Avis tranchés en tête-à-tête

133 pages de galodarsac
Avis tranchés en tête-à-tête galodarsac
Synopsis

"Ma machine instamment vous fait sauter la tête"
Disait fort plaisamment le docteur Guillotin ;
L'engin a fait son œuvre, et ce soir son butin
Avec joie et plaisir nous invite à la fête !

Voici un petit théâtre macabre à souhait, une tragi-comédie façon "grand siècle", en un acte et en alexandrins.
Mais surtout une pièce qui ne pourra jamais être jouée par aucun acteur, ou alors une seule fois, si l'on trouve des volontaires...
Amateurs d'humour noir et grinçant, lecteurs épris de profondeur tragique, poètes dans l'âme, régalez vous !

Publié le 25 Mai 2023

Les statistiques du livre

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11 commentaires , 10 notes
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@Alhéna Skat Merci beaucoup pour ce beau collier d'étoiles et les éloges qui l'accompagnent !
La comparaison avec Dante est sans doute le plus beau compliment que puisse recevoir un poète !
Quant à la déesse Fama, elle sera la bienvenue... d'ailleurs j'y travaille, qui vivra verra !
Bon apéritif (raisonnablement), et à bientôt sur vos propres pages :
Bien à vous
Patrick

Publié le 19 Septembre 2023
5
@galodarsac Bonjour Patrick, Je viens de lire votre œuvre sur « Avis tranché en tête à tête » Alors là, bravo !!! Bravo !!! Et encore des milliers d’acclamations pour avoir conçu cette œuvre magistrale. Au début, j’avais noté quelques-uns de vos pamphlets. Et puis j’ai arrêté devant l’ampleur de la tâche. Vous décrivez avec talent l’histoire de la Révolution française où s’y mêle des flots de sang dans cette époque appelée la Terreur, qui porte si bien son nom. Dépassée par tant de grandeur en vous lisant, je pensais à Dante dans sa descente aux « Enfers ». Bien entendu, cette remarque ne concerne que mon ressenti. Ce n’est pas 5 étoiles, que mérite une telle performance, mais il faudrait les multiplier par dix pour pouvoir remercier cet impressionnant poète que vous êtes. Je ne serais nullement étonnée si, d’ici peu, la « déesse Fama » ne venait faire sonner « les trompettes de la Renommée » en haut lieu et orner votre tête de poète d’une couronne de laurier bien mérité. J’arrête là, car j’ai besoin d’un apéritif bien corsé pour calmer les affres de l’horreur que votre œuvre a suscitée dans mon esprit. Bonne continuation sur le chemin de la gloire
Publié le 18 Septembre 2023

@JP MABILLE Merci beaucoup pour ces étoiles et ces éloges, j'espère aussi pouvoir réaliser une telle mise en scène mais je dois trouver les gens compétents pour cela. Mais j'y pense, j'y pense...
Le passage de la Du Barry était un intermède un peu plus léger entre les considérations politiques des aristos et l'arrivée de Sa Majesté. Je l'ai volontairement écourté pour que cela ne ressemble pas à un retour à la 1ère scène (je ne me lui ai autorisé que ce lapsus).
Quant à la surenchère des deux ordures pour savoir lequel à la plus longue (liste de cadavres), elle a pour but de montrer la noirceur de ces âmes, tout en rappelant des vérités que l'on a tendance à (vouloir) oublier.
Mais le plus important est le triomphe de la Poésie à la fin !
Bien à vous
-LGA

Publié le 29 Juin 2023
5
@Galardo Les têtes dans les étoiles !
Publié le 29 Juin 2023

@galodarsac
Combien de guillotinés dans votre ouvrage en alexandrins parfaits, sans en raccourcir aucun !
J'en ai le souffle coupé ! Les mots me manquent et, pour un peu, j'en perdrais la tête.
Je meurs d'envie de voir sur scène tous ces crânes rouler et tournebouler. Puisse votre pièce tragi-comique voir le jour !
J'avoue (tout en espérant que ce mea culpa ne me vaudra pas la mort) avoir été particulièrement interloqué et amusé par la du Barry "fallait-il que je le susse?" et par la joute verbale, s'érigeant en concours entre les esprits carnassiers de Carrier et Westermann.
Bravo !

