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Le 26 nov 2019

Toutes les raisons non littéraires de publier un livre

Oubliez s’il-vous-plait quelques instants la milliardaire JK Rolling : la femme la plus riche d’Angleterre, oubliez les derniers Prix littéraires, ceux qui vous rendent riches et célèbres, ceux qui vous lancent dans les sphères compétitives de la littérature, oubliez les grands écrivains référents qui vous dépriment quand vous vous asseyez devant votre ordinateur...

Oubliez -même pourquoi vous écrivez ? Pensez à vous, pensez à la publication, pas à des millions d’exemplaires, à peut être un exemplaire unique ou 10 ou 100 ou 1000.

La publication ne fait pas nécessairement vendre un livre, elle permet aussi de vous vendre vous même.

Beaucoup de scientifiques, de chercheurs, d’hommes politiques publient un jour. Mais ce sont souvent pour des raisons de reconnaissance. En publiant, même si l’on n’est pas un référent absolu de la discipline que l’on traite, on en devient l’expert dans les milieux des media, et a fortiori aux yeux même du public. Les media ayant une imagination souvent limitée, elles cherchent à inviter un spectre varié de spécialistes sur un même sujet et les réinvitent de façon récurrente.

  Ecrivez un essai sur les opposants de Bachar el Assad. Même si votre livre ne se vend pas, vous aurez toutes les chances d’être invité à toutes les émissions sur la Syrie comme spécialiste des resistants à la Syrie officielle.

Ecrire peut vous mener à des formes de succès, sans passer par les ventes. Ce qui ne signifie pas que les ventes ne viendront pas. 

Une publication assoit une crédibilité mais elle asseoit aussi la notoriété de son auteur et sa visibilité. Elle va de paire aussi avec des prestations de services : animation, débat, conférences etc…Adossé à un travail universitaire, elle trace la quadrature du cercle.

Publier un livre, c’est aussi cultiver la mémoire

Ecrire et publier un livre peut se faire sans ambitions littéraires. Conter l’histoire de sa famille, d’un personnage exceptionnel qui vous a marqué, du clocher de l'église de votre village, c’est aussi laisser sa trace dans son environnement proche, laisser un témoignage de son milieu, de son style de vie, un héritage à ses enfants ou à ses proches.
Tirer le fil de générations pour qu’elles se comprennent mieux. Savoir qui on est, d’où l’on vient pour mieux comprendre où l’on va. Et si l’on doit soigner son style pour ne pas s’isoler du lecteur, c’est aussi une manière d’en conquérir d’autres qu'une histoire de famille peut accrocher.
Quand le souvenir est publié sous forme d'un livre, il est gravé dans le marbre, inneffaçable. Il devient un objet de discussion, de référence, de dissenssion et de compréhension... un repère de famille ou de génération. Il existe par delà le souvenir.

 

Publier un livre pour se libérer, pour témoigner, pour se soulager.

A l’heure où la violence faite aux femmes est un sujet dominant. L’écriture est l’une des voies rédemptrices, une catharsis. Formuler, raconter, narrer dans la douleur, mais dans la quiétude, c’est déjà remporter une victoire sur soi même, une victoire sur la douleur et peut être une voie progressive pour la guérison.

Les violences sont de toutes natures, et la gradation des souffrances n’est pas mesurable. Un divorce, la perte d’un être, la maladie peuvent cicatriser plus vite par l’écriture. Et rien n'est ridicule, pas même la perte d'un canari. La douleur a peu d'échelles comparatives.

Et ce qui fait du bien parfois, ce n'est pas nécessairement de dire, pas seulement de l'écrire mais de le voir matérialisé dans un volume de 140 pages, concret, que l'on peut toucher : 500 grammes de souffrances, d'experiences, de voyages, d'amour qu'il fallait expulser pour continuer à vivre.

… Et pourquoi ne pas se proclamer auteur du Dimanche ? 

