Michel CANAL
Biographie

Ariégeois passé par le lycée Ozenne à Toulouse, l'Ecole polytechnique de ventes, l'EMA et la faculté de droit de Montpellier, l'Institut Appert de Paris, la faculté de droit de Clermont-Ferrand, Michel Canal a fait une carrière militaire ponctuée de mutations ou séjours en France, Outre-mer, Afrique et Balkans.
Modestement auteur comme il se définit, il est venu à l'écriture pour relater une histoire sentimentale en deux tomes :
— L'éveil de Claire - Ou l'émancipation d'une jeune femme trop sage (294 pages)
— L'éveil de Claire - Journal intime (331 pages)
suivis beaucoup plus tard du petit troisième :
— L'éveil de Claire - Courrier "très intime" (30 pages)

Michel CANAL a noté ces livres

5
@Le philosophe 2, excellente leçon de vie que vous nous donnez là, sur le ton d'une discussion avec un ami, le temps de faire quinze pas ensemble. La vie est trop courte pour perdre son temps à détester qui que ce soit. Faire la paix avec son passé est une façon de ne pas compliquer son présent. Concernant la forme, notre amie @lamish a relevé un mélange informel de dialogues, de poèmes et oeuvres partagées. Elle a raison car le rapport à la littérature, à la philosophie, à la peinture et aux poètes est omniprésent. J'ajouterai le découpage équilibré en trois parties : ce qu'il faut comprendre (le temps de discourir les cinq premiers pas), ce qu'il faut éviter (les cinq pas suivants) et ce qu'il faut rechercher (les cinq derniers pas). Cela peut paraître simple, naturel, tant la forme est légère. Que nenni, c'est un gros travail de recherche (pour les exemples et les références). J'ai beaucoup aimé les explications à chaque pas. J'en retiendrai les plus importantes. Au 6ème pas (sortir de la fascination pour "l'haec tria"), formulation sage de Spinoza : chercher ce qui, dans cette vie, peut avoir le plus d'importance, se détourner des faux biens qui nous déçoivent et nous aliènent (richesses, honneurs, volupté). Au 9ème pas (sortir de l'évaluation permanente), mais comment, quand notre société nous y contraint ? Au 15ème pas (habiter en poète sur cette terre) : c'est le chemin poétique qui mène au bonheur. Un chemin d'écoute, de réceptivité, d'imprévu, de liberté. Mais que tout cela serait difficile ! Quelle sagesse faudrait-il pour emprunter le chemin qui offre peu d'attraits : ni argent, ni sexe, ni gloire, fût-ce pour un bonheur lucide, adulte et poétique ? Merci pour ce partage très riche d'enseignement avec ces quinze pas vers le bonheur.
Publié le 03 Février 2018
5
@haissama ahmed, ce témoignage courageux est saisissant. C'est celui de la timidité vécue à son paroxysme. Difficile de l'imaginer à ce point-là de handicap à une période de sa vie où l'on aurait besoin au contraire de pouvoir s'affirmer pour apprendre à l'école, apprendre à vivre au milieu des autres, apprendre en s'exprimant. Par contre, n'ayez aucun complexe pour l'écriture. Sachant que notre langue est très difficile à écrire correctement car elle fourmille de particularités, vous vous en êtes admirablement sorti... je dirais même mieux que de nombreux nationaux pour qui elle est la langue maternelle, l'unique langue parlée et apprise à l'école. Je remercie @Fanny Dumond pour ce partage sans lequel je n'aurais pas eu accès à votre témoignage. Je vous souhaite d'avoir envie de poursuivre et vous y encourage. Avec toute ma sympathie.
Publié le 08 Janvier 2018
5
L’auteur de L’éveil de Claire — Ou l’émancipation d’une jeune femme trop sage ne pouvait qu’être intéressé par ce roman, écrit par un homme relatant les péripéties sexuelles d’une jeune femme. @Sascha Spiel, le moment est venu pour moi d’apporter ma contribution de retour de lecture, un avantage pour l’auteur que permet monBestSeller. En parlant d’auteur, cher Sascha, je ne crois pas un instant que vous soyez un jeune écrivain en herbe (notion de "jeune écrivain" à considérer non en fonction de l’âge, mais de la pratique de l’écriture comme je le préciserai in fine). Par contre, amoureux des mots et de leur sensualité, cela ne fait aucun doute. Parlons du roman. Le titre : "Les péchés capiteux de Julie Tatin" est bien choisi. Le ton est donné page 21 : "Dès le plus jeune âge, j’ai eu un penchant pour la transgression(…) Quel plaisir de se forger ainsi une moralité exemplaire, dénuée de culpabilité et remplie d’une bonne dose d’esprit libertaire !" Le style est plaisant, agrémenté d’humour, de poésie, enrichi de nombreuses citations d’adages et de poèmes, emmène le lecteur au rythme du tempérament de Julie pour consommer les hommes sans modération. L’idée du parallèle entre sexe et cuisine est excellente et bien développée au fil des pages, conformément à l’énoncé de la page 90 : "Le sexe c’est comme la cuisine, il y a généralement un début, un milieu et une fin ! Des préliminaires en entrée, une partie de jambes en l’air comme plat de résistance, et des orgasmes en dessert : voilà un menu complet, bien équilibré." On retiendra "La pâtisserie des délices", la séance privée de strip-tease avec Nina, la soirée costumée à Versailles. Tout ceci mérite les cinq étoiles, que j’attribue sans tenir compte d’une étape ultime à envisager : une relecture attentive et des corrections indispensables dont je donnerai un aperçu en aparté. Nonobstant cette étape ultime, cher Sascha, vous avez produit là un livre que j’ai eu plaisir à savourer, dont je salue l’originalité. Avec mes compliments et ma sympathie.
