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Le 11 oct 2019

Les coups de coeur pour les nouvelles monBestSeller 2019

Ici, on vous parle de quelques nouvelles qui auraient pu gagner... N'y voyez plus d'ordre ou de classements, elles ont été portées à un moment donné par le jury, comme référentes, intéressantes ou éligibles...comme d'autres encore qui ont été mentionnées et qu'on retrouvera dans le recueil. On les a aimé, tout simplement.
Les premiers coups de coeur monBestSellerLes premiers coups de coeur monBestSeller

Fatal 

Le tueur de Claude Arbona est patient. Tout est préparé, tout est minuté, tout est calculé. L’écriture aussi est froide et bleue comme les reflets de son arme. Mais le piégeur est piégé. Et ce sont des pièges dont on revient les pieds devant.

Un récit magistral ou le bourreau devient victime. Il aura le luxe suprême de choisir sa mort…Tire la chevillette

 

Scientifique

Avec Laure Avedian on part sur l’autoroute, au soleil, quatre voies. Puis imperceptiblement, la chaussée se rétrécit, la végétation se densifie, l’air se raréfie…

Elle nous berne bien avec ses Lapalissades pour une chute ou l’on tombe de haut, à la verticale. Le premier pas n’est pas celui que l’on croyait. En tout cas pas avec celui que l’on croyait.

 

Maternel

Marie Morgandi nous fait faire un voyage en famille, à la fois concret et tendre aussi.

C’est joli, découpé, orchestré comme si tout son récit était tendu vers les retrouvailles, vers la renaissance tout simplement. La découverte du son, c’est Entendre. Et découvrir la voix de sa mère, pour la première fois.

 

Punitif

Ah les pervers narcissiques, elle les connaît Annick Kiefer. Elle a appris à les subir, à courber l’échine, à demander pardon d’exister, à les remercier d’être tolérée.

Mais il y a toujours un point de rupture, et ça ils ne le savent pas quand et où, les pervers. Toute l’énergie destructrice se renverse, fait volte face pour écraser les bourreaux mais avec quelques dégâts collatéraux.
On la savoure cette victoire du dernier moment. Le courage et la force des désespérés qui trouvent la force invincible de dire « non » pour la première fois. Fini d’être Gentille.

 

Meurtrier

Il la tient Yannick Bacro cette ambiguïté, il la mène jusqu’au bout du récit, fermement mais adroitement. On ne bascule pas, on croit à sa thèse. On la trouverait presque « forcée » parfois. Mais c’est pour mieux nous cacher la vérité, mieux la masquer .  

 Ce Passage à l’acte, c’est la résultante d'une sacrée initiation, plus « éliminatoire » que prévu.

 

Trans-générationnel

C’est un beau texte que nous offre Nadine F, un texte de souffrance, le chemin de croix d’un fétus qui a su éviter une aiguille à tricoter, d’une vie ou toutes les premières fois ne sont que déni, mensonge, violence. Un acharnement au désamour. Désamour héréditaire.
De fille en aiguille.

 

Initiatique

Quoi de plus conventionnel que le monde des enfants ?  Gersende le sait. Chacun a sa place dans « La reine et le crapaud », et les chances d’évoluer sont bien minces, les rôles sont distribués à jamais.
Mais quand le jeu s’inverse, on pourrait croire au hasard, ce n’est pas toujours celui qui croit conduire la danse qui la mène : la reine serait-elle le crapaud ?

 

Imagé

La mort n’est pas forcément le paradis ni l' enfer. Il est un espace de vie, mais un espace qui n’est pas démuni d’angoisse et d’inquiétude. Comme une inquiétude éternelle, nous suggère Guylaine Burgaud dans C’est la vie.

 

Onirique

« Voler », c’est l’obsession d’une vie. Ce rêve était à portée de main. Fallait il attendre la proximité de la mort pour le toucher du bout des doigts. Fabricio nous le souffle au coin de l’oreille dans Tiers-temps : tant qu'il y a de l’espoir, c'est que la vie est là.