Quel mal fait-on aux autres ? un plaisir solitaire qui ne rend personne aveugle ! La pire sanction, c’est de ne pas être lu, mais ce n’est pas nécessairement une offense. On peut mener l’âne à la fontaine, mais on ne peut le forcer à boire. Nombre d'écrivains peuvent revenir à la raison, leur seule exigence c'est que leurs écrits ne soient pas nécessairement lus mais qu'il aient eu la chance de l'être. Et quel mal à distribuer son ouvrage aux fêtes de famille ?

La rage qui anime certains lecteurs à détracter et à humilier certains auteurs et certains écrits est sidérante.
On ne siffle pas une jeune fille débutante qui ébauche ses premiers pas de danse, on n’insulte pas un peintre occasionnel qui vous montre lors d’une soirée arrosée les crôutes qu’il a commis au bord de la Seine, on simule le ravissement quand nos amis nous ont fait traverser toute la ville pour assister au concert unique de la chorale de leur paroisse…

Alors pourquoi agresser un écrivain débutant qui s’attaque à l’écriture. Comme si l'écriture était le seul champ créatif sacré auquel on ne puisse pas se frotter… sauf à être un nouveau Marcel Proust.

A vous de nous dire.

13 CommentairesAjouter un commentaire

@Kroussar, @lamish,@Ducan Cartwright,@FannyDumond, et les autre ...
J'aime cette définition de Christian Bobin " J'écris pour respirer ".
Chacun a mille raisons de façonner des personnages conquérants , fragiles qui aiment , rient , souffrent, d'écrire pour transmettre, pour ne plus être seule , pour se connaitre , pour jouer, pour comprendre...
Publier , j'ai la naïveté de croire que c'est obtenir la reconnaissance de mon travail, comme l'écolier studieux qui espère et attend d'avoir une bonne note à son devoir . Etre publié c'est aussi retrouver la confiance dans son travail et un élan pour écrire son second roman même si chacun sait que des auteurs célèbres, comme Virginia Woolf, ont été refusés lorsqu'ils envoyaient certains de leurs manuscrit sous un pseudonyme.
Etre publié , c'est aussi un cadeau de remerciement pour avoir pensé au lecteur en travaillant la sonorité de sa phrase,en imaginant une intrigue qui l'étonne , le surprenne...
Bref ce sont toutes ces joies que j'ai ressenties lorsque j'ai signé mon contrat avec une maison d'édition étant précisé que vous tous, communauté de Mon Bestseller, m'avez infiniment aidée .Soyez en chaleureusement remerciés. Muriel

Publié le 08 Décembre 2019

Bonsoir@Ph. De Vos
Je pense que, pour que nous auteurs devenions riches comme l'est devenue J. K. R. (plus que la reine d'Angleterre), nous avons beaucoup plus de chances en jouant au loto. Un cas plus qu'exceptionnel qui influence, à mon avis, certains qui prennent leur plume. Pour poser mes livres dans ma bibliothèque, la solution que j'ai trouvée se situe entre l'autoédition et les vrais éditeurs. Elle me convient parfaitement parce que je suis une grosse flemmarde ; cette maison d'édition communautaire fait tout le boulot à ma place ! Bien sûr elle fait les corrections si nous le désirons et à condition de n'avoir pas des oursins dans nos poches et c'est à l'auteur de se démener pour vendre son travail. Je précise que je n'ai aucune action chez elle. Alors Philippe, ne vous contentez pas de prendre un bain de pieds dans le pédiluve. Montez jusqu'au plongeoir à 27 mètres, si si c'est possible, et jetez-vous à l'eau joyeusement. Et recommencez autant de fois qu'il faudra. Bien cordialement. Patricia

Publié le 02 Décembre 2019

@FANNY DUMOND
Bonjour Patricia.Vous validez la tribune de mBS : Publier, c'est cultiver la mémoire - Publier un livre pour se libérer, pour témoigner, pour se soulager etc. Et ce ne sont pas que des mots pour vous car sur votre Facebook vous annoncez l'édition chez Edilivre des " Contes de Mamiechat " que certains ont eu le plaisir de découvrir, ici, sur mBS. Franchir le pas vers une version papier est effectivement une façon de concrétiser son envie d'être écrivain (même un écrivain sans ambition, sans cette ambition d'être JK Rolling). Le livre papier va rejoindre sur l'étagère d'autres écrivains et ça… j'ai juste fun !!!!!
Pour ceux, comme moi, qui en restent encore à une publication sur mBS sans oser franchir le pas, ils me font l'effet (je me mets dedans naturellement) de quelqu'un qui reste au bord de l'eau en la tâtonnant du bout des doigts de pieds et finit toujours par la trouver trop froide. Jamais la température ne sera idéale ! Alors, jetons-nous à l'eau ! Et joyeusement !
ph.DV

