Auteur
Le 15 oct 2019

Le coeur plus léger

Il y a des façons simples de dire les choses, sans colère, sans angoisse. Ce que nous dit Philippe Henry, c'est du bon sens. Un mot ou une phrase , juste pour vous manifester, même si vous n'avez lu que trois ou quatre pages...Allez, ça ne coûte pas si cher...et ça ne vous prend pas trop de temps...

Prêtez-moi un peu d’attention s’il vous plait.

C’est au lecteur que je m’adresse. Si vous lisez cette rubrique, c’est donc que vous êtes un visiteur du site monbestseller.com. Vous avez bien raison. Dans son domaine, il est excellent. Qu’y recherchez-vous ? Vous allez tous répondre que ce site vous permet de feuilleter, voire de lire complètement des livres de genres variés sans qu’il vous en coûte rien. Nous sommes bien d’accord. Et puis de découvrir des auteurs en général auto-édités dont vous avez bien peu de chance de trouver les titres en librairie. Vrai aussi. 

Lecteur, mettez vous à la place d'un auteur

Alors je vous propose de sortir un instant de votre rôle pour essayer de vous mettre à la place des auteurs dont vous lisez ici les livres. 

De nos jours, faire éditer un livre chez un « vrai éditeur » est un parcours du combattant. Quoi qu’elles disent, les maisons d’édition sont des entreprises normales. Elles veulent gagner de l’argent, ou au minimum n’en pas perdre et accroitre leur valeur. Alors voilà, pour être accepté, un livre doit sortir du lot. Un livre génial quoi. Ou encore, cela marche aussi, un livre écrit par une personne dont le nom est connu de tous. 

Alors après plusieurs tentatives, beaucoup d’auteurs lâchent prise. Ils en ont assez d’envoyer des manuscrits, le plus souvent sous forme papier, qu’il faut imprimer, poster… pour rien.  Parce qu’au fond, ce qu’on a écrit peut être bien, pas mal du tout, faire passer deux bonnes heures. Mais ce ne sera jamais édité parce que tout simplement le génie, c’est rarissime. Mais le reste n’est pas méprisable pour autant. 

Alors on pense à Amazon et on auto édite son livre. Oui mais voilà, sauf à écrire à quelques amis pour les inciter à vous lire, ce n’est pas parce que votre livre est sur Amazon que qui que ce soit va l’acheter. C’est là qu’interviennent des sites comme MBS. On peut proposer des extraits pour tenter les lecteurs, on peut mettre le livre intégral à disposition le temps de faire les derniers réglages. Qu’espère l’auteur qui procède de la sorte ? Que son livre grimpe en haut des classements ? Que quelqu’un le remarque enfin ? (cela m’est arrivé et je me suis fait éditer grâce à cela). Que des lecteurs de MBS, appâtés par un extrait achètent le livres sur Amazon ? 

Oui mais ils ont tant de livres à lire gratuitement qu’il faudrait un miracle 

A présent, redevenez le lecteur que vous êtes. Lire le livre d’un auteur sans rien lui payer en retour, on ne peut pas vous en vouloir. Le site est fait pour cela et après tout personne ne force les auteurs à y publier quoi que ce soit….  Oui mais quand même, un petit arrière-goût amer dans la bouche non ? Cet auteur qui m’a fait passer un bon moment, qui a sans doute travaillé plusieurs semaines ou mois à écrire ce livre, qui a souffert pour cela, est-ce que je ne lui dois vraiment rien ?  Ne dois-je pas au moins lui dire merci ou quelque chose comme cela ?

Juste un mot...un seul

Je connais un moyen. Il est inoffensif, ne coûte rien et est très gratifiant pour l’auteur. C’est de poster un simple commentaire et une note. Pas de longs discours, pas besoin. Personne n’osera se plaindre que vous disiez simplement : Cela m’a plu. Ou même, je vais vous dire c’est mieux que le silence, un mot pour dire que c’était moyen, même mauvais. Trop long, trop compliqué trop littéraire, que sais-je ? 

 Allez, je vous propose une gageure : à partir de maintenant, essayez de le faire. Juste un mot, si vous saviez la joie que cela procure. Et vous verrez, vous aurez le cœur plus léger. 