Publié le 29 Juin 2023

@J-Pierre LAURIER En effet, et c'est aussi pour ça que Sanson retirait leur perruque aux ci-devant condamnés: parce que les faux tifs ne sont pas toujours coupables :)
Merci encore
-LGA

Publié le 14 Juin 2023

@JP LAURIER Merci infiniment pour ces deux salves étoilées, qui éclairent la scène et ses têtes d'un dernier soleil chaleureux ! Pour ce qui est de la "première", je doute fort qu'on trouve une troupe prête à incarner ces personnages pour la représentation unique ! :)
Plus sérieusement, un lecteur m'a suggéré un montage en animation, avec des têtes dessinées qui cherraient à tour de rôle et déclameraient leur tirade... Pourquoi pas, mais on n'en est pas encore là ! cela dit je creuse l'idée, elle fait son chemin...
Merci encore, bien à vous
-LGA

Publié le 14 Juin 2023
5
Petite manœuvre afin d'ajouter quelques étoiles... Les bourreaux de la guillotine l'ont prouvé...tout le monde est coupable !!! (humour !)
Publié le 14 Juin 2023
5
Vous m'en aviez touché deux mots il y a quelques temps, au mois d'avril...Rostand, Edmond pour les intimes, qui vous surveillait, en reste pantois ! Je ne vais pas reprendre les termes élogieux, mérités, que d'autres lecteurs vous ont adressé mais je suis époustouflé ! Quelle somme de travail, de recherche historique, d'humour... ces mots, tous dans le bon ordre, sont magnifiques...mais comment ces têtes si proprement tranchées, en restant consciente quelques secondes, ont pu s'exprimer avec autant d'élégance en aussi peu de temps ! Toujours est-il, vous venez de le confirmer, que le corps et l'esprit sont bien dissociés...surtout dans ce cas ! Bravo, bravo et bravo, j'ai téléchargé votre œuvre que je relirai dans quelques refuges d'altitude, boules Quies vissées dans les oreilles...j'espère que vous n'oublierez pas de m'inviter lors de la première... Jean-Pierre
Publié le 14 Juin 2023

@A.P. Gounon Merci beaucoup Anne pour ces étoiles aussi scintillantes que votre sourire. Vous avez bien saisi la progression de cette pièce, qui monte en tension et se calme sur la fin, comme une bouffée d'espérance.
Je suis flatté que vous ayez retenu ce vers, qui peut effectivement, d'un certain point de vue, synthétiser l'esprit de l’œuvre... Bien vu ;)
Merci encore,
Bien à vous
-LGA

Publié le 14 Juin 2023
5
@Galodarsac Chapeau bas monsieur Galodarsac! Non seulement l'idée de départ est vraiment géniale, mais vous en avez tiré le meilleur parti, avec vos superbes alexandrins et vos dialogues si justes. Cela commence guilleret,on bavarde un peu et...couic ! Puis, comme "le sommeil de la raison produit les monstres " (Goya), les monstres arrivent et on a des hauts le coeur devant la barbarie à l'état pur. Mais heureusement, vous les envoyez en enfer, et, pour retrouver confiance en l'humanité, on a les religieuses héroïques, la famille royale si noble et si digne, et, bien sûr, les poètes... Donc, "ne soyons pas amers, notre âme est immortelle... Bravo et merci.
Publié le 13 Juin 2023

@Pierre d'Arlet
Cher Pierre, ce collier d'étoiles scintillantes
Illumine ma page avec un jour nouveau.
Merci d'avoir aimé ce modeste tableau
Aux rimes se voulant, avant tout, distrayantes.

Quelques pages, bien sûr, demeurent amusantes
Même si la plupart ont le goût du tombeau.
De la scène première au tomber de rideau,
J'ai voulu raconter ces histoires sanglantes.

Vous avez bien saisi, dans ce lent crescendo
Du léger vers l'horreur, le sinistre halo
Entourant cette époque exaltante et tragique.

Mais, sous le couperet lâchant leurs derniers mots,
Mes têtes ont voulu, de façon poétique,
Nous léguer l'espérance au cœur de leurs sanglots.

