Michel CANAL
Biographie

Ariégeois passé par le lycée Ozenne à Toulouse, l'Ecole polytechnique de ventes, l'EMA et la faculté de droit de Montpellier, l'Institut Appert de Paris, la faculté de droit de Clermont-Ferrand, Michel Canal a fait une carrière militaire ponctuée de mutations ou séjours en France, Outre-mer, Afrique et Balkans.
Modestement auteur comme il se définit, il est venu à l'écriture pour relater une histoire sentimentale en deux tomes :
— L'éveil de Claire - Ou l'émancipation d'une jeune femme trop sage (294 pages)
— L'éveil de Claire - Journal intime (331 pages)
suivis beaucoup plus tard du petit troisième :
— L'éveil de Claire - Courrier "très intime" (30 pages)

Michel CANAL a noté ces livres

5
Encore une très belle histoire que vous nous faites partager ici @ELISABETH LARBRE, à laquelle on adhère en s’imaginant témoin spectateur de cette pratique chamane, puis à la fin, de la magie de ce déluge féérique de nuées vaporeuses et scintillantes : l’aurore boréale. Mais l’essentiel n’est pas là. Nous autres, occidentaux, avons perdu la proximité avec la nature, proximité qui permet aux animistes d’être en parfaite harmonie, d’en tirer, avec sagesse, tous les enseignements, et de la respecter. Par exemple, les aborigènes d’Australie auraient beaucoup à nous apprendre. Combien j’aimerais, comme Léo, avoir dans mes yeux clairs et mon coeur d’homme, les étincelles d’une aurore boréale.
Publié le 17 Août 2018
5
Cher @Kroussar, valeureux collègue, mon séjour au Luxembourg m’a permis de terminer la lecture et d’ajouter un avis élogieux à tous ceux qui m’ont précédé avec pertinence, soulignant ici ou là : un récit incroyable, passionnant, de guerre, poignant, poignant de vérité ; un véritable devoir de mémoire ; la vie d'un homme et son histoire si émouvante ; un roman où deux vies sont décrites en parallèle ; l’amour pour le Cambodge… une histoire si compliquée et mal connue (ce à quoi vous répondez en précisant : "hymne à l'amour pour le Cambodge… son histoire trop longtemps cachée pour de sordides raisons") ; à la fois un roman d'espionnage, historique et d'amour qui crie surtout le déchirement de cet homme entre son devoir envers la nation, sa famille et son nouveau foyer ; étonnantes révélations issues de votre appartenance au service de renseignement militaire français… réalités de ce conflit complexe où idéologies, compromissions et froide raison d’État s’affrontent, broyant aveuglément des milliers d’innocents… témoignage précieux car il relate une période où les informations sur ce qui s’est réellement passé dans la région sont trop souvent tronquées ou déformées ; l’histoire de la longue quête d’un homme acharné à retrouver la trace de sa femme enlevée par les Khmers rouges et des aventures périlleuses qui accompagnèrent cette recherche ; quelle incroyable et dramatique destinée que la vôtre ; belle histoire d'amour et de fidélité à ses idéaux… témoignage passionnant sur les évènements du Cambodge dans les années 1970-1990… sur la guerre du renseignement électronique… terriblement instructif sur la politique étrangère des nations ; vous traversez toutes ces années avec vos blessures ouvertes que ce livre soignera certainement (ce que vous confirmez : " effectivement, l'écriture de ce récit fut thérapeutique et salvatrice"). On est heureux de la contribution de votre ami Jacques, dit @volterre, qui vous a convaincu de faire connaître vos aventures au plus grand nombre, convaincu lui-même que tous les ingrédients sont là pour satisfaire les lecteurs : de l'action, de l’exotisme, de la fraternité, de la trahison, la violence des conflits, l'horreur des actes accomplis par les Khmers rouges, celle des bombardements américains, aussi et heureusement la découverte d'un pays aux belles âmes déchirées, ses merveilles avec les temples d’Angkor. Notre autre camarade @Letellier Patrick est du même avis : "Vous avez eu raison de dévoiler…", sauf que vieux soldat et aventurier ayant roulé sa bosse, il émet une réserve pour la publication : "Publiable ? Impossible !" Et cependant, tout n’a pas été dit. Il convenait de souligner que l’auteur de "Cambodge - La Longue Quête, ou l’histoire secrète du Royaume" est un homme hors du commun, dont on ne serait pas surpris qu’il devînt citoyen d’honneur de ce royaume auquel il a tout donné. Pas surpris non plus que son témoignage, si un éditeur s’en empare, si les médias ont le courage de dévoiler la vérité sur la globalité du drame cambodgien, devienne un bestseller adapté au cinéma, fasse la "une" de l’actualité. Cette vérité pointerait du doigt les hommes politiques (certains encore vivants), jamais inquiétés pour leurs mensonges et leur lâcheté, responsables de centaines de milliers de morts, l’usage à des fins criminelles d’un défoliant (fabriqué par une firme américaine dont on parle beaucoup en ce moment) déversé à grande échelle par l’US Air Force, dont les effets environnementaux et sur la population se manifestent encore à l’heure actuelle. Cet homme hors du commun, officier de conviction qui a préféré démissionner avec le grade de commandant alors qu’il avait le potentiel pour terminer général, ingénieur talentueux en matière de guerre électronique, a sacrifié une existence confortable en France pour l’amour d’un pays, de sa culture, de ses monuments, de ses habitants. Heureux homme !