 

Initiatique 

Ce rude apprentissage de la vie, cette transmission d’un père à son fils. C’est une Espérance. C'est un adoubement. C’est un sacrement. Un sacrement que F Husson décrit avec une délicatesse infinie, sans sensiblerie.

 

Subtil

 On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve nous dit MMB

Jamais on ne fait attention à ce qu’on a, on se soucie essentiellement de ce qu’on n’a pas. Et si l’on découvrait ce dont on dispose vraiment pour la première fois : le goût d’un fruit par exemple. Une troublante première fois pour MMB.

 

Humain

La prostituée au grand cœur, on la connaît ou on la devine. Mais quand Pierre Foucault nous la raconte pour une première initiation particulière. Il fait mouche.

 

Apaisé

Lire la quiétude, la sérénité, la joie presque sur le visage d’un mort. C’est une première fois qui ne vous laisse pas indemne. On est saisi et perplexe avec Bossy par le « sourire du soldat ».
 

Regretté

Quand Mr Rose raconte ses choix de vie, c'est qu'il n'a plus le choix.  Viti nous suggère ces première fois qui nous échappent. Comme celle ci, dans "Il était une fois". 

 

Merci à nos auteurs de laisser des mots... pour dire comment ils vivent ce concours ou dire simplement ce qui les a inspirés.

Je suis beaucoup plus séduit par cette seconde liste. La diversité des thèmes et la qualité du traitement sont souvent enthousiasmants. Certains textes sont forts. Qu'en penser? Un jury professionnel choisit sans doute selon des critères plus formels. Donc pour le prochain concours, mon MBS chéri, décide donc tout seul comme un grand.

Publié le 12 Octobre 2019

Les concours de nouvelles sont comme les ateliers d’écriture (du moins ceux que je connais) On s’y essaie pour se mesurer à soi même mais aussi pour le plaisir d’être lu ou écouté. Autre point commun : la découverte chaque fois de l’incroyable diversité des textes proposés à partir d’un sujet commun.
Je vais en lisant de découverte en découverte. On aime, on aime moins, on adore. Dans ces sélections du Jury et de MBS c’est un régal à chaque page. Du mystérieux, du poétique, de l’aventure, de l’humour, de l’émouvant voir bouleversant (« Entendre » de Marie Morganti en est un brillant exemple). S’y côtoient des pointures de l’écriture et de purs amateurs. C’est ce dernier qualificatif que je revendique et je ne boude pas mon plaisir.

Publié le 12 Octobre 2019

Bonjour,
Eh bien, je ne pensais pas participer au concours (entre nous, je ne suis pas l'as de la nouvelle). C'est en donnant un p'tit coup de main à un autre auteur qu'est venue l'envie. Et l'idée, aussi. Le souvenir est remonté direct au néo-cortex : une visite professionnelle que j'avais faite dans un EHPAD*****, vue sur mer et tout le tralala. Les embruns pénétraient dans un immense salon, là, tout n'était qu'ordre, calme, luxe (la beauté et la volupté s'étaient fait la malle); les résidents gisaient comme des momies dans leurs fauteuils dernier cri, l'un d'eux fixait l'horizon. Les côtes de l'Afrique, ai-je pensé.
C'est cet endroit où la communication entre les êtres et le monde avait disparu qui m'a inspiré cette scénette.
Je ne sais pas si c'est une nouvelle.
L'art de la nouvelle me semble bien délicat.
Bravo à toutes et à tous, et un bravo spécial pour le/la mystérieux.se MMB (On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve).

Publié le 12 Octobre 2019

@ELISABETH LARBRE
Désolé Elizabeth, mais votre nom était vraiment plus poétique ... et on vous lira la semaine prochaine

Publié le 11 Octobre 2019

@Monbestseller Bonjour à tous, je suis désolée... Mais la nouvelle qui m'a été attribuée n'est pas la mienne... Il y a eu confusion.
Amicalement, Élisabeth

Publié le 11 Octobre 2019