Antoine Guy

Biographie

Antoine Guy est consultant spécialisé en télécommunications et cybersécurité. Également journaliste scientifique, il réside aujourd’hui dans les Alpes-Maritimes, à proximité de Sophia Antipolis.
Né à Paris, il passe son enfance au cœur du vignoble champenois, où sa famille s’installe. Très tôt attiré par les sciences, il se passionne pour les débuts de l’intelligence artificielle et les neurosciences. Il poursuit ses études à Lille puis à Lyon, avant de mener une carrière internationale, partagée entre Londres, Paris, la Côte d’Azur, et de nombreux voyages à travers le monde.
Il a publié plusieurs nouvelles, un recueil de poésie, une fiction, un ouvrage humoristique, ainsi qu’une saga en 4 volumes, réunis sous le titre Adolphine ou les lésions dangereuses.

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Antoine Guy a noté ces livres

2.01
Cher @Ernest Cangabir - j'ai terminé les profanateurs et je vais donc vous proposer, en "bon" élève de mBS, un commentaire ! J'ai noté avec deux cœurs pour le fond et la forme, mais avec une petite déception (légère) sur la fin. Sur le style, vous écrivez avec des phrases et des paragraphes courts, il me semble. Cette syntaxe sert utilement je crois les objectifs du livre. Vous voulez, comme un avocat qui mène sa plaidoirie, défendre / prouver une thèse et pour que la plaidoirie soit convaincante, le ténor du barreau (une femme !), sans abuser des effets de manches, doit dérouler du rationnel, de la logique, du solide pour être irréfutable, même irréfragable (vous utilisez ce joli mot vers la fin). Ceci est très réussi. Sur le fond, je salue à la fois une certaine prise de risques, et une volonté d'aborder une question qui hante les humains depuis des lustres (et ce n'est probablement pas fini !). Dans le contexte géopolitique qui est le nôtre, votre livre est effectivement un prétexte à dénoncer toutes les dérives instrumentalisantes des religions, les théocraties, les mollarchies, les pseudo républiques bananières ... etc. Ceci n'est pas facile, loin de là, de s'exposer. Je vous suis volontiers sur les passages proposant des explications physiques, quantiques, biotechnologiques, digitales, et finalement sur vos conclusions sur le vivant, la conscience, l'incarnation, le transhumanisme, ... l'évolution. Ils sont construits quoiqu'un peu tirés par les cheveux ici ou là. Je salue là aussi la démarche, mais je ne prétends pas de mon côté avoir la réponse. Avez-vous raison ou non sur l'existence de Dieu, ou son inexistence, ou sur l'impossibilité / l'inutilité de son existence ? Je n'ai aucune preuve dans un sens ou dans un autre mais j'apprécie l'effort que vous faites pour ouvrir des portes, élargir l'horizon. Ma petite déception. Que voulez-vous signifier tout à la fin (je ne veux pas divulgâcher ) par le destin final de deux des personnages principaux ? Symbolique ou non ? Dernier point, vous abordez donc brillamment la question du sacré, de Dieu et du religieux par le biais de la science et/ou de la technologie,, au prétexte d'un procès. Bravo. Je l'aborde de mon côté par une facétie historique, géopolitique et imaginaire (dans "Balles perdues"). Je serais honoré de vous lire sur ce sujet. Encore toutes mes félicitations pour l'effort d'écriture, la structuration de l'histoire, la volonté de creuser une question décidément fondamentale. Une dernière question un peu intrusive qui ne nécessite pas forcément de réponse de votre part. A certains moments du livre vous semblez pencher un peu du côté du christianisme (comme moi !). Ai-je raison ? Merci du partage. Bonne continuation sur mBS.
Publié le 28 mars 2026
2.01
Bonjour @Stéphane Fattoretto. Je viens d'achever la lecture de l'extrait de MetaLove proposé sur mBS. Toujours difficile d'être 100 % honnête et exhaustif dans un commentaire, sans avoir été au bout de l'œuvre. J'ai apprécié votre langue, travaillée, imagée, en recherche je crois d'alternance entre le concis et le développé, et même si je crois qu'ici ou là subsistent quelques boulettes / inversions ... mais que celui qui n'a jamais péché vous jette la première pierre ! La thématique est fort intéressante, tout à fait digne de s'y pencher avec circonspection. La manière dont vous le faites est à la fois classique et saugrenue, ce que je trouve plaisant. Cette alliance en sucré-salé m'a séduit. Les personnages vivent bien sur cette terre, très incarnés dans un quotidien " Roannais " et somme toute selon des sociotypes universels, mais que vous brossez avec humour, les rendant tous attachants, alors que le vrai sujet est ailleurs, métaphysique, sacré, peut-être même un peu ésotérique. La portée de votre texte plus en second degrés, philosophique, religieuse aussi, conduit bien sûr à revisiter notre rapport à la mort, et à l'intuition d'une potentielle vie " après ", ou un transhumanisme plus à la mode ... je ne sais ? Mais bon ... le portier de cet univers qui accueille les rédacteurs " au sommet " de sa tour, se prénomme Pierre. Toutes ressemblances ... coïncidences ... fortuite ... etc Merci pour cette lecture, votre travail, votre talent d'observateur du monde doublé d'un imaginaire fertile. Pourrions-nous avoir la suite (je demande quand même, avec un peu de désinvolture) ? Bonne continuation.
Publié le 25 mars 2026
3