Publié le 02 Décembre 2019

Bonjour ! Je me permets d’intervenir sur cette tribune afin de rebondir sur les divers points évoqués et pour relater mon expérience :

- la vente de nos livres : je n’ai jamais écrit pour vendre. Ma toute première intention dans l’acte d’écrire est de pouvoir m’exprimer sans être interrompue afin d’aller au bout de mes pensées et je vous rejoins @Ph. De Vos, pour exister !

- les ventes ne viennent pas : bien que mes 7 ouvrages soient en vente je n’en ai vendu qu’un seul (à je ne sais qui) car je me refuse à faire la VRP et surtout parce que mes personnages qui m’ont été donnés par je ne sais quelle force ne m’appartiennent pas. Je préfère les laisser s’envoler vers ceux qui me demandent de les lire (gratuitement).

- écrire pour cultiver la mémoire : effectivement, certaines fois, j’écris pour laisser une trace de mon passage, par devoir de mémoire. Mais pas que : j’écris dans pratiquement tous les genres littéraires. J’aime beaucoup lire la poésie tout comme "l’art poétique" de Verlaine (merci à vous @Ph. De Vos de m'avoir fait découvrir ce poème et le dernier vers qui vous interpelle), mais je ne sais pas l’écrire.

- auteur du dimanche : je le suis et le revendique haut et fort. Mais cela ne n’empêche pas de faire tout mon possible pour faire beau cf. @Ph. De Vos qui résume parfaitement ce que je ressens sur ce sujet. N’étant pas éditée par une vraie ME, Dieu seul sait le nombre incalculable d’heures passées à détecter les coquilles, à mettre en page… à tel point que mes écritures finissent par me sortir des yeux. Mais quand on aime on ne compte pas. Si je persiste c’est parce que je suis une lesesucht (je n’ai pas trouvé de terme équivalent en français) qui signifie être raide dingue de la lecture et de l’objet-livre. Je cherche à retrouver cette sensation bien particulière de tenir mon ouvrage dans mes mains, puis d’avoir la fierté de le poser, à côté de mes maîtres, sur les rayonnages de ma bibliothèque. Et surtout, parce que je suis devenue addict de mon petit loisir.

Finalement, si j’ose publier sur certaines plateformes c’est justement pour recevoir des avis afin de m’améliorer. Effectivement, attention aux commentaires qui peuvent briser l’élan créatif qui est inné chez l’humain. Pour exemple, le tout premier que j’ai reçu, il y a quelques années déjà, m’a coupé les ailes tant il était méchant et s’il n’y avait pas eu une lectrice qui a su lire entre mes lignes (je la salue au passage), j’aurais tout laissé tomber.

Autre chose sur les commentaires de mes « collègues » qui donnent leur avis pour débattre et c’est plus que tant mieux : le « c’était mieux avant » de @Kroussar Jean-Claude m’a fortement chagrinée. Je m’explique : mon mari et moi avons souffert de violences physiques et verbales durant notre enfance et nous n’avons jamais levé la main sur nos deux enfants refusant ainsi de reproduire le schéma afin de casser la chaîne infernale. Les enfants ne s’éduquent pas à coups de trique, mais à coups d’amour, de réponses à leurs questions, d’explications et d’énormément d’échanges sur la vie pour en faire des hommes accomplis et nous avons la fierté d’y être parvenus.

Je remercie le ou les auteurs de cette tribune qui m’ont permis de m’exprimer.