Philippe Henry

 

23 CommentairesAjouter un commentaire

Chose-machin, tout ce que tu es est du '' racontage '', tu es malade de vie, malade de coeur.

Publié le 02 Novembre 2019

@Bruno Verdin J'imagine que vous avez un probléme avec la vie.... Vous maniez l'insulte avec la délicatesse d'un môme
de 5 ans. C'est tres curieux, mais interessant Tout est intéressant apres tout....

Publié le 29 Octobre 2019

Phlippe Henry,.....Tu ne sais pas dire bonjour à tout le monde ? Tu ne connais pas l' innocence feinte ? Tu ne sais pas te faire valoir ? Ta personnalité est celle qui fait la moyenne des autres sans la tienne ? Celle d' une majorité numérique, d' une condescendance ? Une personnalité faite des sentiments et des humeurs supposés et accaparés à d' autres ? Tu es un nul d' intelligence et ta vie commence ici avec une déclaration et une réponse que tu te fais à toi-même et qui n' a rien à voir avec ce que tu déplores au début de ton exposé. Voici ta réponse : Lire devient '' savoir lire '' et '' savoir lire '' est un nombre de pages lus. Stupéfiant ! Et cela n' a toujours rien à voir avec les non-commentaires des lecteurs. Tu ne sais pas t' exprimer à propos, tu n' as pas d' idées et tu te la ramènes, j' attends mon bonjour petite pédale ! Tu commences ta vie ici avec ta soumission à la peur. Tu es le lâche qui cherche le meilleur parti, pas pour vivre mais pour '' survivre à vivre '' à ce que tu ne sais pas à quoi non plus. Tu sais que tu ne sais rien mais tu te sursois à vouloir exister ici parce que....peut-être est-ce l' endroit ! Je vais te dire le vermisseau que tu es. Voilà, tu te sais exister et faire un acte c' est aussi ne pas en faire un autre. Et faire un acte est un choix, il est à le bien choisir parce que tu seras vu, jugé et déterminé par cela. Comprennedo le français ? Je poursuis. Tu es le dernier à entrer dans la pièce, toutes les autres personnes sont au fait, tu es malpoli de ne pas me saluer, pourquoi ? Tu es malséant parce que tu ne t' imposes pas ( tu es imposé par avance ) et tu es malotru parce que tu fais la semblance de ne rien connaître en ayant la conduite de quelqu' un qui sait bien ce qu' il en est de la situation. Faux-jeton ! Faux-jeton aux yeux de tout le monde ! Tu n' as pas la carrière d' un diplomate, cela se saurait. Profession trop élaborée pour toi ? De toute évidence tu n' en as pas les propriétés. Tu n' es pas pompier parce que tu aimes le feu, il ne faut pas l' éteindre, il faut le garder ! Mais l' incivilité de tes actes te font pyromane. L' ensemble de tes efforts à nommer chacune des personnes sauf la mienne n' est pas sans vouloir dire quelque chose en ne l' exprimant pas de vive voix. Alligator des eaux usées ! Sournois ! Oui, il y a un différent entre une personne et moi. Est-ce que tu dois te mêler de cela ? Est-ce que cette personne est toi ? Est-ce que je suis toi ? Cette personne et moi ne sont pas toi. Mais toi tu n' es rien et tu t' accoles à l' une des deux pour ne pas paraître rien. Toi, tu n' es pas toi, tu es un '' accolé '' et ailleurs tu sera un autre '' accolé '' et ainsi de suite. Tu es le serpent des buissons qui patiente, qui choisi, attendre les effets du venin, qui marche dans l' ombre de la bienséance et ne pas être vu, manger sa proie et dormir ( j' ai encore survécu, tu te dis ) D' autres ( de bon sens ) ne diront rien pour ne pas jeter de l' huile sur le feu et c' est de juste parce qu' il ne s' agit que de ma personne que tu vises. Mais tu vas l' entendre ma personne, je n' ai pas fini de te raconter. Taffiole de ta vie ! ......Je veux ton respect, je ne te le quémande pas, je ne l' exige pas, je le veux parce que tu vas me le donner parce que tu me le dois de toi-même, parce que tu n' es pas un