Merci à vous pour ce commentaire élogieux sur cette pièce, effectivement la plus longue de mes œuvres à ce jour (1582 vers, donc pas tout à fait autant que le Cid, qui en compte 1748 hors stances), et qui m'a donné goût à l'exercice: je pense que je le renouvellerai, même si je n'ai pas encore le sujet en tête (ou plus exactement, j'en ai trop pour pouvoir faire un choix judicieux).
Ma modestie légendaire dût-elle en souffrir, certains lecteurs m'ont confié que d'après eux certains vers "feront date"... Acceptons-en l'augure !
Merci encore
Bien à vous
Patrick

Publié le 01 Juin 2023
5
@galodarsac Etonnante et admirable façon de nous faire revivre les horreurs d'un passé pas si lointain que cela. Vous avez magistralement tenu votre pari d'écrire cette pièce qui vous tenait à cœur. Impressionnante par sa longueur - équivalente au Cid ? - mais surtout par sa qualité. L'impression détestable de l'idée du panier s'estompe heureusement assez rapidement pour nous laisser apprécier les personnages qui se succèdent. Parmi beaucoup d'autres, votre dialogue de Lavoisier avec l'Abbé Hébert est remarquable, tant vous résumez avec talent le combat de la science contre les croyances religieuses, et ce dans des alexandrins fluides comme une brise de soir d'été. La facilité poétique avec laquelle vous décrivez ensuite les massacres de Vendée et tous les autres n'arrive pas à nous empêcher d'être horrifiés, de penser que c'est malheureusement le lot de toutes les révolutions, et que nous devrions y réfléchir à deux fois avant d'en refaire une! La fin de l'ouvrage se trouve adoucie par la présence des deux poètes qui nous font retrouver un peu de sérénité. Vous nous donnez une superbe leçon d'histoire très bien documentée, magnifiquement mise en forme par votre talent poétique et votre maîtrise totale de l'alexandrin. Quel énorme travail, je peux l'imaginer, De compter tant de pieds, choisir les bonne rimes, Eviter les hiatus, la césure affiner, Pourchasser l'e muet, trouver les mot sublimes Qui diront au lecteur plongé dans son passé L'existence en ces temps d'évènements tragiques, De barbares sanglants qu'on ne peut effacer, Mais aussi de héros aux âmes magnifiques. Bien à vous.
Publié le 01 Juin 2023

@Parthemise33 Merci beaucoup chère Annie, tes étoiles et tes éloges me vont droit au cœur ! Il est vrai que cette période de notre Histoire fut à la fois glorieuse et honteuse, lumineuse et sombre, pleine d'espérances et pourtant d'une barbarie sans nom. Si mes humbles vers peuvent contribuer à mieux la faire connaître, j'aurai doublement atteint mon but !
J'ai voulu terminer par les poètes, parce qu'après l'acmé du "vide-ordures" il fallait décompresser pour finir en douceur.
Quant aux dames, il était juste qu'elles eussent leur moment de gloire (il n'y a pas que ces deux-là d'ailleurs), puisqu'elles ont aussi eu droit au couperet...
Merci à toi
Patrick

Publié le 31 Mai 2023
5
Cher @galodarsac Enfin ton oeuvre magistrale dans son intégralité ! Je salue comme les autres commentateurs la qualité exceptionnelle de ton texte et le formidable travail de documentation qui s'efface, avec modestie, devant la versification. Tu dessines parfaitement, en quelques vers, la vie des personnages, anonymes (le vilain mot) ou célèbres. La partie Terreur de la Révolution française n'est pas ma tasse de thé, mais je dois avouer que j'ai dégusté ce Croquembouche avec gourmandise. Par la même occasion, ma culture générale s'est beaucoup enrichie. Une mention spéciale pour la partie concerant les poètes, et puis ces deux dames, Olympe de Gouges et Manon Roland. Mais ceci est une question de goût. Merci Bisous Merci pour cette fenêtre de mémoire ouverte sur l'Histoire
Publié le 30 Mai 2023

Mon cher @Fernand Fallou, merci pour ce commentaire plein d'humour et les étoiles qui l'illustrent !
Je ne connaissais pas ce café Ramponneaux, apparemment il existait justement à cette époque-là... Dommage que je ne l'aie pas su plus tôt, j'eusse ajouté un quatrain le concernant !
Merci à toi
Patrick