Cordialement. Patricia/Trisha/Fanny

Publié le 02 Décembre 2019

Bonsoir les auteures, les auteurs, les débutants, les aguerris, les passionnés, bonsoir à tous. Je suis entièrement d'accord avec le fait de respecter le lecteur en lui offrant à lire des ouvrages corrigés et cohérents, des ouvrages travaillés dans le sens "ne pas modifier l'histoire avec un grand H lorsque le roman y fait allusion". Après, le lecteur se doit de respecter l'auteur dans sa façon qu'il a d'émettre un avis afin que celui-ci reste constructif et non dévastateur, en ce sens je suis en accord avec Michèle et la félicite aussi pour sa ténacité et son combat contre les attaques gratuites et insupportables de certains. L'écriture est bien souvent une façon de se réconcilier avec la vie et avec soi-même, un acte vital, il va sans dire ; l'écriture apporte très souvent du réconfort et de l'aide au lecteur qui trouve un écho à sa propre histoire, une réponse vitale pour lui aussi. C'est un partage, une complicité, un acte d'amour qui se donne et se reçoit. Encore une fois, il est question ici de respect. Thalia.

Publié le 29 Novembre 2019

L’écriture, comme toute forme d’art, sert à deux choses, pas plus :
1/Exister (et donc être le messager de quelqu’un… soi-même ou les autres)
2/Faire beau (l’art pour l’art)
– Exister : c’est l’écrivain qui sort de la pénombre ou de l’invisibilité. Il dit : j’existe !
Alors, pourquoi ranger ensuite son cahier dans un tiroir et ne le montrer à personne ? Il faut ! Oui, il faut MATÉRIALISER la chose par la publication. Sinon, cela veut dire : euh ! J’ai écrit… mais excusez-moi, je remets tout de suite tout cela dans mon pantalon !!!! Et vous n’entendrez plus parler de moi.
Non, mais !!!!!!
– Faire beau : c’est le fameux « l’art pour l’art ». Les choses n’ont pas à être utiles, il leur suffit d’être belles. Une poésie n’a pas forcément vocation à être engagée, à avoir un message, si les vers sont rythmés avec de belles sonorités, cela peut suffire. « De la musique avant toute chose » écrit Verlaine dans L’Art poétique.
Faites beau si vous le pouvez, faites utile si c’est votre credo, mais ne reculez pas devant l’autre qui vous dit : « tu n’as pas le droit ». PUBLIEZ !
Il est toujours mieux de maîtriser son sujet, naturellement.
Toujours mieux d’écrire en bon français.
Mais sans faire l’apologie du brouillon, si l’on doit attendre d’avoir une copie nickel pour la donner en lecture aux autres, on passera notre vie à écrire et réécrire le même texte. Les textes sont perfectibles à l’infini !
Est-ce que personne n’a dit, avant de mettre son texte en ligne : « allez, tant pis, je le mets comme ça, on verra bien ! » C’est, bien sûr, quelques fois, tendre le bâton pour se faire battre, mais ce peut être aussi une façon de mettre en lumière des défauts que l’on ne voit pas soi-même. Ensuite ! Il y a l’objectivité du lecteur qui, elle, n’existe pas… puisqu’il lit avec sa propre sensibilité. C’est aussi la limite de toute maison d’édition qui se repose sur SON lecteur.
Hormis quelques autolâtres qui peuvent exister ici (c’est leur droit), les autres savent que proposer un texte c’est prêter le flanc à la critique.

Publié le 28 Novembre 2019

Je rejoins @Kroussar , tout est une question de respect. Le respect de l'auteur vis à vis de ses lecteurs à d'abord présenter un texte abouti, avec des phrases cohérentes, un minimum de fautes et des exactitudes historiques si on y fait référence. Et puis le respect du lecteur envers l'auteur. Respect ne veut pas dire flatterie. On peut avoir aimé une intrigue et trouver des passages inutiles, longs qui n'apportent rien à l'histoire. Il est important dans ce cas de le signaler à l'auteur, c'est lui dire l’intérêt qu'on lui porte.
Il y a une phrase dans les commentaires ci dessous qui me fait bondir...
« Mieux vaut risquer d'écrire des choses insolentes et être la risée de tous, plutôt que de trahir ses convictions dans le seul but de recevoir l'approbation d'autrui. »
C'est une belle phrase, encore faut-il se l'appliquer à soi même !
Quand je vois le commentaire que ce Monsieur a laissé sur un livre érotique assez cru, je cite : « Merci pour cette lecture grand public très suave. », je suis en droit de me demander si il l'a vraiment lu …
Je n'aime pas les attaques personnelles, je n'ai rien contre ce Monsieur, mais je suis irrité de lire de telles âneries.