animal, tu es un être humain, un être humain qui se caractérise par des valeurs sociables. La première valeur. Espèce de tout nu de la vie ! Sourd et aveugle de qualités humaines, sdf de gloires et de mérites. Napoléon de plomb ! Tu portes les appendices de mâle que tu voles chaque jour à la nature. Cette personne avec qui j' ai un différent a le silence '' accusé '' et cela te réjouit plus que ne te gêne. Toi tu as le silence '' accusateur '' en ne me considérant pas, pas par oubli mais au culot de me croire sans caractère, qu' il suffise que tu penses que je n' en dirai rien, que tu me crois rien. Je te la fais ta messe l' idiot ! Tu n' as pas la neutralité Suisse, tu es un trouillard de toi-même, ton importance est, pour le monde, une nuance de néant. ( l' importance... une nuance ! ? Pour toi, oui ! ) Tu as le droit de ne pas partager mon opinion, de partager celle d' un autre mais qui n' enlève rien à la mienne, surtout pas ma présence. Vois comme elle te reviens ! Et je veux ton respect, je veux mon bonjour ! Soupir de misère ! abjection de '' vivre '' ! Retourne dans ton jardin occuper tes tomates, elles ne poussent plus, elles sont en manque de rires. Tu ne sais pas être circonstanciel ( c' est la chose la plus simple au monde ) tu ne sais pas jouer ton théâtre, ton rôle social. Arriver tout-de-go et casser la baraque. Tu ne sais pas te libérer, t' exposer. Il faut que tu tiennes la main de quelqu' un ou que tu chapardes les sentiments d' autres gens. Le sacro-saint bonheur du fait de vivre, une fois seulement, et de faire la fête de vivre. De t' imposer toi-même avec tes valeurs et faire l' ambiance, de la mettre à ton avantage. Casser les complexes et les peurs. Fumer ta vie à l' endroit, à l' envers, de tous les côtés. Apporter des nouveaux regards, d' autres plaisirs de vies et des émotions vrais, les tiens. Et le donner à tous. Non, ta photo, l' age que tu portes permet de deviner toute la mélasse que tu traînes de ta vie. Elle n' est pas ce que j' envie de toi. Elle est nomade, saltimbanque, frappée par le soleil. Tu cherche ton nord, il a été et est toujours dans ton dos. Petite chose misérable, brumeuse de couleurs et mal à entendre. C' est avec des gens de ta race, de ton acabit que se préparent et se font les sirops de la médisance et de la méfiance, des sentiments de culpabilités aussi. Ignare de circonspection et d' intentions, petit bateau promener par les courants, aventurier d' une autre vie ( que tu n' auras pas, que tu ne mérites pas, pas du tout ) Si tu ne sais pas parler, il faut te taire. Il faut être aguerri de ses erreurs pour prendre la parole et la porter à tous, pas toi. Dans ta tête n' occupent que les nazes de ton nez et les racines de tes cheveux. Est-ce que tu comprends, est-ce que tu peux deviner que d' autres personnes ayant la même conduite que la tienne, et encore d' autres puis encore d' autres mènent à des lourdeurs incroyables, à des pesanteurs insupportables et qu' elles peuvent finir par des actes insensés pour la personne incriminée, qui est mise au poteau par des sujet de valeur -1 comme toi, qu' elle ne comprend pas ce qu' on lui reproche, ce qu' il se passe ? Tu as, dans la manière de te montrer, les effluves et les propositions d' un assassin masqué, masqué de blanc, connard ! Viens par chez moi, que je te montre ce qu' un mâle, un vrai, peut faire ! Je ne suis pas ta chienne que tu culpabiliseras sur internet, chiasme, tambour sans bruit, trompette à crachats, oiseau de terre, court à l' envol, pignouf ! Et je veux mon bonjour, cherche-le, trouve-le ! Et sors de cette pièce par le plus petit trou, la fente de la boîte aux lettres - petit papier -, racaille de l' humanité, veau à noyer dans l' océan, guirlande à fientes.