Publié le 17 Août 2018
5
Mon cher @Boris Phillips, on dit généralement "Qui se ressemble, s’assemble"... force est de constater que notre amitié — sur le plan des idées pour ce concours de nouvelles — serait surtout forgée sur celle des contraires. A toi le rôle d'impertinent, d’anar, de trublion, à moi celui du respectueux, du légaliste, du patriote. Si nous étions des clowns, tu serais "l’auguste au nez rouge" et moi "Pierrot le clown blanc". Si nous eussions été révolutionnaires à la Convention, tu aurais été Danton et moi Robespierre ou Saint-Just. Quelle imagination ! Les oreilles m’en frémissent encore. Jean Wladimir Lelièvre de Saint-Bargeau, les toasts au foie gras avec pour les faire passer, une coupe de Veuve Clicquot-Ponsardin (millésimé je suppose), fallait y penser ; de même que la proximité avec Emmanuel et Brigitte. Je conçois que tu aies fait se marrer les membres du jury, qui ne pouvaient que t’en récompenser. Tomber sur ta copie après avoir lu des dizaines d’autres plus sérieuses a dû être leur moment de détente. Tu es bon, Philippe. Et si en plus tu as écrit la nouvelle en te marrant pour le plaisir de déconner, je te reconnais bien là. "Vive la Révolution, et n’oublions pas de remuer les oreilles !" Voilà que je m’y mets moi aussi. Amicalement. Michel
Publié le 18 Juillet 2018
5
@BOSSY, quel bonheur, mon cher Gérard, d'avoir lu "Amour Amont", grâce à l'information sur la NEWSLETTER. J'y ai découvert, à travers un thème qui m'est cher, écrit divinement bien, un souvenir d'adolescence que j'aurais aimé vivre, comme Pieter retrouvant vingt-cinq ans plus tard la Ernchen de ses quinze ans. Et que j'aurais aimé relater aussi bien que toi. J'y ai aimé des dizaines d'expressions, certaines empreintes de poésie, d'autres de délicatesse, de pudeur, révélatrices de ton talent, du genre : « Ils commencèrent à boire, goutte par goutte, cette rivière qui avait coulé sans eux pendant vingt-cinq ans. » ; « Chacun tirait sa valise à roulettes (…) ces valises n'étaient pas seulement pleines de vêtements. Il y avait dedans des souvenirs, des joies et des espoirs. (…) Il y avait un petit amour d'adolescents partagé en deux. (…) l'avion emporterait tout ça dans un pays féérique, en une brutale marche arrière de vingt-cinq ans. » ; « Il se tenait derrière elle (…) accolé à cette femme qui complétait la beauté d'un matin du monde » ; « Puis il y eut ce matin-là. (…) à cette heure où rien ne bouge, sauf le soleil qui monte en animant la surface de l'eau de jeux de couleurs changeant sans cesse. Les oiseaux de mer attendent, pour s'élancer, un signal secret. Le sable est mouillé de sa nuit. » Je mesure, en même temps, combien ce roman peut prendre d'importance dans les circonstances actuelles. Eh bien, cher ami, j'ai très envie de lire tes autres écrits. Avec toute mon amitié. Michel
Publié le 26 Mai 2018
5
Cher @Philippe Clausels, j'ai fait le choix de commencer par ces carnets de voyage dont le titre pouvait me rappeler des souvenirs de vécu en Centrafrique, Sénégal et Côte d'Ivoire, ainsi que de lecture (pour les mêmes raisons) que j'évoquerai plus loin. Je ne vous ferai pas le reproche du style, déjà évoqué par notre amie commune @lamish, puisqu'il est inhérent à la forme (synthèse du récit vécu par votre père). Il ne fallait donc pas en attendre une oeuvre littéraire classique... bien que c'eût pu l'être. C'est surtout le contenu qui m'intéressait. C'est pourquoi je vous recommanderai, en aparté, cet autre témoignage relaté par un ancien fonctionnaire administrateur ayant rejoint le Cameroun en 1944 et connu lui aussi la période de décolonisation alors qu'il était diplomate au Congo. J'ai savouré ce récit et appris beaucoup de choses, en fait cette vie si singulière, parfois difficile, où la débrouillardise (système D) était nécessaire pour compenser la pénurie en toutes choses, la difficile et dangereuse période de transition au moment de la décolonisation. Il me restera à découvrir votre style propre avec "Beaucoup de bruits et si peu d'amour" car pour moi, vous le savez déjà si vous avez commencé la lecture du Journal intime de Claire, le mot "amour" a beaucoup d'importance.
Publié le 13 Février 2018

Pages