Publié le 28 Novembre 2019

Ecrire n'est pas un acte sacré, c'est un acte vital pour beaucoup d'entre nous.Tous ceux qui veulent publier doivent le faire. Car la preuve concrète de ce que l'on pense, de ce que l'on imagine, c'est notre propre fondation pour aller plus loin. Et ceux que ça n'intéresse pas n'ont qu'a pas lire. Pas difficile.

Publié le 28 Novembre 2019

Bien sûr que l'on peut tout écrire, et les raisons qui incitent un auteur à l'écriture sont infinies. Mais il y a une règle que l'on ne peut transgresser lorsque l'on écrit un roman : c'est le respect du contexte historique pris comme trame de fond. 
/n
Donc, peu importe l'histoire et la manière de l'écrire, que l'on soit écrivaillon (et nous sommes beaucoup sur mBS) ou que l'on soit auteur confirmé, l'important est de ne pas dénaturer l'Histoire (avec un grand H). Et parfois, l'on peut être surpris de découvrir un aspect méconnu, mais néanmoins avéré, ce qui rend l'ouvrage encore plus intéressant. 
/n
Je ne parle pas des romans d'Heroic Fantasy ni de Science Fiction qui, par nature, nous content des mondes imaginaires. Non ! Je ne parle que de certains ouvrages publiés sur mBS qui contiennent des informations historiques erronées ; souvent par méconnaissance, bêtise ou fainéantise, parfois par malhonnêteté. Et ces auteurs méritent bien que l'on leur dise... Certes avec respects, mais sans prendre de gants pour autant. 
/n
Le politiquement correct; mots apparus aux États-Unis (politically correct) à la fin du XXe siècle, pour dénoncer toute attitude qui cherche à offenser ou dénigrer une personne, une minorité.... ce discours normatif qui cherche à ne déplaire à personne, à ne froisser aucune susceptibilité, nous fait régresser. Ainsi les mots considérés comme offensants ou péjoratifs sont remplacés par le recours à l'euphémisme, à des périphrases, à des circonlocutions. Bref, le politiquement correct m'agace pour ne pas dire plus. Alors, comme Michel Audiard, il vaut mieux dire à quelqu'un ce que l'on pense vraiment de lui, même si cela doit le choquer, que de le laisser dans l'ignorance. Mais Audiard ne fait plus rire, et c'est bien dommage...
/n
Nos grand-parents ne s'embêtaient pas avec ce genre de précaution. À cette époque, ils savaient éduquer, parfois avec la trique; et appelaient un chat - un chat, sans pour autant martyriser leurs enfants, ni devenir des pervers narcissiques (sauf exception). Est-ce que leur progéniture fut traumatisée !? Non, bien sûr que non ! Ils nous donnaient les armes pour affronter la vie. Car la vie n'est pas un long fleuve tranquille... ni peuplée de Bisounours.  Et dans le monde de l'édition... c'est pire encore...

Publié le 28 Novembre 2019

Mieux vaut risquer d'écrire des choses insolentes et être la risée de tous, plutôt que de trahir ses convictions dans le seul but de recevoir l'approbation d'autrui. Oui bien sûr, les raisons qui incitent un auteur à l'écriture et à la publication sont presque à l'infinie. Par exemple, la motivation à écrire peut émerger d'un simple désir d'assouvir une révolte personnelle. De vouloir partager cette révolte avec d'éventuels lecteurs, sans pour autant souhaiter recevoir des redevances d'une publication grand public. Pour certains auteurs, écrire peut se traduire par une certaine forme de «mission». Il peut s'agir aussi d'un simple lègue sans prétention à laisser au patrimoine culturel de l'Humanité. Laisser une marque, la trace d'un vécu pour que le passage sur cette Terre n'ait pas été vain. Faire en sorte qu'une oeuvre littéraire puisse servir à d'aucuns, être utile à quelque chose.