Publié le 26 Octobre 2019

Merci@Philippe Henry
Pour votre article qui traduit bien mon sentiment. Il n'y a pas d'auteur sans lecteur même si certains affirment que seul le plaisir d'écrire est prédominant .
J'ai été très chanceuse pour Erreurs de jugement de recevoir 79 commentaires dont j'avais un besoin irrépressible car la majorité des critiques ont été constructives.J'étais un peu désespérée après ce premier roman mais les avis des lecteurs de monBestSeller.com m'ont transmis une confiance joyeuse qui m'autorise à écrire avec beaucoup de légèreté, presque une euphorie le deuxième.
@Catarina Vitti
Dommage que je n'ai pas pu bénéficier du sentiment de Catarina Vitti car j'aurais vraiment souhaité une fiche de lecture ...

Publié le 24 Octobre 2019

@Floriana Vélasquez @Catarina Viti @Fanny Dumond @Didier Leuenberger @Colette Bacro @Anna Kriakovna @Michel Canal

Je me réjouis de voir que mon post à attirer votre attention, tout en déplorant que cela apporte en même temps la preuve du malaise de beaucoup d'auteurs face au silence de certains lecteurs. Je me garde de les blâmer. Il faut plutôt "leur apprendre". Je pense qu'il appartient aussi à MBS de diffuser régulièrement des messages en ce sens et d'être plus pro actif sur ce point.. Et puis, mais là on entre dans la technique, j'ai souvent regretté que MBS n'ait pas développé un système permettant de connaitre le nombre de pages lus effectivement. Ce serait là une dépense bien utile (et peut être un résultat très déprimant pour nous...)
Par contre je blâmerais volontiers les auteurs qui demeurent silencieux lorsqu'ils reçoivent un commentaire, qu'il soit élogieux ou non. Il faut répondre aux avis si nous voulons en avoir d’autres. Et puis cela crée une intimité avec une partie de son lectorat.
Je termine par une suggestion pour MBS : pourquoi ne pas créer une sorte de concours permanent du lecteur ayant, un mois donné, déposé le plus de commentaires ou de notes. On pourrait organiser un groupe d'auteurs qui seraient disposés, à tour de rôle, à faire cadeau aux meilleurs d'un de leur livre en Ebook...
Bonne journée à tous (et toutes, il faut que je fasse attention! )

Publié le 23 Octobre 2019

FANNY DUMOND, suis-je la personne incriminée ?

Publié le 20 Octobre 2019

Bonjour@Didier Leuenberger
S'il vous plaît, ne vous fustigez pas de n'avoir pas le temps de lire d'autres auteurs. Je sais qu'il est très précieux pour vous, car vous donnez beaucoup de votre personne dans des débats/conférences que vous animez afin de défendre de nobles causes qui vous/me tiennent tant à cœur ! Je confirme que vous répondez à tous vos lecteurs et nous avons de beaux et longs partages pour dire nos ressentis sur tel ou tel sujet. Aussi, rien que pour ça je suis plus que ravie de faire de si belles rencontres sur mBS même si nous ne savons pas qui nous lit et en dépit de certains fâcheux, aigris, mal dans leur peau en définitive qui s'ingénient à vouloir nous démonter, nous déstabiliser, mais qui ne savent pas que la vie est si belle ! Tant pis pour eux ! Et je tiens à vous remercier de nous offrir vos publications dans leur intégralité bien qu'elles soient éditées. Je vous souhaite un beau weekend et de bonnes corrections pour votre prochain ouvrage. Avec toute mon amitié. Fanny

Publié le 19 Octobre 2019

Bonjours tout le monde, . Didier, j' apprécie ton intervention, elle a été rigoureuse, pleine et, pesante et charmante de vérités. Il n' y a qu' une place à fauteuil, on dirait qu' elle t' était gardée, réservée, elle te va bien, j' acquiesce, je respecte. . Une discussion dérivée, égarée et qui est à émouvoir, des faits à déplorer etc..et qui va finir comme une chaussette longue pour 1000 hivers. Tu as guéris la maladie en donnant des idées claires déroulées, un bon embonpoint de tes explications, des mots justes, des volumes considérés et une présence qui s' entend. Une présence active, prenante et parlante, tu t' es exposé comme un directeur assis dans le fauteuil à présider et ta nature vivante, clairvoyante et modeste: c' est du bonheur sain. . FANNY DUMOND, oui tu t' es fais voler, par un voleur et un malpoli. Ce n' est pas quelque chose de matériel, ce n' est pas de l' argent, c' est différent, tu t' es fais voler un peu de ta personne, oui, sur ta cicatrice, je t' envois un sentiment de mon coeur. . Je vous parle depuis la fenêtre, je n' entre pas je m' en vais, je vous saluent bien, je m' en vais : deuxième étoile à droite ensuite c' est tout droit jusqu' au matin. ( c' est pêchot dans une série américaine et c' est joli )

