habitude qu'avait Pierre Bonnard de retourner, ses couleurs à la main, là où se trouvaient ses toiles, qu'il s'agisse d'une collection privée ou d'un musée, afin de retoucher une "dernière" fois encore ses oeuvres. Sauf que cette "dernière" fois n'était jamais que l'avant-dernière, insatisfait permanent qu'il était de ne pas avoir atteint, à ses yeux, l'inaccessible étoile de la perfection. Moi, sur mes propres textes bien plus imparfaits que les vôtres, j'aurais plutôt tendance à rajouter ça et là un peu de gras en me disant qu'après tout, "le gras, c'est la vie" !
Publié le 24 Janvier 2024
5
Je savais Zoé particulièrement douée pour nous conter toute la sensualité de l’amour. Je ne savais pas Michèle disposée à nous montrer la cruauté de ceux qui, ayant perdu toute boussole, sont capables d’aller jusqu’à frapper et violer une femme. L’amour et la haine étant les deux faces d’une même médaille, les psy nous disent que ce sont parfois les mêmes qui célèbrent la beauté de l’amour et se livrent à cette immonde violence. Ils trouveraient derrière la torture une forme d’érotisme. Perversion narcissique, naturellement. Cette nouvelle résonne particulièrement en moi. Je crois avoir écrit une scène approchante dans un de mes textes. Mais cela prend une tout autre force quand on la lit sous la plume d’une femme, particulièrement quand celle-ci a le talent de Zoé Florent. Bravo et merci à toi, Michèle.
Publié le 24 Janvier 2024

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