@ François CHEVALLIER - Tout d'abord merci d'avoir répondu à mon mail / mes demandes offline. J'ai beaucoup apprécié lire votre livre jusqu'à la dernière ligne. Sur la forme, même si ici ou là je déplore quelques (rares) lenteurs, l'ensemble est vraiment travaillé, le texte propose des images fortes, le narratif peint des sensations, croque les personnages, leurs coquilles extérieures et leurs tempêtes intérieures. On apprivoise bien les ambiances et le relationnel qui s'installe entre tous. En tant que lecteur, je connais pas mal de lieux cités et je m'y retrouve bien, même si ce sont vos yeux qui les disent. Sur le fond, l'originalité tient peut-être du fait qu'on connait très vite " les méchants ". Ce qui importe en revanche est plus la méthode pour démêler les nœuds, remonter aux sources. La destination est connue. Il reste à découvrir et à apprécier le cheminement. Tout ceci semble malheureusement très réaliste. Est-ce le cas ? Peut-être le direz-vous ? Ou bien est-ce là une sorte de fiction mais très ancrée dans une certaine actualité ? Les " surprises " émaillent le texte, sans en rajouter, à la bonne dose. Les personnages sont typés selon des sociostyles bien identifiés. Cela permet la lecture " second degrés " - L'histoire prend vite une tournure politique et je félicite le courage d'écrire de la sorte, de façon engagée. C'est un des privilèges de l'écrivain, mais également le lieu de sa prise de risque. Ligne Rouge, à mon sens, est un travail précis, fort, charpenté, et qui délivre du sens, au-delà du " fait divers ", mais pas si divers que cela en fait. Merci pour ce bon moment de lecture qui enrichit par son sens son consommateur et alimente en même temps une réflexion, politique, générationnelle, identitaire, sociale ... Ah le fameux " Vivre ensemble " ...
Publié le 12 mars 2026
3
@Yvon Pruche - j'ai lu tous les Bobards avec deux copains à moi : "attention" et "plaisir" ! Je suis en train de rédiger un commentaire / réponse mais qui risque de s'éterniser (comme la durée de certaines religions) - aussi peut-être faut-il que je puisse vous le transmettre par une autre voie (et même voix, celles de Jeanne par exemple !) ? Un courriel ? Je suis croyant, et curieusement quand même en phase avec beaucoup d'éléments de votre travail. Bien sûr j'ai quelques critiques à faire aussi. Mais je crois que si nos chemins sont différents, nos constats / voire nos conclusions ne diffèrent pas tant que cela. Avant de vous répondre de manière plus sérieuse, j'aurais aimé, si cela est possible pour vous, que vous puissiez lire chez moi " Bande à part " (une petite nouvelle pas très longue) et " Balles perdues " (là c'est plus long), c'est une fiction, mais c'est sûrement là où nous trouverons matière à échanger. Possible pour vous ? https://www.monbestseller.com/manuscrit/24425-bande-a-part https://www.monbestseller.com/manuscrit/22679-balles-perdues
Publié le 16 février 2026
3
Cher Antar Abdelaziz 77, j'ai lu ces derniers jours " Le Morisque " et je souhaitais vous décerner les 3 cœurs, ce que je ne fais pas systématiquement. En voici les raisons : 1) Sur la forme. Vous avez un style, il me semble, " classique " au sens presque du 19e siècle ( les Zola, Flaubert, Balzac ...). D'aucun le qualifierais peut-être de désuet. Je l'apprécie beaucoup. Il reste sobre, sans emphase, mais propose une rigueur, une beauté de la langue, une émotion, une sensualité parfois aussi ... bref je pense que vous maîtrisez vraiment bien cette partie du sujet, sans aucun doute. Le rythme des chapitres et des enchaînements m'a semblé aussi équilibré, harmonieux, ni trop ni pas assez, ... une sorte de tempérance du style bien agréable pour le lecteur. 2) Sur le fond, vous proposez une recette littéraire à trois ingrédients, ce qui la rend savoureuse. L'intrigue est ancrée (et bien encrée) dans l'histoire avec un grand H de ces périodes turbulentes du royaume d'Espagne. Les thématiques sont riches, empruntées peut-être un peu au Comte de Monte Cristo pour la trahison (sans la vengeance) et à Roméo et Juliette pour les amours impossibles. Enfin, il me semble que vous désirez transposer en partie ce passé dans notre présent où géopolitique, classes sociales, religions, pouvoir, autorité, loi ... s'entrechoquent pour donner un monde bien complexe dans lequel in fine émerge, comme dans votre roman, une grande violence (inquisition par exemple). En ce sens vous visitez le passé pour mieux aborder le présent et peut-être anticiper un futur. 3) Enfin sur la portée de l'opus, la force de son message. Même si vous désignez très clairement les bons et les méchants, vous dénoncez les dérives de la loi (divine ou non) qui prend le dessus sur la foi, le bon sens, et bestialise un tantinet l'humanité dans ses rapports sociaux. Il reste que vous montrez aussi, il me semble, que rien n'est plus beau et plus fort que l'amour entre deux êtres, fussent-ils séparés par des barrières de castes ou religieuses ou politiques ... Et vous le narrez d'une façon qui laisse à penser que vous l'avez peut-être vécu personnellement dans votre histoire. Pour conclure, on tourne les pages avec envie, et c'est bien cela le plus important. Nous sommes en présence d'un marqueur de la qualité d'une œuvre littéraire. Félicitations ! Bonne continuation avec les mots, les phrases, les chapitres et les personnages.
Publié le 10 janvier 2026

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