Publié le 18 Octobre 2019

@Catarina Viti
@Michel CANAL

Merci à tous les deux pour vos réponses. Comme vous pouvez le constater, je suis nouvelle ici et bien contente d'en savoir davantage.
Ceci dit, pour moi également, l'important c'est d'écrire, le reste...

Bonne journée
Fv

Publié le 18 Octobre 2019

@Floriana Vélasquez, c'est tout cela l'audience concrétisée par le nombre de "lectures" : ce peut être réellement une lecture, un coup d'oeil furtif sur le synopsis et les premières pages, un clic pour lire le synopsis, avec le même résultat comptable qu'une erreur de manip. Toutefois, il faut savoir (et c'est bien ainsi) qu'une personne ne sera comptabilisée qu'une fois dans un cycle de 24 heures.
Concernant la non opinion du lecteur, tous les cas de figure peuvent être envisagés : il peut n'avoir pas aimé et ne rien laisser de désagréable, ne pas se sentir invité à laisser un commentaire, une simple marque de son passage...
Mais probablement, comme l'a souligné très justement @Didier Leuenberger, nous subissons le "Syndrome compulsif de notre époque et dont les gens ne se rendent même plus compte. Et où tout paraît accessible pour rien. On veut tout tout de suite. Mais tout gratuitement et au diable les remerciements, c'est un dû."

Publié le 18 Octobre 2019

@Floriana Vélasquez. Sur la page de votre livre vous pouvez voir deux compteurs de lecture. Au début de la carrière de votre livre sur le site, dans les premiers jours de sa publication, quand les lectures sont directement comptabilisées, vous verrez parfois apparaître une différence entre les deux compteurs. Celui qui indique le nombre de lectures le plus élevé signale les lectures terminées ( peu importe le nombre de pages lues). La différence entre les 2 compteurs vous permet de savoir combien de temps votre lecteur est resté sur votre ouvrage. 30 secondes, 1 ou 2 minutes la plupart du temps. (il suffit pour cela de rafraîchir la page toutes les minutes).
Comment exiger/attendre/espérer quoi que ce soit d'un "lecteur" qui n'a passé que quelques secondes sur votre livre.
Et si chacun disait "merci" en quittant la boutique, serions-nous plus avancé en tant qu'auteur ?
Après toutes sortes d'expériences, j'en suis arrivée à la conclusion que la seule chose vraiment importante est que je poste mon bouquin. Le reste ne m'appartient pas.
Cordialement.
PS : Il y a aussi de "vrais" lecteurs (des personnes qui lisent réellement plusieurs pages ou la totalité du bouquin -ça dépend de son épaisseur ;-)- et qui nous laissent leurs impressions. Il ne faut pas juger au quantitatif, mais au qualitatif.

Publié le 18 Octobre 2019

@Catarina Viti @Fanny Dumond @Didier Leuenberger

Merci pour vos lumineuses réponses. En effet, le silence des lecteurs peut devenir dévastateur chez un auteur.
En ce qui concerne MBS je me demande si le nombre de clic pour lecture correspond réellement à une lecture ou bien un coup d'oeil furtif, une erreur de manip, ou bien ceux qui n'ont pas aimé, ne se sentent pas touchés et par politesse, s'en retourne sans commentaire désagréable.

Ceci expliquerait peut-être cela !

Publié le 18 Octobre 2019

@Michel CANAL
Vous avez été plus rapide que moi Michel, à moins que je ne me sois un peu trop étalé pour vous manifester sur cet article. Je ne peux donc pas vous oublier. Car les échanges que nous entretenons sur mBS et dans votre groupe FB me sont précieux et si les commentaires pouvaient tous être de cette teneur cet article n'aurait pas lieu d'être.