Publié le 28 Mai 2023

@FANNY DUMOND Merci beaucoup pour ce beau collier d'étoiles, et les éloges qui l'accompagnent !
L'exercice était nouveau pour moi, car le théâtre est une forme de poésie assez différente des autres. Mais j'y ai pris goût et, probablement, je recommencerai ! (mais pas tout de suite :)
Bien à vous
Patrick

Publié le 28 Mai 2023
5
@galodarsac Mon cher Patrick Quel boulot, bravo ! T'es un chef, t'es aussi difficile à imiter que les grands, Corneille avec le cidre et Victor Hugo avec le neuf trois. Je ne vais même pas essayer de t'écrire un truc super beau, ça pourrait atténuer ton travail, non, je déconne, en vérité, je n'en suis pas capable. *** Bref !*** Hommage ! *** Oyez, oyez, c'est un sou la botte de radis*** J'ai l'habitude, d'acheter mes bottes par deux*** Gente dame, donnez-m 'en deux, en ce lundi*** Depuis que les canons sont dans les mains des gueux*** Par les temps qui courent, gardez bien votre tète*** Les chapeaux roulent dans les caniveaux, comme c'est bête… *** Et une paire de bottes de radis… Ça marche… Comme on disait au café Ramponneaux
Publié le 27 Mai 2023
5
@galodarsac voici, surtout, un poète qui va au bout de ses objectifs pour nous offrir une lecture dans laquelle chaque " sublime " alexandrin a son importance. Je salue votre érudition et votre imagination pour faire causer les étêtés avant de rendre leur dernier soupir, ainsi que votre cheminement dans l'écriture qui débute avec le sourire aux lèvres du spectateur, allant crescendo dans divers questionnements jusqu'à l'horreur du chapitre 7, pour se terminer par l'apaisement dans votre bel hommage aux poètes disparus. Mille bravos à vous pour votre pugnacité et merci beaucoup pour ma lecture singulière. Excellent week-end à vous et à votre plume. Bien cordialement. Fanny
Publié le 27 Mai 2023

@Zoé Florent Merci beaucoup chère Michèle pour cette première salve accueillant la naissance (enfin !) de cet ouvrage au terme de sa longue gestation ! Tu en as parfaitement saisi l'essence, avec son crescendo partant d'une scène à l'esprit quelque peu "boulevard" jusqu'à l'horreur la plus indicible, en passant par la foi, le courage et la vertu, la noblesse des actions et des intentions, l'antagonisme d'un monde finissant et d'un autre qui démarre, et s'ouvrant finalement, malgré tout, sur une note d'espérance poétique.
Pour info le dernier jour deux quatrains supplémentaires se sont imposés à mon inspiration (je ne sais plus exactement où...), ce qui porte le nombre définitif de vers à 1582.
Merci également pour la double intention finale ;)
Bien à toi
Patrick

Publié le 27 Mai 2023
5
@Galodarsac Ayant eu le privilège de suivre l’éclosion de “Avis tranchés en tête-à-tête”, j’abuse et m’octroie la primeur du commentaire et de la salve étoilée que je renouvellerais volontiers façon salves au canon retentissantes. /// 1574 vers, hors sonnet et rondeau final – alors que "Le cid" en comporte 1748, m’as-tu écris –, c’est déjà une prouesse ; mais évoquer la “cuisante lame” à coups de scalpel, dans le respect des contraintes de l’alexandrin et de la musicalité des mots, c’est de la haute voltige. Admiration et respect, l’ami poète ! /// Du ton le plus léger au plus virulent, en passant par le propos le plus noble et le plus abject, tu nous offres un tour d’horizon percutant qui fait froid dans le dos au final. Ils ont beau chercher à rivaliser, l’humour et l’ironie ne pèsent pas lourd face au bain de sang. Guerres et révolutions ont été, sont et seront malheureusement toujours jumelles dizygotes. /// Merci pour le partage de ce travail colossal, documenté, agrémenté d’improvisations si criantes de vérité que l’on peine à dissocier le vrai du faux. L’immersion, bien que versifiée, est totale… Bravo ! /// Double ration de bises en cette journée doublement particulière que je te souhaite très joyeuse :-), Michèle
Publié le 25 Mai 2023