Philosophiquement vôtre, Benoit Otis

Publié le 27 Novembre 2019

Je rejoins entièrement l'avis de Colette et de Michèle. A la question brûlante que vous posez "pourquoi l'écriture est-elle un champ créatif sacré auquel on ne peut pas se frotter ?" , je crois que j'ai subi la même expérience que celle de Colette et je ne dois pas être une exception. En matière d'avis, il y aura toujours deux types de commentaires : ceux des non professionnels que nous sommes et qui laissent exprimer leur cœur et ceux des correcteurs et évaluateurs d'ouvrages littéraires - qui ne doivent pas être légion sur mBS, sauf erreur de ma part. Quant aux mal embouchés dont parle Michèle, il était grand temps que mBS réagisse en effaçant leurs propos, car cela devenait insupportable et n'avait rien à voir avec de la critique constructive ou critique tout court. Merci à Michèle pour sa persévérance. Quant au manque de commentaire après plusieurs centaines ou milliers de lectures, l'auteur doit bien se douter que son récit n'a pas fait mouche. C'est une indication aussi. D'autre part, je sais que quand j'ouvre un livre qui existe déjà depuis quelques années et a reçu un certain nombre de retours, je n'émets pas le mien, supposant que tout a été dit. C'est peut-être un tort, je sais. Duncan,

Publié le 27 Novembre 2019

Merci pour ce billet conciliateur. Vous faire le défenseur des auteurs, quel que soir leur niveau littéraire et ce qui les motive, est une noble cause. Le lecteur qui agresse, la plupart du temps auteur (souvent caché derrière un autre pseudo), doit être amnésique pour ne pas se souvenir de ce battement de cœur à recevoir un premier retour de lecture. Il n'est pas souhaitable de se transformer en critique hypocrite, loin de là ; juste d'essayer de mettre un minimum de formes en faisant preuve d'empathie... ou de passer son chemin si l'on est dans l'incapacité d'agir ainsi. J'ajouterais que, parfois, les laminages peuvent être lourds de conséquences puisque nul n'est devin au point de savoir dans quel contexte de vie il sont subis. Les conséquences peuvent être gravissimes. Sans entrer dans les détails, il m'est arrivé d'intervenir dans l'urgence pour annihiler l'effet dévastateur de certaines interventions. Alors oui, défendons et respectons la liberté d'écrire. Conseillons de façon constructive ou abstenons-nous, faute de mieux, et n'oublions jamais qu'une impression reste personnelle et subjective. Qu'elle n'a pas valeur universelle. Bonne soirée à tous. Amicalement, Michèle

Publié le 27 Novembre 2019

Vous abordez plusieurs thèmes dans votre article. Vous y rappelez la force et la diversité des raisons qui poussent les auteurs à se lancer dans l'aventure de l'édition. Cela fait des milliers de parcours et d'intentions, aussi individuels qu'universels ! Quand nous choisissons un livre sur mBS, c'est l'humanité entière qui est concentrée dans ces petites cases aux couleurs vives, si anodines... Il ne faut pas l'oublier quand on pioche au hasard une pièce de cette mosaïque et qu'on décide de la passer au scanner. Personnellement, je commente d'abord avec mon cœur car je me sais exigeante et je ne veux pas blesser ou décevoir son auteur. Ne faisons pas aux autres ce qu'on n'aimerait pas qu'on nous fasse ! J'en arrive à la question brûlante que vous posez "pourquoi l'écriture est-elle un champ créatif sacré auquel on ne peut pas se frotter ?" Pour moi, cela vient de notre scolarité. Mes professeurs de lettres m'ont traumatisée avec leur exigence "technique" mais assez vite, j'ai douté du côté sacré des livres. La vie des grands écrivains qu'ils vénéraient me montrait à quel point ils étaient des hommes et des femmes "comme tout le monde" mais qu'ils avaient su transcender leurs malheurs, sublimer leurs expériences… et nous en sommes tous là, je crois. Chacun avec ses propres moyens.

Publié le 27 Novembre 2019