Publié le 18 Octobre 2019

@FANNY DUMOND @Catarina Viti @Colette Bacro @Floriana Vélasquez @Philippe Henry

Pour commencer merci à Philippe Henry pour cet article qui est très juste. Ainsi qu'aux autres ayant réagit à cette note avec justesse à mon humble avis. Fanny bien sûr, depuis qu'on échange, j'apprécie toujours autant votre réflexion lorsque vous donnez votre avis sur tel ou tel texte, et j'avoue en rougissant que je n'ai pas assez de temps moi-même et je vous rejoins ici, pour lire tout ce que j'aimerais lire d'autres auteurs. En cette période de correction pour la publication d'un livre qui doit bientôt sortir, je suis très pris sans parler du boulot bien sûr, et tout le reste. J'essaie par contre de toujours répondre à un lecteur, même si c'est avec du retard sauf aux éternels trolls qui très franchement n'apportent pas grand chose à ce débat.
Mais j'aimerais rebondir en particulier sur ce que nous dit @Colette Bacro et ce phénomène qu'elle dit à demi-mot pour un peu plus l'approfondir car ce n'est pas qu'un problème récurant à mBS mais presque dans tout aujourd'hui. Dans l'art, la musique, les journaux, et même les restaurants ou l'on exige de la qualité locale et labellisée pour des prix de supermarché. Je veux parler bien sûr de la gratuité. Syndrome compulsif de notre époque et dont les gens ne se rendent même plus compte. Et où tout paraît accessible pour rien. On veut tout tout de suite. Mais tout gratuitement et au diable les remerciements, c'est un du. Voyez, j'ose le dire. À quoi bon avec cette mentalité, s'époumoner à mettre en avant un texte qui nous a touché, blessé, déçu ou fait rire. Puisque c'est naturel de s'en délecter sans penser une seule seconde, ni le temps, travail, la sueur, les tripes donnés dans un ouvrage livré comme de la chair vive. Lorsque je suis arrivé sur mBS, je suis partis avec comme raisonnement le même que celui que j'use dans la vie de tous les jours : "ne rien attendre ou presque pour ne pas être déçu". Bien sûr ce n'est pas tout à fait vrai puisque je suis ici. Et je prends comme du bonus tout ce qui me tombe sous les yeux, plus que du bonus, car bien évidemment, si je livre des textes ici, c'est avant tout pour récolter des opinions, commentaires ou autres réactions. Mais si ça peut consoler tout le monde, pour ma part, qui ai déjà été publié, croyez-moi, les interactions entre auteur et lecteurs sont plus fructueuses sur mBS car les gens qui achètent votre livre ne vont pas forcément prendre la peine de chercher comment vous contacter et si c'est le cas, encore faut-il que la maison d'édition joue le jeu et croyez-moi sur ce coup-là, ce n'est pas gagné. Alors que j'en ai vendu pas mal, je n'ai eu que très peu de réactions de lecteurs, à mon grand regret. Juste lors des dédicaces et des débats/conférences et encore, c'est moi qui ai dû les organiser. Heureusement les jeunes maisons d'éditions sont en train de s'adapter aux nouvelles technologies permettant plus facilement ces échanges.
Mais pour en revenir à mBS et aux déceptions des auteurs auxquelles je m’associes bien sûr, prenons comme exemple un texte qui a plus de 27 000 lectures à l'heure actuelle et qui récolte à peine une cinquantaine de commentaire. Où sont tous ces vilains ayant lu et peut-être passé un très agréable moment en la compagnie de notre histoire ? Là est la grande question. Il est vrai qu'un petit mot ne coûte rien, voire une réaction en MP ou par mail comme le souligne Catarina et comme j'ai eu la chance d'avoir avec Fanny. Je crains qu'il ne nous failles faire avec cette nouvelle mentalité du tout et tout de suite, sans quoi nos déceptions risquent fort de nous plomber l'ambiance alors qu'on mettait en ligne un texte heureux et le cœur léger. Très belle journée à tous. Didier