Publié le 27 Décembre 2017
5
Ah @Boris Phillips, cher ami avec qui je partage la passion de l'Histoire, quel talent pour plonger le lecteur dans cette atmosphère où le Père Abbé de l'abbaye de Sainte-Marie et Saint-Pierre raconte au jeune novice Guillaume ce qu'il advint en l'année 1443 à une foire de Guibray le quinzième d'Augustus. Moi qui ne connaissais des ordres monastiques que les abbayes bénédictines pour leur apport à la viticulture et les chansons paillardes des moines de Saint-Bernardin, le professeur d'Histoire que tu as été nous en met plein la vue avec Laudes, Prime, Tierce, Sexte, Nones, Complies et Vêpres... Tu as fait un sacré travail de recherches, à la fois pour décrire des faits de l'époque, citer des personnages contemporains et leur langage. Chapeau, Maître Boris ! Tout cela parce que tu as répondu à un concours de nouvelles organisé par notre amie de Carrouges @Mary Cousin, l'auteure/historienne du lieu. Tout cela mérite ripailles en notre lieu bien nommé le 7ème Sens à Vendôme. C'est une réussite. Amitiés.
Publié le 04 Décembre 2017
5
Chère @Anne Loréal, me croirez-vous ? Lorsque j'ai eu connaissance du premier tome de Constance Deschanel fin 2016, que je m'y suis introduit par curiosité historique au vu des commentaires élogieux d'amies auteures dont j'apprécie la pertinence, j'ai su que j'aurais le plaisir de m'y plonger avec toute l'attention requise dès que le temps me le permettrait. Sa reconnaissance par le livre le + "Saga de l'année" en février, suivie de votre nomination au prix Concours de l'Auteur Indépendant ont confirmé ma première impression. Il me restait à vous lire, sachant que vous emporteriez mon choix pour la sélection finale. Pourquoi ce choix ? — J'ai apprécié cette saga déroulant le parcours courageux de ce personnage d'exception, de nature indépendante et déterminée, singulier pour l'époque puisque Constance, contribuant à la naissance du monde moderne se retrouvera à la tête des industries sidérurgiques Wallace (5 usines en France et en Angleterre) et en sera propriétaire pendant 50 ans. Un thème bien choisi, brossant en les opposant, d'une part le destin des jeunes femmes bien nées qui aurait dû être le sien, d'autre part, à travers le refus de l'avenir qu’on lui aurait imposé au décès de son père, sa conception du bonheur ne correspondant pas au schéma traditionnel, l'exercice d'un métier auquel sa curiosité intellectuelle l'avait préparée. — J'ai apprécié votre écriture, exprimée par le récit des souvenirs d'une vie bien remplie que relate Constance, et je rends un hommage appuyé de connaisseur à votre énorme travail de recherche pour coller à la réalité de la période (1842-1924) durant laquelle vous situez son itinéraire : la vie simple, tranquille et heureuse en bord de Loire, à Bourg-le-Vieil, d'une jeune fille de la bourgeoisie modeste auprès d'un père moderne diplômé de l'Ecole des Mines, qui l'encourage à nourrir des rêves auxquels les jeunes filles n'ont d'ordinaire aucun droit, l'initie aux mathématiques, à la physique, à la chimie, à l'astronomie, à l'étude des matériaux, aux techniques des machines à vapeur ; l'internat dans une institution de jeunes filles, l'Ecole du Saint-Esprit de Bonneval, dont la vocation était, dans un esprit de morale étriquée et conservatrice, de « Donner une éducation des plus solides, développer toutes les vertus et les principes pour en faire des jeunes filles accomplies » ; la dure condition des ouvriers et pire, des femmes dans une fonderie de province puis à Paris ; la mutation du monde industriel de la sidérurgie, jalonnée par la course effrénée vers le progrès technique, pour répondre à un besoin exponentiel en raison du développement des chemins de fer notamment. En imaginant Constance Deschanel, vous l'avez élevée au niveau des seules trois femmes d'exception que je connaisse qui se sont démarquées durant cette même période : Florence Nightingale (1820-1910) que vous avez citée, Marie Curie (1867-1934) et Alexandra David Néel (1868-1969). — J'ai aussi apprécié que Constance Deschanel s'insère à la charnière de l'évolution des droits accordés aux femmes, que le poids de l’Histoire et des traditions a maintenues sous tutelle de l’homme jusqu’à une époque récente. Alors que dans les faits, mariées sans leur consentement puis confinées dans leur rôle de mère et de ménagère, leurs mœurs jalousement surveillées, enfermées dans un système entravant toute tentative d’indépendance, les femmes n’avaient quasiment aucun droit, durant cette période, Julie-Victoire Daubié a été la première bachelière en 1861, les femmes ont eu accès aux universités en 1880 et La Sorbonne s’est ouverte aux jeunes filles, Blanche Edwards a été en 1881 la première femme reçue au concours de l’externat en médecine (Des étudiants ont brûlé son effigie au boulevard Saint-Michel), l’École Centrale s'est ouverte aux femmes en 1918. — Enfin, pour conclure, vous nous avez livré là, par un récit parfaitement structuré, des descriptions remarquables, une très détaillée, juste et intéressante étude de moeurs sur la bourgeoisie de la seconde moitié du 19ème siècle, la condition misérable des ouvriers dans l'industrie, et tout de même quelques personnages sympathiques qui ont contribué au bonheur de Constance. Merci infiniment, Anne Loréal pour le plaisir que j'ai eu à vous lire. Avec toute ma considération.
Publié le 27 Novembre 2017

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