Publié le 18 Octobre 2019

Merci infiniment pour cet article, @Philippe Henry.
Vous énumérez parfaitement la situation que les auteurs peuvent regretter eu égard aux "parfois" nombreuses lectures, "sans le moindre retour" de tant de lecteurs qui ont ouvert leur(s) ouvrage(s) pour en lire au minimum les premières pages.
Tous les intervenants auteurs qui se sont exprimé avant moi ont évoqué très justement leur ressenti, que je partage.
A contrario, je rejoins @FANNY DUMOND, on peut aussi être surpris par le manque de fair play d'un auteur pour lequel on s'est fendu d'un commentaire utile autant que pertinent, qui ne prend même pas la peine de répondre. Le cas est heureusement rare.
Puisse votre article, piqûre de rappel utile à la communauté des auteurs habitués au terme "partage", en ce début de saison qui permet de consacrer plus de temps à la lecture, installé confortablement au chaud un livre à la main, ou sa liseuse, ou encore sa tablette, motiver les lecteurs pour dire à l'auteur, sans paraphraser qui vous savez : "Merci pour ce moment".

Publié le 18 Octobre 2019

"Le silence des Lecteurs"
.
Un livre durablement entouré de silence donne à son auteur l’impression d’être seul au monde. Sentiment qui l’amène alors naturellement à la conclusion que ses écrits n’intéressent personne. Le mutisme des lecteurs ramène toujours l’auteur à ses doutes, et si la Nature a horreur du vide, l’Homme, lui, et qui plus est l’auteur, déteste le silence qu’il comble souvent de pensées stériles, qu’il abreuve de cogitations sans issues, pour en fin de compte le saturer de ses propres doutes. Ce black-out interprété par les autres lecteurs risque de déboucher sur « le syndrome du restaurant vide ». Pourquoi ? Parce que le silence appelle le silence… exclusivement pour le pire. Alors que les commentaires appellent les commentaires, certes parfois pour le pire, mais aussi pour le meilleur !
Par son commentaire, le lecteur change de statut et devient prescripteur.

Publié le 17 Octobre 2019

@Philippe Henry
Merci monsieur pour ce bien juste et gentil mot d'un auteur à son (ses) lecteur(s) !

Beaucoup d'auteur se sont confrontés à ce dialogue. Et suite à votre article, je réalise qu’elle m’interpelle également. On se souvient du célèbre cri de Baudelaire dans son introduction aux "Fleurs du mal" : "Hypocrite lecteur - mon semblable - mon frère". Ou bien l’auteur contemporain qui utilise une ruse metatextuelle pour introduire le lecteur dans sa narration, afin de créer une intimité, une proximité entre les deux parties et d’inclure l’un dans le monde de l’autre. Et bien souvent on aurait envie de le secouer gentiment et de lui hurler : « C’est pour toi que j’écris, alors répond-moi ! Fais-moi un signe, un écho, bref un retour sur investissement, quoi !… »
Mais peu sont ceux qui ose prendre le lecteur à rebrousse poils. Il faut être Diderot pour se permettre le luxe de faire dire à son personnage Jacques le fataliste, des propos ouvertement désagréables et moqueurs envers le lecteur.
Mais les lecteurs sont bien trop peu nombreux, la zappette à la main, pour que l'on puisse se permettre de les offusquer, de les interpeller, de les brusquer. Et surtout, ils sont à la place, fort confortable, du voyeur en embuscade. Alors que tout auteur s'expose au grand jour, même s'il emprunte un pseudo ou s'il se sert d'un personnage comme paravent. Tout lecteur en revanche reste planqué derrière ses lunettes et son bouquin (même s’il ne lui appartient pas).
Une relation quelque peu déséquilibrée qui débute toujours sur des oppositions :
- l'un cause, l'autre se tait
- l'un conte, l'autre s'abreuve
- l'un donne, l'autre prend.
On pourrait poursuivre la liste, mais je crois que vous avez compris !

Oui, la communication auteur/lecteur n’est pas chose aisée à cause de toutes ces oppositions
Oui le dialogue n’est pas courant et nous sommes plusieurs à le déplorer. Car c'est surtout aux auteurs qu'il manque ce retour...

Voilà donc, mon humble écho, ma contribution à votre article cher Philippe
Bien à vous
FV

Publié le 16 Octobre 2019

Bonjour@monBestSeller
Je vous remercie et je poursuis notre échange qui bien évidemment éveille la curiosité des lecteurs. Il est aisé d'être lus en quelques clics, mais ensuite il faut jouer le jeu de lire nos semblables. Certes, nous ne pouvons pas tout lire, mais si nous accrochons à une lecture nul besoin d'en faire tout un roman pour dire un merci qui ferait tellement plaisir à celle ou celui qui a mis tout son cœur dans l'écriture et osé sauter le pas. Ces auteurs qui ne s'investissent pas, qui restent dans leur petit nid douillet se desservent et sont facilement repérables. Comme partout dans la vie, une relation à sens unique ne peut pas fonctionner. Cordialement. Fanny

Publié le 15 Octobre 2019

@Philippe Henry. Je suis d'accord avec vous, j'allais ajouter "bien sûr" parce que je suis de ceux qui commentent. Mais voilà, dans la vie, il y a ceux qui disent bonjour en souriant, qui remercient le libraire qui les a laissés lire quelques pages gratuitement ou la galeriste qui a laissé sa porte ouverte… et les autres, de plus en plus nombreux, qui estiment que tout leur est dû et qui ne connaissent pas les joies du partage. J'ai écrit moi aussi un article sur l'intérêt des commentaires, mais il n'est pas encore sorti… je ne vais donc pas en parler ici. J'espère que votre article fera "tilt" !

Publié le 15 Octobre 2019

Bonjour@Catarina Viti
Oui Catarina, dorénavant je ne pars plus bille en tête croyant à un bel échange de points de vue sur le fond et ne fais qu'un retour détaillé que lorsque je connais un peu mieux l'auteur après quelques échanges fructueux. Ici nous avons la chance de pouvoir dialoguer, de faire de belles rencontres et je trouve qu'il est fort dommage de constater que les commentaires se font de plus en plus rares ! Oui, mille fois Oui, chacun est libre d'écrire comme il l'entend. Cordialement. Fanny

Publié le 15 Octobre 2019

@FANNY DUMOND, bonjour, Fanny,
La réaction que vous décrivez est fréquente, cela m'est arrivé aussi. Maintenant, lorsque je me sens disposée à donner un retour détaillé à un auteur, je commence par le contacter pour lui demander si cela l'intéresse. Un vrai retour de lecture demande au minimum une heure de travail, souvent le double si l'on veut être vraiment efficace (sans compter la lecture du texte intégral, bien entendu). Avant de se lancer, il vaut mieux vérifier au préalable que cela convient au destinataire, qu'il est en mesure d'accepter une fiche de lecture, qu'il en en ressent le besoin, etc. Ce qui est loin d'être toujours le cas. Chose que je comprends très bien, car une fiche détaillée pointe aussi les faiblesses du texte et après tout... chacun est bien libre d'écrire comme il l'entend. Cordialement.

Publié le 15 Octobre 2019

@FANNY DUMOND
Je vous donne entièrement raison. Les auteurs qui ne répondent pas aux commentaires ne jouent pas le jeu. D'autant plus qu'ils se desservent car un début d'échange est source de curiosité pour les lecteurs. L'équipe mBS

Publié le 15 Octobre 2019

Bonjour@Philippe Henry
Je vous rejoins sur toutes vos lignes, mais je me permets de rajouter une petite réflexion. Il y a quelque temps déjà, j'ai pris trois pages de notes sur une lecture, puis j'ai adressé une "analyse" poussée à l'auteur qui ne s'est même pas fendu d'un tout petit merci (un like s'ils existaient ici). Je ne suis pas rancunière et me suis dit que ce fut malgré tout un bel exercice pour moi, car c'en est un ! Mais quel n'a pas été mon étonnement lorsque cet ouvrage fut mis en avant avec un petit cœur rouge (il me semble) et d'y trouver mon commentaire (le seul) en exergue. Tant mieux pour lui ! Et là je me suis dit que j'aurais mieux fait de consacrer à Bibi ou à mes petites écritures la bonne demi-journée passée sur cet ouvrage ! CQFD. Je vous remercie pour votre attention ;-) et pour votre intervention. Bien cordialement. Fanny

Publié le 15 Octobre 2019